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Sons of Alba

De
336 pages

Au seuil de son trépas, le chef du clan Mac Leod de Skye apprend à ses trois fils, Rhys, Kai et Scott, l'existence d'une jeune sœur, Effie. Inquiété par la disparition soudaine de la lassie, et face à l’inefficacité des recherches en cours, il intime à ses fils de partir en quête de cette enfant cachée, souhaitant affronter ses responsabilités de père tant qu’il est encore temps.

Armés de courage et de reconnaissance envers leur père et chef de clan, les trois frères se lancent dans un périple au travers de l'île de Skye qui pourrait bien changer leur vie plus qu'ils ne l'imaginent. Sur les terres de leurs ancêtres, au gré de rencontres insolites, leur vision du monde pourrait bien s’en trouver bouleversée. Sur les traces d’un secret de famille, les Mac Leod s’apprêtent à vivre une aventure qui les changera à jamais. Et si, s’ouvrir au futur était la seule manière de cicatriser du passé ?


Plongez au cœur d'une romance envoûtante sur la route mythique des Highlands.


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Chapitre 1 -Au ĐƌĠpusĐule d’uŶ ƌğgŶe –
Aloƌs Đ’est tout Đe Ƌue tu as?  La voix de son adversaire résonnait dans le vent. L’ĠpĠe poiŶtĠe dƌoit devaŶt, il le dĠfiait uŶe Ŷouvelle fois, le regard empli de fierté. Tu ne sais donc rien faire de plus, mon frère ?  Un sourire narquois prit naissance sur les lèvres de Kai. Depuis leur plus tendre enfance, ces deux-là Ŷ’avaieŶt eu de Đesse de se Ƌueƌelleƌ. La dague, l’aƌĐ, l’ĠpĠe et la laŶĐe Ŷ’avaieŶt plus de seĐƌetspour eux. Les Highlanders suivaient un entraînement au combat exemplaire. Certains prétendaient que leurs plus grands guerriers avaient su tenir une arme avant ŵġŵe d’appƌeŶdƌe à ŵaƌĐheƌ.Je sais faire ça ! GagŶĠ paƌ l’espƌit de ĐoŵpĠtitioŶ, Kai fondit sur son frère, le touchant au genou avant que celui-Đi s’eŶ apeƌçoive. Il ƌesta ŵuet de suƌpƌise ƋuelƋues iŶstaŶts, faĐe à l’allĠgƌesse affichée par son opposant. Puis, ensemble, ils éclatèrent de rire, jetant au sol leurs deux épées.
Quelle chance Ƌue je Ŷe sois pas uŶ AŶglais… tu Ŷe pouƌƌais plus ŵaƌĐheƌ à l’heuƌe Ƌu’il est!
Ne te méprends pas, je jouais. En temps normal, je Ŷ’auƌais ŵis Ƌu’uŶe seĐoŶde avaŶt de t’eŶtailleƌ Đoŵŵe uŶ vulgaire bout de lard. Si tu le dis, se moqua Kai.  Laďƌise fƌaîĐhe de l’autoŵŶe ŵalŵeŶait sa loŶgue chevelure brune emmêlée. Le tartan vert et bleu des Mac Leod ressortait fièrement au-dessus du tapis de mousse qui ƌeĐouvƌait le sol. L’huŵiditĠ saisoŶŶiğƌe aŵplifiait l’effet bouclé de leurs barbes. Le froid local avait aidé le temps à tracer des marques indélébiles sur leurs joues. Les deux frères observaient la baie qui leur faisait face en silence. Le calme qui ƌĠgŶait seŵďlait ġtƌe uŶ Đadeau des fĠes. Les flots s’aďattaieŶt violemment sur les falaises sombres, rythmant avec grâce les bourrasques fraîches. Lentement, le soleil disparaissait à l’hoƌizoŶ aŶŶoŶçaŶt la toŵďĠe de la Ŷuit. Tous deudž admiraient le spectacle, sans un mot. Malgré les dizaines d’aŶŶĠes passĠes à fouleƌ le sol ďoueudž de Đette île, ƌieŶ au ŵoŶde Ŷ’auƌait pu les eŶ ĠloigŶeƌ. Leuƌs aŶĐġtƌes avaieŶt ĐoŶstƌuit Đet hĠƌitage Ƌu’ils poƌtaieŶt doƌĠŶavaŶt aveĐ fieƌtĠ, comme tous les habitants des Highlands.
La voidž ŵal assuƌĠe d’uŶ jeuŶe hoŵŵe iŶteƌƌoŵpit la contemplation des deux frères. Rhys, Kai, Père souhaite vous voir. Maintenant !  Scott, le benjamin de la famille se tenait là, juste derrière eux, visiblement essoufflé par sa course. La crinière cuivrée plus courte que celles de ses deux aînés, le garçon avait gardé les joues rondesd’uŶ Ŷouveau-né en dépit de ses dix-huit années. Des taches de rousseur recouvraient son visage,
taŶdis Ƌue deudž pupilles d’uŶ ďƌuŶ fƌaŶĐ ĐoŶtƌastaieŶt aveĐ soŶ teint.
 Kai et Rhys se contemplèrent quelques instants. La deŵaŶde de leuƌ pğƌe Ŷ’auguƌait ƌien de bon, étant donné la situatioŶ aĐtuelle. SoŶ Ġtat de saŶtĠ Ŷ’avait ĐessĠ de se dĠgƌadeƌ Đes deƌŶieƌs ŵois. Depuis Ƌu’uŶe fiĐhue fiğvƌe avait sĠvi daŶs la ƌĠgioŶ, le ŵal l’avait happĠ, et auĐuŶ guĠƌisseuƌ des aleŶtouƌs Ŷ’Ġtait paƌveŶu à l’eŶ dĠďaƌƌasseƌ. Son âge bien avaŶĐĠ Ŷ’aidait pas ŶoŶ plus.
 Sans plus attendre, Kai rattrapa son épée, et saisit son jeuŶe fƌğƌe paƌ l’Ġpaule, suivi de pƌğs paƌ RhLJs. EŶseŵďle, ils traversèrent les prairies détrempées qui les séparaient du Château de Dunvegan, enjambant les clôtures à la vitesse de l’ĠĐlaiƌ. Le Đhef du ĐlaŶ MaĐ Leod les ĐoŶvoƋuait tous les tƌois, l’heuƌe s’aŶŶoŶçait gƌave.
LoƌsƋu’eŶfiŶ ils atteigŶiƌeŶt la Đouƌ, les tƌois fƌğƌes ŵaŶƋuğƌeŶt de ďousĐuleƌ HaƌƌLJ, l’uŶ des gaƌdes ĐhaƌgĠs de suƌveilleƌ l’eŶtƌĠe de la touƌ pƌiŶĐipale. C’est à peiŶe si l’esĐalieƌ eŶ ĐoliŵaçoŶ Ƌui ŵeŶait à la Đhaŵďƌe du gƌaŶd Terrence Mac Leod freina leur rythme. Scott fut le premier à atteindre la porte en bois qui barrait leur route. Il la fit grincer et tous trois se retrouvğƌeŶt ďieŶtôt faĐe à l’iŵŵeŶse lit à ďaldaƋuiŶ de leuƌ vieudž pğƌe. Peu d’hoŵŵes pouvaieŶt prétendre à une telle longévitésoixante-dix-sept printemps à ce jourles conflits répétitifs des Highlands et la dureté du Đliŵat Ŷ’aidaŶt pas. Mais TeƌƌeŶĐe Ġtait surnommé « Le Vigoureux» paƌ ses paiƌs, et Đe depuis des dizaiŶes d’aŶŶĠes. Il comptabilisait à lui seul plus de victoires sur les clans ennemis que tous ses prédécesseurs.
 Allongé sous les draps, Mac Leod semblait toujours aussi fiévreux. Ses filsse deŵaŶdaieŶt souveŶt s’il passeƌait l’hiveƌ, deƌŶiğƌeŵeŶt. La ƌĠpoŶse leuƌ sautait audž LJeudž à présent. Tandis que les premières feuilles mortes rejoignaient le sol ŵousseudž de l’île de SkLJe, leuƌ Đheƌ pğƌe seŵďlait s’eŶfoŶĐeƌ toujouƌs plus daŶs uŶ aďîŵeduquel personne ne ressortait.
Il fit uŶ sigŶe de la ŵaiŶ veƌs l’eŵploLJĠe de ŵaisoŶ Ƌui se teŶait à soŶ Đhevet. La jeuŶe feŵŵe s’appƌoĐha, ĐheƌĐhaŶt à ĐoŵpƌeŶdƌe le ŵessage Ƌu’il glissait Đoŵŵe uŶ ŵuƌŵuƌe. Puis elle le redressa dans son lit, prenant soin de bien caler ses oreillers en guise de soutien. Le front en sueur, il était compliqué de voir en ce vieil homme grabataire le guerrier d’autƌefois. Ses loŶgues ŵğĐhes ďlaŶĐhes dĠgƌiŶgolaieŶt aveĐ maladresse sur ses tempes, et les plis qui marquaient son visage Ŷ’avaieŶt d’Ġgal Ƌue ses joues ĐƌeusĠes. D’uŶ geste rapide et suffisant, il demanda à la servante de les laisser seuls. SaŶs uŶ ŵot, la gƌaŶde ďloŶde audž Đheveudž ŶattĠs s’edžĠĐuta poliment. Lorsque la porte eut fini de grincer de nouveau, les troisjeuŶes hoŵŵes s’appƌoĐhğƌeŶt uŶ peu plus du lit, interrogeant le chef du regard. Mes gaƌçoŶs…Sa voidž Ŷ’Ġtait Ƌu’uŶ souffle ĠpuisĠ paƌ la vie, ŵaƌƋuĠ par la maladie. Rhys posa ses paumes contre le bois du meuble et se pencha vers lui, inquiet. Vous nous avez fait demander, Père ?  Le vieil homme hocha la tête, doucement. La fin approche, mes garçons.