Manuel phonétique du français parlé. 2. ed., traduite at remaniée par Emmanuel Philipot

De
MANUEL PHONETIQUE DU FRANÇAIS PARLÉ KR. NYROP MANUEL PHONÉTIOî^'^ DU FRANÇAIS PARLE DEUXIEME EDITION TRADUITE ET REMANIÉE PAR EMMANUEL PHILIPOT MAÎTRE DE CONFÉRENCES A L'UNIVERSITÉ DE RENNES COPENHAGUE DET NORDISKE FORLAG ERNST BOJESEN PARISLEIPZIG OTTO HARRASSOWITZ ALPHONSE PICARD & FILS jgQ2 TOUS DROITS RESERVES 4- [À /^ céleste, harmonieux langage, Idiome de l'amour, si doux qu'à le parler Les femmes sur la lèvre en gardent un sourire. (A. DE Musset.) 1I3S COPENHAGUE — IMPRIMERIE GRiEHK PRÉFACE. petit manuel a d'abord été écrit et publié en danois. CommeCE plusieurs collègues étrangers nous ont prié de le rendre accessible à un public plus nombreux, cette deuxième édition paraît en même temps en danois et en français. Pour l'édition française, nous avons eu la bonne fortune de trouver dans notre ami et collègue M. E. Philipot non seulement un traducteur très versé dans les langues Scandinaves, mais aussi un collaborateur pré- cieux. En effet, M. P. ne s'est pas contenté d'une simple traduction du texte danois même avec toutes les améliorations et additions que nous lui avons fournies; descriptions lui ontpartout où nos paru un peu sommaires, il les a élargies et remaniées, et il a introduit et là dans le texte desçà observations dues à ses études personnelles; notons par exemple le renvoi intéressant «Élomire Nous nous faisons un plaisirà hypocondre» au § 57.
Publié le : lundi 1 octobre 2012
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MANUEL PHONETIQUE
DU
FRANÇAIS PARLÉKR. NYROP
MANUEL PHONÉTIOî^'^
DU
FRANÇAIS PARLE
DEUXIEME EDITION
TRADUITE ET REMANIÉE
PAR
EMMANUEL PHILIPOT
MAÎTRE DE CONFÉRENCES A L'UNIVERSITÉ DE RENNES
COPENHAGUE
DET NORDISKE FORLAG
ERNST BOJESEN
PARISLEIPZIG
OTTO HARRASSOWITZ ALPHONSE PICARD & FILS
jgQ2
TOUS DROITS RESERVES 4-
[À /^céleste, harmonieux langage,
Idiome de l'amour, si doux qu'à le parler
Les femmes sur la lèvre en gardent un sourire.
(A. DE Musset.)
1I3S
COPENHAGUE — IMPRIMERIE GRiEHKPRÉFACE.
petit manuel a d'abord été écrit et publié en danois. CommeCE
plusieurs collègues étrangers nous ont prié de le rendre accessible
à un public plus nombreux, cette deuxième édition paraît en même temps
en danois et en français.
Pour l'édition française, nous avons eu la bonne fortune de trouver
dans notre ami et collègue M. E. Philipot non seulement un traducteur
très versé dans les langues Scandinaves, mais aussi un collaborateur pré-
cieux. En effet, M. P. ne s'est pas contenté d'une simple traduction du
texte danois même avec toutes les améliorations et additions que nous lui
avons fournies; descriptions lui ontpartout où nos paru un peu sommaires,
il les a élargies et remaniées, et il a introduit et là dans le texte desçà
observations dues à ses études personnelles; notons par exemple le renvoi
intéressant «Élomire Nous nous faisons un plaisirà hypocondre» au § 57.
et un devoir de signaler aussi, parmi les additions qui lui appartiennent en
propre, quelques nouvelles remarques sur Ve féminin 88 et suiv., §113(§
Rem.) et sur les consonnes et suiv.).doubles 125(§
Cependant, ces remaniements n'ont rien changé au caractère primitif
ni au plan ceuxde notre livre: il s'adresse toujours particulièrement à
pour qui l'étude de la phonétique est un moyen, non pas un but. C'est un
manuel surtout pratique qui se restreint aux questions principales en lais-
sant de côté toutes celles qui n'intéressent que les phonéticiens spécialistes
et qui n'ont aucune utilité pratique; nous avons ainsi passé sous silence
l'existence en tout thé-français d'un b labio-dental qui n'a qu'un intérêt
orique.
grandeIl a à peine dix ans, la phonétique ne jouissait pas d'uney
faveur auprès des professeurs vivantes; heureusement, cet étatde languesVI
exacte de la nature des pho-Que la connaissancede choses a changé.
leur combinaison soit un moyen pédago-leur formation et denèmes, de
vérité presque banale, etc'est maintenant unegique tout à fait excellent,
que la phonétique peut rendrevolontiers les grands serviceson reconnaît
de moyen plus ra-langues En effet, il n'y a pasâ l'enseignement des
plus facile de faire apprendreen même temps plus simple ettionnel, et
d'un phonème inconnu que de lui donneri un étranger la prononciation
^exactes sur le lieu et le mode d'articulationdes notions
méthodique et surveillé donne à l'élève unL'exercice phonétique
de plus en plus grand sur les organes de la parole, tout en dé-empire
finesse de l'ouïe. Ce dernier pointveloppant la souplesse du gosier et la
n'est pas à négliger, car pour bien étudier une langue étrangère il est
indispensable de savoir écouter et observer soi-même. Beaucoup des fines-
ses de la prononciation échappent à l'oreille qui n'est pas suffisamment
exercée; nous avons ainsi souvent rencontré des protestations indignées
quand nous avons fait quelqu'un l'existence dans son parler desobserver à
assimilations que nous avons étudiées Un jour on nous a même§ 156.
répondu: tMais si l'on dit comme ça, c'est un [vizdapronôsjasjo]». Sa-
pienti sat! On est si facilement dupe l'orthographe! Il du restede est
excessivement rare qu'on connaisse sa propre prononciation.
Comme premier appendice nous avons ajouté une orthoépie de la-
quelle nous avons jugé prudent d'exclure la plupart des mots vieillis, sa-
vants et techniques, qui encombrent inutilement le gros ouvrage de Lesaint :
les Français eux-mêmes ne les connaissent guère, et on n'a presque jamais
à s'en servir. Pour les mots admis, nous nous sommes efforcé d'indiquer
la prononciation considérée comme la meilleure par la société cultivée de
Paris et qui n'est pas toujours celle que donnent les dictionnaires; mais
cette tâche a parfois été assez ardue. Il est en effet rare que deux
Français consultés sur quelque mot difficile aient donné la même réponse :
au contraire! Pour osciller, par exemple, un ami nous répond qu'il faut
prononcer [osije] <sans l'ombre d'un doute», tandis qu'un autre proteste
énergiquement «Jamais,
: au grand jamais, je ne mis, même en rêve, de
^ Ces notions peuvent être plus ou moins élémentaires, mais
il faut en tout cas qu'elles
$oi«m exactes et donnent une idée juste de la physiologie du phonème. On trouve encore trop
de descriptions pseudo-scientifiques dans les orthoépies. Nous citons sans commentaire deux
passages qui se trouvent dans un «Traité de prononciation française fondé sur des théories nou-
velles» et publié récemment par M. Albert Liet: «Les consonnes, appelées aussi lettres organiques
parce qu'elles sont prononcées au moyen des organes de la parole »... «Le son voyelle simple
ou son vocal est produit au moyen de la bouche librement ouvene ou avec le desléger secours
orgues de la parole.. Le reste du livre est à l'avenant.

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