Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 7,00 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

XYZ. La revue de la nouvelle. No. 126, Été 2016

De
94 pages
Vous cherchez une lecture d'été pour vos vacances? C'est facile. Mettez le numéro 126 de la revue XYZ, « Nouvelles d'une plage », dans votre sac de tissu, avec l'huile solaire et le maillot de bain. Onze nouvelles vous raconteront la plage, le soleil, la mer, ses rivages, la faune des baigneurs... Pendant que tout autour piailleront les enfants qui s'éclaboussent, que les corps rôtiront comme des poulets sur la broche, que coulera la sangria, vous vous isolerez sous le parasol, à l'ombre, en compagnie de nos nouvelliers. Vous constaterez avec que la mer est le miroir de nos âmes et qu'elle est le réservoir de notre inconscient. La section « Thème libre » nous fait découvrir Roxanne Lajoie, une nouvelle auteure qui pratique une écriture minimaliste très évocatrice, ainsi que des textes de Jean-Pierre April et Nicolas Tremblay.


  • Nouvelles d’une plage

  • 5. Présentation Jean-Paul Beaumier

  • 7. Au bord de l’autre Gaëtan Brulotte

  • 14. Volatile Antoine Desjardins

  • 18. Le lecteur Emmanuel Bouchard

  • 21. Jamais, au grand jamais Bertrand Bergeron

  • 25. Ressac Véronique Bossé

  • 30. Faune Hélène Rioux

  • 32. Jimmy dort Jean Pierre Girard

  • 35. Le décompte Sylvie Massicotte

  • 39. À cette latitude au solstice d’été Annie Perreault

  • 42. Sous janvier, la plage Christiane Frenette

  • 47. Dénouement Jean-Paul Beaumier


  • Thème libre

  • 55. Deux garnements au salon funéraire Jean-Pierre April

  • 60. Bon voyage Roxanne Lajoie

  • 63. Inefficacité de la guillotine Nicolas Tremblay


  • Hors-frontières

  • 65. La femme du conducteur de bestiaux Henry Lawson, Jean-Marcel Morlat


  • Comptes rendus

  • 77. Dentelles de misèreAnnie Perreault, L’occupation des jours, Montréal, Druide, 2015, 352 p. David Dorais

  • 81. Les grandes aventuresPatrice Franceschi, Première personne du singulier, Paris, Points, 2015, 197 p. David Dorais

  • 84. Parenthèses baroquesLise Gauvin, Parenthèses, Montréal, Lévesque éditeur, coll. « Réverbération », 2015, 126 p. David Dorais

  • 87. Des contes centricoisJean-Pierre April, Méchantes menteries et vérités vraies, Québec, Septentrion, coll. « Hamac », 2015, 166 p. Nicolas Tremblay

  •  

  • 97. Biobibliographies

Voir plus Voir moins
Nouvelles d’une plage À l’écart du tourisme de masse
1 ÉTÉ2016
Fondée en 1985 par Gaëtan Lévesque et Maurice Soudeyns.
La revueXYZse consacre à la nouvelle. On y favorise la création littéraire dans les limites de la prose narrative brève, tout en privilégiant la variété thématique. Ses pages sont ouvertes aussi bien aux auteurs en émer gence qu’aux nouvelliers reconnus.
XYZ. LA REVUE DE LA NOUVELLE 11860, rue Guertin Montréal (Québec) H4J 1V6 Téléphone : 514.523.77.72 Courriel:info@xyzrevue.comSiteInternet:www.xyzrevue.com
Éditeur :Gaëtan Lévesque Directeur de la rédaction :Nicolas Tremblay Directeur administratif :Jacques Richer Responsable de la section « Intertexte » :Michel Lord
Collectif de rédaction :JeanPaul Beaumier, Bertrand Bergeron, Gaëtan Brulotte, André Carpentier, Christine Champagne, Esther Croft, David Dorais, JeanSébastien Lemieux, Michel Lord, Sylvie Massicotte, Régis Normandeau, Hélène Rioux, Sylvaine Tremblay†.
XYZest une revue trimestrielle subventionnée par le Conseil des arts du Canada (CAC), le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et le ministère du Patrimoine canadien (projet Érudit). XYZ. La revue de la nouvelle est publiée par les Publications Gaëtan LévesqueetestmembredelaSociétédedéveloppementdespériodiques฀culturels฀québécois฀(SODEP) ฀,info@sodep.qc.ca ฀,www.sodep.qc.ca ฀. La responsabilité des textes incombe aux auteurs. Toute reproduction est interdite sans autorisation. L’emploi du masculin est fait sans porter préjudice à quiconque.
Conception typographique et mise en pages : Édiscript enr. Impression:ImprimerieGauvin Distribution : Dimedia inc. 539,boul.Lebeau,Saint-Laurent(Québec)H4N1S2Tél:.514.336.39.41 Téléc.:514.331.39.16Courriel:general@dimedia.qc.ca
Dépôt légal : Bibliothèque et Archives Canada et Bibliothèque et Archives nationalesduQuébecISSN:0828-5608ISBN978-2-924343-13-5(édio tion numérique nicationste-publiodeop)6Evn21merttnernesige o n 08870 (mai 2016)
Droits d’auteur et droits de reproduction Toutes les demandes de reproduction doivent être acheminées à : Copibec฀(reproduction฀papier฀et฀numérique)฀•฀514.288.16.64฀•฀800.717.20.22 licences@copibec.qc.ca
Protocole éditorial XYZ. La revue de la nouvelleprivilégie les nouvelles brèves et inédites. Les nouvelles ne doivent pas compter plus de 5 000 mots. Les textes doivent être présentés à double interligne à raison de 250 mots par page, envoyés en deux exemplaires et accompagnés du formulaire d’inscription, dispo nible dans les pages de la revue, ainsi que d’une courte et sobre note biobibliographique.Lescritèresdesélectionsontfondéssurlaqualitédela langue, le respect du genre et, bien sûr, les qualités littéraires du texte. La décision du comité de lecture est sans appel et les textes ne sont pas retournés. Une nouvelle en thème libre peut être soumise en tout temps. La direction
Sommaire
Nouvelles d’une plage  5 Présentation,JeanPaul Beaumier  7 Au bord de l’autre,Gaëtan Brulotte  14 Volatile,Antoine Desjardins  18 Le lecteur,Emmanuel Bouchard  21 Jamais, au grand jamais,Bertrand Bergeron  25 Ressac,Véronique Bossé  30 Faune,Hélène Rioux  32 Jimmy dort,Jean Pierre Girard  35 Le décompte,Sylvie Massicotte  39 À cette latitude au solstice d’été,Annie Perreault  42 Sous janvier, la plage,Christiane Frenette  47 Dénouement,JeanPaul Beaumier
Thème libre  55 Deux garnements au salon funéraire, JeanPierre April  60 Bon voyage,Roxanne Lajoie  63 Inefficacité de la guillotine,Nicolas Tremblay
Horsfrontières  65 La femme du conducteur de bestiaux,Henry Lawson
Comptes rendus  77 Annie Perreault,L’occupation des jours, David Dorais  81 Patrice Franceschi,Première personne du singulier,David Dorais  84 Lise Gauvin,Parenthèses,David Dorais  87 Jean-Pierre April,Méchantes menteries et vérités vraies,Nicolas Tremblay
97 Biobibliographies
3
Depuis 1985, les meilleurs nouvelliers publient dans
1 an/4 numéros (ttc) I I NDIVIDU NSTITUTION Canada 35 $ Canada 45 $ ÉtatsUnis 50 $ ÉtatsUnis 60 $ Autres pays 65 $ Autres pays 75 $ 2 ans/8 numéros (ttc) I I NDIVIDU NSTITUTION Canada 65 $ Canada 85 $ ÉtatsUnis 95 $ ÉtatsUnis 115 $ Autres pays 125 $ Autres pays 145 $ 3 ans/12 numéros (ttc) I I NDIVIDU NSTITUTION Canada 90 $ Canada 120 $ ÉtatsUnis 135 $ ÉtatsUnis 165 $ Autres pays 180 $ Autres pays 210 $ Abonnement de soutien annuel : 70 $ ou $ Prix indiqués toutes taxes comprises o o N TPS : 121 138 234 RT0001/N TVQ : 1015413367 TQ0001
Nom Adresse Ville Téléphone Courriel
Code postal
Je m’abonne pour1 an/4 numéros 3 ans/12 numéros ChèqueMandat postal o N Signature
XYZ. La revue de la nouvelle 11860, rue Guertin Montréal (Québec) H4J 1V6 Téléphone : 514.523.77.72 Courriel : info@xyzrevue.com SiteInternet:www.xyzrevue.com
2 ans/8 numéros o à partir du n
exp.
/
Nouvelles d’une plage
Présentation JeanPaul Beaumier
orsquej’ai proposé ce thème,Nouvelles d’une plage, sans L doute au sortir d’un hiver interminable, le désir d’abolir l’idée même du froid, dedans et dehors, a dû m’effleurer l’es-prit. Comme celui, plus souriant, de faire un clin d’œil à ces autres numéros qui ont fait le bonheur de la revue depuis ses débuts, il y a maintenant plus de trente ans,Nouvelles d’une page. La littérature tient souvent à peu de chose : à la dispa-rition ou à l’ajout d’une seule lettre. Au défi ainsi lancé aux autres membres du comité de la revue et à ceux et celles qui ont accepté l’invitation, je n’irais pas jusqu’à prétendre que je m’attendais à lire des textes « tropicaux » sur un mode ludique, la richesse sémantique du motplagem’étant d’emblée appa-rue plus étendue que je ne l’avais d’abord imaginé. Vous n’avez qu’à penser à la diversité de la faune qu’on retrouve en ces lieux, à la variété des formes et des couleurs qui s’y affichent, aux bouts de tissu qui recouvrent et découvrent tout à la fois d’autres territoires. Pensez à tout ce que la mer rejette sur ses rivages, à tout ce qu’elle éveille dans nos sou-venirs. M’attendais-je pour autant à y trouver autant de… Non, je ne vais pas vous priver de l’étonnement et du plaisir qu’Hélène Rioux et moi avons eus à préparer ce numéro.
5
Présentement en librairie
RÉVERBÉRATION Daniel Castillo Durante Étrangers de A à Z microrécits
LouisPhilippe Hébert James ou Les habits trop amplesdu boa constrictor roman Maurice Soudeyns Taxi ! roman
ClaudeEmmanuelle Yance L’île au Canot roman
RÉFLEXION Jacques Cardinal La part du diable. Le SaintÉliasde Jacques Ferron essai
LÉVESQUE ÉDITEUR Courriel : info@levesqueediteur.com Site Internet : www.levesqueediteur.com
CARNETS D’ÉCRIVAINS
Monique Brillon Carnet d’une méduse
DISTRIBUTION: DIMEDIA INC. Courriel : general@dimedia.qc.ca Site Internet : www.dimedia.qc.ca
Au bord de l’autre Gaëtan Brulotte
There’s a crack, a crack in everything, that’s how the light gets in. Leonard Cohen omméprofesseur invité au bord de la mer à Cocoa Beach N en Floride, près du site de lancement des fusées à Cape Canaveral, j’étais venu enseigner à Brevard College la langue française aux Américains. J’y avais été envoyé en mission officielle par les ministères de l’Éducation et des Relations internationales pour faire connaître l’expertise québécoise dans le domaine. Dès mon arrivée, j’ai loué un appartement meublé sur Ocean Beach Boulevard, assez quelconque même s’il donnait sur l’Atlantique. J’ai eu vite fait de découvrir que d’anciens alcooliques y avaient habité avant moi, et j’ai dû mettre je ne sais combien de sacs-poubelle de bouteilles vides aux ordures. J’ai aussi passé plusieurs jours à nettoyer les lieux car j’avais découvert des crottes de cafard partout dans les placards. Mais après avoir acheté ma première voiture, une vieille berline Ford Taurus grise d’occasion, je me sentais bien établi pour un an. Quand je n’enseignais pas, je m’installais chaque jour en bermuda et tee-shirt, avec mon chapeau de paille blanc à bourdalou bleu et mon ordinateur, à la table de ma terrasse face à la mer et je m’essayais à l’écriture de mon prochain roman. J’allais ainsi réaliser un de mes rêves, qui était de pro-fiter de mes loisirs de solitude réflexive pour saisir la mer, sa vérité, car j’avais toujours cru que le sens de la vie s’y nichait. Mon idée consistait à reconstituer par l’imagination quelques grandes scènes cinématographiques tournées sur des plages et, à partir de ces fragments, à construire par contraste anti-romantique le destin d’une famille courageuse de pêcheurs. Depuis ma tendre enfance, j’étais fasciné par les seuils, et la plage est le seuil par excellence.7
8
Chaque jour ce lieu m’offrait une merveilleuse fête du regard et je me sentais comme un peintre, son chevalet planté dans le sable fin, un parasol au-dessus de la tête, ses cou-leurs et ses pinceaux dans les mains. Je pensais ainsi posséder l’océan sur mon clavier, lettre après lettre. Étant lié à la rentrée des classes, mon séjour coïncidait, par la force des choses, avec la fin de la saison, quand peu à peu la fraîcheur chassait les foules estivales de ce bord de mer. Au fil des mois, il était devenu de plus en plus désert, livré au souffle du vent et aux rêveries de liberté. Seuls quelques jeunes clochards venaient y errer, qu’on appelait desbeach bums, drogués hirsutes, sales, pieds nus, au corps tatoué, à la vie ratée. Le littoral devenait ainsi le refuge d’une humanité primaire peu inspirante pour moi et pour cette rai-son une source inattendue de désillusion. Ceux qui y effec-tuaient des promenades ou des courses de santé au coucher du soleil me laissaient tout aussi froid pour mon projet. De temps à autre, une joggeuse au corps sculpté passait d’un pas rapide et presque sans bruit sur le sable, pendant que d’autres ramassaient des coquillages ou se ressourçaient en méditant devant l’immense étendue maritime. Les fins de semaine, un vendeur de boissons gazeuses et un marchand de glaces s’installaient près de la petite tour du sauveteur de garde à quelques dizaines de mètres de chez moi. La nuit venue, il y avait aussi des couples qui venaient s’y bécoter ou restaient des heures assis à parler et à se taire. Chacun était dans sa bulle de plaisir ou recroquevillé sur sa souffrance intérieure. De mon côté, le matin avant de partir au travail ou en fin de journée au retour, le regard fixé sur l’horizon, je prenais des notes sur les pépites de lumière dans la houle, les narines pleines de sel marin. Ce qui m’intéressait, c’était le début de la mer ou sa fin, non le milieu, c’est-à-dire ce sur quoi tout le monde parmi les locaux disait qu’il n’y avait rien à dire de particulier. Je n’ai jamais eu d’intérêt marqué pour les bateaux ni le yachting, encore moins pour la haute mer. Me retrouver au centre de l’océan, ballotté par la houle et
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin