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Les chemins de la réussite, du berceau à l’école

De
208 pages

Les chemins de la réussite scolaire sont nombreux. Ils ne passent pas uniquement par l’école, mais commencent à la maison, et bien avant six ans. Pour s’épanouir en classe, l’enfant doit d’abord être bien avec lui-même, bien dans sa tête et bien avec les autres.

Psychologue scolaire, Jean-Luc Aubert, s’appuie sur des exemples concrets pour répondre aux questions que se posent les parents :

- Comment bien préparer son enfant à réussir ?

- Pourquoi le jeu est-il bénéfique ?

- Comment donner le goût de la lecture ?

- A quel âge doit-il entrer en maternelle ?

- Qu’est-ce qui motive mon enfant ?

- Comment repérer ses malaises, ses angoisses, ses blocages ?

- Comment lui donner envie de progresser ? etc.


Un livre indispensable qui aborde la réussite scolaire sous l’angle plus général du bonheur d’apprendre.

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Introduction
l y a une question légitime que chaque parent I e peut se poser en ce début dexxisiècle : comment préparer mon enfant à réussir à l’école ? Légitime parce que le monde a changé, la société a changé, l’école a changé : il n’est plus, elles ne sont plus ceux de notre enfance. Nos repères sont modiîés, nos objectifs aussi. Dans cet ensemble de référents totalement nouveaux, la question de la réussite scolaire et de sa préparation en est donc une plus que légitime : elle est essentielle. Réussir à l’école est un enjeu peut-être plus grand encore aujourd’hui qu’hier. Plus grand parce que le monde dans lequel nous évoluons et dans lequel nos enfants évolueront plus tard en est un qui demandera de plus en plus de créativité, d’ingéniosité, de capacités d’adaptation. Plus que de muscles, ce monde-là aura besoin de cerveaux. Plus que d’exécutants, il aura besoin de
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Les chemins de la réussite
novateurs, de générateurs d’idées, de concepteurs, d’in-venteurs. Nous en voyons d’ailleurs les prémices dans notre société actuelle. Dans ce contexte, la question du comment préparer l’enfant à réussir en est capitale. Toutefois, qu’on ne se trompe pas : ce livre ne se donne pas pour but de fabriquer des surdoués, des futurs premiers de classe, même si, j’en suis sûr, il y en aura. Il se veut avant tout un livre de raison étayé et éclairé par une solide expérience professionnelle faite de l’ob-servation et de l’examen précis de centaines d’enfants. Parce que, plus que quiconque, je sais qu’un enfant ne réussit bien à l’école que s’il est bien dans sa vie. La vraie réussite scolaire et intellectuelle s’accompagne aussi d’une vraie réussite affective et relationnelle. Vouloir l’une en oubliant les autres serait une grave erreur. Pour tous. Pour l’enfant d’abord, pour les parents ensuite, pour la société enîn. Car – et c’est ma première mise en garde – le forçage intellectuel et scolaire ne fait pas des enfants heureux, épanouis, bien dans leur peau. Ils ne feront pas non plus, ultérieurement, des adultes bien dans leur exis-tence, bien dans leur être. Ils auront peut-être un bon démarrage profession-nel, mais leur ouverture au monde et aux autres sera tellement pauvre qu’ils ne seront pas à même de s’adap-ter, de progresser, d’être sensibles aux changements susceptibles d’arriver, aux idées nouvelles. Leur acquis de départ se révélera, dès lors, vite insufîsant. Sans parler, bien sûr, de leur joie de vivre. En revanche, l’enfant qui aura réussi normalement son cursus scolaire en ayant mis en place de solides
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Introduction
bases affectives, en ayant une bonne aisance relation-nelle, en ayant exercé sa créativité, son imaginaire à travers des jeux, des activités, des relations multiples et saines, celui-là sera armé. Bien avec lui-même, il sera ouvert au monde : non seulement il y aura largement sa place, mais il sera à même de lui apporter ses idées, sa contribution créative. Aujourd’hui, chacun peut l’observer, le même diplôme de départ ne fait pas le même avenir profes-sionnel. Pour une raison simple : celui qui dispose de solides atouts affectifs, humains et relationnels possède un bagage qui va lui permettre d’évoluer, de progresser, de s’adapter. Il faut savoir, en préambule de nos propos, qu’il n’y a pas une ligne de développement de l’enfant, mais plusieurs. C’est Anna Freud, la îlle du fondateur de la psychanalyse, qui, la première, avait mis l’accent sur cet aspect fondamental. On peut ainsi considérer ici qu’il y a une ligne de développement physiologique, une ligne de développe-ment intellectuel et une ligne de développement affec-tif. Il importe qu’elles évoluent globalement en harmo-nie, sans grand déphasage. Il importe de ne pas mettre la charrue avant les bœufs. Faire du forçage intellec-tuel, c’est incontestablement aller dans ce sens. Avec les conséquences que l’on sait. À l’inverse, être attentif à l’enfant, à ses besoins, à ses désirs, à ses questions, à ses inquiétudes, au bon moment, est un gage futur de réussite scolaire et affec-tive. C’est sur ces différents aspects que va se pencher cet ouvrage. C’est aux parents bienveillants et soucieux de l’avenir de leur enfant que je m’adresse.
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Ils apprendront ou redécouvriront comment, par exemple, se met en place la motivation, ce moteur de la démarche intellectuelle. Ils verront en quoi certaines phases du développement de l’enfant sont essentielles pour sa réussite future. On a beaucoup cru jusqu’à aujourd’hui que l’in-telligence était une faculté à part dans le psychisme. Qu’avec elle, tout est possible, que sans elle, rien ne l’est. On verra à quel point ce n’est pas aussi simple. Malheureusement et heureusement. C’est à tous les parents vigilants que ce livre s’adresse. J’insiste : l’adulte qui veut faire de son îls ou de sa îlle une sorte de champion de la réussite scolaire ne trouvera pas ici mon aide. Il m’arrive parfois de rencontrer de ces parents qui se servent de leur enfant pour réparer une blessure narcissique. Ils se servent de leur enfant pour restaurer une image d’eux-mêmes quelque peu dégradée. Ils se servent de lui pour régler des conits qu’ils ont mal négociés. L’enfant devient alors un enfant répara-teur. Il devient surtout une victime. Victime des désirs de l’autre. Je ne serai jamais du côté de ces parents-là. Je suis toujours, dans ma pratique quotidienne, l’avocat de l’enfant. Je le resterai ici. Et, pour paraphraser un titre magistral de Françoise Dolto,je défendrai toujours leur cause. Pourquoi cette mise en garde ? Parce que les adultes – parfois même très informés – sont souvent perplexes face aux problèmes des enfants : n’expri-mant jamais sa difîculté et sa souffrance par des mots, l’enfant le fait à travers son corps, à travers ses gestes. Cette expression est souvent mal interprétée : elle se colore presque toujours d’un jugement à valeur morale.
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Introduction
Les notions de bien et de mal, de gentil et de méchant viennent alors se greffer sur une attitude qui n’est que l’expression d’un malaise. Si ce jugement est négatif, péjoratif, il vient ajouter à la souffrance la notion de culpabilité. On imagine alors aisément dans quel cercle vicieux est engagée la relation… On imagine encore plus facilement que le malaise, loin de se résorber, se renforce et se durcit. Être psychologue spécialiste de l’enfant, c’est être, en premier lieu, celui qui va, avec des mots, dire ce que l’enfant ne peut pas exprimer. Un jour, en consultation, un enfant m’a dit : « Tu es le traducteur des enfants… » Je n’aurais pu mieux dire. Davantage que des conseils, je vais donner des repères, des jalons, des éclairages. Ce livre se veut, avant tout, un livre à penser, à rééchir. Je n’ai pas en tête un enfant modèle. Car l’enfant modèle n’existe pas. Les parents idéaux non plus, d’ailleurs. Et pas davan-tage des psychologues parfaits. Il n’existe que des enfants, et chacun a sa personnalité, son originalité, sa spéciîcité, ses compétences. Au vrai, je vais faire ce que je fais chaque jour avec les parents que je rencontre dans mon travail : je vais expliquer, déculpabiliser, rassurer, dégager des pers-pectives, des modes d’action, en n’oubliant pas celui sur lequel je vais me pencher maintenant : l’enfant. En n’oubliant ni sa réussite… ni son bonheur.
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