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Le tir à la cible

De
240 pages

Cet ouvrage de Jacques BEAUSERGENT est devenu une référence sur le tir à la cible.

Il s’adresse à toute personne désirant découvrir ce sport, se perfectionner ou accéder à la compétition.

Après la première partie qui détaille les principes de sécurité et explique le fonctionnement des armes, la deuxième partie propose l’ensemble des fondamentaux : la respiration, le lâcher, la visée, le réglage et la position.

L’entraînement et la psychologie sont ensuite traités pour ceux qui souhaitent aborder la compétition.


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Ce livre est dédié à la mémoire

d’Eugène Paul GABIER

ex-Conseiller Technique Régional de Tir

de la Ligue DAUPHINE SAVOIE

 

« S’occuper de la jeunesse, c’est du tir à longue portée… »

E. P. Gabier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo de couverture: © Presse Sports

Croquis: de l’auteur

Maquette: Amphora

 

© Éditions Amphora, 2002 - 2013

 

Préface

 

C’est peut-être une bonne étoile qui m’a permis de débuter le tir sportif en Isère dans le milieu des années 70. À cette époque, dans la Ligue Dauphiné Savoie, nous étions portés par l’enthousiasme insufflé par Eugène Paul Gabier, regretté Conseiller Technique Régional.

 

Il était secondé dans sa fonction par des bénévoles passionnés qui ne comptaient ni leur temps ni leur énergie au service du tir sportif.

 

Jacques Beausergent, alors Président du Comité Départemental, était de ceux-là, et encore cadet, j’eus le plaisir de recevoir de ses mains ma toute première médaille.

 

L’homme ne s’est pas limité au protocole : entraînement, formation, pratique et performances personnelles, il connaît toutes les facettes du tir sportif à la cible.

 

Cet ouvrage est le condensé de ces années d’expérience, l’auxiliaire indispensable pour qui veut découvrir le tir sportif à la cible, se perfectionner et accéder à la compétition avec les meilleures chances de succès.

 

Jean Pierre AMAT

 

 

Prologue

C’est en souvenir de nos débuts que nous apportons aux tireurs débutants un exposé simple des fondamentaux de la technique du tir à la cible. Effectivement, dans les années soixante, nous avons dû improviser de manière plus ou moins heureuse car les moniteurs étaient très rares et il y avait peu de livres et de revues spécialisées.

Force est de constater que l’enseignement du tir, contrairement à d’autres sports, assure rarement un salaire, et les bénévoles font ce qu’ils peuvent quand ils peuvent.

En conséquence, il y a vraiment une absence de formation accessible à tous.

Aussi, tous les points techniques, les fondamentaux, sont traités dans la première partie de cet ouvrage pour répondre à toutes vos questions pour vous assurer de bien débuter.

L’initiation terminée, pour simple qu’elle est, la technique du tir à la cible demande d’être pratiquée assidûment avec une constante introspection.

Il ne suffit pas de comprendre pour bien faire, mais inlassablement rechercher la perfection.

La deuxième partie vous propose la programmation et la structuration de votre entraînement avec de nombreux exercices spécifiques pour aborder la compétition dans les meilleures conditions.

Dans la troisième partie, nous vous conseillons comment choisir votre première arme et les accessoires indispensables.

Vous apprendrez également comment gérer votre stress en compétition et, en fin d’ouvrage, vous découvrirez toutes les disciplines du tir sportif pour vous orienter selon vos goûts et préférences.

 

 

 

INCONTESTABLEMENT, LE TIR VA VOUS PROCURER
UN PLAISIR RAFFINÉ DANS UNE PRATIQUE AGRÉABLE.

 

N’improvisez pas votre technique

Pour apprendre et pratiquer le tir à la cible, une bonne santé générale est suffisante. Même passé le cap de l’initiation, si vous voulez pratiquer la compétition, il n’est pas indispensable que vous ayez des capacités physiques extraordinaires car ce n’est pas un sport physique violent ou qui exige une force au-dessus de la moyenne.

Comme pour tous les sports, plus on commence jeune, mieux cela vaut, mais on peut apprendre et pratiquer le tir à la cible à tout âge, et à défaut d’accomplir des exploits, se faire plaisir. En revanche, vis-à-vis des adolescents qui ont des problèmes vertébraux, il est préférable d’attendre qu’ils soient rétablis, ce que les kinésithérapeutes réussissent très bien.

La vue corrigée par des lunettes n’est pas un handicap en tir à la cible. De très grands champions utilisent des verres correcteurs à foyer fixe car les verres progressifs et les lentilles cornéennes sont déconseillés pour tirer. Effectivement, avec les progressifs, le moindre mouvement de la tête fait changer de foyer optique, quant aux lentilles, elles ont tendance, quand l’oeil est immobile, à glisser vers le bas, changeant aussi de cette manière l’emplacement idéal du foyer. Il en résulte que les visées sont sinon mauvaises, du moins différentes, et cette variation retentit sur le placement des impacts.

La technique du tir à la cible est accessible à tous. Quand on a compris comment viser, lâcher et se tenir, il reste à faire ensuite le plus difficile: coordonner ces éléments parfaitement à chaque coup.
Bien tirer ne s’improvise pas et le passage obligé est l’acquisition des fondamentaux. Les meilleurs carabiniers ou pistoliers s’y sont astreints dès leurs débuts et vous devez impérativement les intégrer également. Vous n’avez pas  de challenge à tenir, appliquez-vous au bien-faire le plus académique, le plus orthodoxe, pour ne pas prendre de mauvaises habitudes et de faux gestes.

Pour réunir les conditions de réussite sur un coup en cible, il faut s’appliquer au maximum. Pour réitérer coup après coup, il vous faut reproduire la séquence qui a donné le meilleur résultat, et cela n’est possible qu’après un entraînement approprié.
En effet, si des dons naturels permettent d’être adroit sur quelques coups, il n’y a que l’entraînement et le travail personnel qui autorisent de bien faire à tous les coups sur un programme long et dans des situations difficiles, or les matchs sont toujours des situations difficiles par rapport aux entraînements.
Nos meilleurs tireurs attribuent leurs résultats pour 30 % à la technique et 70 % au travail, autrement dit à leur entraînement.

Cependant, s’il est vrai que plus on s’entraîne, mieux on tire, bien tirer ne devient jamais facile pour autant et demandera toujours du travail et des efforts car vous serez toujours plus exigeant avec vous-même.

Avec une pratique régulière, vous allez acquérir un répertoire de sensations vous proposant, pendant votre visée, les meilleures réponses pour lâcher, et si vous n’obtenez pas la coïncidence avec les bonnes sensations, cessez instantanément la phase active dans laquelle vous êtes engagé.

Ne tenez pas compte du temps que vous mettez pour apprendre et atteindre les objectifs et les niveaux que vous vous êtes assignés, pour autant qu’ils soient réalistes.
En effet, si vous les choisissez trop ambitieux, vous allez vous décourager de ne jamais les atteindre, et s’ils sont trop faciles, vous vous démotiverez d’y parvenir trop rapidement…

Apprenez à doser votre travail qualitatif en rapport du quantitatif de la manière la mieux adaptée à votre personnalité et en fonction de votre temps disponible.
Effectivement, il vous est peut-être psychologiquement et physiquement impossible de vous entraîner quatre heures d’affilée sans saturer, alors que pour d’autres c’est la durée idéale. Il n’y a pas de normes standard, mais uniquement des cas individuels.

Le compétiteur ne peut se satisfaire de savoir bien faire quelquefois. Il lui faut faire et refaire très bien inlassablement, continuellement, pour obtenir la régularité qui permet d’atteindre la performance significative.

On ne peut donc se soustraire au travail quantitatif car il ne suffit pas de comprendre pour accéder à la répétitive perfection du geste.

Trouvez votre juste dosage entre trop et peu de pratique, car la saturation est aussi néfaste que le sous-entraînement. Si l’empêchement est involontaire, il contient une énorme envie d’aller au stand, ce qui par un phénomène de compensation est très motivant. En tir à la cible, on est meilleur avec une très grande envie de tirer et de bien faire que lorsque l’on pratique par habitude, sans conviction, quand on est saturé par exemple.

À propos d’arrêts, les sportifs, et les tireurs sont de ceux-là, admettent difficilement que le repos leur soit nécessaire, car ils éprouvent à tort une sensation de perte de temps. Pourtant, la pause appartient aussi à l’entraînement, elle est indispensable et doit être planifiée dans le calendrier annuel. Ces repos, ces pauses, contribueront à l’amélioration de votre condition physique et nerveuse, donc de vos résultats en tir.

Apprendre la technique fondamentale plutôt que d’improviser va vous permettre de devenir l’artisan efficace de votre perfectionnement et de votre réussite.
De préférence, apprenez avec des moniteurs diplômés, mais le conseil est plus facile à donner qu’à mettre en pratique car beaucoup de Clubs ou Sociétés de tir n’en possèdent pas, ou bien ils n’ont qu’une existence virtuelle sur les organigrammes.

Il en résulte que les débutants ne reçoivent pas souvent de formation de sécurité et encore moins d’enseignement élémentaire technique. Chacun se débrouille comme il peut avec les errances et tâtonnements que cela implique.

Le Ministère de la Jeunesse et des Sports n’a pas décidé obligatoire le monitorat en tir à la cible alors qu’il l’est dans des sports où le pratiquant prend seul des risques comme en plongée, parapente, saut à l’élastique, etc. Or le tir est potentiellement dangereux pour soi mais aussi pour les autres !
Les Clubs qui n’ont que des stands de tir aux armes à feu sont majoritairement orientés vers le loisir alors que ceux qui n’ont que des stands dix mètres pratiquent presque toujours la compétition et obtiennent souvent des résultats et des performances individuelles et collectives remarquables.

Débutez de préférence par le tir à dix mètres, car dans cette discipline, vous avez le maximum de chances de rencontrer des moniteurs. De plus, la discipline dix mètres procure des acquis techniques transposables à toutes les autres, y compris les disciplines de vitesse.
Autre argument, pratique celui-là, les armes dix mètres sont presque toujours prêtées gracieusement par les clubs et les plombs dix mètres ne coûtent pas cher.
En principe les clubs fournissent les cibles gratuitement.
Ajoutez à cela que vous pouvez tirer été comme hiver dans des conditions confortables, alors que dans certaines régions, tirer dehors l’hiver est impossible.
Dernier argument et non des moindres, il n’y a ni recul ni bruit pour perturber l’analyse des coups tirés.

En conclusion, le tir à dix mètres est la base éducative par excellence du tir à la cible. Cette discipline du tir à la cible vous permet de bien assimiler la technique par une progression régulière qui vous rend rapidement autonome.

À cette fin, cet ouvrage vous présente les éléments techniques de manière :

·       Simple : Les fondamentaux sont accessibles à tous.

·       Précise : Les textes sont accompagnés de dessins et schémas explicites.

·       Concise : L’essentiel est dit sans surcharge inutile.

Si vous butez momentanément sur une difficulté, n’hésitez pas à revenir à des exercices plus faciles ou que vous maîtrisez mieux jusqu’à une complète réussite.
Un sportif qui s’entraîne régulièrement ne régresse jamais ; il peut marquer des paliers, mais il progresse toujours.

 

LE PLUS DIFFICILE EN TIR N’EST PAS D’APPRENDRE COMMENT FAIRE
UN DIX MAIS COMMENT NE FAIRE QUE DES DIX !

 

Première partie : Initiation

 

Sécurité

Vous accédez au stand

DEUX POSSIBILITÉS SONT ENVISAGEABLES: Un moniteur vous reçoit ou vous accédez seul au stand.

1. Si un moniteur vous reçoit, vous pouvez être sûr d’être bien accueilli et bien conseillé pour l’essentiel.

De votre côté, soyez détendu et établissez un bon premier contact. On vous demandera sûrement comment vous avez appris l’existence du club, ce que vous envisagez de faire, venir souvent ou seulement quelquefois, etc.

Ces préliminaires accomplis, les premiers propos sur le tir que vous allez entendre de la part du moniteur sont relatifs à la SÉCURITÉ. Un moniteur compétent ne va pas discourir pendant une heure, il va aborder uniquement les points de sécurité qui concernent la pratique du stand où vous allez tirer.

Ensuite, après quelques mois de pratique, vous découvrirez des points de sécurité spécifiques d’autres disciplines que vous aurez eu l’occasion de voir pratiquer ou d’essayer vous-même, comme le tir aux armes anciennes.

2. En revanche, si vous accédez seul au stand, il est important que vous connaissiez et mettiez en pratique des points de sécurité essentiels qui régissent la pratique du tir dans un stand. Vous devez donc lire avec une attention toute particulière les pages suivantes.

L’habitude fait oublier le danger, et la plupart du temps, dans une activité à risque, ce sont rarement ceux qui débutent qui se font piéger, mais bien souvent des gens expérimentés. En tir à la cible, les accidents sont heureusement très rares. La plupart du temps, ils résultent du mauvais fonctionnement d’une arme qui fait oublier au tireur qu’elle est encore approvisionnée.

Vis-à-vis de la sécurité, nous sommes tous interdépendants, car sur les stands, il y a rarement un responsable pour diriger le pas de tir, sauf en match où un arbitre remplit cette fonction. Au minimum, un règlement de sécurité doit être visiblement affiché dans les stands et il convient de le respecter.

Indépendamment des conséquences humaines,
chacun doit comprendre qu’un accident de tir
a toujours des répercussions médiatiques désastreuses.

 

Une attitude responsable

Les contrevenants aux règles de sécurité justifient toujours de l’inconscience de leur attitude en alléguant :

« Mais je sais que mon arme est vide ».

100 % des auteurs d’accidents par arme à feu avaient la même conviction, sinon en lieu et place d’un geste irréfléchi, ce serait de la préméditation et un geste criminel.

 

 

Dans tous les accidents par arme à feu, ce ne sont pas la malchance et la bonne foi qui sont prises en défaut, mais une trop grande confiance en soi résultant souvent d’un manque de modestie de la part de leurs auteurs.

 

EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ:
NE SOYEZ JAMAIS TROP SÛR DE VOUS,
NE SOYEZ JAMAIS TROP SÛR DE NE JAMAIS FAIRE D’ERREURS,
RESTEZ VIGILANTS.

 

Règlement de Sécurité

 

1.    Du domicile au stand, la détente de votre arme doit être munie d’un verrou, rangée dans une mallette et ses munitions à part.

2.    Adoptez des protections oculaires et auditives.

3.    Considérez toujours votre arme comme chargée.

4.    Ne manipulez pas l’arme d’un tireur sans son autorisation.

5.    Au stand, ne vous déplacez pas avec votre arme à la main.

6.    Ne manipulez pas votre arme en dehors du pas de tir.

7.    Gardez toujours le canon de votre arme en direction des cibles.

8.    N’effectuez pas de visées en dehors du pas de tir.

9.    Approvisionnez votre arme à cinq coups maximum.

10.Ne touchez pas à votre arme au pas de tir pendant le contrôle des résultats ou la présence de tireurs aux cibles.

11.Ne faites jamais confiance aux seules sécurités mécaniques de vos armes.

12.Votre arme est assurée quand son barillet est vide et basculé ou sa culasse ouverte, chargeur enlevé, et qu’il n’y a pas de balle engagée dans le canon.

13.Ne tirez pas en avant du pas de tir ou près des cibles.

14.Ne faites jamais le simulacre de viser quelqu’un.

 

 

Pourquoi des règles de sécurité ?

On admet d’autant mieux des règles si les raisons nous sont expliquées.

1. Le déplacement

Le déplacement de l’arme du domicile au stand se fait :

·       Muni de l’autorisation de détention préfectorale valide.

·       Avec la licence fédérale de l’année en cours qui vaut titre de transport légal.

·       L’arme partiellement démontée ou équipée d’un système qui verrouille la détente.

·       Les munitions à part.

Le rangement de vos armes :

Depuis le nouveau décret du 16 décembre 1998, un coffre au domicile est obligatoire et les préfectures réclament la facture d’achat pour attribuer les autorisations de détention ou les renouvellements.
Si vous avez des enfants et que vous prenez soin d’être le seul à garder la clé, c’est une sécurité supplémentaire, de même en empêchant le vol et l’usage ultérieur qui pourrait être fait des armes.

Pour vos nettoyages à domicile, soyez seul dans la pièce, et dans vos manipulations, dirigez le canon dans une direction neutre et autre que vous-même.

2. Adoptez des protections

a) Oculaires

Portez des lunettes de protection.

·       Les amorces des armes à percussion peuvent se fragmenter et projeter des éclats.

·       Les douilles vides, souvent brûlantes, s’éjectent parfois violemment.

·       À la jonction du barillet et du canon, le tonnerre, les revolvers « crachent » souvent des débris de plomb, et les tireurs des postes voisins à droite et à gauche les reçoivent dans la figure.

·       Un pistolet semi-automatique avec une munition chargée trop fort peut laisser échapper par la culasse ouverte, donc vers l’oeil, des débris dangereux.

·       D’autre part les inflammations de poudre noire sont parfois excessives et les risques de brûlures existent. Cette liste d’inconvénients n’est pas limitative.

 

b) Auditives

Utilisez un casque antibruit.

Relativement au bruit, deux paramètres sont à prendre en compte : l’intensité et la durée.

Une exposition prolongée à des bruits de plus de 100 décibels sans protection provoque des lésions auditives irréversibles, au même titre qu’une exposition à des bruits sporadiques d’intensité très élevée comme peuvent l’être les coups de feu des carabines et pistolets, qui atteignent 140 décibels et parfois plus.

Quelques pathologies du système auditif résultant d’excès de bruit et souvent irréversibles :

·       acouphènes (ronflement permanent dans les oreilles),

·       surdité partielle ou totale,

·       hyperacousie (hypersensibilité aux bruits qui sont amplifiés),

·       troubles de l’équilibre, du sommeil.

3. Considérez toujours votre arme comme chargée, donc potentiellement dangereuse

C’est le meilleur moyen pour être sur ses gardes, car l’habitude endort la vigilance. En conséquence:

4. Ne manipulez pas l’arme d’un tireur sans son autorisation

C’est d’abord du savoir-vivre, de la politesse et le propriétaire qui en connaît le mécanisme sait la mettre en sécurité avant de vous la confier. Les accidents arrivent souvent lorsque l’on pense que le mécanisme est bloqué : l’arme est malheureusement approvisionnée et le coup part sans contrôle directionnel.

5. Au stand, ne vous déplacez pas avec votre arme à la main, même vide

Vous devez arriver à l’entraînement au pas de tir ou en match, au contrôle des armes, avec celles-ci dans leur mallette, d’où elles ne sortent que pour être posées sur la tablette de tir ou à disposition de l’arbitre.

Une seule dérogation à cette règle : uniquement au pas de tir, pour passer d’un poste à un autre, l’arme en sécurité est tenue en main verticalement, avec la bouche du canon bien plus haut que la tête du plus grand.

Si vous effectuez un déplacement de cette manière pour ramener ensuite votre mallette et vos accessoires, vous auriez tout aussi bien fait de tout apporter en une fois, arme comprise dans votre mallette bien sûr…

6. Ne manipulez pas votre arme en dehors du pas de tir

Si une intervention est nécessaire sur votre arme pour la remettre en état de fonctionnement, faites-le sur la tablette de tir avec le canon en direction des cibles.

Évidemment, en match, cette intervention a obligatoirement lieu ailleurs pour ne pas déranger les concurrents des postes voisins.
En aucun cas cela doit être fait derrière le pas de tir. À la rigueur, la remise en état peut intervenir dans un local clos prévu à cet effet ou à votre domicile, dans les conditions de sécurité habituelles.

7. Le canon de votre arme doit toujours être en direction des cibles

Pendant que vous occupez un poste au pas de tir, si le canon de votre arme est toujours en direction des cibles, quoiqu’il arrive, il n’y a de danger pour personne.

Attention, les armes de poing, plus courtes donc plus maniables que les carabines, se dépointent plus facilement.

8. Ne faites pas de visées en dehors du pas de tir

En principe, les stands mettent à disposition des tireurs des salles prévues pour l’échauffement dans lesquelles les tireurs peuvent effectuer des visées et des tirs à sec en toute sécurité.

9. Approvisionnez votre arme à cinq coups maximum

C’est peut-être contrariant pour nombre de tireurs qui possèdent des pistolets semi-automatiques aux chargeurs de capacités importantes et variées, mais c’est la réglementation du tir à la cible I.S.S.F., tout simplement parce que les séries se comptabilisent sur cinquante points, soit cinq fois le dix potentiel.

D’autre part il vous sera plus facile de toujours décompter jusqu’à cinq le nombre de coups tirés plutôt qu’un nombre variable.

Cette bonne habitude vous évite de vous laisser surprendre par « l’oubli » d’une balle dans le chargeur, la chambre, le barillet ou le magasin de l’arme que vous utilisez.

Effectivement, si dans une même séance de tir vous utilisez des armes de capacités différentes, il est possible de vous tromper dans votre décompte des coups tirés, alors qu’en approvisionnant à cinq coups, vous limitez sûrement ce risque d’erreur.

10. Ne touchez pas à votre arme au pas de tir pendant le contrôle des résultats ou la présence de tireurs aux cibles

Cette recommandation vaut également pour les munitions dont on ne doit justement pas garnir les chargeurs, pas plus que de régler sa hausse, rien, on ne touche à rien, mieux, on se tient légèrement en retrait du pas de tir.

11. Ne faites jamais confiance aux seules sécurités mécaniques de vos armes

Nos armes, même les plus élaborées, ne sont que des ensembles mécaniques qui peuvent faillir à tout moment. Il n’est pour s’en convaincre que de constater les accidents au quotidien dans l’aviation, le rail, les téléphériques, funiculaires, la route, l’industrie, etc. Les derniers cris de la technologie n’échappent pas aux impondérables.
Tous ces exemples largement médiatisés vous donnent très justement une idée de la confiance très relative que vous devez accorder au matériel, même le plus performant !

Rien ne vaut donc une suite logique de précautions ou d’interventions qui rendent impossible la part dite « du hasard » dont l’implication est rarissime.
Quand on démonte le mécanisme d’un accident, on établit « un arbre des causes » pour exposer des faits qui, pris séparément, ne sont pas obligatoirement déclenchants, c’est leur accumulation qui engendre la catastrophe.

Inversement, en matière de prévention, mieux que d’additionner de nombreuses précautions, choisissez les plus efficaces et faciles à respecter.

Ainsi, lorsque l’essence et le feu ne sont pas dans la même pièce, on diminue notablement les risques d’incendie.

12. Votre arme est assurée quand son barillet est vide et basculé ou sa culasse ouverte, chargeur enlevé, et qu’il n’y a pas de balle engagée dans le canon

Toutes les mécaniques, même les plus élaborées, peuvent faillir. Une paille dans le métal, un ressort fatigué, une pièce anormalement usée provoquent parfois, pas souvent, mais trop souvent quand même, des catastrophes…

13. Ne tirez pas en avant du pas de tir ou près des cibles

Il n’y a pas à tergiverser, la distance prévue pour une discipline est ce qu’elle est, on s’y conforme ou on change de sport. C’est là toute la différence entre le sport et le loisir : en sport il existe des règles qu’il faut respecter.

14. Ne faites jamais le simulacre de viser quelqu’un

Viser quelqu’un se termine souvent en drame et il n’est pas utile d’insister sur les conséquences de tels actes stupides pour comprendre combien ils peuvent bouleverser affectivement et matériellement les familles des auteurs comme des victimes.

 

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