Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Usine intégrée

De
200 pages
Etabli à partir de l'expérience de l'ensemble des bureaux d'Ingersoll Engineers, cet ouvrage est écrit pour ceux qui souscrivent à l'usine intégrée, mais aussi pour ceux qui sont sceptiques à son encontre ou qui ne la connaissent pas.
Voir plus Voir moins

ijlusine
intégrée
Ingersoll Engineers
HERMES l'usine intégrée Collection dirigée
par
Jean-Charles Pomerol
Ingersoll Engineers,
2, avenue Zanaroli
74600 Seynod - Annecy
France
Tél. 50.45.43.66
© Hermès, Paris, 1988
Editions Hermès
51, rue Rennequin
75017 Paris
ISBN 2-86601-113-9
ISSN 0989 - 0416 Ingersoll Engineers
L'usine intégrée
HERMES
Paris - Londres - Lausanne Ce rapport traite de l'usine intégrée, non pas en lettres
capitales, non pas en acronyme. Cela concerne le CIM-
Computer Integrated Manufacture-, c'est-à-dire l'ensemble
des techniques qui permettent l'intégration de la production
et la génération de profits pour l'entreprise. Il a d'abord été
écrit en anglais par Ingersoll Engineers, puis traduit en
français. En conséquence : l'acronyme CIM-Computer
Integrated Manufacture a été conservé dans la version
française. Il est en effet très répandu dans la littérature
technique et aucune traduction n'est vraiment satisfaisante.
Ainsi des problèmes de cohérence sont apparus dans la
version française pour la traduction des termes CAE, CAD,
.... et de toute technique "assistée par ordinateur". Comme
quelquefois la correspondance française n'existe pas, ou
n 'est pas standardisée et n 'a donc pas la même signification
pour les différents auteurs et lecteurs, il a été décidé d'inclure
un lexique à la fin du livre qui comprend le terme anglais, sa
signification et son sigle, et la traduction française avec le
sigle retenu. Ce sonf ces termes qui sont utilisés tout au long
de ce rapport. Table des matières
Introduction 11
Chapitre. Le CIM dans le contexte de la production intégrée 19
1.1. La prolifération des définitions 20
1.2. Le besoin de changement
1.3. Le remède universel2
1.4. Prévision de la complexité et des coûts3
1.5. Savoir quoi faire 2
1.6. Technologie et besoins de l'entreprise.
1.7. Les fournisseurs et le CIM4
1.8. Les technologues
1.8.1. Le "laissez-faire"
1.8.2. La crédibilité face au direteur d'usine 25
Chapitre 2. Les industries manufacturières face aux besoins
du marché 27
2.1. Les coûts de production8
2.2. La réduction des délais de production 30
2.3. Evaluation de la qualité 32
2.4. Objectif3
2.5. Entreprises et performances4
Chapitre 3. Qu'est-ce que la production intégrée ? 35
3.1. Pourquoi simplifier ?7 8 L'usine intégrée
3.2. Qu'est-ce qui a déclenché ce besoin croissant d'inté­
gration ? 39
3.3. Dans quel contexte le CIM doit-il être considéré ? 41
3.4. Pourquoi simplifier avant d'intégrer ? 42
3.5. Examiner entièrement le processus de production3
Chapitre 4. La puissance des ordinateurs dans la production
intégrée 47
4.1. Les bénéfices réalisés8
4.2. Cinq études de cas particuliers 50
e r4.2.1. 1 cas 51
e4.2.2. 2 cas
e4.2.3. 3 cas5
e4.2.4. 4 cas
e
4.2.5. cas6
4.3. Possibilités des ordinateurs dans la fabrication. 57
4.4.s dess dans la réduction des coûts 5
Chapitre 5. L'approche du CIM 63
5.1. L'organisation traditionnelle4
5.2. Comment démarrer ?
5.3. Détermination d'un objectif à court terme 70
5.4. Le profil des sociétés et leurs contraintes1
Chapitre 6. Les effets des systèmes informatiques sur les fonc­
tions d'une entreprise industrielle 75
6.1. Contrôle de l'entreprise
6.2. Conception et industrialisation du produit 77
6.2.1. Ingénierie assistée par ordinateur8
6.2.2. Conception et dessin assistés par ordinateur 80
6.2.3. Définition de la structure du produit1
6.3. Méthodes et contrôle de production 82
6.3.1. Fabrication assistée par ordinateur
6.3.2. Méthodes assistées parrTable des matières 9
6.3.3. Gestion de production assistée par ordinateur 83
6.3.4. Liaisons avec les systèmes d'information6
6.4. Production, contrôle de qualité, essais 87
6.4.1. Organisation physique et contrôle de production 8
6.4.2. Ilots d'automatisation 90
6.4.3. Techniques de simulation1
6.4.4. Contrôle de qualité3
6.4.5. Les fournisseurs responsables de la qualité 97
6.4.6. Le contrôle de la chaîne d'approvisionnement
6.4.7. Le besoin d'essais8
6.4.8. Stockage des données et communications9
6.4.9. Communications 102
Chapitre 7. La prise en compte des facteurs humains 105
7.1. Le personnel de l'entreprise
7.1.1. Le personnel d'atelier6
7.1.2. L'encadrement moyen
7.1.3. La direction 108
7.2. Trois questions fondamentales9
7.3. Les conséquences du changement 110
7.4. Le mode d'approche1
7.5. L'introduction des nouvelles technologies3
Chapitre 8. La stratégie pour la production intégrée 117
8.1. Intégration et conception 12
8.2. Le processus de fabrication3
8.3. Les fournisseurs4
8.4. Quelques règles clé pour développer la stratégie 127
8.5. Une analogie utile8
8.6. Fournir la motivation 130
8.7. Résumé1
Chapitre 9. La mise en place3
9.1. Principe fondamental10 L'usine intégrée
9.2. L'étude de faisabilité 134
9.3. Le plan stratégique5
9.4. L'étude détaillée6
9.5. Les spécifications
9.6. Les procédures d'essais et de réception8
9.7. Compatibilité entre les éléments du systèmes 13
9.8. Conception et réalisation des équipements9
9.10. Installation, mise au point, réception 140
9.11. Exigences de la gestion d'un projet1
9.11.1. Le plan détaillé 14
9.11.1.1. Le planning
9.11.1.2. Les budgets4
9.11.2. Les moyens adéquats6
9.12. Résumé 150
Annexe 13
Annexe 2 171
Lexique7
Bibliographie9
Index. 183 Introduction
Hier la CAO, la FAO, la GPAO, les Ateliers Flexibles..., aujourd'hui
l'Usine du Futur (FOF - Factory of Futur), la production intégrée, le CIM...
La question doit être posée : la production intégrée n'est-elle qu'une mode
de plus ? Essayons d'y voir plus clair. Des systèmes assistés par ordinateur,
ou plus correctement des sous-systèmes, ont été développés pour un grand
nombre d'activités de l'entreprise. Mais, traditionnellement, chaque système
a été développé de façon unique, indépendante. C'est le cas pour la CAO,
GPAO, etc. Puis vint le moment où dans les usines des liaisons entre ces
différents systèmes se sont avérées nécessaires et alors les difficultés
commencèrent : incompatibilité des systèmes, incohérence des données...
Pourquoi ce besoin d'intégration s'est-il fait ressentir ? Parce que la
production intégrée est le moyen, pour une entreprise, de fabriquer des
produits de manière flexible au moindre coût. En effet, l'utilisation de tous
ces systèmes ou sous-systèmes épars ne permet pas un fonctionnement
optimum de l'entreprise : des données issues d'un système sont souvent
retranscrites pour être compatibles avec un autree qui utilise les
mêmes informations ; d'où des pertes de temps, des risques d'erreurs... donc
des coûts pour l'entreprise.
L'intégration de tous ces systèmes est alors une évolution logique pour
l'entreprise : la disponibilité des données communes, cohérentes, fiables et
accessibles par tous devient une nécessité et permet à l'entreprise d'éliminer
les cloisonnements habituels entre ses départements. Les sociétés doivent
désormais intégrer les "îlots d'automatisation" dans une approche cohérente
marché/fabrication. 12 L'usine intégrée
La production intégrée et le CIM
Une des plus grandes opportunités pour être très compétitif au niveau
international réside dans l'intégration de tous les éléments de la production
afin de se rapprocher le plus possible d'un processus automatique continu.
L'intégration augmente la qualité de la production, réduit le temps de
réponse face au marché et diminue les coûts unitaires. L'intégration de la
production, par conséquent, améliore la position de l'entreprise sur son
marché.
De nombreuses entreprises ont déjà vu les avantages qu'une intégration,
même partielle, peut leur procurer. Aujourd'hui, la puissance de l'ordinateur
permet d'aller beaucoup plus loin dans cette voie. Cependant,r
dans l'intégration de la production n'est qu'une technologie disponible. Il ne
remplace en rien une organisation correcte de l'entreprise.
Le CIM - Computer Integrated Manufacture - par contre, requiert
l'utilisation des ordinateurs pour intégrer la production. Cela implique la
planification et la liaison des divers systèmes de fonctionnement et de gestion
afin d'obtenir une "équipe". Mais l'application de ces concepts et éléments
nécessite des changements fondamentaux dans le style de gestion de
l'entreprise, afin que les personnels de production et de gestion travaillent
aussi en "équipe". Cependant, il n'existe pas de progiciel CIM "prêt à
l'emploi", parce que les besoins de chaque société sont différents. Aucune
société, par ailleurs, n'est en mesure d'introduire immédiatement l'ensemble
des systèmes du CIM. Cela devra être fait en plusieurs phases. L'intégration
de la production assistée par ordinateur est au seuil d'une percée qui
conduira à sa généralisation d'ici 1995. Mais, aujourd'hui déjà, les
responsables d'entreprises privées ont besoin de savoir ce qu'est la
production intégrée et comment s'y préparer. Ils doivent aussi prendre des
mesures pour intégrer les systèmes d'informations de l'entreprise en utilisant
l'ordinateur, afin que le système global et l'équipe de gestion fonctionnent
efficacement. Les étapes de l'intégration de la production permettant
d'accroître la rentabilité sont claires : percevoir le besoin, développer un
plan stratégique, simplifier et communiquer, intégrer, appliquer les
technologies, informatiser par étapes. Le CIM - Computer Integrated
Manufacture - est donc une solution possible pour intégrer les fonctions de
l'entreprise.
Mais qu'est-ce que le CIM ? Les définitions ne manquent pas, qui reflètent la
grande diversité d'opinions à ce sujet. Suivant les auteurs : Introduction 13
Le CIM est une structure d'informations transportant le flux de toutes les
informations contenues dans le système vers n'importe quelle autre partie du
système, suivant les besoins.
Le CIM est un mélange de conception et de dessin assistés par
ordinateurs, de méthodes assistées par ordinateurs, d'ateliers flexibles, de
systèmes d'assistance de qualité, de contrôle final automatique, de mesures
en cours d'opération de fabrication, de stockage et de manutention
automatisés des matières et de contrôle des opérations à l'intérieur d'un
système d'information de l'entreprise.
Le CIM est un réseau unifié de systèmes informatiques, assurant et/ou
contrôlant la totalité des fonctions intégrées de l'entreprise.
Le CIM est la mise en place, par phases, de l'intégration des systèmes
automatiques et non-automatiques dans la fabrication d'un produit. C'est une
intégration, à un niveau d'utilisation profitable maximal, assurant une
rentabilité à long terme et la qualité des produits.
Le CIM organise l'entreprise en utilisant les possibilités des matériels et
logiciels informatiques, ce qui permet aux grandes sociétés travaillant sur des
produits complexes d'atteindre la flexibilité de petites sociétést sur
des produits simples.
Le CIM est une stratégie consistant en des composants physiques et en
une méthodologie conceptuelle intégrant ces composants.
En réalité, le CIM n'est qu'une technologie facilitant l'intégration de la
production. Sa fonction est d'assister le processus d'intégration. Mais seul le
CIM permet à l'intégration de produire des effets et des gains maximaux
pour l'entreprise.
Le CIM conduit à l'usine du futur ; mais cette usine du futur ne signifie
par une usine sans hommes. Même une usine complètement automatisée - si
tant est qu'une telle chose existe - devra fonctionner à partir d'un programme
préparé par des hommes, pour fabriquer des produits conçus par eux. Elle
devra être utilisée en continu si on veut que tous les objectifs économiques
soient atteints, ce qui signifie que des hommes seront nécessaires peur la
maintenir en bon état et pour lui fournir assez de commandes clients afin
d'occuper totalement les équipements. De même, il faudra du personnel pour
prospecter les marchés et enregistrer les commandes.
L'usine complètement automatisée nécessitera des approvisionnements
constants en matières premières et en composants, qui devront être
négociés à des conditions compétitives, puis délivrés en quantité et en temps
aux postes de travail. Les nouvelles technologies n'éliminent pas le 14 L'usine intégrée
personnel. Elles lui demandent de développer de nouvelles compétences et
de réaliser de nouvelles tâches ; l'emploi et les structures des relations de
travail en seront dérivés. Il serait intéressant de se demander s'il existe des
méthodes pour concevoir la technologie et la structure des systèmes de
production intégrée qui permettraient d'utiliser toutes les potentialités des
hommes.
L'approche de l'entreprise pour aller vers le CIM
Avant l'apparition des ordinateurs dans les industries manufacturières,
l'organisation et les procédures requises se sont développées naturelle­
ment pour faire face aux besoins en utilisant les techniques alors
disponibles. C'étaient des procédés de production contrôlés par des
opérateurs, s'appuyant sur des méthodes manuelles de communication et de
manipulation de données. Demandant beaucoup de monde, cette manière de
faire était sujette aux erreurs et lourde à gérer.
L'utilisation des technologies informatiques dans l'entreprise pour
manipuler l'information a consisté à mécaniser. En fait, l'ordinateur a été
utilisé pour accélérer ou mécaniser les procédures existantes. L'application
des ordinateurs aux tâches technologiques de l'entreprise a conduit au
développement de techniques directement associées à la conception des
produits et aux équipements dans l'atelier. Beaucoup de systèmes discrets
ont été ajoutés. Le résultat fut bien souvent un accroissement de la
complexité à l'intérieur de l'entreprise.
Dans une structure d'organisation traditionnelle, les fonctions sont
clairement définies ; mais les interactions ne sont pas obligatoires. Il en
résulte, que le département de production reçoit des informations et des
instructions par différents canaux séparés.
La plupart du temps, lorsqu'il s'agit d'implanter un atelier, les
responsables pensent d'abord aux machines et aux équipements, puis ensuite
seulement à la logistique d'écoulement des pièces. Cependant, la logistique,
le flux de pièces, les opérations d'usinage, les gammes opératoires et la taille
des lots sont fondamentaux dans le succès économique de l'usine. Une
situation similaire existe pour les systèmes de contrôle de gestion dans
l'environnement informatique. Les responsables définissent d'abord l'ordina­
teur et ne s'inquiètent de la logique des flux de données que lorsqu'ils ont des
problèmes. Quand on conçoit des systèmes de gestion informatisés, il est vital