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XYZ. La revue de la nouvelle. No. 124, Hiver 2015

De
93 pages
Pour son numéro d’hiver 2015, année qui marque les 30 ans de la revue, XYZ propose le thème « Séductions » sous la direction de Gaëtan Brulotte. Nous voilà au cœur du monde des désirs et des fantasmes. Conviés au jardin des délices ou à l’enfer du leurre au royaume des amants et du flirt. Mais cela peut être aussi un désir d’un autre ordre, comme celui de l’enfant voulant plaire à ses parents ou celui d’un professeur souhaitant charmer son auditoire. Et bien sûr, ultimement, ce sont des écrivains qui tentent ici de nous séduire. Avec les textes de Jean-Paul Beaumier, Natalie Jean, Bertrand Laverdure, Philippe Mottet, Elsa Pépin, Jérôme Tousignant et Francine Tremblay.


  • Séductions

  • 5. Présentation Gaëtan Brulotte

  • 7. Qui me voit nue Natalie Jean

  • 21. Les papiers-mouchoirs Francine Tremblay

  • 24. Peaux de Lou Elsa Pépin

  • 32. Annexe au rapport de laboratoire Philippe Mottet

  • 36. Séduisez-moi Jean-Paul Beaumier

  • 41. Répliquante France Boisvert

  • 49. Et je volerais en éclats Jérôme Tousignant

  • 54. La maison hantée de Stoneham Bertrand Laverdure


  • Thème libre

  • 61. Un paquebot au milieu des terres Jonathan Custeau

  • 66. Le goût de la fin Luc LaRochelle


  • Hors-frontières

  • 69. Un jour Henry Lawson


  • Comptes rendus

  • 73. La douce cruauté de l’existenceJean-Paul Beaumier, Fais pas cette tête, Montréal, Druide, 2014, 144 p. David Dorais

  • 77. Violence et folieOlivier Demers, Contes violents, Montréal, Triptyque, 2014, 184 p. David Dorais

  • 82. Fenêtres sur des vies qui s’éteignentSylvie Massicotte, Avant d’éteindre, Québec, L’instant même, 2014, 112 p. David Dorais

  • 87. En voulez-vous des histoires ?François Leblanc, Sors de ce corps, Montréal, Triptyque, 2015, 200 p. Nicolas Tremblay

  • 90. L’écriture des corpsClaudine Potvin, Tatouages, Montréal, Lévesque éditeur, coll. « Réverbération », 2014, 134 p. Nicolas Tremblay

  •  

  • 97. Biobibliographies

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Séductions Entre flirt, désir, charme, fantasme, chavirement et mystère
124 HIVER 2015
1985 320015
Fondée en 1985 par Gaëtan Lévesque et Maurice Soudeyns.
La revueXYZse consacre à la nouvelle. On y favorise la création littéraire dans les limites de la prose narrative brève, tout en privilégiant la variété thématique. Ses pages sont ouvertes aussi bien aux auteurs en émer gence qu’aux nouvelliers reconnus.
XYZ. LA REVUE DE LA NOUVELLE 11860, rue Guertin Montréal (Québec) H4J 1V6 Téléphone:514.523.77.72Télécopieur:514.523.77.33 Courriel:info@xyzrevue.comSiteInternet:www.xyzrevue.com
Éditeur :Gaëtan Lévesque Directeur de la rédaction :Nicolas Tremblay Directeur administratif :Jacques Richer Responsable de la section « Intertexte » :Michel Lord
Collectif de rédaction :JeanPaul Beaumier, Bertrand Bergeron, Gaëtan Brulotte, André Carpentier, Christine Champagne, Esther Croft, David Dorais, JeanSébastien Lemieux, Michel Lord, Sylvie Massicotte, Régis Normandeau, Hélène Rioux, Sylvaine Tremblay†.
XYZest une revue trimestrielle subventionnée par le Conseil des arts du Canada (CAC), le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et le ministère du Patrimoine canadien (projet Érudit). XYZ. La revue de la nouvelle est publiée par les Publications Gaëtan LévesqueetestmembredelaSociétédedéveloppementdespériodiques฀culturels฀québécois฀(SODEP) ฀,info@sodep.qc.ca,฀www.sodep.qc.ca.฀ La responsabilité des textes incombe aux auteurs. Toute reproduction est interdite sans autorisation. L’emploi du masculin est fait sans porter préjudice à quiconque.
Conception typographique et mise en pages : Édiscript enr. Impression:ImprimerieGauvin Distribution : Dimedia inc. 539,boul.Lebeau,Saint-Laurent(Québec)H4N1S2Tél.:514.336.39.41 Téléc:.514.331.39.16Courriel:general@dimedia.qc.ca
Dépôt légal : Bibliothèque et Archives Canada et Bibliothèque et Archives nationales฀du฀Québec฀•฀ISSN฀:฀ 0828-5608฀•฀ISBN฀978-2-924343-11-1฀(édio tion numérique n฀ 124)฀ •฀ Envoi฀ de฀ poste-publication฀ ฀enregistrement฀ o n 08870 (novembre 2015)
Droits d’auteur et droits de reproduction Toutes les demandes de reproduction doivent être acheminées à : Copibec฀(reproduction฀papier฀et฀numérique)฀•฀514.288.16.64฀•฀800.717.20.22 licences@copibec.qc.ca
Protocole éditorial XYZ. La revue de la nouvelleprivilégie les nouvelles brèves et inédites. Les nouvelles ne doivent pas compter plus de 5 000 mots. Les textes doivent être présentés à double interligne à raison de 250 mots par page, envoyés en deux exemplaires et accompagnés du formulaire d’inscription, dispo nible dans les pages de la revue, ainsi que d’une courte et sobre note biobibliographique.Lescritèresdesélectionsontfondéssurlaqualitédela langue, le respect du genre et, bien sûr, les qualités littéraires du texte. La décision du comité de lecture est sans appel et les textes ne sont pas retournés. Une nouvelle en thème libre peut être soumise en tout temps. La direction
Sommaire
Séductions  5 Présentation,Gaëtan Brulotte  7 Qui me voit nue,Natalie Jean  21 Les papiers-mouchoirs,Francine Tremblay  24 Peaux de Lou,Elsa Pépin  32 Annexe au rapport de laboratoire,Philippe Mottet  36 Séduisez-moi,JeanPaul Beaumier  41 Répliquante,France Boisvert  49 Et je volerais en éclats,Jérôme Tousignant  54 La maison hantée de Stoneham, Bertrand Laverdure
Thème libre  61 Un paquebot au milieu des terres, Jonathan Custeau  66 Le goût de la fin,Luc LaRochelle
Horsfrontières  69 Un jour,Henry Lawson
Comptes rendus  73 Jean-Paul Beaumier,Fais pas cette tête, David Dorais  77 Olivier Demers,Contes violents,David Dorais  82 Sylvie Massicotte,Avant d’éteindre,David Dorais  87 François Leblanc,Sors de ce corps, Nicolas Tremblay  90 Claudine Potvin,Tatouages,Nicolas Tremblay 97 Biobibliographies
3
Depuis 1985, les meilleurs nouvelliers publient dans
1 an/4 numéros (ttc) INDIVIDU INSTITUTION Canada 35 $ Canada 45 $ ÉtatsUnis 50 $ ÉtatsUnis 60 $ Autres pays 65 $ Autres pays 75 $ 2 ans/8 numéros (ttc) I I NDIVIDU NSTITUTION Canada 65 $ Canada 85 $ ÉtatsUnis 95 $ ÉtatsUnis 115 $ Autres pays 125 $ Autres pays 145 $ 3 ans/12 numéros (ttc) I I NDIVIDU NSTITUTION Canada 90 $ Canada 120 $ ÉtatsUnis 135 $ ÉtatsUnis 165 $ Autres pays 180 $ Autres pays 210 $ Abonnement de soutien annuel : 70 $ ou $ Prix indiqués toutes taxes comprises o o N TPS : 121 138 234 RT0001/N TVQ : 1015413367 TQ0001
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XYZ. La revue de la nouvelle 11860, rue Guertin Montréal (Québec) H4J 1V6 Téléphone:514.523.77.72Télécopieur:514.523.77.33 Courriel : info@xyzrevue.com SiteInternet:www.xyzrevue.com
2 ans/8 numéros o à partir du n
exp.
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Présentation Gaëtan Brulotte
Séductions
ssayonsla Séduction le temps d’un numéro, avec lende-E main si affinités… La séduction : d’actualité, ou à réinven-ter ? Jardin des délices ou enfer du leurre ? Carte de Tendre ou GPS vers l’oreiller ? Voici quelques fragments d’un petit manuel de séduction des temps modernes. Active ou subie, elle apparaît sous divers registres, y compris dans ses effets réciproques comme dans la relation enseignante. Ici, on a souvent le point de vue féminin sur l’approche de l’autre. L’on y voit que la femme actuelle sait conquérir ce qu’elle veut, mais lorsqu’elle tombe sous le charme, elle n’hésite pas à secouer les habitudes et à révolutionner sa vie. Sous son pouvoir, les stéréotypes tombent, des prises de conscience affleurent. Au delà du corps, on constate que l’intelligence, la culture et la personnalité de l’autre sont aussi de puis-sants aimants. Le désir de plaire reste toujours vivant, mais doit redoubler d’ingéniosité pour surmonter l’indifférence à laquelle parfois il se heurte. La séduction recouvre le monde du fantasme et s’enracine loin dans l’enfance. Tantôt une fillette tente de séduire son père, en apprentie du premier pas ; tantôt une tombeuse d’hommes finit par se reconnaître ancrée en profondeur dans un duo amoureux de sa jeunesse. Et puis il y a l’éternelle séduction de l’étrange, l’attirance pour le mystère et les phénomènes inexpliqués. Des exercices de magnétisme aux élans du ravissement, de la séduction involontaire à celle ciblée, des chevronnés de l’envoûtement passent en revue un éventail d’attirances et les émois qu’elles suscitent.
5
Présentement en librairie
ROMANS Marie Auger Carapace
André Carrier honore.com
Andrée Laurier Sans elle
Denyse Delcourt Rouge
ESSAIS Renald Bérubé Brève histoire de la nouvelle (short story) aux ÉtatsUnis
LÉVESQUE ÉDITEUR Courriel : info@levesqueediteur.com Site Internet : www.levesqueediteur.com
MarcAntoine Cyr Malgré les exils multipliés
DISTRIBUTION: DIMEDIA INC. Courriel : general@dimedia.qc.ca Site Internet : www.dimedia.qc.ca
Qui me voit nue Natalie Jean
… il saute d’une façon particulière, semblant s’arrêter un instant, sus-pendu en l’air, au point culminant de son bond. Françoise Reiss,Nijinsky, ou la grâce ier, pour une raison obscure, Patricia s’est arrêtée net au H milieu de la poursuite, Margot lui a foncé dedans et elle est mal tombée : foulure à la cheville. Tout le monde était triste. Margot pleurait, Madame était furieuse, sa voix était d’une douceur terrible : « Que s’est-il passé au juste, Patricia ? » Mon téléphone me réveille, un homme à la voix éteinte… Papa ? Sous le choc de ne pas l’avoir reconnu, je me redresse brusquement. Il dit : « Maëlle, le garde-robe », et il le répète : « Maëlle, le garde-robe. » Il répète tout deux fois, mainte-nant. « Samedi, papa. — Samedi, c’est bon. Samedi, c’est bon, ça. » Je fais mes étirements sur le grand tapis du salon. Au début, on voulait des meubles, mais Julie avait un coffre rempli de tissus, j’ai cousu une tonne de coussins et on aime ça comme ça. OK, maintenant, j’ai faim. Emmitouflée comme une Mongole des plaines de l’Ouz-békistan, je salue Julie avant de sortir. Le téléphone greffé à l’oreille, elle dit à quelqu’un : «Tu vas voir, c’est l’appar-tement devant le grand sapin.» J’ouvre la porte et le grand arbre est là. Ce n’est pas un sapin, c’est une épinette. Ma coloc ne connaît pas ses arbres, c’est une fleur d’asphalte, elle est née en ville et on ne l’a jamais emmenée en forêt ; elle ne s’est jamais baignée dans un lac sauvage, elle n’a jamais dormi à la belle étoile de sa vie. L’escalier donne sur le trottoir salé, incrusté de petites pierres, bordé de neige couleur chocolat au lait gris. Il fait très froid, mais le métro n’est pas loin.7
8
Dans le wagon, il faut prendre son air de transport en commun : tristounet, vaguement boudeur, l’œil absent. Offi-ciellement, tout le monde ne regarde personne, mais assis dans sa poussette, un enfant à la peau de miel attache ses grands yeux noirs aux miens durant tout le trajet.Station, Beaudry, dit la voix de guimauve. Salut, belle petite Majesté ; je me retiens de toutes mes forces pour ne pas l’embrasser. Le flot humain se déverse sur le quai, chacun suit son tracé comme l’eau d’un delta. Moi, je file, me faufile, sors dans le froid, grimpe la côte, ouvre la lourde porte bleue, me catapulte dans l’escalier, le vestiaire, me déshabille en contrô-lant mon souffle et entre d’un pas allongé dans le grand stu-dio… Les yeux de Madame… Les voilà. Elle incline la tête de façon à peine perceptible et m’envoie une bouffée de ten-dresse d’un clignement de paupières. On s’assouplit, toutes nos articulations y passent. Après, on danse. La voix modulée de Madame, son accent chan-tant de Roumanie :Large, le torse ! Prenez! Légers, les bras appui sur l’air !;Je pense à Nijinsky, je me suspends au ciel mon squelette, mes muscles, mes membres, tout m’obéit. Je bondis, soutenue par la musique comme par quelqu’un qui m’aimerait. La classe est terminée. Je rentre à pied par mon circuit personnel qui croise les parcs où la neige citadine est blanche. Marcher donne un rythme aux pensées, je revisite la choré-graphie, chaque mouvement, chaque pas : je la respire. J’arrête à la fruiterie où mon ami me garde les fruits mûrs. La première fois que je suis entrée ici, Firoz faisait le ménage des mangues, il a croisé mon regard, a mis trois mangues dans un sac de papier et me l’a tendu avec un sourire poli. La pre-mière fois, on n’a pas parlé, maintenant, on ditÇa va ? Et toi ?Il me repère aussitôt que j’entre. Firoz est petit, carré, ses cheveux sont noirs et drus, parsemés de gris. Il a quarante ans, mais il fait plus vieux parce que son visage est coupé en deux. La balafre est oblique, elle fend le front, frôle le sourcil et va lui trancher la joue gauche. On pense à une épée de samouraï, mais il est Iranien.Inch Allah, l’œil est sauf.
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