Une petite lueur

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Ce livre est au départ une autobiographie, un résumé très prenant des joies et des peines de ma vie, des grandes leçons tirées au fil des épreuves, d'extraordinaires révélations aussi, venues apporter plus qu'un simple espoir dans mes pires moments d'obscurité , dans ces instants-là, j'ai enfin compris ce qu'était le vrai bonheur, non pas les richesses matérielles, non pas des choses impossibles, mais des petits détails, des instants d'une désarmante simplicité, des instants que chacun peut vivre et apprécier s'il le veut vraiment. Chaque lecteur pourra se reconnaître et identifier ces « petites lueurs »...Un essai unique , et d'une vibrante humanité.
Publié le : dimanche 19 juin 2011
Lecture(s) : 57
EAN13 : 9782748182866
Nombre de pages : 223
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Une petite lueur
Michel Ardoullie
Une petite lueur
Écrits intimes
Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-8287-1(livre numérique) ISBN 13 : 9782748182873 (livre numérique) ISBN :2-7481-8286-3 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748182866 (livre imprimé)
1. En plein milieu d’une activité quotidienne des plus ordinaires, en l’occurrence une belle ballade sous un soleil de printemps, tout se termina instantanément. Brutalement. Inexorablement. Une sorte de grésillement désagréable, et j’eus le temps de me rendre compte, au pa-roxysme de la terreur, que mon cœur venait de s’arrêter, que la vie me quittait et que dans quelques secondes tout serait fini… Je m’étais toujours demandé ce que l’on pou-vait ressentir à l’instant où l’on mourait : Si l’on souffrait ou pas, si on avait le temps de prendre conscience de ce qui se passait, si on voyait sa vie défiler à toute vitesse, si les mo-ments agréables décrits dans certains ouvrages sur la vie après la mort allaient aussi se manifes-ter à moi, si le paradis ou l’enfer allaient m’être
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imposés selon les bonnes ou mauvaises actions de ma vie, si enfin j’aurais encore le temps de murmurer, dans un dernier souffle, combien j’aimais mes proches, ou combien je regrettais de ne pas le leur avoir dit assez souvent. Le temps enfin de remercier mes fidèles amis pour tout ce qu’ils ont fait pour moi, des heures qu’ils ont passé à écouter mes problèmes, mes histoires sentimentales interminables, mes conflits avec mes patrons au boulot, mes coups de blues saisonniers… Ici, rien de tout cela : une fraction de se-conde et tout se terminait. Le néant. Ici et maintenant, dans quelques secondes. Une éter-nité. Mais brusquement le néant s’estompa, et je me retrouvai assis dans mon lit, en plein milieu de la nuit, trempé de sueur et le cœur battant à tout rompre. Je n’y croyais pas encore, mais j'étais vivant, et je venais d’échapper à cette disparition tant redoutée, ce n’était finalement qu’un affreux cauchemar, criant de vérité, mais un simple mauvais rêve. Un hallucinant prélude au futur crépuscule de mes jours. À dater de ce moment, plus jamais je n’allais m’endormir sereinement : la nuit allait désor-mais m’apparaître comme une réelle épreuve.
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