Et pourtant je l'aimais - En plein cœur du Gévaudan

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Liana, jeune étudiante mène une vie normale, fort amusante avec les péripéties de son amie nymphomane, jusqu’au jour où plusieurs meurtres sont commis dans la région du Gévaudan qui, d’après les enquêteurs, seraient de simples attaques d’animal sauvage. Sa rencontre avec trois nouveaux arrivants va bouleverser sa vie… Après de nombreuses recherches sur l’histoire de la région et sur la bête du Gévaudan, Céline Thibaut nous livre ce magnifique roman fantastique et d’amour. Car, inutile de se le cacher, la bête du Gévaudan n’est pas un mythe, mais bien une réalité.
Publié le : vendredi 21 février 2014
Lecture(s) : 36
EAN13 : 9782368920596
Nombre de pages : 63
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Et pourtant je l’aimais En plein cœur du Gévaudan Céline Thibaut Éditions L’ivre-Book
À la mémoire de celles et ceux qui ont péri sous les crocs que ce soit de la bête d’Évreux, du Benais, de l’Auxerrois, du Lyonnais, du Gévaudan, de Sarlat, de Veyreau, du Vivarais ou bien encore la bête des Cévennes. À la mémoire de leur famille et de tous ceux qui ont vécu dans la terreur à l’époque de ces animaux hors du commun.
PROLOGUE Une douleur martèle mon genou ensanglanté. Je viens de trébucher sur une branche morte. Une goutte de sueur perle le long de mon visage. Depuis combien de temps je cours comme ça au cœur de cette forêt où règne la pénombre ? Je sors mes mains tremblantes d’un liquide poisseux, certainement un mélange de boue et d'excrément animal. Je reste assise un instant, immobile, les sens aux aguets. Les aurais-je semés ? Se sont-ils seulement aperçus de ma fuite ? Le cœur battant à tout rompre dans ma poitrine, j'ai parfois l'impression qu'il va imploser. Je respire. Je respire de plus en plus calmement, il faut que je me ressaisisse. Il ne manquerait plus que je m'évanouisse au milieu de cet enchevêtrement d'arbres centenaires. Un craquement… Probablement un animal. Je prie pour que ce soit une bête. Chevreuil, sanglier, cerf, peu m'importe, rien ne peut être plus terrifiant que ce qui me poursuit. Je pousse un râle en me relevant. Mes jambes, mes bras, mon dos... tous mes membres me font souffrir, mais il faut que je continue, que je quitte cette forêt le plus vite possible. S'il met la main sur moi, cette fois-ci, c’est sûr, il me tuera ! La seule idée qu'il me retrouve me donne la force de poursuivre ma course. Si je sors indemne de cette aventure, j'aurai des choses incroyables à raconter à mes amies. Je cours comme si j'avais le diable à mes trousses... enfin, disons que je n'en suis pas loin, il pourrait parfaitement endosser le costume du maître des ténèbres. Et pourtant je l'ai tellement aimé… Un autre craquement. J'ai peur, j'ai si peur. Je redouble de vitesse, proche de l’asphyxie, n'arrivant plus à alimenter mes poumons en oxygène. Des larmes me montent aux yeux brouillant ma vue. Instinctivement, je me retourne pour voir si je suis suivie et mes nerfs se détendent en apercevant une biche. Je ris nerveusement. Une simple biche. Tout en soufflant pour évacuer tout ce stress inutile, je me prépare à reprendre ma course lorsqu'une ombre noire surgit devant moi. Je déglutis. L'homme que j'ai tant aimé, mais tellement fui également, se trouve face à moi, me sondant de son regard impénétrable. Un spasme nerveux envahit tout mon corps. Je hurle. Puis c’est le trou noir…
LIANA J'entre dans le coffee shop situé à deux pas de la Fac. Quand je parle de coffee shop, il s’agit ni plus ni moins d’un vulgaire troquet que les étudiants aiment appeler ainsi. Mes deux amies sont déjà présentes et me sourient de concert en me voyant. – Salut les filles ! dis-je en déposant mon sac sur le siège vide à côté du mien. – Salut beauté ! me répond Lexy en affichant un grand sourire pendant que Caroline se contente d'être dans les nuages. Le serveur s'approche de moi. – Un cappuccino, s'il vous plaît. Et pendant qu'il s'éloigne, je me retourne vers mon amie rêveuse. – Un souci, Caroline ? Lexy me regarde comme si je venais de dire une monstruosité. Ses yeux fixés sur moi ont l'air de me dire : « tu t'aventures sur un terrain dangereux, là » ! Elle préfère alors changer de sujet de conversation. – Alors qu'as-tu fait de beau toi pour la dernière soirée de tes vacances ? – Oh ! J’ai lu un bouquin sur les dieux grecs assez intéressant. – Pfff, souffle Caroline, eh bien moi, tout ce que je peux t'enseigner, c'est que Cupidon peut se mettre sa flèche là où je pense ! Lexy et moi nous nous regardons un instant puis je décide de savoir ce qui met mon amie de si mauvaise humeur. – Bon alors Caroline, qu'est-ce qui se passe ? T'as passé une bonne soirée ? Ah oui ! Au fait, t'avais pas un rencard avec un certain Mathieu ? – Alex ! – Oups ! je m'exclame en grimaçant, Mathieu était celui de la dernière fois alors. Lexy explose de rire. – C'est ça marrez-vous ! – Oh ! Allez, Caroline, déride-toi un peu. Bon alors, ça c'est mal passé avec Alex ou je ne sais qui ? – Cinq minutes, s'écrie-t-elle. – De quoi ? demande Lexy en la fixant. – Ça n'a duré que cinq minuscules minutes. À peine il est rentré que paf ! Il a lâché la purée. Pendant que Lexy rigole à pleines dents, je soupire. – Caroline, on déjeune là ! – Ben quoi ? répond-elle, si je ne peux pas en parler à mes amies, à qui je peux me confier, dites-moi ? Je m'apprête à répondre, mais Lexy me devance, elle semble même impatiente de connaître la suite. – Quand tu dis cinq minutes, est-ce que tu comprends les préliminaires ? – Mais bien sûr, même pas le temps de pousser un seul gémissement ! Et pis quel arrogant ce mec, genre « tu vas voir ma poule, j'suis un coup d'enfer »… Eh bien moi, je dis qu'il y a erreur sur la marchandise. Cette fois-ci c'est moi qui éclate de rire. Caroline semble se détendre un peu. – Il était peut-être tout simplement trop excité par une bombe comme toi, poursuit Lexy. Il faut dire qu'en matière de belle fille, Caroline se pose là. Un physique de rêve, des fesses de brésilienne sur de grandes jambes de mannequin et un visage parfait, avec des yeux en amande de couleur bleue et de longs cheveux blonds ondulés. – Mais ce n'est pas une raison, continue Caroline, justement les hommes devraient
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