Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 13,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : PDF - EPUB - MOBI

sans DRM

Partagez cette publication

Du même publieur

Couverture

Architectures au Maghreb (XIXe-XXe siècles)

Réinvention du patrimoine

Myriam Bacha (dir.)
  • Éditeur : Presses universitaires François-Rabelais
  • Année d'édition : 2011
  • Date de mise en ligne : 22 avril 2013
  • Collection : Perspectives Villes et Territoires
  • ISBN électronique : 9782869063174

OpenEdition Books

http://books.openedition.org

Référence électronique :

BACHA, Myriam (dir.). Architectures au Maghreb (XIXe-XXe siècles) : Réinvention du patrimoine. Nouvelle édition [en ligne]. Tours : Presses universitaires François-Rabelais, 2011 (généré le 28 février 2014). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/pufr/209>. ISBN : 9782869063174.

Édition imprimée :
  • ISBN : 9782869062603
  • Nombre de pages : 321
 

© Presses universitaires François-Rabelais, 2011

Conditions d’utilisation :
http://www.openedition.org/6540

Durant l’époque coloniale, en Algérie, en Libye, au Maroc et en Tunisie, se côtoient différents types d’architectures dites « orientalistes », « arabisantes », « néo-mauresques », « méditerranéennes ». De la même façon, des créations postcoloniales intègrent les éléments du répertoire de l’architecture traditionnelle et du patrimoine vernaculaire maghrébin. Ce livre explore ces créations inventées à partir de modèles patrimoniaux et traditionnels locaux. Il offre une meilleure compréhension de la physionomie des villes maghrébines actuelles. Les auteurs, des chercheurs issus des différentes disciplines des sciences humaines et sociales, reviennent sur le sens que donnent à ces architectures les différents acteurs des sociétés du Maghreb, aux xixe et xxe siècles. Ces architectures sont représentatives des politiques idéologiques, identitaires, économiques, sociales et touristiques de leur époque. Cet ouvrage offre ainsi un large panorama des différentes inventions architecturales nées de l’observation du patrimoine et des traditions constructives du Maghreb, aux xixe et xxe siècles.

Sommaire
  1. Remerciements

  2. Les auteurs

  3. Des influences traditionnelles et patrimoniales sur les architectures du Maghreb contemporain

    Myriam Bacha
    1. PERSPECTIVES HISTORIOGRAPHIQUES DE LA PROBLÉMATIQUE
    2. UNE PRATIQUE IMPORTÉE
    3. FABRICATIONS POLITIQUES ET IDENTITAIRES
    4. CRÉATIONS ET INVENTIONS TOURISTIQUES
    5. TRAJECTOIRES DE PROFESSIONNELS ET INNOVATION
    6. CONCLUSION
  4. Partie I. Fabrications politiques et identitaires

    1. Simulacres

      Françoise Hamon
      1. COMÉDIE EN TROIS ACTES
      2. ÉTYMOLOGIES
      3. IMITATIONS
      4. RECONSTITUTIONS
      5. L’EXPOSITION
      6. LE MUSÉE-SIMULACRE
      7. LA MORALE DU « MODERNE »
      8. RETOUR AU RÉGIONALISME
      9. DÉCOLONISATION INTÉRIEURE
      10. IDENTITÉS À RECONSTRUIRE ?
    1. Références orientalistes dans les villes d’eaux d’Algérie et de Tunisie. Transfert du modèle thermal et usage de motifs patrimoniaux

      Dominique Jarrassé
      1. LECTURES DU PATRIMOINE : RÉGIONALISME ET EXOTISME
      2. LE THERMALISME COMME PROCESSUS COLONIAL
      3. LE « CHARME DE L’ISLAM » AUX BAINS : RELECTURE DE L’« ARABISANCE »
      4. USAGES DE FORMES ORIENTALISTES ET SÉGRÉGATION
      5. SOURCES IMPRIMÉES
    2. Définir le patrimoine architectural

      Le cas de Tripoli en Libye pendant la colonisation italienne

      François Dumasy
      1. DU DÉNI À LA CRITIQUE : PARCOURS D’UNE ÉNONCIATION
      2. SAUVEGARDER ET CLOISONNER ? L’ÉMERGENCE D’UNE QUESTION PATRIMONIALE
      3. ÉLABORER LE NOUVEAU LANGAGE DE L’EMPIRE. LES ARCHITECTES ET LA QUESTION PATRIMONIALE DANS LES ANNÉES 1930
      4. SOURCES IMPRIMÉES
    3. Orientalisme, folklore, romanité, méditerranéité, modernité : débat sur la construction de la ville coloniale en Libye au cours des années 1930

      Federico Cresti
      1. L’URBANISME ET L’ART DE GOUVERNER LES PEUPLES
      2. ROMANITÉ, ARCHITECTURE NATIONALE ET/OU ARCHITECTURE RATIONNELLE ?
      3. LA QUESTION DE LA MODERNITÉ
      4. TRADITION « INDIGÈNE », MÉDITERRANÉITÉ ET MODERNITÉ
      5. VERS UN URBANISME COLONIAL ?
      6. DE LA THÉORIE À LA PRATIQUE : LES VILLAGES DE LA COLONISATION AGRAIRE EN LIBYE
      7. SOURCES IMPRIMÉES
    4. Projets de « villes nouvelles » au Maroc. Entre innovation et reproduction du modèle médinal

      Wafae Belarbi
      1. LES MÉDINAS DES VILLES NOUVELLES : MYTHES OU RÉALITÉS ?
      2. LA « KASBAH » DE TAMESNA : UN NOUVEAU MODÈLE RÉORIENTÉ VERS LA CLASSE MOYENNE
      3. CONCLUSION
  1. Partie II. Inventions et créations dans les espaces protégés

    1. La production architecturale dans la médina de Tunis de 1920 à 1956 réglementée par le décret du 3 mars 1920 : l’invention d’une architecture médinale ordinaire

      Myriam Bacha
      1. LE DÉCRET DU 3 MARS 1920 : UN PALLIATIF AUX DÉFAILLANCES DE LA LÉGISLATION PATRIMONIALE, AU SERVICE DU DÉVELOPPEMENT TOURISTIQUE
      2. DES PÉRIMÈTRES DE PROTECTION ENGLOBANT DES ESPACES SOCIOLOGIQUEMENT CONTRASTÉS
      3. LES DÉCRETS DU 3 MARS 1920 ET DU 13 SEPTEMBRE 1921 : LA VOLONTÉ DE PERPÉTUER LES FORMES LOCALES DE L’ARCHITECTURE DE LA MÉDINA
      4. ACTEURS ET OUTILS DE LA GESTION PATRIMONIALE ET ARCHITECTURALE : LE SERVICE DES ANTIQUITÉS ET LE SERVICE DES TRAVAUX DE LA MUNICIPALITÉ
      5. UNE PROTECTION AUX CONTOURS FLOUS REPRÉSENTATIVE D’UNE CONNAISSANCE ÉLÉMENTAIRE DE L’ARCHITECTURE ISLAMIQUE
      6. L’ARCHITECTURE DOMESTIQUE TUNISOISE AU XIXe SIECLE
      7. UNE ARCHITECTURE DOMESTIQUE HYBRIDE, ENTRE TRADITIONS TUNISOISES ET ÉLÉMENTS CONSTRUCTIFS EXOGÈNES
      8. LE DÉCRET DU 3 MARS 1920 : LA PERTE D’UNE LIBERTÉ CONSTRUCTIVE, CONTESTÉE PAR LES HABITANTS DE LA MÉDINA
      9. UN TEXTE DIFFICILE À APPLIQUER PAR UN SERVICE DES ANTIQUITÉS DE MOINS EN MOINS INFLUENT
      10. CONCLUSION
    2. Patrimonialisation de la médina de Fès et création architecturale sous le protectorat français (1912-1956) : à la quête d’une « couleur locale »

      Charlotte Jelidi
      1. LA POLITIQUE PATRIMONIALE DU PROTECTORAT OU LA QUÊTE D’UN RETOUR Â UN ÂGE D’OR MAL DÉFINI
      2. UN STYLE OU DES STYLES ARCHITECTURAUX EN MÉDINA ?
      3. CONCLUSION
      4. SOURCES IMPRIMÉES
    1. Le projet de sauvegarde de la médina de Fès entre « orientalisation » et prise en compte des pratiques socio-spatiales

      Le cas des espaces artisanaux

      Muriel Girard
    2. Les arts décoratifs architecturaux : traditions, réinvention et création d’un patrimoine marocain

      Anne-Claire Kurzac-Souali
      1. DIFFUSION DE VALEURS D’AUTHENTICITÉ PAR LES MÉDIAS ET EFFET SUR LE BÂTI
      2. UNE PRODUCTION MODERNISÉE ET ÉTENDUE DES ARTS DÉCORATIFS
      3. UN NOUVEAU TYPE D’ARTISAN HORS DE LA CORPORATION
      4. UNE PATRIMONIALISATION OFFICIALISÉE PAR L’ÉTAT ET LES ORGANISMES PUBLICS
      5. LA POTERIE CITADINE
      6. CONCLUSION
    3. Le projet de rénovation et d’extension du palais-musée national du Bardo à Tunis : entre conservation, modernisation et création

      Soumaya Gharsallah-Hizem
      1. DU PALAIS AU MUSÉE : LA PATRIMONIALISATION DU PREMIER MUSÉE TUNISIEN
      2. LE PROJET DE RESTRUCTURATION ET D’EXTENSION DU PALAIS-MUSÉE
      3. ANALYSE DU PROJET : UNE ARCHITECTURE AUX RÉFÉRENTS TRADITIONNELS MAIS AUX APPARENCES MODERNES
      4. LA CRÉATION DE MUSÉES DANS DES SITES ET MONUMENTS HISTORIQUES EN TUNISIE : HISTOIRE ET ARCHITECTURE
      5. CONCLUSION
  1. Partie III. Croisements de paradigmes architecturaux et trajectoires de professionnels

    1. De l’usage et du brassage des modèles architecturaux dans le Maghreb colonial : itinéraires d’architectes et d’entrepreneurs italiens

      Christophe Giudice
      1. IGNAZIO SANSONE ET DOMENICO BASCIANO : DE TUNIS À CASABLANCA, UNE HISTOIRE ITALIENNE DE L’ARCHITECTURE
      2. MOBILITÉ ET PROFESSIONNALISME DES ARCHITECTES ITALIENS
      3. ENTRE PRODUCTION SAVANTE ET PRODUCTION ORDINAIRE : SAVOIR-FAIRE ET DIFFUSION DE MODÈLES
      4. CONCLUSION
      5. SOURCES ORALES
      6. PÉRIODIQUES
    2. De l’orientalisme éclectique à l’abstraction moderne

      Une lecture typologique des architectures algéroises des xixe et xxe siècles

      Nadir Djermoune et Leïla Oubouzar
      1. AUX ORIGINES DU PATRIMOINE : LA CASBAH D’ALGER
      2. TENTATIVES DE RESTRUCTURATION DE L’EXISTANT
      3. FORMATION D’UN NOUVEAU LANGAGE
      4. « LA MAISON MAURESQUE » ET LA (RE) DECOUVERTE DE L’ARCHITECTURE LOCALE
      5. LE TYPE DANS L’ABSTRACTION MODERNE
      6. L’« ŒUVRE FERMÉE » DE FERNAND POUILLON
      7. LE PATRIMOINE ET L’INVENTION TYPOLOGIQUE DANS LA CRÉATION ARCHITECTURALE
    1. Figures de l’architecture algéroise des années 1930 : Paul Guion et Marcel Lathuillière

      Boussad Aïche
      1. LE CONTEXTE ET LES CONDITIONS DE LA PRODUCTION ARCHITECTURALE
      2. LE STYLE MÉDITERRANEEN COMME EXPRESSION DE LA MODERNITÉ
      3. LES ARCHITECTES ALGÉROIS DE L’ENTRE-DEUX-GUERRES : PAUL GUION ET MARCEL LATHUILLIÈRE
      4. PAUL GUION OU LE NÉOMAURESQUE COMME MODERNITÉ
      5. MARCEL LATHUILLIÈRE OU L’ARCHITECTURE MÉDITERRANÉENNE COMME EXPRESSION DE LA MODERNITÉ
      6. CONCLUSION
      7. SOURCES IMPRIMÉES
      8. LES PÉRIODIQUES DÉPOUILLÉS
      9. LES ARCHIVES
    2. Discours, pratiques et références de l’architecture savante à Tunis : l’immeuble contemporain en question

      Leïla Ammar
      1. DES CATÉGORIES D’ANALYSE IMPRÉCISES : LE PATRIMOINE DIT « COLONIAL » ET « ARABO-MUSULMAN »
      2. LA PATRIMONIALISATION DE L’ARCHITECTURE DES xixe ET xxe SIÈCLES : UN PROCESSUS OPAQUE ET INCERTAIN
      3. APPROPRIATION DE L’HÉRITAGE ARCHITECTURAL DES xix ET xxe SIÈCLES PAR LES PROFESSIONNELS TUNISIENS
      4. L’INTÉGRATION DANS LA PRODUCTION CONTEMPORAINE DE RÉFÉRENCES A L’ARCHITECTURE DES xixe-xxe SIÈCLES ET À LA MODERNITÉ
      5. UNE APPROPRIATION « DE FAÇADE » ?
      6. APPARITION D’UN NOUVEAU TYPE D’IMMEUBLE CONTEMPORAIN, COMPROMIS DE PLUSIEURS RÉFÉRENCES
      7. L’HÉRITAGE DES xixe ET xxe SIÈCLES REPRÉSENTATIF DE L’IDENTITÉ NATIONALE ?
      8. CONCLUSION
    3. Le Mouvement moderne, le patrimoine et la figure des idéaux changeants

      Jean-Baptiste Minnaert
  1. Index

Remerciements

1Cet ouvrage collectif, résultat d’un programme de recherches initié entre 2006 et 2009 au sein de l’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain (IRMC, USR 3077 du CNRS), doit beaucoup à Pierre-Robert Baduel, directeur de cet institut lorsque j’y fus accueillie. Il a, dès le départ, cru et encouragé ce projet alors que l’IRMC inaugurait pour la première fois un programme sur l’histoire de l’architecture et du patrimoine. Pierre-Robert Baduel a toujours été présent pour me conseiller et me faire profiter de ses pertinentes remarques, même après qu’il fût parti à la retraite. Qu’il soit chaleureusement et très sincèrement remercié pour la sollicitude et la patience dont il a fait preuve à l’égard de ce projet et des chercheurs qui s’y sont investis. Pierre-Noël Denieuil, directeur de l’IRMC à partir de 2008, doit également vivement être remercié, pour le soutien qu’il a témoigné aux chercheurs de notre programme. Je ne saurais oublier Anne-Marie Planel, directrice-adjointe de l’IRMC, qui, par son travail éditorial, nous a été d’une aide extrêmement précieuse et n’a cessé d’encourager ce projet jusqu’à son aboutissement.

2Cet ouvrage doit également beaucoup à Jean-Baptiste Minnaert, professeur à l’université de Tours, à Françoise Hamon, professeur émérite de l’université Paris IV, à Mercedes Volait, directrice du laboratoire Invisu (USR 3103 du CNRS), à Nabila Oulebsir, maître de conférences à l’université de Poitiers et à Naïma Lahbil-Tagemouati, professeur à la faculté des Sciences juridiques, économiques et sociales de Fès, qui ont alimenté notre réflexion en nous faisant profiter de leurs remarques, notamment lors des réunions de travail de ce programme.

3De la même façon, les enseignants et les chercheurs invités dans le cadre du séminaire Concepts, objets et enjeux du patrimoine que je coordonnais à l’IRMC en 2006-2007, ont grandement nourri notre réflexion, notamment lors de leurs interventions : que soient sincèrement remerciés Dominique Poulot, professeur à l’université Paris I, Jean-Michel Leniaud, directeur d’études à l’École pratique des hautes études et professeur à l’école nationale des Chartes, Monique Eleb, professeur à l’École d’architecture Paris-Malaquais, Sylviane Leprun, professeur à l’université Bordeaux III et Jean-Yves Andrieux, professeur à l’université Rennes II.

4Un grand merci également à tous ceux qui se sont prêtés de bonne grâce à la lecture des textes et qui, par leurs remarques constructives, nous ont permis de les amender : Alexandre Abry, attaché territorial au Conseil général de la Drôme, Vittoria Capresi, chercheur en histoire de l’architecture, Raffaele Cattedra, professeur à l’université Montpellier III, Bénédicte Florin, maître de conférences à l’université de Tours, Jean-Pierre Frey, professeur à l’Institut d’urbanisme de Paris, Pascal Garret, ingénieur de recherches à la Maison des sciences de l’homme de Tours, Muriel Girard, post-doctorante CETOBAC-EHESS, Dominique Jarrassé, professeur à l’université Bordeaux III, Denis Lesage, architecte urbaniste, Jean-Baptiste Minnaert, professeur à l’université de Tours, Dominique Poulot, professeur à l’université Paris I, Simon Texier maître de conférences HDR à l’université Paris IV et Hélène Vacher, professeur à l’École d’architecture de Nancy.

5Que soit également remercié Sadok Boubaker, professeur à l’université de Tunis, qui nous a permis d’éviter les écueils de la translittération.

6Ce travail n’aurait jamais abouti sans le soutien logistique mais aussi moral de l’équipe de l’IRMC et notamment de Christiane Saddem qui, par son travail opiniâtre, a permis que se concrétisent les rencontres scientifiques ayant jalonné ce programme, de Hayet Naccache, dont la connaissance des réseaux scientifiques nous a profondément aidés, de Raja Hamdia-Chaaba, qui a nous a « matériellement » soutenus, de Besma Ouraied, pour son aide technique, et enfin de Latifa Bessoudi, qui a toujours représenté un soutien moral pour les chercheurs de l’institut.

7Nous ne saurions oublier de témoigner notre reconnaissance à Samuel Leturcq, directeur des PUFR, à Christine Martin et à Mickaël Robert qui ont bienveillamment œuvré à la concrétisation de cette publication, mais aussi à plusieurs membres du laboratoire CITERES (UMR 6173, CNRS, université François-Rabelais de Tours) et plus particulièrement sa directrice, Corinne Larrue, et Muriel Hourlier, chargée de l’édition.

8Nous témoignons également notre gratitude aux architectes Pierre-François Codou et Franck Hindley, ainsi qu’à Souad Lahlou, de la société Royal Air Maroc, de nous avoir gracieusement autorisés à reproduire les images qui illustrent les articles de Soumaya Gharsallah-Hizem et d’Anne-Claire Kurzac-Souali.

9Enfin, je tiens également à remercier très chaleureusement nos collègues algériens, Boussad Aïche, Nadir Djermoune et Leïla Oubouzar qui, lors de mon séjour algérois en décembre 2007, au moment où survenaient des évènements tragiques, m’ont si obligeamment et si patiemment prise en charge et guidée dans cette magnifique ville.

Les auteurs

1Aïche Boussad, architecte et docteur en histoire de l’architecture, enseignant chercheur au département d’architecture de l’Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.

2Ammar Leila, architecte, docteur en architecture, maître-assistante à l’École Nationale d’Architecture et d’Urbanisme de Tunis.

3Bacha Myriam, docteur en histoire de l’art, chercheur associé à l’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain, Tunis.

4Belarbi Wafae, architecte, docteur en géographie, enseignant-chercheur à l’École nationale d’architecture de Rabat.

5Cresti Federico, professeur des Universités en histoire, directeur du Centro per gli studi sul mondo islamico contemporaneo e l’Africa – Cosmica, université de Catane, Italie.

6Djermoune Nadir, architecte urbaniste, maître-assistant au département d’architecture de l’université de Blida, doctorant en architecture.

7Dumasy François, maître de conférences en histoire, Institut d’Études Politiques, Aix-en-Provence.

8Gharsallah-Hizem Soumaya, architecte, chargée de recherches en muséologie à la Division du Développement muséographique, Institut national du Patrimoine, Tunis.

9Girard Muriel, docteur en sociologie, post-doctorante, CETOBAC-EHESS.

10Giudice Christophe, docteur en histoire, chercheur associé au CEMAF/Université de Paris I.

11Hamon Françoise, professeur émérite d’histoire du patrimoine, Université Paris-IV Sorbonne.

12Jarrassé Dominique, professeur des Universités en histoire de l’art, Université Michel de Montaigne Bordeaux III.

13Jelidi Charlotte, chercheur, Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain, Tunis.

14Kurzac Anne-Claire, agrégée et docteur en géographie, professeur au lycée Descartes de Rabat.

15Minnaert Jean-Baptiste, professeur des Universités en histoire de l’art, Université François-Rabelais de Tours.

16Oubouzar Leïla, architecte, enseignant-chercheur, département d’architecture de l’université de Tizi-Ouzou.

Des influences traditionnelles et patrimoniales sur les architectures du Maghreb contemporain

Myriam Bacha

1Cet ouvrage collectif est né du constat qu’au Maghreb, un large courant de l’architecture contemporaine a été conçu par des maîtres-d’œuvre1 à partir de modèles de l’architecture traditionnelle et du patrimoine local. Si l’ensemble de la production architecturale des xixe et xxe siècles ne fait toutefois pas systématiquement référence au passé maghrébin, le phénomène qui voit des maîtres-d’œuvre engager une réflexion sur le patrimoine des pays, des régions, des villes, dans lesquels ils interviennent, est resté une constante pendant près d’un siècle : il semble connaître ses premières manifestations en Algérie dès les années 1870-1880, notamment dans la production de l’architecte Benjamin Bucknall (J.-J. Jordi, J.-L. Planche, 101-107) et il est encore d’actualité aujourd’hui au Maghreb, où les revues d’architecture (Vies de Villes en Algérie, Architecture du Maroc ou encore Archibat en Tunisie) présentent des maîtres-d’œuvre qui revendiquent s’inspirer de leur patrimoine « national » pour créer une architecture « typiquement » algérienne, marocaine ou tunisienne.

2Comment comprendre cette posture qui consiste à introduire dans la production bâtie tel ou tel référent traditionnel ou patrimonial ? Cette appropriation s’apparenterait-elle à une revendication identitaire, à l’affirmation d’une idéologie ou serait-elle, plus simplement, le reflet de débats architecturaux visant à produire une architecture adaptée aux attentes et aux modes de vie des usagers ? Ce phénomène, qui se développe dans des contextes politiques, sociaux et culturels bien différents en fonction des époques et des géographies, ne semble pas, a priori, répondre aux mêmes finalités quand il a lieu dans un contexte colonial ou postcolonial. Peut-on lire ce processus de la même façon quand il concerne une société européenne coloniale, qui s’inspire de la culture locale du Maghreb, et quand il touche une société maghrébine contemporaine présidant à sa destinée politique, depuis qu’elle a accédé à son indépendance ?

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin