Mon guide pour mincir toute seule comme une grande

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Finis les régimes moroses qui dépriment, cet ouvrage donne un coup de frais dans les guides pour aider à mincir !
Des méthodes simples, qui parlent à toutes, avec une bonne dose d’humour pour décomplexer. Des petites astuces, des grands principes, et les bons conseils pour aborder sereinement le challenge de (presque) toutes les femmes : perdre leurs kilos superflus et se sentir mieux dans leur corps.
Publié le : jeudi 10 mars 2016
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782810418374
Nombre de pages : 86
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Introduction
ON NE RIGOLE PAS AVEC ÇA ! Vouloir mincir est une affaire sérieuse. Très sérieuse. Parce que se sentir gros et moche rend malheureux et généralement cette mésestime de soi nous tombe dessus aux moments où nous avons le plus besoin de trouver dans le regard des autres des raisons de nous croire désirable. À l’adolescence, quand les fulgurances hormonales font rêver du sexe opposé alors qu’on a l’impression d’être un boudin-thon-cageot (cocher la bonne réponse) mal dissimulé dans des vêtements si mal choisis qu’on a vraiment l’air d’un boudin-etc. Après l’accouchement, comme si les vergetures, les seins déformés, le ventre mou et les cernes n’étaient pas une publicité suffisante pour la contraception. À la cinquantaine, lorsque les nouveaux kilos (mais c’est quoi ce pneu au-dessus de la ceinture de mon pantalon ?) semblent inexorables, définitifs, annonciateurs funestes d’un enlaidissement programmé des premières bouffées de chaleur à la maison de retraite. Au moins, les hommes ne sont alors pas mieux lotis puisque leur ventre a nettement tendance à s’amplifier juste à l’âge où le batifolage se passe plus souvent dans leur tête que dans leurs corps caverneux, mettant subitement en doute une virilité qu’ils croyaient définitive. Qu’ils se rassurent, les gros peuvent être aimés avec uneIl n’y a pas trente-confiance aveugle. La preuve par le Père Noël. Mais danssix solutions : pour son cas, être gros est une affaire encore plus sérieuse car,peser moins lourd, au désespoir de milliards de petits enfants, sa bedaineil faut accumuler risque de le faire passer directement de vie à trépas (crac,moins de poids et un infarctus !) ou, pire, indirectement, via la caseen perdre plus.* « complications du diabète » ou « séquelles d’unAVC». Bref, mincir est une affaire sérieuse. Et certains l’ont si bien compris que l’amincissement est même devenu un moyen de faire des affaires. Un colossal business pour une poignée de gourous amaigrisseurs qui, s’ils ne savent pas vraiment comment métamorphoser définitivement un boudin en sylphide, ont bien compris comment le faire croire. Et ça marche. La croyance, ou plutôt la crédulité. Mais aussi la métamorphose (pas celle escomptée) car le désir de perdre du poids peut transformer un être doué de raison en idiot décérébré prêt à avaler n’importe quoi. Et malheureusement sans en faire une sylphide. D’où l’idée que le truc qui manque dans toutes ces méthodes de gourous est ce qui n’est pas utilisé, à savoir le cerveau. Il peut servir à s’interroger sur ses buts et les moyens d’y parvenir, à stocker des connaissances (sur la physiologie, l’alimentation, la digestion, etc), à les utiliser à bon escient, à faire le tri entre menteries et vérités, à établir une stratégie pour arriver à ses fins, bref faire tout ce qui est nécessaire pour mincir et changer de silhouette.
Il n’y a pas trente-six solutions : pour peser moins lourd, il faut accumuler moins de poids et en perdre plus. Donc manger moins et éliminer plus. Et aussi faire des trucs avec mes muscles pour redonner une forme présentable à ma silhouette. Rien que d’y penser, je suis déjà épuisée et surtout frustrée d’avance par ce que cela suppose de contraintes et de privations. Or non. Tout est beaucoup plus simple et plaisant si l’on commence toujours par se servir de son cerveau. D’abord réfléchir puis manger et bouger. Et puis, s’il le faut, demander un coup de pouce ou carrément de l’aide à ceux qui peuvent en apporter. Ce petit livre a la prétention de vous démontrer, études scientifiques à l’appui, l’intérêt de ne pas mincir idiot, sans jamais oublier le postulat de base de la neurobiologie : mon cerveau est une grosse feignasse. Et ce n’est pas parce que maigrir est une affaire sérieuse qu’on ne peut pas y trouver prétexte à rigoler.|
*.Les mots soulignés sont expliqués dans le lexique (voir ici).
La meilleure méthode pour changer de ligne : utiliser ses neurones
CHAPITRE 1 ÉTABLIRUNEBONNESTRATÉGIE
MOTIVATIONS ET OBJECTIFS De mes ancêtres troglodytes incapables de survivre à la froidure et à la disette hivernales s’ils n’étaient enrobés de graisse, j’ai hérité une nette propension à faire du lard dès que le thermomètre baisse. Or, contrairement à eux, je ne chasse ni ne cueille mais passe mes journées assise – au bureau, dans les transports, devant la télé et, bien sûr, à table – et j’ai le privilège de
pouvoir manger tant que je veux de janvier à décembre dans toutes ces situations. Année après année, les trois kilos de trop que, dans ma prime jeunesse, une grippe suffisait à éponger sont ainsi devenus dix. Si ce n’est plus. Je préfère ne plus me peser. Résultat, je suis grosse façon Vénus paléolithique de la fécondité et je ne supporte plus de me voir dans la glace. Même de trois quarts face, le ventre rentré en apnée, le cou tendu et une jambe légèrement fléchie afin qu’elle dissimule les capitons de l’autre et les genoux empâtés. Il est temps de faire quelque chose ! Mais quoi ? À l’évidence, le régime du Dr Truc ou du « grand professeur » Machin ne marche pas. Plus un nutritionniste honnête ne croit qu’un régime suffise à perdre du poids durablement, et les solutions pour y parvenir sont aussi nombreuses que les raisons de s’atteler à la tâche. Plutôt que de suivre les diktats d’un gourou amaigrisseur, j’ai décidé de me servir de mes neurones afin de comprendre ce qui me fait grossir ou m’empêche de mincir, et de trouver dans les découvertes récentes les remèdes adaptés à mon corps, à mes objectifs, à ma gourmandise et, surtout, à mon manque de volonté chronique. Pour enfin ne plus me trouver grosse !
TRUC
TRUC
PENSEZ « MOINS DE GAZ ! » Chaque fois qu’une envie de frites me saute à la gorge, pensez à l’agonie des ours blancs sur la banquise fondue. Explication : parce qu’ils mangent plus et ont donc besoin qu’on produise plus pour eux, et parce qu’ils se déplacent plus souvent en (grosse) voiture, les obèses sont plus responsables du réchauffement climatique que les minces. Des chercheurs britanniques l’affirment* après avoir calculé qu’une population comptant 40 % d’individus à l’IMC surdimensionné (comme la Grande-Bretagne en 2010) a besoin de 19 % d’énergie de plus qu’une autre aussi nombreuse mais n’ayant que 3,5 % d’obèses (comme la Grande-Bretagne en 1970). Soit pour un milliard d’obèses sur Terre, un surcroît d’émissions compris entre 0,4 et un milliard de tonnes d’équivalent CO par an. Une tonne supplémentaire par 2 personne obèse ! Pour situer le problème : l’émission d’un Français moyen est de 5 tonnes par an (en cela nous sommes les plus vertueux d’Europe) contre 5,9 pour un Chinois et 16,9 pour un Américain.
*Travaux de P. Edwards et I. Roberts, École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres, publiés dansThe Lanceten 2009.
Peut-être pas si grosse que ça, en réalité Le miroir des cabines d’essayage ment ! Les tailles sous-dimensionnés de plein de marques de jolis vêtements mentent ! Même mon cerveau ment lorsqu’il s’agit d’évaluer mon volume. Alors à quel indicateur abscons inventé par un nutritionniste en mal de nouveauté me vouer ? Mon poids, mon indice de masse corporelle, mon tour de taille et de hanches ? Le pourcentage de graisse de mon corps (si, si, ça s’évalue sans se faire couper en deux) ou l’épaisseur de mes poignées d’amour ? Ma taille de vêtements ou juste ma capacité de séduction ?
MÉMOÀQUELINDICATEURSEFIER?
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