Décrocher un emploi en Suisse - 2e édition

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Cette deuxième édition du guide de référence pour trouver un emploi en Suisse vous propose bien plus qu'un mode d'emploi. Indispensable à tous les candidats (employés et cadres, débutants et confirmés, suisses et étrangers), cet ouvrage vous guide pour définir un projet professionnel qui corresponde vraiment à vos aspirations et pour mettre en place la stratégie qui le concrétisera.


Véritable invitation à réaliser vos rêves, ce livre vous offre également un manuel pratique extrêmement complet pour préparer et réussir toutes les étapes d'une recherche d'emploi :

  • nos conseils pratiques pour votre recherche d'emploi en Suisse : méthodes de recherche, utilisation du Web et des réseaux sociaux professionnels, techniques de networking...
  • nos astuces pour rédiger des CV et des lettres de motivation de qualité et percutantes
  • nos conseils pour les entretiens d'embauché
  • une méthodologie simple et claire pour établir votre bilan de compétences et définir votre projet professionnel
    Toutes les démarches proposées s'inscrivent dans la culture et la réalité économique suisses et vous offrent ainsi un guide sans équivalent pour adapter vos approches et vos stratégies.


Rédigé par deux spécialistes du recrutement et de l'expatriation, ce guide exhaustif vous accompagne à toutes les étapes de votre recherche d'emploi, et répond à toutes les questions que vous vous posez sur l'emploi en Suisse.


Laurent Schutz est spécialiste du recrutement et de la gestion de carrière. Psychologue du travail, il conduit régulièrement des démarches de bilan ou d'outplacement pour des cadres de haut niveau. Fondateur de la société Equités (www.equites.ch), il intervient en entreprise sur le thème des relations professionnelles et du changement. David Talerman est un spécialiste de l'expatriation en Suisse. Il est l'auteur du livre de référence « Travailler et vivre en Suisse », et est le fondateur des sites www.travailler-en-suisse.ch et www.expatwire.ch. Retrouvez-le sur son blog http://blog.travailler-en-suisse.ch

Publié le : lundi 21 janvier 2013
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782297005296
Nombre de pages : 394
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Chapitre 1 Le monde du travail en Suisse par David Talerman
Il nous semble intéressant de commencer cet ouvrage en vous présentant quelques informations relatives à la santé économique de la Suisse. En effet, travailler ou vivre dans un pays nécessite qu’on en connaisse quelques informations essentielles : cela relève de la culture générale obligatoire pour tout le monde et, nous le verrons, c’est encore plus vrai pour ceux qui recher-chent un emploi. Pour que votre connaissance du marché soit complète, vous trouverez égale-ment dans ce chapitre des informations très utiles sur le droit du travail en Suisse, ainsi que les valeurs du travail.
1. Les principaux indicateurs économiques et la santé de l’économie suisse
Une économie saine et solide, basée sur une consommation intérieure et des exportations soutenues Depuis plusieurs années, la Suisse doit son dynamisme économique aux exportations, à l’investissement et à la consommation des particuliers.
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Depuis 2003 et après dix années de relative stagnation, le pays a bénéficié d’un niveau soutenu de ses exportations, qui représentent depuis plusieurs années plus de la moitié de la production de richesse du pays. Au pire de l’année 2009, où la demande européenne était atone et la demande mondiale réduite, les exportations suisses ont certes baissé de plus de 14 % par rapport à l’année 1 précédente , mais elles sont pour autant restées un élément essentiel de l’éco-nomie suisse puisque plus d’un franc sur deux généré en Suisse l’a été grâce aux exportations. Hors périodes de crise, les principaux acheteurs de produits et services suisses sont les pays de l’Union européenne (Allemagne, Italie et France notam-ment), l’Inde et la Chine. La consommation intérieure (ou consommation des particuliers), plutôt soutenue en Suisse depuis au moins dix ans, est également un facteur impor-tant qui contribue à la croissance du pays. Ainsi, alors que les exportations subissent la mauvaise conjoncture économique, la consommation intérieure permet de maintenir un certain niveau de croissance. C’est du moins ce qui s’est passé ces dernières années. Le dynamisme économique des différents pays est traditionnellement mesuré par le Produit Intérieur Brut (PIB) qui représente la valeur totale des biens et des services produits par le pays pendant un an. En Suisse, c’est le secteur tertiaire qui contribue le plus à ce dynamisme pour plus de 73 %, le secteur secondaire y contribue à hauteur d’un peu plus de 2 25 %, le secteur primaire ne représentant qu’un peu plus de 1 % des richesses . En comparaison internationale, le PIB de la Suisse était en 2009 de 494 milliards de dollars, contre 3 352 pour l’Allemagne, 2 675 pour la France, 3 et 14 256 pour les USA . Si on rapporte cette richesse par habitant (ce qui permet de mieux comparer e les pays entre-eux), la Suisse occupe le 4 rang des pays de l’OCDE derrière 4 le Luxembourg, la Norvège et les États-Unis . Enfin, pour illustrer ce propos, la plupart des économistes suisses et étrangers sont d’accord pour dire que la Suisse a été peu touchée par la crise en compa-
1. Source : Le commerce extérieur suisse en 2009 – Administration fédérale des douanes AFD (www.ezv.admin.ch). 2. Données disponibles 2009 - Source : Secrétariat d’État à l’économie (SECO). 3. Source : FMI – Données 2009 (www.imf.org). 4. Source : OCDE – Ventilation du PIB par habitant (données 2009). 18
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raison d’autres pays, grâce à une demande intérieure qui est restée dyna-mique (les Suisses ont continué de consommer et à bénéficier d’un pouvoir d’achat soutenu, situation qui dure depuis plus de 10 ans), et grâce aux secteurs de la construction et du bâtiment qui se sont bien maintenus en cours d’année 2010.
Une tendance économique pour les années à venir positive mais mitigée
Compte tenu de sa situation de pays fortement exportateur, l’économie de la Suisse est largement dépendante de la situation économique mondiale, et en particulier de celle des pays de l’Union européenne (l’Allemagne notamment) et des pays en voie de développement. Or, les perspectives mondiales sont plutôt mitigées pour 2011, et plusieurs événements pourraient venir menacer la croissance du pays (l’endette-ment des pays de la zone euro, une rechute de la croissance des États-Unis, ou encore la surchauffe de l’économie de certains pays émergents). Par ailleurs, le franc suisse, qui a retrouvé depuis quelques années son rôle de valeur refuge, s’est apprécié par rapport aux autres devises, et cette tendance devrait continuer en 2011, pesant d’autant sur les exportations du pays. Sur le plan intérieur, le chômage devrait rester à un niveau relativement 5 bas en 2011 (aux alentours de 3,7 % en moyenne ). Les différentes études sur les perspectives de recrutements s’accordent pour dire que les recru-tements vont continuer en 2011, mais sur un rythme moins soutenu que celui connu en 2010. Concernant le recrutement des travailleurs étrangers, celui-ci devrait s’in-tensifier, le pays étant en recherche quasi-permanente de profils spécia-lisés, dans des domaines comme la Santé, l’enseignement, les nouvelles tech-nologies de l’information (TIC), l’ingénierie… L’immigration a par ailleurs un effet positif sur l’économie du pays, en cela qu’il intensifie l’effet de la consommation intérieure.
5. Source : Tous ces chiffres et les suivants sont issus des prévisions conjoncturelles du groupe d’experts de la confédération (16.09.2010).
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Les salaires pour leur part augmenteront de plus de 1 % en 2011, et l’in-flation devrait rester aux alentours de 1 %, ce qui devrait continuer à stimuler la consommation des ménages. Au final, les économistes parient sur une croissance de l’économie suisse 6 allant de 1,2 à 2 % selon les sources , ce qui reste bien meilleur que dans la plupart des pays d’Europe. Et l’année 2012 s’annonce pour sa part bien meilleure que 2011, avec une croissance attendue au niveau mondial.
2. Les fondements de l’économie du pays
Une tradition commerciale ancestrale La Suisse possède une tradition commerciale ancestrale : dès l’ouverture du e passage du Gothard auXIIIsiècle, le transport à dos d’âne, contrôlé par la Suisse, a contribué à l’enrichissement du pays (en particulier grâce aux taxes de passages et aux échanges commerciaux entre les différents pays d’Europe de part et d’autre du pays). Par ailleurs, la Suisse possède une tradition technique (notamment par son e e industrie horlogère déjà très développée auXVIIsiècle) et, dès la fin duXVIIIsiècle, un nombre très important de montres très luxueuses, destinées à de riches clients, sont produites en Suisse et exportées. Déjà à cette époque, les fameuses « complications » et autres prouesses techniques de miniaturisation faisaient la e fierté de leurs concepteurs. Au milieu duXIXsiècle, la Suisse est un des premiers pays d’Europe en valeur d’exportation par habitant.
Le tissu économique suisse Le tissu économique suisse est traditionnellement plus axé sur les services, l’industrie de transformation et la technologie de pointe que sur l’industrie des matières premières. Le pays ne peut en effet pas compter sur l’exploitation indus-trielle de richesses naturelles pour développer son économie, ni sur l’agriculture, les surfaces cultivables du pays étant limitées.
6. Sources : economiesuisse – « L’économie suisse toujours sur la voie de la croissance » (commu-niqué de presse du 6 décembre 2010), et SECO – communiqué de presse du 16 septembre 2010 (Prévisions conjoncturelles).
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C’est le secteur tertiaire, et en particulier les services, qui emploie le plus grand nombre de personnes (environ 73 % de la population active). C’est également un peu plus de 73 % de la richesse du pays (PIB) qui est générée par ce secteur. 23 % des employés œuvrent dans le secteur secondaire (industrie, artisanat principalement), celui-ci générant environ 25 % des richesses. Un peu moins de 4 % de la population active travaille dans le secteur de l’agri-culture/sylviculture, secteur qui ne contribue qu’à un peu plus de 1 % de la 7 création de richesse du pays . Pour les années à venir, les perspectives de développement sectorielles seront probablement au bénéfice d’entreprise des secteurs de pointe et qui exportent (industrie horlogère, industrie de la chimie et pharmacie, instruments de mesure et de contrôle, techniques médicales), de la biotechnologie, la biologie cellulaire et la technologie médicale. Ce sont les petites et moyennes entreprises qui constituent la majeure partie du paysage économique de la Suisse : en 2006, 65 % des salariés étaient 8 employés dans des entreprises de moins de 250 collaborateurs , ce qui repré-sente plus de 99 % des entreprises suisses. On compte tout de même plus de 1 000 entreprises de plus de 250 salariés, certaines d’entre elles ayant une renommée internationale, la plus connue du grand public étant probablement Nestlé. Pour compenser une consommation intérieure réduite en volume et insuffi-9 sante pour faire prospérer le pays , la Suisse a très rapidement dû trouver des solutions complémentaires pour créer de la richesse, et l’exportation des biens manufacturés et de précision produits sur le sol suisse en est une. Cette activité d’exportation ne concerne pas uniquement les grandes entreprises : 12 % des petites et moyennes entreprises suisses ont une activité à l’export, ce qui est considérable en comparaison internationale. Aujourd’hui, plus de la moitié de la richesse créée par le pays l’est grâce aux expor-tations.
7. Source : Office fédéral de la statistique – Vie active et rémunération du travail (juillet 2010). 8. Dernières données disponibles en 2006. Plus de 85 % de ces entreprises ont par ailleurs moins de 9 salariés. Source : Office fédéral de la statistique (OFS). 9. En comparaisons de pays européens comme l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne ou la France qui possèdent plusieurs dizaines de millions de consommateurs.
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