Nouvelle-Calédonie 2016 Carnet Petit Futé (avec cartes, photos + avis des lecteurs)

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Le carnet de voyage sur la Nouvelle-Calédonie a un format très pratique et une nouvelle maquette faisant la part belle aux photos. Destiné à tous les voyageurs qui partent en courts séjours et recherchent un guide complet au meilleur prix sur la Nouvelle-Calédonie. Il propose surtout des informations culturelles et de découverte : l’essentiel et plus ! Il est le compagnon idéal pour comprendre la Nouvelle-Calédonie et profiter au mieux de son séjour. Vous y retrouverez tous les bons plans pour optimiser votre séjour. Idéal pour le voyageur indépendant mais aussi le voyageur en groupe.
Publié le : mercredi 2 décembre 2015
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Paternité, pas d'utilisation commerciale, partage des conditions initiales à l'identique
EAN13 : 9782746999718
Nombre de pages : 73357
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Table des matières
Bienvenue en Nouvelle Calédonie
DÉCOUVERTE
Les plus de la destination
La destination en bref
La destination en 10 mots-clés
Survol de la destination
Histoire
Population
Arts et culture
Festivités
Cuisine locale
Sports et loisirs
Enfants du pays
NOUVELLE CALÉDONIE
Nouméa
Le grand Sud
La côte Ouest et le Nord
La côte Est
Île des pins
Îles Loyauté
VANUATU
Éfaté
Espiritu Santo
Tanna
Les autres îles
PENSE FUTE
Pense futé
Galerie photos
Galerie cartesBienvenue en Nouvelle Calédonie
Que vous soyez en quête d'une plage déserte où passer des vacances romantiques, d'un
terrain de jeux pour vous essayer aux sports aquatiques, ou d'un endroit qui vous touche et
vous surprenne, la Nouvelle-Calédonie vous comblera. Car l’ailleurs n’est pas ici un vain
mot. Les noms des voisins les plus proches – Papouasie-Nouvelle-Guinée, Vanuatu,
Salomon et Australie – rappellent à chacun qu’il faut encore 24 heures pour changer
d’hémisphère. Mettez donc les horloges à l’heure et laissez faire… Chaleur enivrante,
nonchalance insulaire et couleurs entêtantes rythment la vie sur un « caillou » où l’exotisme
distille ses saveurs à mesure que l’on s’avance. Lagons turquoise, montagnes énigmatiques
et plages sans fin n'auront de cesse de vous émerveiller. Vaste et peu peuplée, en dehors
de Nouméa qui regroupe l’essentiel du monde urbain, la Nouvelle-Calédonie sait ménager
et surprendre ses invités. Vous découvrirez aussi un territoire marquée par une longue
histoire coloniale, pénitentiaire, et minière, accompagnée de multiples vagues d'immigration
qui ont donné naissance à un cocktail dépaysant. Kanaks, Européens, Polynésiens et
Asiatiques vivent ensemble au cœur d’un même archipel où se télescopent, se croisent et
se métissent les références et les mœurs. Chacun est fier de sa culture et de son héritage,
et défend aujourd'hui son patrimoine et ses valeurs.DÉCOUVERTE
DÉCOUVERTE - Baies de Noumea.
© M. Dosdane – NCTPS
Les plus de la destination
Une terre d’aventures
Une terre d’aventures - Petit groupe de visiteurs au volcan Yasur.
© Harold BOGROS
La Calédonie pousse le visiteur à s’aventurer toujours plus loin et suscite les rencontres imprévues ! Sur la côte
Ouest, les cow-boys des ranchs vous conduiront au cœur de la Grande Terre lors d’inoubliables randonnées
́équestres avec en prime, pour les adeptes, la chasse au cerf. Au sud, terre rouge et paysages énigmatiques
rappellent ce que la Nouvelle-Calédonie doit au nickel. La côte est, avec sa végétation tropicale exubérante,
vous entraîne au cœur du pays kanak et de ses traditions. C’est de la Kanaky dont il est question ici. Sur les îles,
les rencontres avec les locaux sont facilitées et les découvertes insolites toujours légion, des vanilleraies de Lifou
aux vestiges du bagne de l’île des Pins.
De belles rencontres en perspective
Faute de flux touristiques significatifs, la Calédonie ne dispose pas toujours de guides formés et peu de circuits
touristiques sont établis. Faites donc votre choix et laissez-vous aller au fil de vos rencontres, dont le sourire et le
dialogue seront les clés. Rendez-vous dans les tribus où les habitants seront généralement disposés à vous
emmener en balade dans des lieux fabuleux. Il est indispensable de faire preuve de respect vis-à-vis de la
coutume et de vos hôtes : on n’entre pas chez les gens sans y avoir été invité. Prenez votre temps pour
découvrir l’autre… C’est aussi une chance de sortir des sentiers battus pour partager quelques trésors insulaires
en compagnie d’une poignée de privilégiés.
L’éternel printemps
Le Caillou jouit d’un climat tropical, tempéré par l’océan et par les alizés de sud-ouest. Un doux climat qui a valu
à la Nouvelle-Calédonie le surnom de l’Ile de l’éternel printemps ! Une expérience dépaysante pour les
métropolitains : venir passer Noël à Nouméa (25 °C en moyenne). Prévoyez donc bermuda ou jupe, tee-shirt et
chemisette sans oublier crème solaire et lunettes de soleil !
Seul au monde
Seul au monde - Ancienne coulée de lave et silhouette du volcan Yasur.
© Harold BOGROS
Un chiffre éloquent, seulement 13,2 habitants au kilomètre carré ! Et plus de la moitié de la population vit à
Nouméa. Presque dix fois moins qu’en France, moins que la Finlande même ! A titre de comparaison, la
Polynésie française compte près de 65 hab./km² et l’île Maurice dépasse les 680 hab./km². Aucun risque donc
d’être les uns sur les autres à la plage : poser sa serviette et s’étendre sur le sable ne relèvent plus de l’exploit, à
raison parfois d’une serviette par plage ( !). Les vendeurs de beignets ne vous manqueront même pas et vous
aurez l’impression d’avoir la Nouvelle-Calédonie juste pour vous…
Des fonds marins exceptionnels
Vous y découvrirez l’un des plus grands lagons du monde mais surtout un récif inscrit sur la prestigieuse liste du
patrimoine mondial de l’UNESCO. Ceinturé d’une barrière de corail de 1 600 km, le lagon abrite une faune et une
flore variées qui raviront les plongeurs et les baigneurs. Vous croiserez peut-être poissons-perroquets,
poissonsclowns, mérous célestes, tortues et raies manta dans ces eaux transparentes dont la température descend
rarement en dessous de 21 °C. En classant 6 sites différents, l’UNESCO a offert un très beau cadeau aux
Calédoniens et les a également chargés d’une grande responsabilité : veiller sur le deuxième ensemble récifal du
monde et le protéger.
La destination en brefLa destination en bref - Pirogue traditionnelle dans la baie d'Oro.
© Author's Image
Les drapeaux
Drapeau français. Trois bandes verticales nées de la réunion en 1794 des couleurs du roi (blanc) et de
la ville de Paris (bleu et rouge). On le considère également comme une composition de couleurs
historiquement fortes : le bleu de Saint Martin, le blanc de Jeanne d’Arc et des Bourbons, et le rouge de
Charlemagne et de Saint Denis.
Drapeau kanak. Trois bandes horizontales, verte (pour la nature), rouge (pour le sang) et bleu (pour
l’horizon où s’unissent ciel et mer). Au centre figure un soleil transpercé de la flèche faîtière (partie la plus
élevée du toit), symbole de la culture et de l’organisation sociale clanique des Kanaks.
Polémique. Depuis la loi votée en juillet 2010, les deux drapeaux sont censés flotter côte à côte. Dans
les faits, toutes les communes ne jouent pas le jeu et cela reste un sujet sensible.
Pays
Nom officiel : Nouvelle-Calédonie.
Capitale : Nouméa.
Superficie : 18 575 km² (espace maritime : 1 740 000 km²).
Langues : français.
PopulationPopulation - La jeunesse calédonienne.
© Author's Image
Nombre d’habitants : 268 767 habitants.
Densité : 13,22 hab./km².
Espérance de vie : 75,9 ans.
Économie
Monnaie : franc pacifique (CFP).
PIB/habitant : 3,4/habitant (en milliers de CFP).
Taux de croissance : + 1,9%.
Décalage horaire
+ 10 heures en hiver métropolitain et + 9 heures en été. C'est-à-dire que quand il est 10h en métropole, il est 19h
ou 20h à Nouméa.
ClimatClimat - Plage de la baie des citrons
© Atamu RAHI – Iconotec
La température moyenne annuelle est de 22,5 °C, avec 18 °C en juillet et 25 °C en février. Le littoral connaît
des températures qui peuvent grimper jusqu’à 33 °C.
L’été austral en saison chaude a lieu de décembre à mars. Ses températures varient entre 25 et 27 °C en
moyenne et sont accompagnées de courtes précipitations tropicales ; un bermuda et un t-shirt ou une chemise à
manches courtes feront l’affaire.
La saison fraîche, ou hiver austral, s’étend d’avril à novembre avec des températures moyennes de 20 à
23 °C.
La destination en 10 mots-clés
Bougna
LE plat traditionnel kanak ! Fruits, légumes, tubercules (taro, igname, manioc) et viande (porc, poisson, crabe,
poulet, langouste ou roussette selon les goûts) sont découpés en rondelles. Le tout est arrosé de lait de coco et
enveloppé dans des feuilles de bananier, puis cuit sous des pierres chaudes, parfois au fond d’un trou creusé
dans la terre ou dans le sable. Les techniques de cuisson différent selon la région. Lorsque le bougna est
préparé à la marmite ou au four à gaz, il est appelé bougna marmite.
Brousse
Nom donné par les Nouméens au reste de la Grande Terre. L’équivalent de la province en métropole. Sa
connotation « sauvage » souligne le sentiment des Nouméens de changer de pays ou presque dès qu’ils
s’aventurent hors de Nouméa le week-end !
Cagou
Le cagou n’est autre que l’emblème de la Nouvelle-Calédonie. Cet oiseau au plumage bleu gris n’a, à première
vue, pas été gâté par la nature : maladroit, trapu, incapable de voler… Il n’en est pas moins chéri des
Calédoniens et jalousement protégé. Et pour cause, vous n’en trouverez nulle part ailleurs ! Espèce d’oiseau peu
fertile (seulement un œuf par nid dans l’année), le cagou est exposé à de nombreux prédateurs, et sa survie est
aujourd’hui menacée. Sa population compte seulement un petit millier de spécimens. Les plus chanceux d’entre
vous en apercevront peut-être dans le parc de la Rivière Bleue. Restez discret et ouvrez l’œil !
Caldoche
Terme désignant la population blanche (européenne et souvent française) implantée depuis plusieurs
générations sur le Caillou. Descendants des premiers colons ou des bagnards, les Caldoches sont souvent des
stockmen en brousse et constituent une communauté travailleuse et tranquille, toujours prête à un petit coup de
chasse ou de pêche.Corail
Le corail est un animal marin (et non un végétal). Il vit en symbiose avec des algues et constitue lui-même son
squelette calcaire. Une barrière de corail de 1 600 km ceinture la Nouvelle-Calédonie. Ce formidable rempart
protège un lagon de 24 000 km², un univers paradisiaque où faune et flore sont à la fois piégées et surveillées :
on parle de communauté corallienne. Les massifs coralliens sont en effet un des biotopes les plus menacés de la
planète. Ils se dégradent rapidement sous l’effet conjugué de certaines activités : surexploitation des ressources,
pêche aux explosifs et au cyanure, pollution de l’eau, réchauffement des mers, commerce du corail. On estime
aujourd’hui que près de 60 % des récifs de corail sont menacés. Le récif calédonien a été ajouté à la liste du
patrimoine naturel mondial de l’UNESCO en 2008.
Coutume
Ce terme difficile à définir est pourtant l’un des éléments centraux de la vie et de l’identité kanak : la coutume
incarne un concept utilisé pour désigner la tradition et la bienséance. Le geste coutumier est un passeport
indispensable à la compréhension de la culture kanak. On dit souvent « faire coutume ». Avant d’entrer dans une
maison inconnue ou de traverser une terre, le visiteur présente le geste coutumier au « petit chef » en disant
quelques mots. Cette offrande, composée d’un morceau de tissu (manou) et d’un billet de banque ou d’un paquet
de tabac, signifie que la personne accueillie respecte ses hôtes. Plus que l’objet, c’est le geste qui compte.
Kanak
eCe terme ( « homme » en hawaïen) était utilisé par les marins du XIX siècle pour désigner indifféremment tous
les peuples autochtones du Pacifique. L’usage de ce mot s’est peu à peu restreint pour ne désigner finalement
que les indigènes de Nouvelle-Calédonie. A partir des années 1970, les indépendantistes ont récupéré le terme,
jusqu’alors péjoratif, pour en faire un symbole de revendication et d’identité culturelle. La blessure de la
colonisation est en effet étroitement liée à l'histoire du Caillou. Le terme « kanak » est aujourd’hui l’emblème de
tout un peuple. « Mélanésiens » est l’autre terme politiquement correct pour désigner les Kanak.
Kava
Boisson originaire du Vanuatu à base des racines d’une variété de poivrier. Doté d’un certain nombre de vertus
(anxiolytiques et antalgiques), le kava est consommé dans les nakamal, lieux de socialisation uniques où les
langues et les cœurs se délient. Après deux ou trois shells, les silences s’étirent au milieu des murmures…
Pétroglyphe
Ces pierres gravées constituent l’un des vestiges préhistoriques les plus poignants de Nouvelle-Calédonie. Les
scientifiques ne sont cependant pas encore parvenus à les dater de façon précise. A ce jour, on recense
350 sites pour plus de 6 000 gravures. Gravés sur des pierres ou des pans de falaises, les motifs symbolisent
essentiellement des cercles concentriques, des spirales, des vagues, des croix ou même parfois des hommes et
des animaux stylisés.
Pilou
Danse kanak, autant exécutée par les femmes que par les hommes. Les manifestations coutumières, comme les
mariages ou les fêtes, sont autant d’occasions de « claquer le pilou ».
Survol de la destinationSurvol de la destination - Baie de Hienghène.
© Maïlys ALBERTO
GéographieGéographie - Activité nocture au volcan de Tanna.
© Maïlys ALBERTO
La Nouvelle-Calédonie, intégrée à l’aire mélanésienne, est située dans le sud-ouest de l’océan Pacifique, à
quelques degrés au nord du tropique du Capricorne. Collectivité française la plus éloignée de la métropole
(19 600 km), cet archipel s’étend sur 18 575 km², formant ainsi le troisième ensemble insulaire du Pacifique
après la Papouasie-Nouvelle-Guinée et la Nouvelle-Zélande. L’île principale, plus communément appelée
Grande Terre, a une dimension de 450 km du nord au sud et de 60 km d’ouest en est. Elle vient s’ajouter aux
îles périphériques situées respectivement au sud (l’île des Pins), à l’est (les îles Loyauté) et au nord (les Bélep).
L’immensité de son espace maritime (1 740 000 km²) et la superficie de son lagon (24 000 km²), le plus vaste du
monde, témoignent encore de l’étendue d’un pays inséré au cœur d’une zone naturelle, économique et politique
éminemment stratégique : le Pacifique.
Climat
Climat - Les enfants du coin se retrouvent au Blue Lagoon.
© Harold BOGROS
La Nouvelle-Calédonie, surnommée l’Île de l’éternel printemps, jouit d’un climat tropical tempéré par l’océan et les
alizés de sud-ouest. Le climat varie cependant selon la région et l’altitude. La température moyenne annuelle
oscille entre 22,5 °C, avec des minimums à 19 °C en juillet, et 26 °C en février. Durant l’été austral, entre
décembre et mars, les températures peuvent grimper sur le littoral jusqu’à 33 °C, accompagnées de brèves
précipitations tropicales. Le thermomètre affiche alors en moyenne entre 25 et 27 °C. La saison fraîche, ou hiver
austral, s’étend d’avril à novembre avec des températures moyennes entre 20 et 23 °C. Les sommets, du fait de
l’humidité et du vent, jouissent de températures plus fraîches.
Environnement
La Nouvelle-Calédonie possède une biodiversité exceptionnelle et un très fort taux d’espèces endémiques,
qu'elles soient animales ou végétales. Une richesse qu'il convient de protéger par rapport aux intérêts
économiques. Sur un plan strictement écologique, l'exploitation minière à ciel ouvert tend à défigurer la nature.
L'extraction d'une tonne de minerai débouche sur l'abandon de deux tonnes et demie de terre et de roches sur
place. La quantité de déchets est donc énorme. Les associations écologistes, les Verts et les chefs kanaks tirent
la sonnette d'alarme : le récit corallien de la Nouvelle-Calédonie souffre du rejet intensif de déchets dans la mer,
sans compter que le risque d'érosion des contreforts montagneux constitue un autre problème réel, accentué par
le passage de cyclones. Sous l'effet des pluies, les éboulis obstruent les cours d'eau, qui sortent de leur lit et
inondent tout sur leur passage. Près de 4 millions de tonnes de métal auraient ainsi déjà été extraites. Un simple
calcul fait entrevoir la quantité de déchets... La loi, promulguée en 1976 et imposant aux sociétés minières de
réhabiliter les sites exploités, est longtemps restée lettre morte. Aujourd'hui, des efforts sont faits en vue de
réhabiliter les anciennes mines et revégétaliser les sites, mais ces mesures ont un coût.
Les lagons au patrimoine mondial de l'UNESCO
Depuis le 8 juillet 2008, une partie des lagons, récifs et mangroves du territoire est inscrite sur la liste du
patrimoine mondial de l'UNESCO. Six sites sont concernés : le Grand Lagon Sud, la Zone côtière Ouest,
les atolls d'Entrecasteaux, les atolls d'Ouvéa et Beautemps-Beaupré, le Grand Lagon Nord et la Zonecôtière Nord et Est. Ces sites sont entourés de « zones tampons », à terre comme en mer, qui
constituent des zones de vigilance et permettent d'en améliorer la préservation.
Faune et Flore
Faune terrestre
La faune de la Nouvelle-Calédonie, particulièrement riche et variée pour le milieu marin, est plus restreinte sur
terre. On pourra citer pêle mêle : le Cagou, le cerf Russa, le corbeau, le crabe de cocotier ou encore le dugong.
Faune des récifs
Le saviez-vous ? Le corail est un animal et non pas un végétal. Les coraux demeurent l’essentiel du paysage
sous-marin. En réalité, ce sont des madrépores qui lentement élaborent des édifices sous-marins. En
NouvelleCalédonie, vous êtes en présence de plusieurs dizaines de spécimens de madrépores distincts. Ils sont
organisés en colonies et vivent en symbiose avec des micro-algues et les zooxanthelles. Ils se reproduisent une
fois par an, quelques nuits après la première pleine lune d’été, souvent entre novembre et janvier.
Mammifères marins
Baleines à bosse – Megaptera novaeangliae. Elles constituent le clou du spectacle maritime en
NouvelleCalédonie, évoluant du canal Woodin à l’île des Pins, au large de Hienghène et Poindimié et autour des îles
Loyauté. Les baleines à bosse présentent une taille respectable de 15 m de longueur et peuvent peser entre
25 et 35 tonnes.
Flore
La flore est très présente et nombreuse en Nouvelle-Calédonie. Voici parmi les plus célèbres.
Araucariacées (Kaori agathis lanceolata). Il s’agit d’arbres spectaculaires dont les troncs atteignent de gros
diamètres. Ce conifère colonise les terrains riches en minéraux. Son bois est résistant, sans nœud et facile à
travailler. Il est employé dans la construction navale.
Niaouli (Melaleuca leucadendron). Partout où le feu a sévi, le niaouli a pris la place des autres espèces. C’est
un arbre caractéristique de la Nouvelle-Calédonie. Aussi appelé « l’arbre à peau », il présente des couches
successives d’écorces qui le rendent très résistant aux flammes.
Pin colonnaire (Araucaria cooki). Il caractérise la Nouvelle-Calédonie.
Histoire
Premiers peuplements
Lors des glaciations, l’Australie, la Nouvelle-Guinée et la Tasmanie ne formaient qu’un seul continent, appelé
Sahul. La Nouvelle-Calédonie émergea de ce continent il y a 100 millions d’années environ. Les premiers
navigateurs quittèrent le continent Sunda, l’actuelle Indonésie, et s’installèrent en Nouvelle-Guinée et en Australie
il y a environ 45 000 ans.
Ils y inventèrent l’horticulture en jardins et domestiquèrent le cochon. A cette époque, le niveau de la mer était
plus bas qu’aujourd’hui d’environ 150 m. A la fin des glaciations, il y a 10 000 ans, le niveau des mers remonta,
dessinant les contours actuels de la Nouvelle-Calédonie. L’île accueillit ses premiers habitants il y a environ
5000 ans : les Austronésiens (nom donné à une vaste famille linguistique à laquelle se rattachent les langues
parlées de Taïwan à Madagascar) s’installèrent dans les îles du Pacifique Sud. C’est de cette période que datent
les pétroglyphes (signes gravés sur la pierre).
Le temps des explorateurs
e A la fin du XV siècle, l’Europe rêve d’un vaste continent : Terra australis. Le Portugais Fernand de Magellan est
le premier à tenter et à boucler le tour du monde à la voile (1519-1521). Découvrant à la pointe sud du continent
américain le détroit qui porte aujourd’hui son nom, il s’aventure sur ce vaste océan qu’il nomme Pacifique, tant
ses eaux lui semblaient calmes. En novembre 1521, il achève son périple aux Moluques (Singapour) et réalise du
même coup la première circumnavigation. La route est désormais ouverte. Un siècle plus tard, en 1616, les
Hollandais Isaac Le Maire et Willem Cornelius Schouten inscrivent également leur nom dans l’Histoire, en évitant
le détroit de Magellan pour franchir un cap auquel ils donneront le nom de leur ville natale : Hoorn. Louis Antoine
e ede Bougainville, un Français, prolonge les grandes expéditions maritimes des XVI et XVII siècles avec son
voyage autour du monde (1766-1769). En route vers la Nouvelle-Hollande (Nouvelle-Zélande), au sud de la
Papouasie-Nouvelle-Guinée, il ne découvrira pas la Nouvelle-Calédonie, qu’il contourne par le nord, mais accoste
à Tahiti qu’il décrit comme un paradis terrestre. Située à l’écart des routes maritimes, la Nouvelle-Calédonie ne
sera localisée que tardivement, deux cents ans après l’Australie. James Cook et Antoine Bruny d’Entrecasteaux
seront les premiers Européens à dresser avec précision les premières cartes de l’île. C’est le 4 septembre
1774 que la vigie du Resolution crie « Terre ! » alors que le navire, commandé par Cook, regagnait la
NouvelleZélande au cours de son second voyage à la recherche de l’hypothétique continent austral. Cook mouille au
nord-est de l’île. Le navigateur nomme les lieux New Caledonia (nom donné par les Romains à l’Ecosse). Il
restera neuf jours à Balade, sur la côte est, nouant des relations cordiales avec les autochtones, avant de se
rendre à l’île des Pins.Installations missionaires et rattachement à la France
En 1840, deux catéchistes samoans de la London Missionary Society débarquent à l’île des Pins. Les
Britanniques, non contents d’imposer leur loi, souhaitent également faire triompher leur dieu. Ils ont ainsi entamé,
edepuis le début du XIX siècle, l’évangélisation d’une Polynésie aux mœurs jugées trop libres… En
NouvelleCalédonie, deux missionnaires polynésiens sont également installés sur la Grande Terre. La conversion au
protestantisme prend bien sur les îles Loyauté. Néanmoins, en 1842, les heurts entre tribus et une épidémie
désastreuse conduisent un chef de clan à éliminer les Blancs, jugés responsables de ces malheurs. Les
habitants des îles Loyauté demeurent aujourd’hui encore majoritairement protestants. Côté catholique,
l’implantation débute à partir de décembre 1843 sous l’influence des pères maristes.
Napoléon III envoie l’amiral Auguste Febvrier-Despointes officialiser le rattachement des îles, jugé effectif à
compter du 24 septembre 1853. Napoléon III cherche en effet des terres destinées à accueillir une nouvelle
colonie pénitentiaire. Il en profite du même coup pour affirmer la présence française dans un océan Pacifique où
l’Union Jack flotte allègrement, comme en Australie et en Nouvelle-Zélande. Tardy de Montravel, pour des
raisons pratiques et stratégiques, crée le fort Constantine (du nom de son bateau) et fonde par la même occasion
Port-de-France, en juin 1854, qui prendra le nom de Nouméa en mars 1866.
La colonisation
L’éloignement, les moustiques et l’hostilité bien compréhensible de certaines tribus kanaks empêchent un essor
rapide de la colonisation, en dépit des incitations administratives. A partir de 1856, ce n’est qu’au rythme de
20 civils par an, et 40 après 1862, que la France prend possession de l’archipel. La population totale est alors
évaluée à 432 Européens. Les Kanaks n’apprécient évidemment pas l’expansion des Européens sur leurs terres,
comme l’attestent les attaques de la mission de Saint-Louis et de la concession du Mont-Dore. Avec l’arrivée du
gouverneur Guillain, et conformément à la loi de 1854 prévoyant l’installation de bagnes dans les colonies, la
France contourne le problème de l’immigration et exile une main-d’œuvre corvéable à merci : les bagnards ! Plus
de 20 000 d’entre eux seront ainsi transportés sur le Caillou.
La colonisation pénale vise donc à peupler et à développer l’archipel. Au bâton, les autorités substituent parfois la
carotte, accordant une concession sur le domaine pénitentiaire (110 000 hectares) aux détenus les plus dociles.
Avec les mariages et le rapprochement des familles, la colonisation pénale constitue donc la principale source de
peuplement européen de l’île. De nombreux Calédoniens descendent de ces « chapeaux de paille ». A partir de
1894, l’île est transformée en colonie d’immigration volontaire ou sous contrat, et l’arrivée des bagnards cesse à
partir de 1897.
Evénements de 1878 à 1940
L’insurrection kanak débute à La Foa et à Boulouparis, sur la côte ouest. De nombreux chefs de tribus,
mécontents de l’extension des terres attribuées aux colons, des ravages causés par le bétail aux cultures
vivrières et du déplacement des populations au sein de réserves, passent à l’attaque. Le 19 juin 1878, un colon
est assassiné, point de départ de la grande révolte kanak. Ataï, chef du village de Kowalé, mènera la rébellion
pendant sept mois autour de la région de La Foa et de Bourail. Le soulèvement entraîne la mort de deux cents
personnes côté français, et près de deux mille Kanaks périssent au cours des combats ou suite à la répression.
Puis la vie reprend son cours jusqu'au début du siècle.
Lors de la Première Guerre mondiale, des Néo-Calédoniens européens et kanaks viennent prêter main-forte aux
Poilus sur le sol français. Deux mille combattants sont ainsi regroupés au sein du bataillon du Pacifique. En 1918,
après l’attaque de Vesles et de Caumont, ils sont cités à l’ordre de l’armée. Le bataillon du Pacifique est reformé
en 1940. La Nouvelle-Calédonie est alors la première colonie à rejoindre la France libre. Cette unité combattante,
formée également de Tahitiens, se couvre de gloire sur tous les fronts.
La présence américaine
En 1940, la Nouvelle-Calédonie, isolée de la métropole et manquant de vivres, se tourne vers l’Australie et la
Nouvelle-Zélande. La population à Nouméa et en brousse est largement favorable à l’appel du général de Gaulle.
Des volontaires s’engagent alors dans le bataillon du Pacifique. L’attaque de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941,
étend la Seconde Guerre mondiale à l’ensemble du Pacifique. En 1942, les Etats-Unis choisissent la
NouvelleCalédonie comme base de la contre-offensive contre le Japon. A partir de 1944, le théâtre des opérations
s’éloigne de la Nouvelle-Calédonie et le départ progressif de l’US Navy est perçu comme la fin d’un certain âge
d'or. Début 1946, il ne reste que quatre mille soldats, affectés aux travaux de récupération et de vente du
matériel. Ambulances, camions, grues et réfrigérateurs sont vendus aux enchères – ou simplement coulés dans
le lagon – et des conserves sont brûlées. C’est la fin d’une époque.
La question de l'indépendance
La loi du 23 juillet 1956 débouche sur une plus grande autonomie pour la Nouvelle-Calédonie. La question de
l’indépendance émerge alors. En 1976, le statut de la Nouvelle-Calédonie évolue. Le haut-commissaire
représente le pouvoir central et assure l’unité nationale. Les autorités locales, représentées par l’Assemblée
territoriale et le Conseil de gouvernement, jouissent de pouvoirs très étendus. En 1978, Jacques Lafleur forme
avec les loyalistes le Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR). Parallèlement, Jean-Marie
Tjibaou s’impose comme la figure de proue du mouvement indépendantiste.
Radicalisation du mouvement indépendantisteEn 1981, le secrétaire général de l’Union calédonienne, Pierre Delercq, est assassiné. La tension politique
s’aggrave. Les indépendantistes accèdent cependant au pouvoir territorial en mars 1982. Jean-Marie Tjibaou est
alors nommé président du Conseil de gouvernement. La crise se prolonge. Le 12 juillet 1983, suite à cette table
ronde, une déclaration officielle avance que le peuple kanak est le « premier occupant du territoire » et qu’il
bénéficie d’un « droit inné et actif à l’indépendance » sur les bases du principe d’autodétermination. Le RPCR
refuse de signer la déclaration. Dès mai 1984, un nouveau statut assure des pouvoirs très étendus au Conseil de
gouvernement. Un comité prépare le scrutin d’autodétermination prévu pour 1989. Les indépendantistes s’y
opposent, et Tjibaou fonde le Front de libération national kanak et socialiste (FLNKS). Les élections territoriales
du 18 novembre 1984 se déroulent dans un climat délétère.
Les accords de Matignon et le référendum de 1988
Le 26 juin 1988, Lafleur et Tjibaou négocient et signent l’accord historique de Matignon, stipulant que le
gouvernement français gère directement les affaires du territoire jusqu’en juillet 1989. Un nouveau statut devra
être entériné lors d’un référendum national suivi dix ans plus tard, en 1998, d’un référendum en
NouvelleCalédonie. Le Premier ministre, Lionel Jospin, inaugure alors le Centre culturel Jean-Marie-Tjibaou le 4 mai
1998, et signe dans la foulée l’accord de Nouméa, qui garantit la « souveraineté partagée » entre l’Etat et le
territoire pour une durée de quinze à vingt ans, à l’issue de laquelle les Calédoniens décideront de leur avenir par
référendum. En novembre 1998, le référendum tant attendu se déroule dans le calme. Le taux de participation
record prouve l’intérêt des Calédoniens pour l’avenir de l’archipel. L’accord de Nouméa est accepté. Le projet de
loi sur l’avenir constitutionnel du territoire est donc adopté en février 1999. Le 28 mai 1999, Jean Lequès est élu
président du premier gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.
La Nouvelle-Calédonie : une POM
L'Accord de Nouméa entérine le nouveau statut de la Nouvelle-Calédonie. Le TOM a donc laissé place
au POM (pays d'outre-mer). Ces modifications d'acronyme traduisent l'autonomie substantielle acquise
désormais par l'archipel. Le POM, doté d'un statut unique et original au sein de la République française,
est ainsi représenté au Parlement national par deux députés et deux sénateurs. L'organisation politique
et les modalités du développement économique et social de l'île sont établies sur une vingtaine d'années.
La loi organique adoptée en 1999 répartit ainsi les compétences entre l'Etat français, la
NouvelleCalédonie, les provinces et les communes.
Population
Démographie
Deux ethnies dominent en Nouvelle-Calédonie. Les Kanak, enracinés depuis des siècles, et les Européens,
présents depuis plus de cinq générations. Les autres ethnies sont de souche plus récente : des Asiatiques
(Indonésiens et Vietnamiens) et des Polynésiens (Wallisiens et Futuniens) arrivés il y a une trentaine d'années.
Langues
Vous n'aurez aucun problème pour discuter avec les Calédoniens. Mais ne soyez pas surpris si l'on vous
propose un coup de pêche ou un coup de fête, ces expressions typiques sont faciles à comprendre et à utiliser !
Le français est la langue officielle et côtoie sans problème les dialectes kanak.
Mode de vie
Le monde kanak a conservé une grande partie de son authenticité et reste très marqué par la « coutume », qui
fonde ses règles sociales et son organisation politique et institutionnelle. Grand Chef, chefs de tribu et chefs de
clan sont les garants de la cohésion sociale. Imparfaitement traduite en français, la notion de chef dans la société
kanak diffère d’une conception strictement hiérarchique. Porte-parole et médiateur en cas de conflit, le chef, s’il
jouit d’un respect certain, ne dispose cependant pas de pouvoirs très étendus. La décision appartient le plus
souvent aux anciens, qui bénéficient d’un très fort rayonnement moral. Le culte des ancêtres illustre bien
l’attachement essentiel des Kanak aux origines et à la filiation. Ce lien fort entretenu avec le passé, censé
garantir l’avenir, se traduit également par un attachement viscéral à la terre, qui cimente l’identité kanak. Issue
d’un ensemble de traditions séculaires, la coutume ou les coutumes (variables selon les régions) se transmettent
de génération en génération. Les rites et les récits mythiques, non écrits, circulent par le biais de la tradition
orale. Contrairement aux idées reçues, la coutume n’est pas immuable et s’adapte aux influences et aux
éléments extérieurs : courants migratoires, évangélisation, modernisation… En revanche, la base fondamentale
demeure identique. La tribu et la famille forment en effet la référence commune hors de laquelle la vie de
l’individu n’a pas de sens. Lors des contacts que vous entretiendrez en Nouvelle-Calédonie, gardez donc à
l’esprit que l’homme dans l’univers kanak n’est rien en dehors du groupe et qu’un groupe ne peut se développer
qu’à partir d’une terre. Etre exclu de l’un ou de l’autre est alors vécu comme un châtiment terrible…
ReligionReligion - Cathédrale Saint-Joseph de Nouméa.
© Author's Image
On peut parler de syncrétisme calédonien dans la mesure où les fidèles locaux mêlent diverses croyances
ancestrales (culte des ancêtres, respect des totems ou observance de tabous) à la pratique religieuse
chrétienne.
L'appartenance religieuse des deux principales ethnies du territoire diffère. Si les Kanak se partagent à égalité
entre protestantisme et catholicisme (les missions protestantes concentrèrent leur évangélisation sur les îles
Loyauté où elles convertirent 70 % de la population), les Européens pratiquants sont en très grande majorité
catholiques. Sur l'ensemble de la population, l'Eglise catholique représente 60 % des fidèles, l'Eglise protestante
30 %, et la communauté musulmane 3 % (en majorité composée d'Indonésiens), le reste étant réparti au sein des
diverses églises évangéliques et sectes.
Arts et culture
ArchitectureArchitecture - Une case traditionnelle du Centre Culturel
© Maïlys ALBERTO
Le paysage architectural calédonien est pour le moins original. En ville de somptueuses maisons coloniales
côtoient de grands immeubles qui sont les marques du rapide développement de la capitale ces dernières
années. En dehors de la ville, on retrouve des cases mélanésiennes traditionnelles (cases avec flèche faîtière et
chambranle) mélangées à des habitats en taule ou en bois. A visiter absolument à Nouméa : la belle réussite du
centre culturel Tjibaou réalisé par Renzo Piano.
Artisanat
Les femmes tressent la feuille de cocotier ou de pandanus pour en faire de jolis paniers ou des nattes, tandis que
les hommes sculptent le bois, la pierre à savon et les produits du lagon (corail noir, oursins, coquillages…). La
Maison des artisans à Nouville en face du Musée maritime, ou la Maison des femmes du côté de la gare
maritime, regroupent plusieurs ateliers. Sinon, vous trouverez sur la côte Est des étals en bord de route
proposant de l'artisanat fait sur place.
Que rapporter de son voyage ?
Des manous colorés (morceaux d'étoffe) qui vous serviront à décorer votre intérieur en rentrant, une
sculpture sur bois mélanésienne ou sur pierre à savon (pensez à bien la protéger dans la valise), des
perles de Tahiti, une fleur de tiaré pour mettre dans les cheveux, du sel aux arômes de Poingam, de la
vanille de Lifou...
Cinéma
Les superbes décors naturels de l’île ont attiré de nombreux réalisateurs. Luc Besson a choisi cet aquarium
grandeur nature pour tourner Atlantis du côté d’Ouvéa. La série Foudre a été tournée sur la côte Est, alors que
l'émission de télé-réalité « Koh Lanta » a choisi les paysages de l'île des Pins et du Grand Nord.
A Nouméa, un multiplexe de douze salles se situe à Port-Moselle et quelques salles sont également accessibles
dans les principales localités de la Grande Terre. Malheureusement, le choix des films reste limité et les sorties
sont décalées de plusieurs mois par rapport à la métropole. A noter : deux initiatives réussies : le festival du film
de La Foa (côte Ouest) qui se tient chaque année fin juin-début juillet (www.festivalcinemalafoa.com), et le
festival Ânûû-rû âboro, « festival des peuples » qui a lieu chaque année en octobre dans plus de dix villages.
DanseLa danse occupe une place essentielle dans le monde kanak. Chaque fête ou changement dans la structure
sociale (naissance d’un enfant de famille prestigieuse, mariage, mort, fin d’une période de deuil, installation d’un
nouveau chef…). Si vous avez la chance de participer à une journée découverte en tribu ou a l'une des
nombreuses fêtes du territoire, vous aurez l’occasion d’admirer des danses traditionnelles. Des troupes basées à
Nouméa se sont exportées à l’international, comme Origin et son spectacle « La Baie des dames » présenté au
festival d’Avignon en 2012. Des troupes comme Posuë et Nyian intègrent des danseurs aux origines multiples et
abordent les thèmes de l’identité et de la diversité culturelle. Le centre culturel Tjibaou a mis en place un festival
de danse annuel, le Waan Danse, qui présente des troupes locales comme internationales, de la danse
traditionnelle au ballet en passant par le jazz et le hip-hop.
Littérature
La tradition orale kanak, dont les récits ont été peu transcrits, explique certainement le faible nombre d’auteurs
mélanésiens.
Musique
La Nouvelle-Calédonie s’illustre par un rythme qui lui est propre : le « kaneka ». Terme issu de la contraction de
« Kadence née du Kanak », il mélange rythmes traditionnels kanak et le reggae. Sur des sons entrainants, les
paroles abordent souvent les questions de l’identité et de la rencontre entre modernité et tradition. Moïse Wadra
ou Gilbert Téin sont reconnus comme les artistes fondateurs du kaneka, mais il existe désormais un nombre
important d'artistes kaneka : Edou, Gulaan, Celenod, Mexen, Atmanox, Gurejele, Boagan…
La scène calédonienne est également influencée par les rythmes tahitiens et wallisiens du fait de l’importance de
ces communautés sur ce territoire. L’abondance des festivals et concerts en Nouvelle-Calédonie reflète
l’importance de la musique dans la culture kanak.
Peinture et arts graphiques
Vous aimez Botero et ses rondeurs ? Vous allez découvrir Michon, personnage haut en couleur, et ses femmes
sensuelles aux poses innocentes. Vous avez rêvé des femmes de Corto Maltese ? Vous les retrouverez ici,
croquées sur le vif, avec les mêmes expressions de femmes des îles. Né en 1926 en pays Goëlo en Bretagne,
Michon, gamin, se nourrit de récits de voyages. Arrivé en Nouvelle-Calédonie à 21 ans avec 19 centimes en
poche, il travaille pour se payer son aller vers Tahiti. Là-bas, il se découvre dessinateur de la vie des îles et
surtout des femmes. Il se marie et devient fonctionnaire de l’Etat, ce qui l’envoie au Cameroun, à Madagascar, à
La Réunion, en Nouvelle-Calédonie et enfin à Wallis. Depuis, remarié à Sutita, il peint et signe de son nouveau
prénom, Soane, l’équivalent de Jean en langue locale. Ses croquis rappellent également la Bretagne et évoquent
son passage en Afrique.
Parmi les enfants du pays qui sont à la mode aujourd'hui on trouve Nicolas Molé et Alan Nogues qui réalisent des
clips, courts-métrages et spectacles en mélangeant culture et techniques visuelles.
Sculpture
Vous remarquerez que sur tout le territoire, les établissements publics comme privés sont décorés de sculptures,
qu'elles soient en bois de gaïac ou de santal, ou en pierre à savon. La sculpture fait partie de l'art traditionnel
mélanésien, on la retrouve à travers les flêches faitières et les chambranles qui ornent les cases. Elle est
essentiellement réservée aux hommes. Marjorie Tiaou, de Tribal Cut (Ouvéa) est aujourd'hui la seule femme
kanak à sculpter.
Théâtre
Malgré la difficulté du théâtre calédonien à s’exporter, nombreux sont les auteurs qui font vivre la production
locale. La vie théâtrale se concentre à Nouméa autour de deux salles. La première, le Théâtre de l'Ile, est située
à Nouville dans un ancien établissement pénitentiaire magnifiquement rénové et propose une bibliothèque qui se
veut un lieu de découverte des œuvres du Pacifique. La seconde, le Théâtre de Poche, est installée faubourg
Blanchot, à proximité du centre-ville. En 2012, la province sud et le Théâtre de l’Ile ont créé le festival Ecrits d’ici
en province sud afin de promouvoir la production locale et permettre aux auteurs calédoniens de présenter leurs
œuvres au public. Les grands noms du théâtre calédonien sont Pierre Gope (Le Cri du désespoir (1997) ou Les
dieux sont borgnes (1999)) originaire de Maré, Régis Vandegou, André Djupa ou encore Nicolas Kurtovitch, qui
abordent les thèmes de la culture et de l'identité.
Festivités
Avril
FÊTE DE L'AVOCAT
TADINE
www.iles-loyaute.com
Fin avril, début mai.
A ne pas manquer si vous êtes sur le Caillou à cette période. L’avocat fait en effet la réputation de Maré dans
toute la Nouvelle-Calédonie.
Mai FÊTE DU DIAHOT
OUEGOA
www.tourismeprovincenord.nc
Mois de mai, week-end de l'Ascension.
Au programme : marché avec des produits vivriers et maraîchers et des plantes ; courses de chevaux ; concours
d'attache de crabes, de tressage de feuilles de cocotier, d'épluchage de cocos, ou encore de lancer d'épervier...
Des activités permettront de découvrir la région : randonnées pédestres, visites touristiques...
Juin
FÊTE DU LAGON
FAYAOUÉ
www.iles-loyaute.com
Début juin.
Au programme : concours de pêche, accueil chez l'habitant, découverte culturelle, dégustation de bec-de-cane,
de mulets, de crabes de palétuvier, de langoustes porcelaine, de bénitiers, ou encore de trocas...
Juillet
FÊTE DU WALEI
FAYAOUÉ
www.iles-loyaute.com
A Ouvéa en Juillet ou Août selon les années.
Souvent appelé « igname sucrée », le waleï pousse essentiellement à Ouvéa et fait la fierté des cultivateurs du
nord de l'île. Danses, chants, concours de bûcherons, ateliers de tressage et de confection du pain « marmite »
rythment cette fête populaire.
MARATHON INTERNATIONAL DE NOUVELLE-CALÉDONIE
NOUMEA
✆ +687 824 503
www.marathon-nouvellecaledonie.com/fr/
noord@hotmail.fr
Fin juillet – début août.
Depuis 33 ans, le marathon a lieu le long des baies de Nouméa. Au programme trois courses : le marathon
international (42 km), le semi-marathon (21 km) et les Foulées de l’amitié (5 km). Des animations sont organisées
pour les spectateurs.
LA TRANSCALÉDONIENNE
✆ +687 274 347
transcal.ile.nc
transcal@mls.nc
Premier week-end de juillet.
C'est un raid de course à pied de deux jours reliant deux villages de Nouvelle-Calédonie. Cet événement offre
aux participants l'opportunité de découvrir non seulement le mode de vie dans les tribus kanak les plus isolées,
mais aussi la flore unique et la faune du Caillou. C'est aussi l'occasion d'un week-end festif avec animations et
vente de produits artisanaux.
Août
GRAND CARNAVAL DE NOUMÉA
Centre-ville
NOUMEA
Fin août.
Chaque année, les curieux se rassemblent pour découvrir les chars et participer à la fête. Le départ est donné de
la place Bir Hakeim et un feu d'artifice est tiré du quai Jules Ferry le soir.
Cuisine localeCuisine locale - Préparation du lap lap à Mallicolo.
© Maïlys ALBERTO
Produits et spécialités
Les spécialités locales. En brousse, la viande de bœuf, de porc et de cerf (qui donne un excellent saucisson)
constitue l’essentiel des produits carnés. L’omniprésence de l’océan a également une incidence bien naturelle
sur la gastronomie locale. Poissons (maï-maï, tazar, tartare de thon…), crustacés et coquillages sont toujours
travaillés avec finesse. Ne quittez pas la Nouvelle-Calédonie sans avoir goûté au crabe de cocotier et essayé un
plateau de fruits de mer. Absolument délicieux ! Les langoustes sont particulièrement appréciées. Elles se
dégustent à toutes les sauces : en mayonnaise, en sashimis, grillée ou en salade. C’est aussi l’occasion de
goûter aux salades tahitiennes gentiment marinées dans le citron et toujours très fraîches. Les plus téméraires
pourront également expérimenter la roussette (chauve-souris au goût de gibier, cuisinée en ragoût), le ver de
Bancoule (gros ver blanc servi croustillant), l’escargot de l’île des Pins (bulime) ou encore les excellentes huîtres
de palétuvier. Côté fruits et légumes, goûtez au squash, aux chouchoutes (cristophines), à la salade de papaye,
au gratin de bananes poingo, et laissez-vous emporter par la frénésie suscitée par l'arrivée des letchis en fin
d'année.
Autre plat typique, emprunté cette fois à la culture kanak, le bougna. La préparation de ce ragoût est longue et
traditionnelle. Il est particulièrement recommandé de le déguster dans les tribus de la Grande Terre et des îles.
Les hommes coupent d’abord le bois, creusent le sable et y allument un feu. De leur côté, les femmes préparent
les ingrédients – légumes, poissons ou viande et igname – qu’elles font cuire dans du lait de coco. Le tout est
regroupé et entouré de feuilles de bananier puis déposé sur les braises que l’on recouvre de terre… ce qui
explique la lenteur de la cuisson. Sur le Caillou comme sur les îles Loyauté, les gîtes de tribus préparent souvent
le bougna sur commande.
Habitudes alimentaires
A Nouméa, vous n’aurez que l’embarras du choix entre les snacks asiatiques (soupes, nems…) et les très
nombreux restaurants aux spécialités françaises et internationales (d’Asie, d’Amérique du Sud et d’Europe). A
savoir également, les Calédoniens sont très friands des barbecues en pleine nature, au camping, chez eux. A
tester ! Les restaurants des grands hôtels de Nouméa proposent des buffets à thème (mélanésien, polynésien,
français) au rapport qualité-prix assez attractif.
Sports et loisirsÉquitation
La Nouvelle-Calédonie est un pays d’éleveurs et, à l’image du Texas et de l’Australie, elle vénère le cheval. Pour
s’en convaincre, rendez-vous seulement à un rodéo lors de l’une des foires organisées toute l’année en brousse
(Foire de Bourail au mois d’août). La côte Ouest, c’est un peu la seconde patrie du cow-boy (stockman) après le
Far West. Des simples balades, avec galop sur la plage pour finir la journée, aux randonnées d’un jour ou plus
dans les montagnes (traversée de la chaîne), en passant par les parcours sportifs, chacun trouvera l’étrier à son
pied
Randonnées
La randonnée en Nouvelle-Calédonie obéit à quelques règles élémentaires : la plupart des sentiers appartiennent
à des clans et la terre coutumière est une terre privée. Alors demandez l’autorisation avant de vous engager ;
généralement, elle vous sera accordée.
Canoë-kayak
Avec le nombre de cours d’eau existant sur la Grande Terre, les férus de canoë-kayak devraient être comblés.
Planche à voile
La Nouvelle-Calédonie compte un champion du monde, Robert Teriitehau, et un vice-champion du monde de
vitesse, Laurent Gaüzère. Comme tous les Calédoniens, c’est à l’anse Vata qu’ils ont fait leurs armes. Exposée
aux alizés dominants, elle est fréquentée toute l’année par les véliplanchistes. Vous pourrez rejoindre les îlots
situés face à Nouméa en planche à voile et dorer tranquillement au soleil.
Plongée sous-marine
Plongée sous-marine - Plongée dans la réserve de Phare Amédée.
© Author's Image
La Nouvelle-Calédonie est un site exceptionnel pour la randonnée palmée et la plongée sous-marine. La
température de l’eau, qui varie de 21 à 28 °C, contribue à créer des conditions idéales pour le développement
des coraux, des coquillages et des poissons. La position de l’archipel dans l’immense espace qui sépare les
plaques indo-australienne et pacifique en fait un champ de recherche inépuisable. Près de 2 000 variétés de
poissons sont ainsi recensées dans la région. Une fois la barrière de corail franchie, vous explorerez les
tombants vertigineux, des grottes et des épaves et croiserez peut-être de gros pélagiques (requins, raies,
barracudas). Les connaisseurs n’oublieront pas d’apporter leur matériel. Les curieux, quant à eux, doivent savoir
qu’il s’agit bien des plus beaux sites de plongée au monde. Aujourd’hui les centres de plongée sont répartis sur
l’ensemble de l’archipel, du nord au sud, et sur les îles. Aucune chance de croiser d’autres plongeurs en
immersion ! Alors laissez-vous tenter et glissez-vous dans l’eau… Vous ne le regretterez pas !
Enfants du paysEnfants du pays - Petit garçon à Yasur.
© Maïlys ALBERTO
Christian Karembeu
Sa mère est originaire de Lifou et il est particulièrement populaire là-bas. Après des débuts remarqués à la
grande époque du FC Nantes où il sera champion en 1995, le Kanak s’envole pour la Sampdoria de Gênes
(1995-1997). De 1997 à 2000, Christian évolue sous le mythique maillot blanc du Real de Madrid où il gagnera
deux fois la Ligue des Champions (1998, 2000). Dans le même temps, il participe à la plus belle épopée de
l’histoire du football français en gagnant la coupe du Monde 1998 et l’Euro 2000. Sa carrière prend fin au SC
Bastia en 2006. Très attaché à ses racines calédoniennes, il organise son jubilé au stade Numa Daly de Nouméa
le 31 mai 2008. Véritable événement populaire ce match de gala a opposé France 98 à une équipe de
footballeurs d’origines océaniennes. Depuis, Christian Karembeu est devenu consultant de luxe pour France
Télévisions.
Antoine Kombouaré
Né en 1963 à Nouméa, ce défenseur du ballon rond débute à Nantes et se fait définitivement connaître du grand
public en 1993 lors d’un match retour mythique en quart de finale de la coupe UEFA opposant le PSG et le Real
Madrid au Parc des Princes. Il réussit à marquer d’une tête surpuissante en pleine lucarne après sept minutes
d’arrêt de jeu et qualifie ainsi le PSG face à l’ogre madrilène. Après avoir joué pour plusieurs clubs (Sion,
Aberdeen), il prend sa retraite et passe ses diplômes d’entraîneur. Il débute sa carrière sur le banc de son club
de cœur, avec l’équipe réserve du PSG (de 1999 à 2003). Il part ensuite pour le RC Strasbourg, mais, malgré
une première saison encourageante (13e), il doit le quitter à la suite de mauvaises performances. Antoine
Kombouaré pose ensuite ses valises à Valenciennes (Ligue 2) en juillet 2005. Champion de deuxième division
dès sa première saison, le club nordiste retrouve les joutes de l’élite avec cet entraîneur qui maintient le club en
première division lors des trois saisons suivantes. Il signe en mai 2009 un contrat de trois ans avec le Paris
Saint-Germain, qui le remercie en décembre 2011. Il est l'entraîneur du RC Lens depuis juillet 2013.
Bernard Berger
Né en 1957 à Nouméa, Bernard Berger, scénariste et dessinateur de bandes dessinées, est le célèbre créateur
de La Brousse en folie, où foisonnent d’amusants personnages : Joinville, par exemple, fonctionnaire venu de la
métropole, qui prétend tout savoir sur tout, et l’Asiatique Tathan, vendeur qui passe son temps à chercher des
acheteurs potentiels. C’est en 1983 que naît La Brousse en folie, dans les premières pages d’un hebdomadaire.
Le premier album est publié un an plus tard. Bernard Berger, membre de l’Association des écrivains de
NouvelleCalédonie, poursuit depuis son irrésistible ascension, publiant un album chaque année et donnant naissance àune société d’édition : La Brousse en folie SARL.
Mamie Fogliani
Très charismatique, Mamie tient un restaurant très couru à Farino. Elle est issue d’une grande famille – quatorze
enfants – de planteurs de café : elle était en dixième position ! Mamie a donc appris très tôt à tenir une maison et
à s’occuper des enfants plus petits. Elle fut mise sur une caisse devant le foyer à l’âge de 9 ans pour faire avec
sa mère son premier ragoût de taros. C’est elle qui a créé le fameux marché de Farino, dont le but est d’aider les
femmes à valoriser les produits du terroir, et la fête du ver de Bancoule.
Robert Teriitehau
Né en 1966 en Nouvelle-Calédonie, ce surfeur d’origine tahitienne a accumulé un palmarès impressionnant.
Plutôt que d’aller à l’école, il préfère s’amuser avec son frère sur la plage de l’anse Vata et apparaît rapidement
comme la gloire locale, vedette d’un tout nouveau sport : le funboard. Repéré, il quitte son île pour l’Europe et
enchaîne les tournois. A sept reprises champion de France, trois fois champion du monde indoor, il voit son
talent consacré à Hawaï par l’obtention du titre de vice-champion du monde de funboard toutes disciplines
confondues.NOUVELLE CALÉDONIE
Nouméa
NOUMÉA
NOUMÉA - Centre de Nouméa
© Petit FutéNOUMÉA - Baie de l'Orphelinat
© Petit FutéNOUMÉA - La marina de Noumea.
© Onfokus – iStockphoto
Lovée au cœur de sept collines et bordée par sept baies, Nouméa bénéficie d’un site exceptionnel.
L’omniprésence du vert et du bleu lagon s’impose. La nature a doté les lieux d’incroyables atouts : criques,
végétation luxuriante (hibiscus, bougainvillées, flamboyants, banians…), reliefs et luminosité unique. En
revanche, les grandes rues perpendiculaires du centre-ville illustrent bien l’absence d’imagination qui a prévalu à
el’édification de la ville au XIX siècle. Le brassage ethnique propre à la capitale lui confère une atmosphère
métissée, et c’est grâce au défilé des robes missions portées par les femmes mélanésiennes que les rues de
Nouméa se dotent chaque jour de couleurs chatoyantes.
Ne boudons donc pas notre plaisir, la douceur de vivre à Nouméa est réelle, et l’existence sous les tropiques
conserve un charme bien particulier. Les sourires, les plages, la baignade ou la promenade en bord de mer, la
générosité du climat, les couchers de soleil, le lagon, les îlots alentour (île aux Canards, îlot Amédée, îlot Ouen),
la vie en chemisette ou en jupe, les bateaux amarrés au port pour vous rendre dans le Sud, sur l’île des Pins et
les îles Loyauté... Nouméa a su se rendre incontournable au fil des ans. La ville concentre près de 65 % de
l’activité économique, regroupe les principales institutions du territoire et rassemble plus de la moitié de la
population de Nouvelle-Calédonie, plus de 99 926 habitants, si l’on englobe la grande banlieue
(www.noumea.nc).
La diversité ethnique reflète bien la mosaïque culturelle de l’archipel. Kanak, Européens, Wallisiens, Indonésiens,
Vietnamiens et Antillais cohabitent au cœur d’une ville qui préfigure sans nul doute l’avenir du Caillou, en quête
d’identité depuis la signature des accords de Nouméa en 1998. Lieu de métissage et d’échanges, la ville offre
également de nombreuses possibilités pour les sportifs, les amateurs de tourisme culturel et les fêtards. Chacun
devrait donc y trouver son compte et jouir des saveurs de l’hémisphère Sud en douceur.
Quartiers
centre-ville
Point de repère idéal pour les voyageurs, la place des Cocotiers constitue le centre de la vieille ville. Longue de
400 m, elle se découpe d’ouest en est, en quatre parties : le square Orly, la place de la Marne, la place Courbet
et la place Feillet. Tout autour, de grandes artères tracées à l’équerre accueillent boutiques, banques et agences
de tourisme. En quittant la place des Cocotiers en direction du sud, entre l’avenue de la Victoire et la rue de
Verdun, vous traversez le quartier asiatique. Petites échoppes de tissus fleuris, curios (bazars à souvenirs) et
snacks bon marché s’y côtoient. Un peu plus loin, l’avenue de la Victoire marque l’entrée du Quartier latin, l’un
des plus anciens de Nouméa. Ses bâtiments coloniaux et ses restaurants, lui confèrent un certain charme. De là,
le marché couvert n’est plus très loin. Tous les matins, produits frais et marchandises en tout genre s’accumulent
sur les étals des forains. Une fois sur place, vous êtes au Port Moselle. Sa marina abrite les bateaux des
́Nouméens, ainsi que les chalets en bois des agences de loisirs nautiques.
Baie des Citrons – Anse Vata
Baie des Citrons – Anse Vata - L'Anse Vata vue depuis le Ouen Toro
© Maïlys ALBERTO
Baie des Citrons – Anse Vata. Depuis le centre-ville, comptez 45 minutes à pied ou 10 à 20 minutes en voiture
en fonction du trafic. Empruntez l’avenue Georges Clemenceau, puis remontez l’avenue Charles De Gaulle.
N’hésitez pas à effectuer un arrêt dans la jolie baie de l’Orphelinat. Véritable centre touristique, ce quartier a fait
le bonheur des promoteurs immobiliers et n’a plus rien à envier aux paysages de la Côte d’Azur. Au-delà des
considérations d’ordre esthétique, il faut avouer que les plages de ces deux baies prêtent à la détente. Les
amateurs de farniente s’autorisent une pause sur la plage familiale de la « BD », quant aux véliplanchistes, ils
rident le long de l’anse Vata. Les nombreux établissements qui bordent la Promenade Roger Laroque, depuis la
pointe Chaleix jusqu’à la pointe Magnin, s’animent à l’heure où le centre-ville se vide, lorsque le soleil décline.
Restaurants, bars et discothèques attirent les noctambules. L’anse Vata accueille deux casinos et les plus grands
complexes hôteliers de Nouméa.
Autres quartiersAutres quartiers - Voiliers dans la baie de l'Orphelinat.
© Author's Image
En dehors du centre-ville et des baies, les quartiers de Nouméa sont surtout résidentiels et peu animés, mais
vous y trouverez des bonnes adresses, moins connues, mais tout aussi agréables.
Nouville
La péninsule de Nouville, animée en semaine par les étudiants, se remplit de nouméens le week-end venu, qui y
viennent pour profiter de la plage et de la tranquilité du lieux. Vous y trouverez de beaux points de vue sur la
grande terre et les îlots, ainsi que des lieux clés de l'histoire de la Nouvelle-Calédonie.
Ouémo
Ce quartier résidentiel prend des airs de Californie avec ses maisons alignés et jardins parfaitement tondus.
Vous pourrez y trouver des galeries d'art ou admirer la vue sur le Mont-Dore depuis les canons. Une balade dans
la mangrove vous permettra de découvrir cet écosystème particulier.
Ducos
Si cette zone industrielle ne présente aucun charme, vous y trouverez toutes les grandes surfaces dont vous
avez besoin.
À voir – À faire
centre-ville
ARTE BELLO
30 rue Auguste Brun
Quartier Latin
✆ +687 253 100
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h et le samedi de 9h à 12h.
Une galerie incontournable à Nouméa pour découvrir Soané Michon, artiste calédonien connu pour ses portraits
de vahinés qui a partagé sa vie entre le Caillou, Tahiti et Wallis et Futuna, et les peintres du moment.
BIBLIOTHÈQUE BERNHEIM
41 avenue du Maréchal-Foch
BP G 1
✆ +687 242 090
www.bernheim.nc
bernheim@bernheim.nc
Ouvert les mardis, jeudis et vendredis de 11h à 16h30, le mercredi de 9h à 17h30 et le samedi de 9h à 16h.
300 CFP pour une carte journalière, 1 200 CFP pour 3 mois, 3 500 CFP pour un an et 100 CFP pour les moins
de 18 ans.
Lucien Bernheim, riche propriétaire minier, a fait don à l’administration coloniale en 1901 d’une forte sommed’argent destinée à la construction d'une bibliothèque. Bâti sur le modèle colonial de l’époque, à l’image des
pavillons de l’Exposition universelle de Paris en 1900, l’édifice constitue l’un des témoignages architecturaux les
plus éloquents de Nouméa. Entre ses murs, sont regroupés 700 000 volumes, dont une grande partie traite de la
Nouvelle-Calédonie et du Pacifique. Les chercheurs ont également à disposition la collection de l’ensemble des
journaux publics du territoire. Accès Internet.
tjakaranda le 02/12/2009
Lieu historique dans Nouméa, avec une architecture vraiment intéressante, une bonne collection BD et un jardin
plutôt vivant. Un petit détour dans la salle Eiffel (du nom de son constructeur) vaut le coup d'œil.
CATHÉDRALE SAINT-JOSEPH
3 rue Frédéric-Surleau
BP 170
✆ +687 279 173
cathedrale@ddec.nc
Offices le samedi à 14h avec le sacrement du pardon et à 15h avec la messe anticipée, le dimanche à 6h, 9h et
18h30, et en semaine à 6h et 18h.
C'est un bagnard qui dessina les plans de l'édifice construit en 1888 sur les hauteurs de la ville. Les tours
n’étaient pas encore achevées lors de sa consécration en juin 1894. En levant la tête vers la façade, vous verrez
une statue de 2 m représentant Notre-Dame-des-Flots, offerte par les marins de la Marine marchande
calédonienne. Les deux tours de 25 m sont dotées d’horloges de 2 m de diamètre. Une fois à l’intérieur,
examinez les grands bénitiers insérés dans le narthex. Sur votre droite un escalier mène au clocher. Le bourdon
porte les armes du pape Léon XII. La tribune, quant à elle, surplombe le porche d’entrée et repose sur deux
colonnes de tamanou taillées dans le même arbre. Les grandes orgues comptent environ 600 tuyaux. Au
plafond, notez le lustre en feuilles de nickel. L’autel – devant vous – a fait un séjour à l’église de Saint-Louis et le
lutrin en kohu (nom du bois) a également fait escale dans l’église des Déportés d’Uro sur l’île des Pins.
DZ GALERIE
27 boulevard Extérieur
Faubourg Blanchot
✆ +687 241 385
www.dz-galerie.com
didierzanettegalerie@gmail.com
Ouvert du lundi au samedi de 8h à 12h et de 14h à 18h.
Chez DZ galerie règne une atmosphère « retour de voyage », ici et là sont posés les objets collectés à travers les
Mers du Sud, essentiellement en Papouasie, au Vanuatu, aux îles Salomon ou encore en Indonésie. Leur point
commun, chaque pièce est unique, a un vécu et une esthétique aboutie. Sur les cimaises les toiles aborigènes
attirent le regard par leur extraordinaire composition et leurs couleurs captivantes, aucune ne laisse indifférent,
jamais un art ancestral n’a été si contemporain….
Passionné d’art océanien et de peinture, Didier Zanette, photographe lui-même à ses heures, a ouvert sa
première galerie à Nouméa en 2003. Depuis, il sillonne la région du Pacifique sud, collectant objets et peintures
et tissant des relations profondes et durables avec les artistes ou les populations qu’il rencontre. Mais son goût
pour les arts océaniens, d’Insulinde et de l’Australie aborigène est tel qu’il s’est efforcé très tôt de le partager
avec d’autres, collectionneurs avertis, débutants ou simples amateurs, multipliant publications et expositions à
Nouméa d’abord, puis à Nice, où il a ouvert une seconde galerie en 2011, la galerie Lapita
(www.galerielapita.com) et en 2014 à Paris au 18, rue Dauphine 75006.
MÉMORIAL AMÉRICAIN
Près du marché et de Port Moselle
Avenue du Maréchal-Foch
Ce monument, érigé en 1992, commémore le cinquantième anniversaire de l’arrivée des 20 000 premiers soldats
américains à Nouméa le 12 mars 1942 (près d’un million d’Américains transitèrent sur le Caillou). La
NouvelleCalédonie constitua en effet l’une des bases stratégiques de l’armée américaine lors de la guerre du Pacifique
contre le Japon.
MUSÉE DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE
14 avenue Paul-Doumer
✆ +687 274 870
Demi-lune en face de l'Institut Pasteur.
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 17h et le samedi de 9h à 13h et de 14h à 17h. Fermé les jours fériés.
200 CFP par adulte, 100 CFP pour les étudiants et seniors et 50 CFP pour les 12 à 18 ans et gratuit pour les
moins de 12 ans.
A l'occasion des 73 ans du ralliement de la Nouvelle-Calédonie aux Forces françaises libres, un nouveau musée
voit le jour à Nouméa le 19 septembre 2013. La Province Sud et la mairie de la ville se sont associées pour créer
le musée de la Seconde Guerre mondiale, construit dans une ancienne demi-lune américaine située en plein
centre-ville. C'est l'occasion de découvrir une période de l'histoire calédonienne qui a considérablement changéle visage du pays et marqué les mentalités.
MUSÉE DE LA VILLE
39 rue Jean Jaurès
Place des Cocotiers
✆ +687 262 805
www.noumea.nc/musee-de-la-ville
mairie.musee@ville-noumea.nc
A l’angle de la rue Jean-Jaurès et de l’avenue Foch.
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 17h et le samedi de 9h à 13h et de 14h à 17h (de mars à mi-décembre).
200 CFP pour les adultes, 100 CFP pour les séniors et les étudiants, 50 CFP pour les 12-18 ans et gratuit pour
les moins de 12 ans et les personnes handicapées. Audioguide mis à disposition à l'entrée du musée.
Une visite conseillée à votre arrivée sur le Caillou ! Dans cette belle demeure coloniale, vous découvrirez un
musée qui vous permettra de mieux comprendre la Nouvelle-Calédonie d'aujourd'hui. Vous appréhenderez
l'Histoire de Nouméa et de sa population, avec ses vagues d’immigration successives : colons, bagnards,
Asiatiques… ainsi que les tournants historiques et politiques qu'a connus le territoire (le boom du nickel, la
Grande Guerre, le débarquement américain…). Une fois la visite terminée, vous pourrez flâner dans les jardins
du Musée situés derrière la véranda.
Charles0512 le 26/12/2013
J'ai été très déçu par le musée de la Nouvelle Calédonie qui est en fait un musée des cultures kanaks et
Océaniennes. Au contraire le musée de la Ville raconte à la fois l'histoire de cette terre et de sa
population avant l'arrivée des Européens et la colonisation Européenne sans compromission mais sans
flagellation non plus (je suis fatigué des flagellations). Une partie est consacrée à l'exploitation du nickel
et comment peut-on parler de ce pays sans évoquer la SLN....Très intéressante, la part consacré aux
èmeAméricains qui durant la 2 WW ont fait de la Nouvelle Calédonie, la 1ère base US du Pacifique. Ils ont
construit routes, aérodromes, hôpitaux, vacciné, asséché des marais, combattu les moustiques, employé et
enrichi tout le monde, caldoches et kanaks avant d'être mis dehors par De Gaulle (pas vraiment une
réussite), une œuvre stupéfiante et méconnue, accomplie en seulement quelques années. On en parle nulle
part ailleurs. Ce musée est à voir absolument.
MUSÉE DE NOUVELLE-CALÉDONIE
45 avenue du Maréchal-Foch
Quartier latin
✆ +687 272 342
www.museenouvellecaledonie.nc
smp@gouv.nc
Face à la baie de la Moselle, près de la grande poste de Nouméa.
Ouvert de 9h à 11h30 et de 12h15 à 16h30, sauf mardi et jours fériés. Adultes 200 CFP, enfants et étudiants
50 CFP, gratuit pour les moins de 12 ans.
Le Musée de Nouvelle-Calédonie se consacre entièrement aux traditions océaniennes et mélanésiennes. Les
eplus anciennes collections du musée datent de la seconde moitié du XIX siècle. Pièces disparues de la vie
quotidienne ou encore en circulation s'y côtoient. Le rez-de-chaussée est dédié aux objets kanak. Vous y
découvrirez des sculptures de la Grande Case, des objets liés à la coutume ou encore aux rituels. La
« monnaie » kanak, signe de pacte et d’alliance (décès, mariage, etc..), est largement représentée. Parfois
précieuse, elle est en général composée d’un chapelet de petites perles en os, de nacres et de coquillages. Les
poils de roussette et les os sculptés symbolisent le pouvoir. Cette monnaie, qui n’a cours que sur la Grande
Terre, est précieusement conservée dans un sachet en étoffe végétale. Vous admirerez au passage des
cassetête en bois de gaïac, des totems et des masques. La mezzanine est plus généralement consacrée aux objets
traditionnels du Pacifique Sud (Vanuatu, îles Salomon, Fidji, Papouasie, Nouvelle-Guinée…).
naelle987 le 02/09/2010
Très mal reçu , on avait l'impression de déranger ... heureusement que l'exposition était un peu
près intéressante ... un sourire et un peu de gentillesse ce n'est pas bien compliqué ...
TEMPLE DE L'ÉGLISE ÉVANGÉLIQUE
3 boulevard Vauban
Centre-ville
✆ +687 272 962
Ce temple protestant date de 1892 et domine la rue de l’Alma. Les boiseries en tamanou et le plafond réalisé par
les bagnards attirent l’attention.
Baie des Citrons – Anse Vata AQUARIUM DES LAGONS
61 promenade Roger-Laroque
Anse Vata
✆ +687 262 731
www.aquarium.nc
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 17h. Tarifs adulte 1 000 CFP et enfant 500 CFP.
Ce sublime aquarium de 500 000 litres d'eau reproduit le fragile écosystème sous-marin de Calédonie. Au fil de
l’eau, les visiteurs déambulent d’une salle à l’autre et s’émerveillent devant la beauté des couleurs et des formes
de la faune marine. A chaque salle son thème, avec ses explications et ses fiches pédagogiques. Après avoir
quitté le monde terrestre en franchissant une cascade d’eau glissant sur la façade vitrée du bâtiment, vous
découvrez le spectacle des lacs et rivières des eaux intérieures. Puis, vous poursuivez la descente vers la côte
pour atteindre la mangrove et enfin admirer les récifs du lagon avant de plonger dans les mers profondes avec
les requins. Des animations sont organisées les après-midis : nourrissage des poissons, rencontre avec les
animaux du platier et animation sur les tortues marines.
fredjo le 14/03/2013
L'aquarium c'est trop net en plus "comme les poisson son super mignon" En faite je l'adore
car elle reflette notre trés trés beau LAGON et sa FAUNE.
burndfr le 21/06/2011
Un aquarium aux dimensions humaines, où des spécimens de toutes sortes se partagent les bassins
magnifiques. Les coraux fluorescents sont exceptionnels, meme si toutes les autres espèces sont visibles dans
leur habitat naturel dans le lagon (plus difficilement certes, mais plus sympa !)
toulouse1234 le 05/01/2011
Le prix d'entrée est un petit 1000 XPF (si vous pouvez vous procurer un laissez-passer annuel pour
4000), et bien que l'aquarium est assez petit, il est rempli avec de grandes démonstrations. Si vous
prenez votre temps, vous pouvez passer une heure pour passer à travers le bâtiment. Nous avons été à
plusieurs grands aquariums et célèbres, dont Kelly Tarlton's, de Londres et de Sydney Aquarium, et
devrait donner la préférence Nouméa. L'affiche de corail sont superbes et les variétés de poissons et de
créatures de la mer est assez impressionnant. Le fait que tout ce qu'il se trouve à l'intérieur du
lagon de Nouvelle-Calédonie est plutôt cool aussi, comme vous pouvez le chercher après quand vous allez sur
une tournée avec tuba (Aquanature est grand !). Si la visite de Nouméa n'oubliez pas de visiter
l'aquarium.
marion30 le 14/11/2010
Très bel aquarium. De très beau spécimen ! ! ! Même si le tour ce fait rapidement on ressort émerveiller.
Autres quartiers
BAGNE DE NOUVILLE
✆ +687 264 813
fortdomi@lagoon.nc
En voiture, prenez depuis le rond-point du Général-Patch en direction du port aménagé le long de la digue à
l’ouest. Les lignes de bus 10 et 11 (couleur verte) desservent également l’île Nou jusqu’au Kuendu Beach (arrêt
Université).
Visites guidées sur réservation les mercredis et samedis à 14h. 1 500 CFP par adulte et gratuit pour les enfants.
Alain Fort propose des visites guidées très instructives sur le bagne de Nouville. Le tour comprend la chapelle, le
musée de la Boulangerie et le bâtiment cellulaire de l'hôpital du Marais. Rendez-vous en face de l'Université,
devant le Restaurant 1881, en bord de mer.
Histoire. James Paddon, négociant de santal britannique en provenance de l’archipel voisin du Vanuatu,
s’installe en 1851 sur l’île Nou. Il y implante une cale de halage destinée aux goélettes, une forge et des
magasins. Très entreprenant, Paddon est également à l’origine de l’introduction du bétail sur le territoire. La
France, désireuse de reprendre le contrôle de l’île Nou pour y édifier un bagne, lui propose alors d’échanger sa
propriété contre de vastes terres situées dans la commune de Païta sur la côte Ouest. Paddon accepte et meurt
finalement en 1861. C’est en 1863 que débutent les travaux de construction du bagne. Les premiers détenus
débarqueront en 1864 à Port-de-France, qui prendra dès 1866 le nom de Nouméa.
Visite. Après avoir enjambé la mer, laissez la ville derrière vous et reliez l’île par la digue (construite en 1972),
suivez la route de gauche qui mène à l’ancien pénitencier. Ironie du sort ou simple recyclage historique, le bagne
n’a disparu que pour laisser place à la prison du Camp Est, principal centre de détention de Nouvelle-Calédonie.
Au cours de votre visite, les témoignages architecturaux d’époque se succèdent. En suivant l’avenue
JamesCook vers l’ouest, et une fois passé l’université de Nouvelle-Calédonie, l’ancienne maison du directeur du bagne
apparaît côté mer. Non loin, vous découvrez l’atelier du bagne joliment restauré. Vous passez ensuite devant la
chapelle du bagne construite en 1882. Un peu plus loin se trouvent les dortoirs des bagnards et son allée
surnommée le Boulevard du crime. C'est au bout de celle-ci que l’on dressait l’échafaud pour les exécutions
capitales. Unique guillotine du territoire, elle était déplacée sur le Caillou, en fonction des besoins et servait pour
tous les criminels. Plus haut, les logements des surveillants militaires semblent encore veiller sur lesite. Poursuivez jusqu’à la cathédrale construite en 1875 mais jamais consacrée. Utilisée autrefois comme
entrepôt de l’administration pénitentiaire, elle accueille depuis 1972 le superbe Théâtre de l’île, qui a su tirer tout
le parti de ce passé avec une mise en valeur remarquable. La route obliquant sur la gauche vous conduit aux
ruines de la maison du surveillant des jardins, située à deux pas d’un flamboyant. Plus loin se dresse l’ancien
hôpital du Marais de l’administration pénitentiaire, construit en 1870 et dont le portail ne fut achevé qu’en 1885.
Avant le portail de l’hôpital, aujourd’hui devenu un Centre hospitalier spécialisé, engagez-vous sur la petite route
pour rejoindre les cellules des bagnards. Au niveau du Théâtre de l’île en serrant la route sur votre droite, vous
arrivez à l’anse Kuendu. Une ferme approvisionnait autrefois le bagne en aliments.BAGNE DE NOUVILLE - Bagne de Nouville.
© Author's Image
CENTRE CULTUREL TJIBAOU
Agence de développement de la culture kanak
Rue des Accords-de-Matignon
✆ +687 414 545
www.adck.nc
adck@adck.nc
Vous pouvez venir en 30 minutes par le bus n° 40 à prendre à côté du Cinécity ou en face de la banque BCI au
Quartier Latin (ticket à 210 CFP). Si vous préférez le taxi, comptez 15 minutes depuis le centre-ville et entre
1 500 et 1 800 CFP.Ouvert du mardi au dimanche de 9h à 17h. Fermé au public le lundi et les jours fériés. Entrée : 500 CFP. Gratuit :
-18 ans et +65 ans. Visites guidées payantes du mardi au dimanche de 9h30 à 14h30. Spectacle du chemin
kanak tous les mardis à 14h30 (sur réservation). Boutique : ouverte du mardi au dimanche de 9h à 12h30 puis de
13h à 17h. Cafétéria sur place. Médiathèque
Inauguré en 1998, ce centre vise à promouvoir la culture mélanésienne. Construit à l’endroit même où s’était tenu
le festival Mélanésia 2000, organisé en 1975 par Jean-Marie Tjibaou (leader indépendantiste kanak assassiné en
1989), il célèbre la reconnaissance par la France de la culture kanak. C’est Renzo Piano, architecte de renom
international (aéroport d’Osaka-Kansaï, centre Georges-Pompidou), qui s’est attelé à ce projet. L’alliance de
l’acier et du bois jette un pont entre l’architecture moderne et traditionnelle. Le bâtiment, organisé autour d’une
allée centrale, fait le lien entre les dix cases stylisées qui témoignent des dix aires coutumières (régions kanak de
la Nouvelle-Calédonie). Ces cases abritent de nombreuses salles d’exposition. L’une d’entre elles est d’ailleurs
consacrée à la vie de Jean-Marie Tjibaou. Le centre accueille également des expositions temporaires, des
conférences et des projections. La salle Bérétara met à l’honneur l’art contemporain kanak et océanien. Les deux
médiathèques (Ngan Vhalik pour le multimédia et Mwà Véé pour les livres) abritent de nombreux ouvrages
intéressants sur les cultures kanak et océanienne. Le sentier extérieur du Chemin kanak, dont le fil conducteur
suit la légende du héros fondateur Téâ Kanaké, aide à mieux comprendre l’importance du lien entre nature et
civilisation. Prévoir 3 heures de visite. Point de vue splendide à côté de la statue de Jean-Marie Tjibaou. Bref,
une visite indispensable !
marilyn64 le 26/06/2015
a voir absolument pour s impregner de la culture kanake
clairette70 le 04/08/2011
De l'extérieur, on peut admirer l'architecture du Centre, profiter des jardins et decouvrir un point de
vue original vers Nouméa. Une fois à l'intérieur, on découvre la Calédonie : les tribus, les modes de vie,
l'art ancien.... et moderne ! De nombreuses expos temporaires sont organisées au cours de
l'année, et parfois des démonstration de danse traditionelle. A ne pas manquer !
aud95 le 21/06/2011
Un lieu à visiter si l'on vient à Nouméa. Histoire, culture, civilisations, richesses...Vraiment à voir !
naelle987 le 02/09/2010
Un site a voir absolument , il est très facile d'accès et magnifiquement aménagé ! Belles expositions
CENTRE CULTUREL TJIBAOU - Case traditionnelle du Centre Culturel Tjibaou
© Maïlys ALBERTO LA MAISON CÉLIÈRES
21 rue du Port-Despointes
Faubourg-Blanchot
✆ +687 286 510 / +687 740 806
www.maisondulivre.nc
accueil@maisondulivre.nc
Ouvert du mardi au jeudi de 14h à 17h, le vendredi de 13h30 à 16h et le premier samedi du mois de 9h30 à
11h30 et de 14h à 16h (visites guidées à 9h et à 10h ce jour-là). Entrée : 100 CFP.
La maison de la famille Célières a été construite en 1898. C'est un bon exemple de l'architecture coloniale de
l'époque. Après plusieurs années de travaux de restauration, elle est ouverte au public en 2009. Le public peut
donc visiter les nombreuses pièces où le mobilier d'époque a été conservé, ainsi que le jardin et la terrasse qui
donnent sur le mont Coffyn. Des animations y sont régulièrement organisées, liées souvent à la littérature car
c'est aussi le siège de la Maison du livre.
MUSÉE MARITIME DE NOUVELLE-CALÉDONIE
11 avenue James-Cook
Nouville
✆ +687 263 443
www.patrimoine-maritime.asso.nc
contact@museemaritime.nc
Entrée côté quai Fed
Entrée côté mer Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 17h, fermé le lundi. Entrée 500 CFP, tarif réduit
250 CFP, tarif famille 1 000 CFP. Gratuit pour les moins de 6 ans, personnes handicapées. Boutique.
Le Musée maritime de Nouvelle-Calédonie, entièrement rénové et agrandi, vous invite par le biais de sa nouvelle
muséographie et de la richesse de ses collections, à explorer l’histoire maritime de la Nouvelle-Calédonie et à
découvrir l’extraordinaire voyage de La Pérouse. L’exposition permanente s’articule autour de 4 thèmes : les
voiles du commerce, les migrations maritimes, les liaisons maritimes et le balisage à l’échelle de la NC et le
voyage de La Pérouse au siècle des Lumières. Des espaces d’expositions temporaires permettent d’approfondir
ou d’aborder tout au long de l’année des thématiques diversifiées liées au milieu maritime. Des espaces jeux sont
également mis à disposition des enfants et de leur famille pour découvrir le musée et s’initier à l’histoire maritime
tout en s’amusant.
PARC ZOOLOGIQUE ET FORESTIER
Route du Montravel
✆ +687 278 951
www.office-tourisme.nc/fr/parc-zoologique-et-forestier-michel-corbasson
denv.parcforestier@province-sud.nc
Suivre la route en direction de Montravel, point culminant de la presqu’île de Nouméa, surmonté par la tour de
Montravel (ou Tour OPT).
erOuvert du mardi au dimanche de 10h15 à 17h45 (fermeture à 17h du 1 mai au 31 août). Tarif adulte 400 CFP ;
étudiants, handicapés et seniors 200 CFP. Gratuit pour les moins de 12 ans. Visites guidées sur réservation :
3 000 CFP (20 personnes maximum).
Une fois arrivé, vous découvrez le superbe panorama sur le lagon, le Centre culturel Tjibaou et le Mont-Dore. En
contrebas de la colline, Notre-Dame-du-Pacifique veille sur l’ensemble. En redescendant sur votre droite, vous
accédez aux collections botaniques, tels que les araucarias et les palmiers. Découvrez l’une des dernières forêts
sèches encore préservées des environs de Nouméa sur 36 hectares. Dans la Vallée des endémiques, vitrine de
la faune calédonienne, vous découvrirez le cagou, le notou, les roussettes, les perruches d’Ouvéa et d'autres
eespèces animales uniques au monde. Tables de pique-nique. Une chouette sortie en famille ! Marché bio le 3
dimanche du mois à partir de 8h30.
clairette70 le 04/08/2011
un bel endroit ou faire une balade, pour une journée tranquille à Nouméa, pour un budget modique. les enfants
adorent, les grands aussi !
vaabe le 11/03/2011
Il y a des jeux pour les enfants, on peut y observer la végétation calédonienne et c'est le seul endroit
pourl'instant où l'on a pu voir le fameux Cagou, l'oiseau endémique à la Calédonie ! Le droit
d'entrée est plus qu'abordable donc un lieu à découvrir et à redécouvrir !
jet07 le 20/04/2010En plein centre de Nouméa, un havre de paix et de beauté. Prévoyez une journée entière pour la visite. Lors de
ma dernière visite j'ai pu constater un renouvellement intéressant dans l'aménagement de
l'espace zoologique toujours parfaitement entretenu. Le musée situé à l'entrée du parc est toujours
intéressant. A retenir que les sites panoramiques permettant d'admirer le lagon ne sont pas signalés sur
le chemin. Il faut se repérer sur le plan du parc et...chercher son bonheur. De nombreuses tables à disposition
pour le pic-nic. Le restaurant du parc a été fermé par les services vétérinaires en raison d'une mauvaise
hygiène des préparations.
ÎLOTS AUTOUR DE NOUMEA
Nouméa compte bon nombre d’îlots, où un séjour d’une journée suffit à vous dépayser. Ne serait-ce que pour le
trajet en bateau, le détour en vaut la peine. Idéal pour une jolie randonnée palmée à la découverte des poissons
exotiques ou pour une journée de farniente avec pique-nique. Certains, très touristiques, attirent la foule, d’autres
sont mieux préservés.
ÎLE AUX CANARDSÎLE AUX CANARDS - Vue sur l'île aux Canards depuis l'Anse Vata
© Maïlys ALBERTO
Cette île, classée réserve protégée, fait face à l’anse Vata. Pour y accéder, vous pouvez emprunter les
bateauxtaxis de Plages Loisirs au faré de l’anse Vata ou le bateau à fond de verre de Colleen Excursions, les plus
courageux loueront un canoë. L’île est un vrai petit paradis. La vue sur la baie de l’anse Vata est jolie et le musée
à ciel ouvert expose de belles œuvres kanak en bois sculptés. Histoire d’en profiter le plus possible, partez pourla journée et pensez aux palmes, masque et tuba. Une randonnée sous-marine a été balisée de manière à vous
initier à la vie du grand bleu. A quelques mètres seulement de la ville, la faune et la flore y sont
exceptionnelles. Plages Loisirs loue également le matériel. Les plus prévoyants auront pensé au pique-nique, les
autres se restaureront sous le faré où des salades, des crêpes et des hamburgers sont proposés. Plus
d'informations sur le site www.ileauxcanards.nc.
SENTIER SOUS-MARIN PÉDAGOGIQUE
Suivre les bouées.
Avec vos palmes, masque et tuba, vous découvrirez une variété très importante de poissons que l'on ne
soupçonne pas aussi près de Nouméa. Plusieurs bouées balisent le circuit avec une mine d'informations sur la
faune sous-marine. Des tortues et un dugong fréquentent même le coin. Une balade pour tous niveaux, notre
coup de cœur !
ÎLOT MAÎTRE
ÎLOT MAÎTRE - Sur la plage de l'îlot Maître.
© Author's Image
Situé à 3 miles de Nouméa (de 10 à 20 minutes de bateau), l’îlot est au cœur d’un immense récif, où la
randonnée palmée s’impose. La patate de Tepava offre des sensations de premier plan. A quelques brasses du
ponton l'herbier alimente de nombreuses tortues, soyez observateur.
ÎLOT AMÉDÉEÎLOT AMÉDÉE - Survol du phare Amédée.
© Author's Image
Le phare Amédée, construit à Paris en 1862 à l’occasion de l’Exposition universelle de Londres et transféré pièce
par pièce sur l’archipel, domine l’îlot du haut de ses 56 m. Situé à une vingtaine de kilomètres de Nouméa
(compter 45 minutes en bateau), il indique la proximité de la passe de Boulari, l’une des trois passes entre le
lagon et l’océan, depuis 1865, date de sa mise en activité. Vous pourrez admirer le panorama une fois gravies les
247 marches qui mènent au sommet… Par beau temps, c’est somptueux !
Au sein du récif, la profondeur du lagon descend à 25 m en moyenne. Une fois la barrière passée, le tombant
donne le vertige. Le week-end, la foule se presse sur l’île, classée réserve naturelle (pêche et collecte de fleurs
interdites). On dénombre 63 espèces végétales différentes, dont une trentaine a été introduite. De beaux banians
se dressent à côté des cocotiers, bouraos et filaos. Regardez où vous mettez les pieds, les tricots rayés sont
nombreux sur l’île.
ÎLOT SIGNAL
Situé dans le lagon, face à la passe de Dumbéa, l’îlot Signal fait partie intégrante de la réserve du lagon Sud et
abrite une faune marine particulièrement riche. Dénommé tout d’abord îlot Sénez par Tardy de Montravel en
1854, en souvenir de l’officier Vincent Sénez, qui explora la baie de Port-Laguerre à Païta, il est aujourd’hui
désigné sous le nom de îlot Signal pour la colonne en corail qui se dresse sur l’îlot et qui servait d’indication aux
navires se rendant à Port-de-France.
ÎLOT LARÉGNÈRE
L’exploration du vaste récif, en apnée ou en randonnée palmée, mérite à elle seule le voyage (35 minutes depuis
Port Moselle). Historiquement, l’aspirant Larégnère fit escale en 1854 à Nouméa, d’où le nom de l’îlot. Il est boisé
et bordé d’une plage de sable blanc qui le ceinture, et les Nouméens s’y rendent le week-end en moins grand
nombre que sur l’îlot Amédée.
ÎLOT SAINTE-MARIEÎLOT SAINTE-MARIE - Vue sur l'îlot Sainte-Marie depuis le Ouen Toro
© Maïlys ALBERTO
La pratique du ski nautique et de la planche à voile est possible dans le coin. Le plan d’eau est également abrité
de la houle, autorisant ainsi la baignade. Port de départ de la Côte Blanche.
ÎLOT GOÉLAND
Ce petit récif de sable blanc est une réserve de faune riche en sternes de Dougall. C'est pourquoi, pour leur
permettre de se reproduire, il est régulièrement interdit d'accoster ou de s'approcher à plus de 200 m du bord,
tout comme pratiquer du kite-surf et de la planche à voile dans cette zone.
Le grand SudLe grand Sud - Grand Sud
© Petit Futé
La route provinciale n° 3 (RP 3) traverse la région délimitée par le col de Mouirange (255 m), le lac du barrage
de Yaté et le village de Yaté. Les amoureux des grands espaces y trouveront leur compte. Plus grand massif
minier de Nouvelle-Calédonie, le Sud marque immédiatement le voyageur, généralement hypnotisé par la
vivacité d’une terre rouge riche en oxyde de fer. Les tribus sont concentrées entre Yaté et Goro, sur la côte
sudest, et à Plum sur la côte sud-ouest.
LA ROUTE DU SUD
La route du Sud accumule les richesses et stimule l’imaginaire. A peine a-t-on quitté la ville que les paysages
grandioses se dressent à perte de vue au milieu d’espaces le plus souvent vierges de toute population. Ce qui
frappe en premier lieu, c’est naturellement cette terre rouge plus communément appelée latérite. Elle imprègne
tout : fleuves, végétation, béton, voiture, chaussures, vêtements (excellent moyen de tester les limites de
l’efficacité de sa lessive) et, pour peu que le sol soit humide, tout y passe ! C’est ici que l’on prend conscience de
l’importance du nickel pour la Nouvelle-Calédonie. Les balafres qui saignent le flanc des montagnes témoignent
d’une activité incessante et de la quête systématique des richesses du sous-sol. Le Sud a bien ce goût
d’aventure, où se succèdent les lacets sinueux, les gués et où l’on chemine prudemment le long de pistes
instables à flanc de relief. Il faut aller là-bas user ses chaussures et découvrir l’une des plus belles facettes du
Caillou ! Vous l’aurez compris, il n’y a pas foule. Le parc de la Rivière Bleue, le lac de Yaté, les chutes de la
Madeleine et les reliefs du Carénage constituent en effet autant d’obstacles naturels à l’implantation des
hommes.
SAINT LOUIS
La tribu de Saint-Louis est connue pour l'impressionnante flèche de bois et de paille de sa chefferie et pour sa
mission où l'on peut voir encore l'ancienne roue hydraulique qui donnait vie à la scierie et au moulin. C'est aussi
un bastion indépendantiste, souvent agité lors des mouvements sociaux.
MISSION SAINT-LOUIS
En continuant la route RP1, vous traversez Robinson et Saint-Michel, puis vous franchissez le pont de la Ti.
Environ 500 m plus loin, tournez à gauche sur la RM1 et roulez alors vers l’église de la mission de Saint-Louis.
La mission, initialement installée en bord de mer, fut transférée ici et nommée Saint-Louis en l’honneur de Louis
Napoléon Bonaparte. A gauche de l’église, un petit sentier mène à un pont qui enjambe la Ti. Si vous partez en
voiture, empruntez la route de droite. Juste après le pont, à la patte d’oie, suivez la piste de droite. Après une
petite côte et une fois à la bifurcation, continuez sur la piste de gauche passant sous une ligne à haute tension.
Le monastère Notre-Dame-des-Isles abrite des trappistes. L’endroit, très calme et solennel, offre une belle vue
sur la plaine et le lagon. Des tensions entre communautés kanak et wallisienne ont agité Saint-Louis en 2001 et
2010.MISSION SAINT-LOUIS - Mission Saint-Louis située dans le sud de la Grande Terre.
© Author's Image
LE MONT-DORE
Le Mont-Dore, qui évoque la découverte de pépites sur son territoire, résulte de la réunion de Pont-des-Français,
La Conception, Saint-Michel, Robinson, Boulari, Saint-Louis, La Coulée, le Vallon-Dore et Plum. La commune,
très étendue, englobe même Port-Boisé ! Avec la commune de Yaté, à l’est, qui regroupe entre autres Goro, les
chutes de la Madeleine et le parc de la Rivière Bleue, elle couvre pour ainsi dire tout le Sud.
BUTINEUSE
249 rue des Jamelonniers
La Coulée
✆ +687 433 810
100 mètres après la caserne des pompiers du Mont-Dore, tournez à gauche à côté de la station Shell et
continuez 150 mètres en montant.
Ouvert de 14h à 18h le mercredi, les autres jours sur rendez-vous.
La miellerie, le point de vente et le mini-musée ont été installés dans une grande maison de couleur jaune
décorée d’alvéoles.
ÉGLISE DE LA CONCEPTION
Sur la route de Yaté, dépassez le Pont des Français, continuez jusqu’au kilomètre PK 9,5 et tournez à droite.
L'église de la Conception a été construite en 1874 à l’endroit où s'était établie une mission mariste ; elle est
dominée par un clocher carré. Les religieux travaillaient alors sur une plantation de café. Chaque année au mois
d'août, un pèlerinage est organisé à pied depuis Nouméa. La statue de 2,80 m de hauteur, représentant la
Vierge, est une copie de Notre-Dame-de-Fourvière à Lyon. Les vitraux du chœur relatent les événements qui se
sont déroulés à Balade. En 1843, le navire Bucéphale y débarqua des missionnaires qui survécurent tant bien
que mal. Trois ans plus tard, le navire La Seine s’échoua sur le récif au large de Pouébo. L’équipage fut recueilli
par les missionnaires. A l’époque, les Kanak avaient été victimes d’épidémies terribles et subissaient les
contrecoups d’une mauvaise récolte d’ignames. Jugeant les Européens responsables de leurs malheurs, ils
attaquèrent la mission.ÉGLISE DE LA CONCEPTION - Vitrail de l'église de la Conception.
© Author's Image
PLUM
Plum se situe après Robinson, Saint-Michel, et la rivière de Boulari qui s'appelle aussi la Coulée. Avant le pont,
repérez la piste sur votre gauche en direction de la montagne des Sources. Ne la prenez pas et prolongez
pendant un kilomètre jusqu’au carrefour. Tout droit, c’est la route de Yaté. Tournez donc à droite et
engagezvous sur la RP2. Vous contournez le Mont-Dore à votre gauche, et vous longez la côte. Les îlots du lagon, dont
l’île Ndé, apparaissent à proximité. Après avoir traversé le Mont-Dore, sur la RT2 bis, et croisé une succession
de villas aux jardins débordant d’hibiscus, de bougainvillées, de crotons et de bananiers, vous voyez la baie de
Monéa et de Plum émerger devant vous. Au croisement, la route qui continue tout droit rejoint Plum. Bifurquez
plutôt à gauche et escaladez les 88 m de dénivelé du col de Plum.
Le paysage est un peu lunaire. Un coup d’œil à droite : vous apercevez une vingtaine d’éoliennes que vousretrouvez sur les cartes postales. Ces éoliennes, d’une hauteur de 35 m et aux pales de 20 m de longueur, sont
juchées sur des collines dominant le camp militaire de Plum. Elles ont été installées en 1996, en provenance du
Danemark en pièces détachées, et six mois ont été nécessaires à leur assemblage. Elles fournissent un tiers des
besoins en énergie électrique de la commune du Mont-Dore. Un vent, soufflant entre 50 et 90 km/h, leur permet
d’atteindre leur rendement maximal. Ces éoliennes sont conçues pour résister à des rafales de 280 km/h.
Néanmoins, dès que le vent dépasse la vitesse de 90 km/h, les pales sont arrêtées. Vous pouvez les voir de plus
près au sommet du col Crève-Cœur.
PRONY
L’Aiguille de Prony est une source thermale pour poissons. Ce dégagement de chaleur est important. La base et
le bout des aiguilles sont blancs ainsi que les cavités des sources d’eau chaude. Tout au long de votre avancée,
vous découvrez des concrétions calcaires : l’aiguille « vit » et continue à se développer lentement en fabriquant
sa gangue calcaire. Observez vos bulles : elles se bloquent sous les aiguilles puis, vous les retrouvez, toutes
fractionnées repartant par les pointes. A la base des aiguilles, quatre à cinq petites murènes marron aux yeux
blancs sortent leur tête des anfractuosités et vous regardent passer. Le corps de la cathédrale est recouvert de
nudibranches blancs, jaunes et noirs, de spirographes et d’huîtres aux lèvres orange. Les coquillages, qui se sont
fixés sur la paroi, donnent l’impression que le mur bouge lorsque vous approchez et que les bivalves se ferment.
Des éponges violettes recouvrent des surfaces de 40 cm de diamètre sur 2 mm d’épaisseur et se détendent
lorsque vous posez (légèrement) un doigt dessus. Une virée à moins 25 m vous fait tomber en arrêt devant une
ancre concrétionnée dans le corail. Une exception : à moins 40 m vous découvrez l’Aiguille de Prony-junior qui
darde sa pointe de moins 40 m à moins 26 m (plongeur de niveau II).
RANDONNÉE SUR LE CHEMIN DES BAGNARDS
Compter 1 heure 30 de marche pour 2,5 km d'un niveau très facile.
Le départ du sentier s’effectue à l’extrémité nord-est de la baie de la Somme, où vous pouvez garer votre
véhicule. Vous évoluez au cœur de l’histoire du Sud et découvrez de nombreux vestiges de l’époque
pénitentiaire. Forêt humide et maquis minier se succèdent lors de cette courte balade.
SOURCES THERMALES
Baie du Carénage
A l'embouchure de la Rivière bleue, trois sources thermales offrent des eaux à 43 degrés ! Seule une des
sources est sur la terre et propice à la baignade.
BAIE DE PRONY
Vous serez impressionné par la beauté de cette baie immense et protégée de tous les vents, appelée le « trou à
cyclone », qui attire bon nombre de navigateurs du fait de la qualité du mouillage. Le paysage sec, aride et
austère, typique du sud de la Nouvelle-Calédonie, est spectaculaire. Riche en minerai de fer et en chrome, la
terre du sud est saturée de rouge au milieu du vert de la végétation. A terre, vous pourrez visiter les vestiges du
bagne de Prony, dissimulés par la végétation. Dans la rade du nord, appelée la rade des Ruines, vous
découvrirez l’îlot Gabriel avec sa jolie plage et sa flore abondante. Au sud-est de l’îlot, une anse permet de
laisser le bateau au mouillage et de remonter le cours d’eau qui s’y jette à bord d’un canot semi-rigide. Après
quinze minutes de remontée, vous arriverez à la cascade. La balise noire et rouge, signalant le récif de l’Aiguille,
se détache dans la baie du Carénage. Continuez en bateau jusqu’au mouillage à l’est et remontez la rivière
jusqu’à la cascade. Des sources d’eau chaude y sont canalisées au sein d’une grande vasque. Les abords du
rivage regorgent également d’huîtres de roche. A marée basse, une petite réserve en briques émerge, construite
au centre de la baie. Elle abrite une source thermale. En 1870, la baie du Carénage était le siège d’une intense
agitation. Les bateaux y venaient pour charger le cobalt et le chrome, lavé plus haut et acheminé par voie ferrée
jusqu’au wharf. L’Australie fut d’ailleurs tentée d’acquérir ce minerai de fer facile à extraire. La baie de Bonne
Anse est également plaisante à explorer. Une bouée, située au sud-est, offre un mouillage intéressant. Rejoignez
ensuite la terre et sa superbe végétation. Un point d’eau naturel permet de se ravitailler en eau douce. Au fond
de la baie, une sente mène au pic N’Doua. Sur ses hauteurs, des feux d’alignement d’entrée de la passe de
Havannah ont été installés. La vue est splendide, dominant le lagon sud jusqu’à l’île des Pins !
Possibilité d’apercevoir des baleines de mi-juillet à mi-septembre. N’oubliez pas vos jumelles !
AIGUILLE DE PRONY
Accessible en bateau depuis la baie de Prony.
La grande curiosité de la baie de Prony, c’est naturellement l’aiguille, qui n’a rien à voir avec une formation
corallienne, mais qui découle d’une résurgence d’eau douce. Cette gigantesque cheminée prend racine à 38 m
de fond et s’élève à 2 m sous la surface de l’eau. Imaginez une cathédrale minérale issue des profondeurs. La
calcification résulte de l’action entre l’eau douce, venue des lacs et des rivières, et l’eau salée du lagon. L’eau
douce s’infiltre, se réchauffe et remonte… Des aiguillettes s’élèvent d’un bras de la cathédrale, formant au
sommet plusieurs clochers au-dessous desquels un trou, d’où jaillit l’eau douce, s’est creusé. Celle-ci, en se
mélangeant à l’eau salée, donne cette impression de mélange trouble avec deux composés de densité différente.
L'Aiguille a été officiellement découverte en 1873 lorsque le cargo La Somme, de passage à Prony pour charger
du bois au bagne s’y échoue. Le bateau fut planté là pendant une cinquantaine d’heures, et c’est un aviso qui lasoulagea de sa lourde cargaison, mettant ainsi fin à son échouage.
C'est aujourd'hui un spot de plongée : la chaleur dégagée par la cavité n’est pas pour déplaire aux poissons.
L’aiguille n’a de cesse de se développer en fabriquant sa gangue calcaire. Véritable royaume pour les bivalves, le
site est également un lieu de frai pour les loches au mois de novembre.
ANCIEN BAGNE
Accessible depuis le parking de la baie de la Somme, un sentier mène au bagne en longeant la mer. La
boucle dure 1h.
eConstruit au XIX siècle pour ravitailler Nouméa en bois, l’ancien bagne de Prony est aujourd'hui envahi par la
végétation luxuriante. D’immenses banians recouvrent les bâtiments de leurs racines. Les nostalgiques de la
eGuyane se rappelleront le bagne de l’île du Salut. Dans le dernier quart du XIX siècle, un village se greffa sur
le bagne et l’exploitation du bois perdura jusqu’en 1911. En 1887, les forçats laissèrent la place à des exilés, en
réalité d’anciens communards. Les mines de fer et de chrome sont exploitées entre 1956 et 1968 par la
Socamifer. Mais dès 1953, l’emplacement est retenu pour la construction d’une station de concassage, d’un
tunnel en béton censé protéger le tapis roulant et d’un quai au système de chargement adéquat pour les navires.
Une association de mordus de la restauration a réhabilité la poudrière bâtie en 1884.
ÎLOT CASY
Situé dans la baie de Prony, l’îlot Casy est un prolongement de la Grande Terre dont il aurait été séparé il y a un
million d’années. Cet îlot de 40 hectares est principalement composé de péridotites, matériau géologique à
l’origine de la richesse en nickel des sols calédoniens. Baptisé en 1854 en honneur de l’amiral Casy, cet îlot est
au cœur d’une splendide réserve naturelle, maritime et terrestre. En 1870, deux jardiniers du pénitencier
s’installèrent sur l’îlot pour approvisionner le camp de Prony en légumes frais. Aujourd’hui, l’îlot n’a plus rien du
purgatoire et s’apparente plus à un petit paradis.
Sept variétés d’orchidées et près de 65 espèces de bois , dont certaines endémiques, ont été répertoriées.
Des sentiers balisés permettent d’en savoir un peu plus sur la flore et l’histoire de l’île : comptez 30 minutes,
45 minutes ou 1 heure 30 de randonnées faciles, selon le sentier emprunté. Ces trois sentiers pédestres se
présentent sous la forme de boucles familiales plus ou moins longues et ne comportent aucune difficulté. Le
premier vous fera découvrir le cimetière et la pointe sud de l’île. Le second vous fera côtoyer des cycas, plantes
mystérieuses et primitives, véritables fossiles vivants dispersés le long de la côte Est parmi les pins colonnaires.
Enfin, vous découvrirez au travers de la grande boucle la végétation du maquis minier arbustif ainsi que la forêt
humide qui se développe au nord de l’île, le tout en sillonnant de magnifiques plages.
RÉSERVE DES CHUTES DE LA MADELEINE
Cette réserve de 400 hectares est riche de 168 espèces végétales qui représentent 53 familles botaniques. Une
diversité exceptionnelle doublée d’un incroyable taux d’endémisme : 95 % de ces végétaux n’existent qu’en
Nouvelle-Calédonie, et une vingtaine des espèces répertoriées qu’au sud de la Grande Terre !
CHUTES DE LA MADELEINE
✆ +687 469 800
Depuis Nouméa, prévoyez bien 1 heure 30 en passant par la route de Yaté. Vous accédez à un chemin pédestre
qui mène aux chutes. Un joli sentier botanique longe la rivière pour mener à l’agréable camping de Netcha.
La réserve est ouverte tous les jours de 8h à 17h. Tarifs : 400 CFP par adulte et 200 CFP par enfant.
La réserve de la Madeleine constitue un site exceptionnel pour la diversité et la richesse de sa flore. Les
botanistes trouveront ici des espèces uniques : araucarias nains, plantes carnivores, orchidées sauvages…
168 espèces de plantes ont été répertoriées autour des chutes de la Madeleine. Les sols latéritiques du sud sont
riches en métaux comme le fer, l’aluminium, le chrome et le nickel. Cette terre rouge contient donc très peu
d’éléments nutritifs. Seules les plantes du maquis minier peuvent résister à ces conditions extrêmes, ce qui
explique le taux d’endémisme hors du commun de l’ensemble de la flore originale constituant le maquis minier.
Charles0512 le 26/12/2013
De beaux sites bien aménagés mais rien de vraiment extraordinaire. Le sentier botanique est carrément barbant
même si on est féru de flore. A quoi cela sert d'aligner des noms compliqués et énigmatiques pour des
plantes dont on ne sait absolument rien et qui sont pour la majeure partie totalement endémiques, c'est à
dire inconnues sur l'ensemble de la planète. Ceux qui ont conçu ce sentier sont aussi dépourvus de la
plus élémentaire des pédagogies que du sens de l'attractivité touristique. Passionné de botanique, cela
m'a franchement énervé.CHUTES DE LA MADELEINE - Chutes de la Madeleine.
© Seilin – Fotolia
PORT-BOISÉ
Véritable havre de paix, cette magnifique baie située à l’extrême sud de la Grande Terre mérite le détour.
RANDONNÉE SUR LE CHEMIN DES BAGNARDS
Suivez la RP1 en direction du Mont-Dore, puis la RP3 en direction de Yaté. Longez la mer jusqu’à la
cascade de Goro puis suivez Port-Boisé.
Parcours facile de 2 heures (4,5 km) au départ de l'écolodge Kanua Tera.
Ce parcours longe le bord de mer jusqu’à l’embouchure de la petite rivière du Trou Bleu. Vos pas vous mèneront
sur un ancien sentier ouvert et aménagé par les bagnards au début du siècle. De nombreux vestiges témoignent
de leur travail (murets de soutènement, piles de ponts, captage de source, wharf) et vous rappellent la vie de ces
hommes qui exploitèrent les forêts du Grand Sud. Vous serpentez sous l’ombrage des grands arbres de la forêt
humide, traversez le maquis minier et ses plantes buissonnantes et longez de petites mangroves. Au détour du
chemin, si la chance vous sourit, vous pourrez peut-être observer le plus grand pigeon arboricole du monde : une
espèce unique, endémique à la Nouvelle-Calédonie, appelée notou.
LA ROUTE DU CENTRE
Que vous soyez en Nouvelle-Calédonie pour deux semaines, deux mois ou deux ans, la route du Centre est une
étape incontournable. Reliant le Mont-Dore à Yaté, elle offre un panorama merveilleux sur les montagnes
rougies, les plaines vertes, et le lagon de chaque coté de la Grande Terre. Le parc de la Rivière bleue et sa forêt
noyée forment un décor idéal pour s'essayer à la randonnée, au VTT ou au kayak.
PARC DE LA RIVIÈRE BLEUE
Situé à 60 km de Nouméa (comptez 50 minutes en voiture), le parc couvre une superficie gigantesque de
9 045 hectares dont une partie est commune à la réserve de la faune de la Haute Yaté (15 900 hectares). Créée
en 1980, cette réserve vise à protéger le patrimoine naturel, concourir à l’éducation des populations en matière
d’écologie et offrir un terrain de recherches scientifiques. La réglementation y est stricte : la vitesse des véhicules
est limitée à 40 km/h et il est interdit de cueillir les plantes, d’y amener des animaux domestiques, de chasser ou
de pêcher, d’utiliser un groupe électrogène, d’allumer un feu, d’y tirer un feu d’artifice et bien évidemment d’y jeter
des détritus. En revanche, des sites de camping sont aménagés tout au long de la Rivière Bleue avec farés, coin
feu et sanitaires. Les refuges sont réservés aux scientifiques et aux groupes.
Avant votre départ, assurez-vous en appelant le +687 436 124 que le parc est bien ouvert car l’accès estconditionné par la météo. Normalement, la partie principale reste praticable en voiture de tourisme. Pour le reste,
le 4x4 est presque obligatoire, avec un conducteur expérimenté au volant. Par temps de pluie, sachez que le
4x4 n’est d’aucun secours sur ces pistes où rouler devient dangereux !
PARC DE LA RIVIÈRE BLEUE
✆ +687 436 124
www.province-sud.nc
parcrivierebleue@province-sud.nc
Ouvert du mardi au dimanche de 7h à 17h (dernière admission à 14h). Entrée : 400 CFP par personne, 200 CFP
pour les 12-18 ans, les étudiants, les plus de 60 ans et les personnes handicapées. Attention, pas de paiement
en CB.
A l’entrée du parc, on vous donne une carte très bien faite répertoriant des lieux intéressants de la balade. Le
secteur de la Rivière Blanche est accessible aux voitures tandis que l’accès du secteur de la Rivière Bleue a été
limité aux randonneurs, à pied ou à vélo. Un parking est aménagé avant le pont Pérignon où vous pouvez garer
votre voiture. Des endroits spécialement aménagés permettent de bivouaquer dans le bassin de la rivière Bleue
(uniquement), mais il vous faudra bien sûr demander l’autorisation à l’agent du guichet d’accueil. Prévoir de quoi
vous restaurer car vous ne trouverez rien sur place ou dans les environs ! Trois couleurs dominent : le vert de la
végétation, le bleu de la rivière et du ciel et le rouge de la terre. Dès que vous avez dépassé la maison forestière,
vous apercevez des plantations. Ici on expérimente l’implantation de diverses essences. Un peu plus loin, vous
retrouvez le maquis minier sur un sol pauvre et aride constitué d’oxyde de fer et de chrome… Vous allez
contourner des marécages et vous arrivez à la Forêt noyée, en réalité des troncs nus et blancs sans végétation,
qui surgit du lac de retenue. Si vous n'aimez pas marcher, des navettes font des escales le long de la rivière,
pensez à les réserver à l'avance à l'accueil ! Possibilité également de louer des VTT auprès de Sud Loisirs,
réserver avant de partir au +687 778 143 ou sur Internet www.sudloisirs.nc
Randonnées : Le parc provincial de la Rivière Bleue abrite de nombreux sentiers dont les itinéraires varient de
30 minutes à 7 heures de marche. Des panneaux signalétiques vous permettent de découvrir les caractéristiques
des sentiers et vous renseignent sur les espèces animales et végétales que vous pouvez apercevoir. Des
plaquettes de présentation des différents parcours existent. Voici le descriptif de certains d'entre eux :
Le sentier du Palmetum (1 heure – 1 km – très facile). Court sentier botanique et pédagogique créé sur le
site d’un ancien campement minier. Découverte du maquis minier et d'une forêt dense humide.
Le sentier du Houp géant (30 minutes – 1 km – très facile). Un sentier à réaliser en famille ! Cette courte
balade emprunte une ancienne piste qui servait à extraire les arbres coupés dans la forêt. Un magnifique houp
(arbre) aux mensurations extraordinaires veille sur les lieux.
Le sentier de la Source (1 heure – 3,8 km – facile). Voilà une boucle paisible dans le maquis et aux abords de
magnifiques kaoris et araucarias.
Le sentier des Trois Forêts (1 heure – 1,3 km – facile ). Le sentier débute près de l’aménagement du gué de
la Pourina. Vous effectuez une courte grimpette à travers la forêt humide, puis la forêt dense à Gymnostoma
deplancheanum pour déboucher sur le maquis minier. Les chanceux apercevront peut-être des cagous en
chemin.
Le sentier de la Grande Cascade (5 heures – 15,7 km – difficile) . Situé au bout de la piste principale de la
vallée de la Rivière Bleue, ce sentier fait tronc commun avec trois autres itinéraires. Il s'agit d'une longue
promenade vers la haute Rivière Bleue.
Le sentier des Kaoris (3 heures – 8,5 km – moyen) . Situé au bout de la piste de la vallée de la Rivière Bleue,
ce sentier fait tronc commun avec trois autres itinéraires. Un parcours un peu physique parmi les géants de la
forêt.
Le sentier du Koureu Deni (2 heures – 4,6 km – moyen). Ce joli sentier à vocation botanique débute près de
l’aménagement Bon secours. Légèrement sportif, ce sentier vous mène au houp géant à travers différents types
de milieux.
Le sentier de la mine Renaissance (3 heures – 8,3 km – moyen ). Une boucle variée qui vous mène sur les
pas d'un ancien sentier muletier menant sur le site de prospection de la mine Renaissance. Les paysages
dominent la vallée de la Rivière Blanche et offrent un beau spectacle.
Charles0512 le 26/12/2013
Site splendide à faire absolument mais il faut réserver les VTT à l'avance, c'est possible sur
Internet. Les vélos sont rustiques mais solides et adaptés. Compter au moins une journée, une bonne réserve
d'eau et du ravitaillement. On traverse des successions de paysages extraordinaires. Il y a des aires de
repos bien aménagées et on peut même camper si on s'organise à l'avance. C'est un des
rares endroits où on peut voir des cagous sauvages en liberté, à condition d'être un peu patient. Ce
n'est pas un oiseau farouche.
LAC DE YATÉ
Lorsque l’on continue la route de Yaté (RP3) sans bifurquer sur la gauche en direction du parc de la RivièreBleue, la route parvient au lac de Yaté. Celui-ci s’étend sur 40 km² et forme une gigantesque retenue d’eau de
3300 millions de m . Longez le lac pour arriver au marais Kiki que la route traverse. Kiki était le nom d’une jument
qui s’y est, dit-on, enlisée. La route se poursuit ensuite jusqu’au pont de la Madeleine.
BARRAGE DE YATÉ
Vous avez longé le lac de Yaté, traversé le marais Kiki et passé le pont de la Madeleine. Vous arrivez à un
carrefour au kilomètre 78. Tournez à gauche, après 2 km sur cette piste, prenez à droite à la bifurcation : le
barrage est à 200 m.
Une croix indique l’ancienne chapelle du barrage de Yaté. Pour la petite histoire, la construction de ce barrage fut
décidée en 1903. Elle débuta en 1912, fut interrompue entre 1914 et 1918 par la guerre, puis reprit en 1921,
pour s’achever en 1925. Le premier barrage avoisinait 13 m de hauteur et alimentait l’usine hydroélectrique de
Yaté village. Il fut vite insuffisant et il fallut recommencer les travaux, ce qui fut effectué en 1956. Le barrage
actuel est haut de 60 m, long de 641 m et sa voûte avoisine 200 m de longueur. L’épaisseur du mur varie entre
2,3 et 9 m. L’eau part en direction de l’usine hydroélectrique de Yaté.
YATÉ
Situé à 80 km de Nouméa, Yaté fut le théâtre de guerres tribales entre les Touaourou et les Kunié venus de l’île
des Pins pour s’approvisionner en bois. Dès 1927, la société Le Nickel (SLN) construisit une usine électrique à
Yaté, restée en activité jusqu’à l’ouverture de Doniambo. L’usine actuelle fournit de l’électricité grâce au barrage,
alimentant toute la Province Sud et l’usine. En partant vers Goro, vous passez à Waho sur la route goudronnée à
5 km de Yaté. La piste de droite mène quant à elle à un ancien phare. Le nouveau phare est situé sur la route qui
conduit à la tribu d’Unia (Mamié) sur le cap Pouareti.
RANDONNÉE SUR LA ROUTE À HORAIRES
Compter 3h pour 9 km de randonnée d'un niveau moyen. Suivez la RP1 en direction du Mont-Dore, puis
la RP3 en direction de Yaté. Dépassez le parc de la Rivière Bleue, et prenez à gauche en direction du barrage et
du sentier pédestre. Départ possible du village de Yaté.
Cette belle randonnée pédestre d’une demi-journée effectue une boucle un peu physique mais époustouflante, et
permet de découvrir la basse vallée de la Yaté et l’une des réserves botaniques du Grand Sud calédonien. Vous
traversez de véritables oasis de forêt primaires et jouissez de beaux panoramas sur le lagon, la vallée et le
village. Le sentier emprunte une partie de « la route à horaires » aujourd’hui fermée à la circulation (elle porte ce
nom car elle était ouverte par tranche horaire, alternativement à un sens de circulation puis à l’autre, en raison de
son étroitesse). Sur un parcours de 9 km aller-retour, vous empruntez tout d’abord un chemin serpentant entre
les collines, en plein cœur de la réserve. Le retour se fait quant à lui par l’ancienne « route à horaires », un bel
itinéraire en corniche qui permet d’admirer de magnifiques trous d’eaux turquoise et de nombreuses cascades
sur l’autre versant de la vallée.
RÉSERVE NATURELLE DE CAP N'DUA
A l'extrême sud de la Grande Terre (2 heures de voiture de Nouméa).
Cette réserve de 830 hectares est ouverte depuis août 2012. Sa biodiversité est exceptionnelle : maquis arbustif,
forêt humide, mangrove, faune diversifiée, espèce végétale endémique (Araucaria nemorosa) chiroptères,
mammifères marins, 27 espèces d’oiseaux... Un circuit de 10 km permet de découvrir les richesses de cette
faune et de cette flore. Cerise sur le gâteau : un observatoire équipé de longues-vues permet d’observer les
baleines à bosse depuis la terre.
GORO
A 97 km de Nouméa. Passez devant le gîte de Saint-Gabriel puis continuez la route en voiture pour traverser une
forêt. Remontez la vallée du fleuve Kuebuni et pénétrez dans la tribu de Goro. Les maisons sont enfouies au
cœur des bananeraies, des cocoteraies et des pins colonnaires. Passez au-dessus d’un radier et longez la côte.
Face à la mer, vous apercevez les îles Nuu et Neaé.
Mais ces dernières années, les lieux ont subi d’importantes transformations : la société métallurgique canadienne
Vale a en effet implanté dans la région une vaste usine pour un montant de 1,4 milliard de dollars.
ANCIENNE MINE DE FER
Passez devant la tribu de Goro puis continuez la route. Au bout de 2 km, vous arrivez à l’ancienne mine de fer.
Elle fut exploitée jusqu’à la Seconde Guerre mondiale par les Japonais et fermée après Pearl Harbor. Les
vestiges de la mine sont impressionnants. Vous apercevez une falaise rougeoyante et vomissant une coulée de
latérite. Il ne reste ici que des colonnes de béton qui portaient des boyaux d’évacuation de la latérite jusqu’à la
plage ainsi que des tapis roulants entièrement rouillés achevant leur course sur la grève. Là-haut, sur la
montagne, plus de 1 500 personnes travaillaient dans la mine. Côté mer, vous êtes au bord du canal de la
Havannah et apercevez l’îlot Kie et l’îlot Améré où, en 1774, le capitaine Cook fit escale. Rendez-vous à l’ancien
wharf de chargement de la mine de Goro. C’est le point de départ de l’excursion à la mine des Japonais. Vous
êtes à 85 km de Nouméa, soit à 2 heures de route.
CHUTES DE GORO
C’est le nom communément donné à la cascade de Wadiana. Elle est visible de la route mais pas trop, doncn’allez pas trop vite. Au PK 28, suivez la piste de droite pour vous rendre à la cascade. Un bassin naturel se
révèle sympathique pour une petite baignade.
CHUTES DE GORO - Cascade Wadiana (chutes de Goro).
© Author's Image
La côte Ouest et le NordLa côte Ouest et le Nord - Côte ouest, de Nouméa à La Foa
© Petit Futé
La côte Ouest ou « côte sous-le-vent » c'est le domaine des prairies et de la savane à niaoulis. Ils occupent une
large surface entre les rivages de la mer et les contreforts de la chaîne. Dans cette zone littorale, soumise à
l’influence des marées, la mangrove prolifère sur un sol salé et marécageux, qui abrite notamment des
palétuviers, ces arbres aux racines aériennes s’élevant comme des échasses, et un écosystème unique. La
chaîne centrale présente un climat plus frais et plus humide, et une végétation dense. C’est là que vous
rencontrerez les tribus installées dans le haut des vallées.
Au contraire, le Nord, est l’achèvement de la chaîne centrale qui meurt sur une côte déchiquetée, énigmatique et
parsemée d’îles et d’îlots. Ce bout du monde, planté là au cœur de l’hémisphère Sud, avec ses montagnes
couvertes de forêts, la savane et les baies bordées de cocotiers, semble se partager entre l’Australie, la
Nouvelle-Zélande et parfois même le Canada…LA CÔTE OUEST
La côte Ouest est ponctuée de nombreux villages et marque le début de la Brousse, avec ses ranchs, ses
exploitations de bétail dignes de scènes de far west, et ses vestiges de l'époque de la colonisation pénitentiaire.
Cette région riche en paysages et en histoire est très largement ouverte au tourisme, et offre toutes les
commodités pour un séjour de qualité.
DUMBÉA
A 20 km de Nouméa. Avant d’être un village, la Dumbéa est avant tout une grande rivière offrant un paysage
propice à la balade. Si Dumbéa naît officiellement en 1868 sous l’autorité du gouverneur Guillain, les colons n’ont
pas attendu l’arrêt officiel pour s’implanter dans la zone. Dès 1865, Numa Joubert, originaire de La Réunion,
plante la canne à sucre sur les bords de la Dumbéa. Il est alors le premier à se lancer dans ce type de culture en
Nouvelle-Calédonie. Les vestiges de l’usine à sucre attestent de ce passé. En 1900, la commune se dote d’une
mairie, qui n’assurera cependant ses prérogatives qu’à partir de 1961.
Pour l’anecdote, Dumbéa a eu son train, qui reliait Nouméa sur un tronçon de 18 km. Les autorités envisagèrent
même de construire une voie ferrée entre Nouméa et Canala pour rejoindre la côte Est. Mais le projet fut
finalement abandonné au profit de la ligne Nouméa-Bourail (170 km). Pendant 30 ans, la locomotive Marguerite
rejoindra cependant Païta. Aujourd’hui, le chemin de fer ne relève que de l’histoire ancienne de
NouvelleCalédonie.
Dumbéa compte plus de 30 000 habitants en 2015, c'est l’une des communes à la croissance démographique la
plus élevée de Nouvelle-Calédonie (+ 9 à 10% par an), avec la construction de nouveaux quartiers comme
Dumbéa-sur-Mer. Dumbéa est une ville jeune : 45 % de la population a moins de 25 ans !
MONT MOU
Le mont Mou (altitude 1 150 m) est propice à la balade. Prenez la direction de Tontouta en suivant la RT1 pour
rejoindre le col de la Pirogue. A cet endroit, engagez-vous sur une route asphaltée en direction du sanatorium de
Païta. Plus loin, à 2,4 km, vous atteignez un pont. La route est jolie, ponctuée d’arbres fruitiers, cocotiers,
manguiers, bananiers, arbres à pain, orangers et citronniers. Garez-vous à hauteur du pont en bois et revenez
sur vos pas, sur une centaine de mètres, jusqu’au panneau indiquant le départ de la balade. Un fléchage balise
l’ensemble du parcours. Attention : pensez à l’eau. Il n’y a en effet aucun point d’eau sur ce sentier pentu et très
exposé au soleil. Vous traversez une belle forêt tropicale.
PAITA
A 29 km de Nouméa, cette commune en pleine expansion accueille plus de 20 000 habitants en 2015. Quatre
tribus vivent sur les terres : la Pirogue-Saint-Laurent, Bangou, N’Dé et Nianouni. Autre caractéristique majeure :
le mont Humboldt, dominant les rivières de la Tontouta, la Tamoa, la Katiramona et la Karikouié, culmine à
1 628 m d’altitude.
Côté histoire maintenant. Au moment du rattachement de la Nouvelle-Calédonie à la France en 1853, le grand
chef Kuindo, connu sous le surnom de Jack, règne sur les lieux. James Paddon, commerçant de santal, en prend
cependant possession en 1857 après avoir cédé l’île Nou aux Français. La première école, rapidement suivie
d’une mission catholique, est ouverte en 1864. Les forçats de Gadji ouvrent la route de Nouméa à Païta en 1868.
Un train était même en fonction entre 1914 et 1940. Cette commune, bordée par la mer au sud, inclut de
nombreux îlots et représente aujourd’hui un vaste territoire pastoral aux activités essentiellement agricoles.
L’entreprise de transformation alimentaire à destination du bétail et la ferme aquacole en témoignent. Elle
développe également la culture des fraises et des œillets. Sur place, vous trouverez aussi l’aéroport international
de la Tontouta (rattaché à la commune de Païta), le centre agronomique de Port-Laguerre et le sanatorium de la
Pirogue.
BAIE DE TORO
Suivez la route de Gadji pour accéder à cette agréable plage ombragée de sable noir. Ne cherchez plus où
pique-niquer ! Le bateau échoué est photogénique.
PÉTROGLYPHES DE KATIRAMONA
Situés au bord de la RT1, avant l’entrée du village. Sur votre droite, le long de la rivière, derrière un cabanon de
bois. Des marches en béton vous conduisent aux pierres gravées.
VESTIGES DE L’ANCIENNE GARE
En venant de Nouméa, tournez à droite en direction du Mont Mou. Partez à pied en suivant la voie ferrée à
ValSuzon par un tunnel construit en 1904. La carcasse de la locomotive, en service jusqu’en 1939, est toujours là.
BOULOUPARIS
Dès 1870, La Foa et Bourail constituent deux des principaux bagnes du territoire. Des structures administratives,
comme le pénitencier agricole et la gendarmerie, se greffent progressivement sur l’univers carcéral. La région
accueille également un grand nombre d’immigrés alsaciens ou malabars (venus de l'océan Indien) désirant tenter
leur chance à l’autre bout du monde. Des routes en direction de Boulouparis et Canala sont construites dans la
foulée. Les tribus voient cependant d’un mauvais œil la colonisation de leurs terres par les nouveaux arrivants.
La sécheresse de l’année 1877 cristallise le mécontentement et génère de vives tensions entre communautés.Les troupeaux des colons, laissés plus ou moins en liberté, pénètrent sur les terres kanak et détruisent de
nombreuses cultures vivrières. C’est en 1878, sous le commandement du chef Ataï, que débute la révolte kanak.
La gendarmerie, la mairie et le fort Téremba sont attaqués sans succès. Un navire de guerre français de passage
débarque en effet rapidement des troupes en renfort. L’insurrection sera finalement maîtrisée six mois après la
mort au combat d’Ataï. Par mesure de prudence, des fortifications seront édifiées autour de La Foa.
Aujourd’hui, l’ambiance n’est heureusement plus à l’affrontement. Boulouparis comprend un peu plus de
3000 habitants. Les propriétaires terriens cultivent le squash (une courge de petite taille à la chair orange, plus
fine et moins gorgée d’eau que notre potiron), destiné à l’exportation vers le Japon, et le sorgho. L’élevage de
bovins et de cerfs reste aussi important dans la région. Parallèlement, de nouvelles activités ont émergé comme
l’ostréiculture et l’aquaculture.
DISTILLERIE DE NIAOULI
✆ +687 46 44 60
A la sortie du village en direction de La Foa, sur la gauche, en bordure de RT1. L'entrée est signalée par un
panneau.
Ouvert du lundi au samedi de 9h à 17h et le dimanche de 9h à 16h.
Après avoir suivi le processus de fabrication, vous dégusterez les arômes et respirerez l’essence de niaouli. La
boutique vend sa production locale sous forme de liqueurs, mignonnettes, sirops, huiles essentielles ou encore
de baume, savon et eau tonique. Egalement des bijoux artisanaux. Bref, de bonnes idées cadeaux.
poingam le 19/06/2012
Bonjour En plus la distillerie propose des huiles végétales de première pression a froid ( huile de coco, de
tamanou, de coco, d'orange de fruit de la passion ) du savon est aussi fabriqué etc... L'accueil et
les explications d'Anne-Marie sont très instructives – c'est une bonne adresse pour trouver des
petits cadeaux typiques a rapporter de la Nouvelle Caledonie
RUINES DU BAGNE
Après un arrêt à la pointe Bouraké, revenez jusqu’à la bifurcation. La rivière Ouameni peut être remontée en
prenant la piste de gauche. Vous apercevez les ruines d’une sucrerie qui date de 1870, époque à laquelle on
lance la culture de la canne à sucre dans la région. En continuant la RT1 vers le nord, vous arrivez à hauteur du
Camp-Brun indiqué par un panneau. Tournez à droite, faites 400 m et arrêtez-vous à l’entrée de la piste. Les
ruines sont envahies par la végétation, mais vous pouvez distinguer un escalier, des vestiges de murs et des
anneaux rouillés auxquels les bagnards étaient parfois attachés. Les cellules se succédaient en deux rangées.
Aucun toit n’avait été bâti, de manière à mieux surveiller les prisonniers.LA TONTOUTA
La Tontouta est un village de passage, connu essentiellement pour abriter le seul aéroport international de
Nouvelle-Calédonie.
MONT DO
Le Mont Do culmine à 1 025 m au nord de Boulouparis. Au sommet, vous trouverez une réserve de faune et de
flore sur 300 hectares, mais attention, demandez l'autorisation avant de vous engager sur la route.
LA FOA
Située à 115 km de Nouméa. Commune dynamique de 3 700 habitants, La Foa fait beaucoup pour le tourisme
dans la région et mérite à cet égard plus une halte qu’un passage. C’est un excellent point de chute pour
rayonner dans le coin. Que ce soit le cinéma, à l’honneur tous les ans fin juin avec le festival du cinéma ou pour
des sorties nature, La Foa dispose d’atouts réels. L’écotourisme y est en plein développement et l’ouverture du
parc des Grandes Fougères en est le plus bel exemple.
PLACE GEORGES-GUILLERMET
Plusieurs sculptures monumentales ont été réalisées par des artistes de tout le territoire. Diverses manifestations
sont également organisées sous le kiosque à musique. Deux monuments complètent l’ensemble : le monument
Gally Passebosc, du nom du colonel qui trouva la mort lors de l’insurrection kanak de 1878, et le monument des
Pionniers, dédié aux colons libres et concessionnaires pénaux, celles et ceux qui ont participé à la construction
du pays.
FARINO
Située à 120 km de la capitale, Farino est la plus petite commune du territoire mais pas la moins jolie, bien au
contraire. Véritables petits paradis, Farino et sa voisine Sarraméa constituent des étapes incontournables pour
les amateurs de nature et de calme. Jean Mariotti, auteur de romans et de contes calédoniens, est natif de
Farino.
DOMAINE IDA-MARC
✆ +687 830 359 / +687 264 556
belhomme@canl.nc
Ouvert tous les jours sur réservation. Soyez patient à l'entrée : il faut klaxonner et attendre une dizaine de
minutes. La visite de 20 min coûte 500 CFP, et gratuite si vous achetez pour 2 000 CFP de café Grand cru.
Jean-Paul Belhomme vous fait visiter son domaine qui compte plus de 33 000 caféiers. Tout est artisanal :
récolte à la main, grain par grain, traitement à l'eau de pluie et séchage solaire. Vente de café moulu Leroy ou
Bourbon.
MARCHÉ DE FARINO
www.mairie-farino.com
De 8h30 à 12h.
Ce marché, haut en couleur et très couru, se tient tous les deuxièmes dimanches du mois. Les étals présentent
toutes les spécialités de brousse (cerf, confiture, légumes et fruits locaux…).
RÉSERVE DU COL D’AMIEU
Route transversale La Foa-Canala. Lorsque vous revenez sur la RP5, après le carrefour du Petit Couli, vous
trouvez sur votre droite une grande case traditionnelle au bout d’une allée de pins colonnaires (demandez la
permission de la photographier). Continuez le long de la vallée de la Fonwhary. La route longe le flanc du mont
Dogny. Vous traversez de somptueux paysages, des forêts de pins, de bancouliers et de fougères
arborescentes. Des cascades dévalent les pentes. Vous atteignez le col d’Amieu culminant à 425 m. Vous
passez de la vallée de Couli à la vallée de la Négropo (et vice versa !) par le col d’Amieu. De là, vous apercevez
une montagne au sommet aplati vers l’ouest, la table Unio (1 000 m). En continuant vers Canala, vous rejoignez
la province Nord. A l’embranchement entre la RP5 et la RP3, vous avez le choix entre suivre la route de gauche,
qui mène à Kouaoua (25 km), et celle de droite qui vous conduit à Canala (20 km).
SARRAMEASARRAMEA - Le plateau de Dogny
© Maïlys ALBERTO
Située à 130 km de Nouméa, cette municipalité, comme celle de Farino, fait preuve d’un réel dynamisme. Au
mois de mars de chaque année, la petite commune voit débarquer un flot de botanistes. Car Sarraméa abrite
jalousement une plante à fleur extrêmement rare : Amborella trichopoda, unique espèce de la famille des
Amborellacées, qui n’existe qu’en Nouvelle-Calédonie. Une plante aussi exceptionnelle pour sa rareté que pour
son âge, puisqu’elle existait déjà à l’époque des dinosaures. Elle est d’ailleurs considérée par les botanistes
comme la mère de toutes les fleurs.
MOINDOU
A 128 km de Nouméa. La commune, fondée en 1874 par des Alsaciens et des Lorrains qui fuyaient les
dispositions du traité de Francfort de 1871, compte aujourd’hui environ 800 habitants. Un gisement de charbon
eest découvert à la fin du XIX siècle à Moindou. On y installe alors une usine de briquettes en fonctionnement
entre 1902 et 1930. Une voie ferrée et un wharf sont construits dans la foulée, mais les coûts de production de
l’usine, trop élevés, obligèrent à fermer la fabrique. Aujourd'hui la commune de Moindou vit principalement de
l'industrie de la crevette, la ferme Sodacal est la plus grande du territoire. En venant de La Foa par la RT1, vous
remarquerez sur votre droite après la rivière, les ruines d'un pénitencier agricole de femmes connu sous les
noms de bagne de Fonwhary puis de collège de Fonwhary, une pension pour les filles de bagnards à la fin du
eXIX siècle et administrée par la congrégation des sœurs de Saint-Joseph de Cluny. La délimitation de ces
terrains était au centre des revendications kanak lors du soulèvement de 1878.
COL DE MOMÉA
A la sortie de Moindou, dirigez-vous vers le col de Moméa.
Le point de vue sur le lagon est superbe. C'est ici, sur le récif et non loin de la passe d'Uaraï, que s'échoua le
12 juillet 1922 le cinq-mâts France II, le plus grand voilier du monde à l'époque, avec ses 126 m de longueur.
Vous atteignez ensuite le col de Boghen (225 m) au cœur d'un site très montagneux.
FERME AUX PALMIERS DE LA RYAWA
✆ +687 415 210
Au village, prenez la première route à droite après le deuxième pont.
Visite sur réservation. Comptez 1 000 CFP par personne.
eLes 250 palmiers ont été plantés au XIX siècle sur un terrain de 40 hectares en bordure de rivière. La visite de
la palmeraie et de la ferme vous prendra 2 heures. FORT TÉREMBA
✆ +687 443 271
www.fort-teremba.com
assomarguerite@canl.nc
Entre La Foa et Moindou. A partir de la RT1, la route vers le fort est indiquée à gauche, quelques kilomètres
avant Moindou (sortez de la RT1 et prenez la RM3 en direction de la mer).
Ouvert tous les jours de 9h à 16h. Comptez 800 CFP par adulte et 300 CFP par enfant, gratuit pour les moins de
6 ans. Des visites guidées sont organisées sur réservation : 1 500 CFP par adulte et 500 CFP par enfant.
Téremba, dont le nom vient d’un petit îlot de la baie d’Uaraï, était un établissement pénitentiaire avec bureau de
poste, télégraphe et magasin. La construction des bâtiments débute en 1871. Suite à la révolte kanak menée par
Ataï en 1878, on y construit un fort qui sert de quartier général à l'armée française. A partir de 1897, Téremba
perd de son importance. Le site est vendu aux enchères en 1919.
L’association Marguerite de La Foa s’est très activement chargée de la restauration des lieux et participe à la
diffusion d’un passé longtemps resté tabou en Nouvelle-Calédonie. Le résultat, très réussi, permet au visiteur
d’arpenter les cellules, animées et équipées de bornes interactives, et de découvrir une exposition sur l'histoire
pénitentiaire calédonienne. Un excellent musée, vivant et dynamique. Chapeau bas à l’association, qui
organise également chaque année au fort des spectacles son et lumière, déclinés sur le mode historique.
marilyn64 le 26/06/2015
visite interressante qui retrace bien l'histoire des bagnards, pour ma part la guillotine qui se trouve dehors
ma vraiment mise dans l'ambiance avant meme de commencer la visite, les panneaux retracent bien
l'histoire
fute_968003 le 09/01/2015
Le 12/10/15 en route pour une boucle dans le nord, arrêt au Fort Teremba qui est un musée extrêmement
intéressant et passionnant sur l'histoire pénitentiaire de la Nouvelle Calédonie, non seulement à Moindou,
mais également sur le bagne de Nouville et de l'île des Pins. Tout les panneaux a lire sont très instructifs,
d'ailleurs on y passe tellement de temps qu'il serait appréciable qu'il y ait de temps en
temps des chaises pour lire assis. le must sur le dernier panneau c'est d'apprendre que
l'hôtesse qui nous a vendu les billets à l'entrée est la descendante de 4 grands parents bagnards !
Charles0512 le 26/12/2013
Magnifique restauration réalisée par et sous l'impulsion d'une association de bénévoles. Le site est
magnifique et émouvant, au milieu d'espaces verts bien entretenus et de flamboyants avec des vues sur
la mer. On se promène avec émotion dans les vieux bâtiments, certains encore en ruine, d'autres
complètement restaurés. L'aspect "musée" est très riche et on y passe sans difficulté plusieurs heures.
C'est d'ailleurs un vrai musée sur l'histoire de la nouvelle Calédonie qui prend en compte
l'histoire des kanaks comme celle des bagnards et des différentes communautés venues plus tard. Il
n'y a pas de parti pris, ni d'un côté ni de l'autre et c'est même une saine invitation au
melting-pot de ce pays. En ce qui me concerne, c'est un des endroits qui m'a le plus marqué en
nouvelle Calédonie, il faut absolument y aller. Et le must, c'est le spectacle historique "son et lumière" fin
octobre... en principe, j'en ai vu un. C'est inoubliable, j'ai du mal à comprendre que les tours
opérateurs ne l'ai pas sur leurs petits papiers (cela dit, c'est peut-être mieux comme ça ? ? ? ?)
mimicracra le 01/10/2009
Visite très intéressante, qui apprend plein de choses sur la "transportation" des bagnards sur l'île, le
développement autour des bagnes et aide à comprendre la révolution kanak. Mention spéciale pour la salle
d'expo des différentes techniques de construction, avec des maquettes réalisées par des enfants. A
faire !
BOURAILBOURAIL - Côte ouest, de Bourail à Voh
© Petit FutéBOURAIL - Le Bonhomme
© Maïlys ALBERTO
A 160 km de Nouméa. Le terme Bourail viendrait de Bu Rhai qui signifie la « queue du lézard ». Les armoiries de
la commune en surprendront plus d’un : le croissant symbolise la présence arabe, la croix bleue la présence
néozélandaise, les signes géométriques représentent les Kanak, et le blé et le bœuf rendent hommage aux
Calédoniens. C’est en 1867 que Bourail émerge sous l’impulsion de l’administration pénitentiaire. Un poste
militaire est alors construit à l’embouchure de la Néra. Deux ans plus tard, un centre de réadaptation des
bagnards nouvellement libérés y voit le jour. On comprend mieux l’importance des bagnards dans l’histoire de la
Nouvelle-Calédonie et la nécessité pour le territoire d’admettre enfin cet élément de l’histoire longtemps occulté.
Des femmes maintenues en détention en France étaient envoyées ici pour réapprendre à vivre en société, sous
la houlette de religieuses. Condition sine qua non à leur transfert : épouser les anciens bagnards établis en
Calédonie.
Encore aujourd’hui, on peut dire que Bourail ressemble à une vraie bourgade du Far West, et il suffit de faire un
petit tour au cœur de la ville pour s’en rendre compte. C’est ici que 25 % de l’élevage de bétail calédonien est
produit. Surtout, ne ratez pas la grande foire qui s'y tient chaque année au mois d’août. Les Broussards onttoutefois délaissé leurs chevaux pour venir faire leurs courses et de nombreux 4x4 s’alignent devant les
échoppes des commerçants sur l’avenue principale. Bourail est une commune en pleine expansion qui a
l'avantage de combiner la mer et brousse.
BAIE DES TORTUES
Vous pouvez y accéder à pied, depuis la plage de la Roche Percée, en prenant garde de ne pas approcher de
trop près ce qui reste du bonhomme (risques d'effondrement), un tout petit sentier vous y conduit en 30 minutes
de marche. Vous pouvez aussi y aller par la route, en direction de Poé, vous bifurquez au panneau indiquant la
baie. Au bout de la piste, un parking vous permet de garer votre véhicule pour continuer à pied. La baignade n'y
est pas conseillée en raison des forts courants, mais la plage cernée de pins colonnaires est magnifique.
CIMETIÈRE DES KABYLES
Sur la RT1, à gauche, la porte du cimetière est frappée d’un croissant rouge.
eRemontons d’abord à la fin du XIX siècle pour expliquer l’origine de ce cimetière. Les événements de la
Commune de Paris (1871) se propagent au département français de l’Algérie. La Kabylie se soulève donc à
l’instar des communards. La répression féroce conduit à la déportation en Nouvelle-Calédonie d’une partie des
révoltés kabyles, internés dans les bagnes du Caillou. Après leur libération, en grande partie, ces Kabyles
demeurent sur le territoire et s’installent dans la vallée de Nessadiou. Ils ouvrent également de petits commerces
à Nouméa. L’ancien maire de Bourail, auteur du livre Kabyles du Pacifique, est le descendant de l’un d’entre eux.
C’est à proximité de l’endroit où le marabout de la communauté se noya, la rivière Nessadiou, que le cimetière a
été construit. Les tombes sont naturellement tournées vers La Mecque. Un professeur d’arabe est venu
dispenser des cours à l’école coranique (qui n’est autre que le bâtiment à l’entrée du cimetière) jusqu’en 1922.
Les fêtes des descendants kabyles de la région y sont désormais organisées. Un peu plus loin une mosquée a
été érigée en 1997.
CIMETIÈRE MILITAIRE NÉO-ZÉLANDAIS
Entre Moindou et Bourail
Ce cimetière rend hommage aux soldats néo-zélandais tués au cours d’opérations militaires en
NouvelleCalédonie lors de la Seconde Guerre mondiale. De nombreux camps d’entraînement furent en effet établis dans
la région de Bourail à partir de 1942. Ici reposent 161 soldats, 78 aviateurs et 7 marins, tous néo-zélandais, à
l’exception de 5 Britanniques et de 2 Fidjiens. A noter, la qualité de l’entretien des lieux. A l’entrée du cimetière,
une plaque rappelle les principaux événements de la guerre dans le Sud-Ouest Pacifique. Un coffre-fort contient
un livre d’or et un registre des morts.
DOMAINE DE GOUARO DEVA
Cartes à l'Office du Tourisme de Bourail ou à l'entrée du domaine.
8 000 hectares de réserve, dont 13 km de bord de mer classés au Patrimoine Mondial de l'UNESCO ! Des
parcours équestres sillonnent la mangrove, les plages et la forêt sèche côtière, permettant de découvrir cette
biodiversité exceptionnelle. Plusieurs sentiers de randonnées offrent des vues exceptionnelles sur le lagon et le
domaine, notamment le parcours Oua Koué qui longe les crêtes en 1h30.DOMAINE DE GOUARO DEVA - Domaine de Gouaro Déva.
© M. Dosdane – NCTPS
MUSÉE DE BOURAIL
✆ +687 467 912
info@bourailtourisme.nc
Situé à l’entrée sud du village à droite.
Entrée 250 CFP. Ouvert du lundi au samedi de 9h à 12h et de 13h à 17h. Visites commentées sur rendez-vous
de 1 heure 30 à 650 CFP. Boutique. Atelier tressage mardi matin 500 CFP. wi-fi gratuit et zone de pique-nique,
ouverte à tous, dans le jardin.
Le musée s’est établi dans l’ancien magasin central de la ville, construit par les bagnards en 1870, puis
transformé en fromagerie par la suite. Le bâtiment principal est centré sur l’histoire de Bourail, riche en objets du
quotidien, anecdotes et explications relatives aux différentes communautés. Au rez-de-chaussée, un intérieur
calédonien aisé a été reconstitué, ainsi que des ateliers. Dans la cour, vous trouverez un four à pain, une
boulangerie et une case kanak. Un petit musée vivant et bien tenu par un personnel disponible.
NÉMÉARA
Avant d’arriver à Bourail en venant de la transversale de Houaïlou, sur la gauche, vous passez devant une
ancienne école de garçons tenue jadis par les frères maristes. Néméara, un foyer pour orphelins, est installé
dans une vieille case calédonienne à étages, qui forme, avec son église, un bel ensemble. La chapelle est
unique en Nouvelle-Calédonie, classée monument historique en 1989 pour préserver ses fresques intérieures
polychromes. Vous passez ensuite devant la tribu de Peté. Du col des Roussettes, lieu où elles nichent par
centaines, la perspective s’étend sur des vallées très vertes, où sont implantées plusieurs petites tribus qui
descendent rarement au village de Bourail. Les gens travaillent leur terre et vivent des fruits et de la pêche en
rivière. La pluviométrie est élevée dans le coin mais, lorsque le soleil étale ses rayons sur les flancs des collines,
c’est simplement magnifique.
PLAGE DE POÉ
En reprenant la route, vous accédez à la superbe plage de sable blanc de Poé, longue de 18 km et peu
profonde. Les familles de Nouméa s’y pressent le week-end. La base nautique du camping (MD Plaisirs) et
l'école de kitesurf proposent différentes alternatives pour pimenter vos journées. Un nouveau sentier sous-marin
avec panneaux informatifs permet de découvrir la faune et flore du lagon. Il se découvre librement en louant un
kayak ou en visite guidée avec bateau à fond de verre (Alan +687 776 059, comptez 2 500 CFP pour 1h30).
SITE DE LA ROCHE PERCÉE
A gauche à la bifurcation avant d’entrer dans Bourail.
Le site est propice à de jolies balades et c'est un spot aussi très apprécié des surfeurs. Vous pouvez commencer
en longeant la plage de la Roche Percée sur la baie de Gouaro, toujours assez agitée du fait des courantsentrant par la passe Popinée. Au bout de cette plage, vous pourrez observer le fameux rocher du Bonhomme.
Attention, un panneau vous indique qu'il est interdit de l'approcher pour cause d'effondrements.
Sentier des trois baies. C’est ici que part le sentier des 3 baies qui mène à la baie de Tortues et la baie des
Amoureux. La balade offre de multiples points de vue sur le lagon. Vous marchez pendant 4 km à travers une
végétation remarquable allant des majestueux araucarias de la baie des Tortues, à la forêt littorale de la baie des
Amoureux, en passant par de beaux vestiges de forêt sèche. Le premier point de vue du sentier est le belvédère
(interdit d'accès pour cause d'effondrements), d’où l’on observe de loin les baies de la Roche Percée et des
Tortues, le récif et la passe Popinée, la baie de Gouaro, l’île Verte ainsi que l’embouchure de la Néra. Perchée
sur la colline derrière ce point de vue, Notre-Dame-des-Flots veille sur les environs. En quittant le belvédère,
vous traversez la baie des Tortues, avant de vous éloigner un peu du littoral et de pénétrer dans quelques
lambeaux de forêt sèche. Vous redescendez ainsi vers la paisible baie des Amoureux. Le sentier s’achève sur un
point de vue qui surplombe la baie, d’où vous pouvez accéder à une dernière petite plage nichée en alcôve dans
la falaise. Les fonds marins de ces baies sont classés réserves naturelles.
La Forêt des Cycaq. Accès au sentier également depuis la Roche Percée, sur la gauche avant le troisième
ralentisseur. Cette courte balade familiale (2 km) vous conduit à travers la forêt sèche, un écosystème bien
particulier classé site naturel. Pour information, seulement 1 % de ce type de forêt subsiste en Calédonie. La
forêt sèche abrite une grande variété d’espèces endémiques, que vous pourrez découvrir à l’aide d’étiquettes
disposées sur le sentier. N’oubliez pas votre bombe anti-moustiques !
mimicracra le 01/10/2009
Très jolie plage, avec le rocher du Bonhomme qu'on n'a pas bien discerné.. Malheureusement,
avec les vagues, on n'est pas allé se baigner, pourtant les fonds marins sont réputés très riches..
SITE DE LA ROCHE PERCÉE - Le Bonhomme, rocher surplombant la plage de Bourail.
© Author's Image
POYA
A 210 km de Nouméa. Fondée en 1898, Poya a ceci d’original qu’une partie de sa superficie se situe en Province
Sud alors que la commune dépend de la Province Nord. Avant d’arriver à Poya, au sommet d’un col, vous
trouverez le panneau « Bienvenue en Province Nord ». Ici, il est possible de s’arrêter et de profiter d’un joli
panorama sur la région. Ne vous étonnez pas si vous vous retrouvez nez à nez avec une croix : autrefois dans
l’église de Poya, elle a été installée ici pour le cinquantenaire de l’église.
Les habitants vivent pour la plupart du nickel et travaillent à Népoui, village minier situé plus au nord.
L’agriculture constitue également une source d’activités et de revenus non négligeable. Ce joli village fleuri, aux
maisons blanches, constitue une véritable oasis au cœur d’une plaine aride et brûlée par le soleil.
GROTTES D’ADIOL'accès aux grottes est condamné pour raison de sécurité.
Ce sont les plus grands boyaux de Nouvelle-Calédonie avec un réseau principal qui suit le lit de la rivière sur
3 km. Au cours de la révolte kanak de 1878, menée par le chef Ataï, les insurgés s’étaient réfugiés dans la grotte
qui demeura, jusqu’à la fin de l’insurrection, l’un des foyers de contestation. Le cadre est magnifique,
malheureusement les grottes sont désormais fermées.
PÉTROGLYPHES DE MONTFAOUÉ
Pour une visite, contactez Hilaire Meureureu-Gowé (+687 424 905).
Il s'agit du plus grand site de pétroglyphes du Caillou. Il s'étire sur un périmètre de 200 m et abrite 156 motifs de
grande taille, gravés sur des rochers. La signification et l’origine de ces œuvres demeurent obscures car, la
plupart de ces gravures sont abstraites. Elles diffèrent ainsi des autres pétroglyphes observés dans le monde
qui, pour la plupart, représentent des hommes et des animaux.
ROCHES D’ADIO
Au col de Boe Wé, en continuant jusqu’au kilomètre 10, la piste de gauche mène à la tribu de Montfaoué. Le
trajet fait 4 km environ.
Vous passez au pied de roches de calcaire noir très tourmentées.
RÉSERVE DE L’AOUPINIÉ
Le massif de l’Aoupinié, qui s'étend sur 11 km² entre Ponérihouen et Poya, est réputé pour ses fabuleuses forêts
humides. On y trouve beaucoup de houps et de tamanous mais peu de kaoris qui sont très prisés par les cerfs
rusa que l'on trouve par centaines. Le massif de l'Aoupinié est d'ailleurs une zone de chasse.
PANORAMA
A la sortie de la commune prenez à droite, traversez le pont et tournez à gauche vers la mission de Tétouti.
La piste est goudronnée à partir de la tribu de Goa. Tournez à gauche à la cabine téléphonique : une pancarte
indique l’entrée du massif de l’Aoupinié sur la piste forestière. On vous informe que la circulation est à vos
risques et périls… En fait, la piste grimpe raide jusqu’à l’antenne d’Aoupinié située à 1 000 m. Le panorama sur
les deux versants de l’île est plutôt joli : Poya, sur la côte Ouest, et Ponérihouen, sur la côte Est. La petite scierie
que vous dépassez fonctionne en semaine et vous pouvez vous y arrêter pour faire un brin de causette. En 4x4,
vous pouvez également rejoindre la tribu de Gohapin sur la côte Ouest.
NÉPOUI
Népoui, village dépendant de la commune de Poya, est situé sur le plateau de la presqu’île de Muéo. Lucien
Bernheim y crée la première mine en 1890, suivi par la Société Le Nickel (SLN), qui dans les années 1960 fait
construire le village pour y loger ses employés. La SLN exploite ici la plus haute mine du territoire située à
1 000 m d’altitude (Népoui-Kopéto). Les pavillons en bois, presque tous identiques, et quelques épiceries
constituent le gros du centre de Népoui.
CHÂTEAU DE MUÉO
Vous quittez Poya en direction du nord et traversez la Basse le long de la RT1.
Une fois parvenu au lieu-dit Forêt-Français, et avant d’atteindre le col Nékoro culminant à 128 m, enjambez la
rivière de Muéo. Côté montagne, vous apercevez à votre droite la station de Muéo, installée dans le château
construit en 1882 sous la direction du commandant Escande. A environ 200 m, sur votre droite, vous trouverez
une barrière blanche. L’endroit est aujourd’hui une propriété privée : vous pourrez donc prendre des photos mais
seulement après en avoir demandé l’autorisation. Il n’est pas possible de le visiter, ce qui ne vous empêchera
pas pour autant de profiter d’un très beau point de vue sur le lagon.
POUEMBOUTPOUEMBOUT - Pouembout
© Petit Futé
A 259 km de Nouméa. La commune est lovée dans une belle vallée très dégagée, où le regard plonge loin vers
l’horizon. C’est en 1883, que l’administration pénitentiaire y implante l’une de ses structures. La commune est
créée dans la foulée en 1889. Le bourg, grenier de la Province Nord, accueille aujourd’hui le plus grand lycée
agricole de France. A voir également le pigeonnier (1898), après la poste, et le château Grimini (1886). Ancien
bâtiment pénitentiaire, il doit son nom à son ancien propriétaire qui en fit un hôtel. Le château, fortement
endommagé par le cyclone Erika, a été rénové en 2006 pour accueillir la bibliothèque. Pouembout compte
aujourd'hui un peu plus de 2 500 habitants.
Sur le plan politique et économique, la commune de Pouembout constitue l’un des pôles majeurs de la Province
Nord. L’ouverture de l’usine métallurgique par la société canadienne Falcon Bridge y est pour beaucoup. Elle
participe en effet au desserrement de l’emprise exercée par Nouméa auprès de la jeunesse et permet de
dynamiser la région. Dans le village, à proximité de la mairie, la locomotive témoigne du passé minier de la
commune. Pouembout constitue également un bassin agricole important (maraîchage), avec une terre composée
d’alluvions, la présence de savanes et de niaoulis. La région, qui s’étend jusqu’à Témala, regorge de crabes et
d’huîtres – les huîtres de palétuviers sont, paraît-il, beaucoup plus goûteuses que nos huîtres d’élevage. Au
premier et dernier quartiers de lune, le crabe perd sa carapace. Il est alors aussi mou que de la gélatine. Sa
pêche et sa commercialisation sont autorisées par période, selon la saison et la taille des animaux pêchés.
CASCADE D’OUENDÉ
La route menant à la cascade est fermée aux véhicules et parfois aux piétons. Le site fait l’objet de litiges, mais
certains broussards ont bon espoir de le voir rouvrir aux promeneurs. Si c'est le cas, voici la marche à suivre :
engagez-vous depuis le village en direction du lycée agricole. Une fois arrivé à l’embranchement signalé par un
abribus, tournez à droite. La piste est longue et traverse un paysage parsemé de stations d’élevage et de
pâtures. Un panneau indiquera la cascade à votre gauche. Vous êtes dans la Forêt plate. Après 5 minutes de
marche, vous pouvez déjà prendre de jolies photos ! Vous dominez la falaise et sa cascade. Pour accéder au
pied de la cascade, 3 heures de randonnée à cheval ou à pied sont nécessaires. Vous passez par les terres du
gîte de Tamaon (+687 471 516) et celles d’autres éleveurs. Voyez avec eux pour obtenir les autorisations
nécessaires à la traversée des stations d’élevage.
LE NORD
Changement d'ambiance quand l'on arrive de Nouméa et que l'on longe la côte de Koné à Poum... La province
Nord connaît une profonde mutation avec le projet d'envergure qui se développe sur la zone VKP (Voh, Koné,
Pouembout). La semaine les routes et les hôtels se remplissent d'ouvriers, qui redescendent sur Nouméa ou sur
la côte est le week-end, laissant place aux touristes. La région est encore sauvage et authentique, et demande
du temps pour être découverte.
KONÉ
Située à 265 km de Nouméa et à une dizaine de kilomètres de Pouembout, Koné fait figure de capitale
administrative de la Province Nord (l'hôtel de la Province, avec sa case traditionnelle, est admirable). Cette petiteville, fondée en 1870 par l’amiral de vaisseau Olry, doit son nom au pic Koné, ancien lieu de sépulture kanak
situé à l’est du village au cœur de la tribu de Baco. La commune, qui compte aujourd’hui plus de 9 000 habitants,
connaît un développement fulgurant, grâce à la construction de l'usine Koniambo. Le massif du Koniambo a été
exploité de façon intermittente, depuis les premières extractions de minerai à la fin des années 1880. Le minerai
qu'il enferme possède une teneur en ferronickel exceptionnelle. La première coulée de nickel de l'usine a été
versée en avril 2013 en grandes pompes. La moitié des parts de l'usine étant détennue par la Société minière
du Sud Pacifique, société locale, elle est un symbole de l'autonomisation de la Calédonie qui reprend le controle
de ses ressources naturelles, ainsi que du rééquilibrage des richesses entre le nord et le sud.
CENTRE CULTUREL POMEMIE
2243 route Pomémie
✆ +687 471 106
www.pomemie.com
A l’entrée de la ville, une pancarte indique le centre sur la droite.
Au bout de la piste, une ancienne maison coloniale, rénovée par un médecin et rachetée par la Province Nord,
abrite le centre et un atelier d’artisanat. Les poteries Lapita, découvertes sur la commune, ont été exposées ici
pour la première fois. Deux d’entre elles avaient été mises au jour en 1995 à Foué, le berceau historique de
l’identification du Lapita.
PRESQU’ÎLE DE FOUÉ
Un petit village de pêcheur connu pour sa plage.
PLAGE
A l’entrée de la ville, sur la gauche en venant de Bourail, une pancarte indique la piste qui mène à Foué. Passez
devant la ferme aquacole, et, après plusieurs kilomètres de poussière, vous accédez à une plage.
De la plage recouverte de brindilles, le village de la tribu de Foué, situé au fond avant la mangrove, ressemble à
un petit village de pêcheurs avec ses barques à moteur qui vont et viennent jour et nuit, au rythme de la marée.
Possibilité de louer des kayaks à la base nautique.
khoone le 22/01/2011
une petite plage très sympas,paisible avec un couché de soleil magnifique sur votre gauche dés votre arriver
vous trouverais ,une grande maison en paille ,pour vous abrité,des tables au bord de l'eau et une plage
pour vous promené ,tout au bout de cette plage se trouve les habitants ,des pêcheurs ou vous pourrais
également,acheter du bon poisson fraîchement pécher ,vous avait également une basse nautique, qui est
uniquement pour les enfants scolarisé ou autre, vous trouverais également de l eau potable ,malheureusement
pas encore de toilettes publique on cours de construction ! ! ! bonne visite tous
MONT KONIAMBO
Prenez la route de la gendarmerie et passez devant le cimetière pour gagner la tribu de Koniambo. C’est un joli
petit hameau avec sa chapelle ceinturée de cases et ses pelouses bien tondues. Ce sont les Américains qui ont
malencontreusement introduit la tique avec leur bétail. Depuis, les stockmen doivent impérativement baigner
leurs bêtes. Vous aurez peut-être la chance d'assister à l'une de ces baignades. Vous découvrirez alors les
stockyards, des enclos à coulisses, qui permettent aux stockmen de canaliser le bétail en direction des piscines.
VILLAGE D’ATÉOU
Le village traditionnel de la tribu d’Atéou est l’un des plus hauts de Calédonie : ses habitants ont en effet élu
domicile à 1 000 m d’altitude ! La piste qui y mène est à votre droite. Engagez-vous et continuez tout droit
pendant une quinzaine de kilomètres. En montant à la tribu, vous découvrirez de merveilleux points de vue sur
les collines, le lagon et son incroyable dégradé de couleurs. Une belle case kanak, avec sa flèche faîtière,
indique l’entrée de la tribu de l’autre côté du versant. Ici, on vit doucement et simplement. Hienghène, sur la côte
Est, est accessible à pied ou à cheval par le chemin de Tipindié. Il faut trouver des chevaux et organiser la
traversée.
VOHVOH - Côte ouest, de Voh à Poum
© Petit FutéVOH - Cœur de Voh vu d'ULM.
© Cachou44 - iStockphoto
A 295 km de Nouméa. Yann Arthus-Bertrand, le célèbre photographe, a immortalisé les lieux avec son cliché du
cœur de Voh présenté dans son ouvrage La Terre vue du ciel.
A terme cependant, ce n’est pas la mangrove qui fera les gros titres concernant la commune. Le massif du
Koniambo, auquel le village est adossé, regorge d’une ressource qui fait déjà la richesse de la
NouvelleCalédonie : le nickel. Les industriels espèrent beaucoup de ce gisement et la population locale tout autant.
Mais au-delà des considérations économiques et sociales, Voh bénéficie d’un site exceptionnel entre mer et
montagne. Vus des hauteurs, les lieux prennent une autre dimension. Ceux qui ne souhaitent pas grimper, mais
qui désirent cependant jeter un œil sur les baies de Voh, peuvent se rendre au bout de la plage de Gatope. Un
nouveau centre culturel a vu le jour en septembre 2013.
CENTRE CULTUREL DE VOH
✆ +667 475 550
Ouvert de 12h à 17h le mardi et jeudi, de 10h à 17h le mercredi et vendredi et de 8h à 12h le samedi.
Ouvert en 2013, le Centre Culturel de Voh se place comme un nouveau vecteur d'échanges culturels en Province
Nord. Il accueille des expositions et spectacles locaux comme nationaux mais aussi la médiathèque et cyberbase
de Voh.
CŒUR DE VOH
Pour les marcheurs, rendez-vous à la sortie de Voh en direction de Koumac. Prenez la piste à droite après le
cimetière, qui longe la caserne de pompiers. Garez votre voiture au bout et suivez la piste de 4x4 tout au long de
la balade.
Comptez 1 heure pour l’ascension du mont Kathépaïk ! Une fois au sommet, repérez-vous par rapport aux deux
rivières, la pointe du cœur devant être orientée vers vous. Au risque d'être déçu, n'imaginez pas que vous
parviendrez à voir le cœur de Voh tel qu'il est représenté sur les cartes postales de Yann-Arthus Bertrand. A
moins d'effectuer un vol en hélicoptère, le cœur est difficile à distinguer et se révèle bien plus petit que ce qu'on
imagine. Malgré tout, si le soleil est de la partie, le panorama est grandiose et s'étire entre terre rouge latérite,
montagnes, mangrove et océan. Au nord, la tribu de Téméla ; face à vous, la passe Duroc, à l’est, le massif du
Koniambo et, au sud, la tribu d’Oundjo. Sans oublier, construite tout récemment, l'énorme usine du Nord.
mimicracra le 01/10/2009Désolée pour la note, mais je ne savais pas trop quoi mettre : j'ai un avis assez mitigé. N'ayant pas
de 4x4 mais une simple fourgonnette utilitaire, nous avons préféré marcher, mais en fait, on aurait pu faire une
bonne partie du chemin en voiture... En route, on croise des touristes qui nous affirment ne pas avoir vu le
cœur, mais on continue ! Au bout de 60mn de marche (on est de bons marcheurs pourtant), on ne distingue
toujours rien... Finalement, au beau milieu d'une éclaircie, on l'aperçoit, mais c'est bcp plus
petit que ce qu'on imaginait. En fait, s'il y a des nuages, c'est quasiment impossible de le
voir..
ÉCOMUSÉE DU CAFÉ
✆ +687 473 736 / +687 759 565
ecomusee.cafe@gmail.com
Ouvert du mardi au dimanche, de 8h à 18h.
eSavez-vous que Voh a été un haut lieu de la production de café au début du XX siècle ? 500 hectares y étaient
consacrés pour récolter quelque 300 tonnes par an ! Depuis 2011, l'ancienne maison Destoop a été brillamment
rénovée en écomusée pour accueillir des expositions temporaires sur les familles pionnières dans le café, les
variétés du café calédonien (robusta, arabica et Leroy) ou encore sur la route du café... Des journées d'animation
sont régulièrement organisées. Possibilité de petit déjeuner sur place, avec une tasse de café bien sûr !
KAALA-GOMEN
Cette commune vit encore de l'agriculture et de la mine. Ouaco, qui dépend de Kaala Gomen, a été très célèbre
en son temps car c'est le site calédonien le plus proche de l'Australie : le premier vol est parti de là en 1931.
C'était là aussi qu'était implantée la conserverie de Corned Beef, à l'époque du colonel Dix. Jusque dans les
années 1970, Ouaco vivait presque en autarcie : avec son abattoir, sa conserverie de viandes et ses multiples
productions agricoles. En témoignent les restes d'un chemin de fer qui servait à acheminer les marchandises
jusqu'au wharf, lorsque les bateaux venaient charger les productions de la conserverie.
KOUMAC
KOUMAC - Koumac
© Petit FutéA 365 km de Nouméa. Koumac demeure l’ultime étape avant Poum et le grand nord calédonien. C’est également
le passage obligé pour Ouégoa situé sur la côte Est. Commune agricole et minière (mine de la Tiébaghi),
Koumac s’est aussi orientée vers la pêche industrielle. De prime abord le village peut paraître étrange, avec ses
grandes artères perpendiculaires façon bourgade texane, mais la chaleur des gens du coin et les nombreuses
possibilités de balades dans les environs rendent le séjour intéressant, ne serait-ce que pour s’imprégner du
mode de vie broussard. A noter que plusieurs pistes, sur la route entre Voh et Koumac, débouchent sur des
wharfs. Ces quais de débarquement de nickel sont encore en activité. Prudence donc, les énormes camions de
transport de minerai tendent à occuper le centre de la voie.
ÉGLISE SAINTE-JEANNE-D’ARC
Elle date de 1950. Vous remarquerez ses magnifiques vitraux ainsi que les belles sculptures en bois de gaïac de
l’artiste local, Charles Weiss. Si l'entrée principale est fermée, poussez la porte latérale.
ÉGLISE SAINTE-JEANNE-D’ARC - L'église de Koumac.
© Author's Image
GROTTES DE KOUMAC
A 8 km du centre de Koumac, prenez à droite au rond-point de l'église, puis suivez une nouvelle fois la droite à la
patte d'oie, avant de tourner à gauche au panneau. 400 m plus loin, suivez la droite et passez le pont-gué.
Bifurquez à droite 900 m plus loin. Vous n'êtes plus qu'à 1 km des grottes. Prenez la piste de droite au bout de la
route.
Gratuit pour la petite grotte et les 380 premiers mètres de la seconde.
C’est au cœur d’une belle forêt que se cachent les grottes de Koumac, au milieu des bancouliers, des gyrocarpus
et des banians. Creusées par des rivières souterraines dans le massif de Koumac, les grottes ont pris forme dans
du calcaire karstique datant de l'éocène (- 53 à -34 millions d'années). Connues bien avant l'arrivée des
missionnaires, ces grottes servaient de lieu de sépulture aux tribus autochtones. C'est entre 1970 et 1990 que
l'exploration et les relevés topographiques des cavités ont été réalisés. Le site abrite deux grottes : une petite
située au pied de la falaise et une grande. Cette dernière est plus difficile à trouver, il faut suivre les flèches
rouges peintes sur les arbres. Seuls les premiers 382 m peuvent êtres explorés sans guide. La grande grotte
s'étire sur 3 km de galeries et ce qui n'était qu'une simple visite se transforme vite en exploration spéléologique.
La traversée donc doit s'effectuer en compagnie d'un guide. Comptez entre 5 et 6 heures pour effectuer
l'allerretour. Les visiteurs aguerris doivent porter des chaussures fermées et se munir de lampes et d'eau potable.
koumacave le 18/01/2011
lieu incontournable de koumac, site très bien aménagé, une fontaine d'eau potable a été installé sur le
site,et pour bientôt les toilette
kida76 le 24/11/2009
Les grottes avec leurs aménagements peuvent être une étape pique-nique dans la visite de Koumac.En octobre
2009 l'accés était interdit une poche de gaz ayant été décelée. PARC PROVINCIAL DE NÉHOUÉ
En direction de Poum, à la sortie de Koumac, prenez la route de Babouillat pour rejoindre le joli sentier forestier.
Pique-nique et camping possibles près de la rivière Néhoué. Jeux pour enfants. Attention, la collecte de bois et
de plantes est interdite.
franmath le 11/05/2011
quel plaisir de se promener dans ce magnifique parc bien aménagé,pique-nique conseillé et quel bien-être de se
baigner dans la rivière si limpide.....
PLAGES
Quelques plages sauvages vous permettront de vous rafraîchir après une journée de balade ou de route,
notamment la plage de Tangadiou et la plage de la péninsule de Paagoumène accessibles par des routes en
terre. Très peu fréquentées, vous pourrez y observer les pêcheurs à la tombée du jour. Des aires de pique-nique
au bord de la mer sont également aménagées sur la pointe de Pandop.
VIEUX VILLAGE DE TIEBAGHI
tourisme@mairie-koumac.nc
Le Point I y organise des visites les jeudis et samedis matin sur réservation (2 500 CFP la visite pour au moins
deux personnes sur réservation).
Visite de l’ancien village minier et ses installations restaurées par l’Association pour la sauvegarde du patrimoine
minier et historique du nord calédonien. Le site, exceptionnel, est interdit au public sans la présence d’un guide.
Prévoyez votre bouteille d'eau et votre crème solaire, la visite dure 4h.
Charles0512 le 26/12/2013
J'ai eu l'occasion de visiter, il faut viser car ce n'est ouvert que les matins, certains jours de
la semaine et il faut s'inscrire à l'avance, rv à 9h vers le marché de Koumac. Maintenant,
c'est une visite absolument INOUBLIABLE, restauration aussi extraordinaire qu'émouvante avec
comme guide d'anciens de la mine, la vue depuis le site est en soi à couper le souffle. En s'y
prenant pas mal de temps à l'avance, on peut même passer une nuit sur le site. Je rêve de retourner là
bas et de vivre cette expérience.
franmath le 11/05/2011
magnifique site et la restauration des lieux de vie est superbe ..... mais choisissez bien votre guide,confirmez le
mode de visite,la durée de la visite sur les lieux même et le prix avant de partir ! ! ! ! !
ROUTE TRANSVERSALE
Près de 48 km séparent Koumac de la côte Est. Sans chercher les superlatifs idiots, ne boudons cependant
pas notre plaisir. La transversale entre Koumac et Ouégoa est de toute beauté avec une route qui serpente entre
cols et petites vallées encaissées. Les paysages s’étendent à perte de vue avec un point culminant, le col de
Grand-Crève-Cœur, situé à 204 m. Arrêtez-vous au col d’Amos à la croix blanche. Vers l’ouest, les collines sont
recouvertes de niaoulis avec au loin la roche Mauprat. A l’est, vous apercevez le lagon et la barrière de corail. La
chaîne centrale agit réellement comme une frontière à la fois entre deux côtes mais aussi entre deux zones
climatiques distinctes : sèche et aride à l’ouest, verte et luxuriante à l’est. Une fois le fleuve Diaho franchi,
l’unique fleuve de Nouvelle-Calédonie, la côte Est vous tend les bras. Bienvenue en terre kanak !
A 15 km de Koumac en direction de Ouégoa, faites une petite halte sur le sentier des Roches Notre-Dame.
Le chemin balisé vous permet de contourner le massif (30 minutes de marche) et de jouir d'un superbe
panorama. Egalement un bon spot d'escalade.
POUM
A 421 km de Nouméa. La route étroite, sinueuse et vallonnée, qui mène à l’extrémité nord de l’archipel, étire son
long ruban d’asphalte au milieu d’un paysage énigmatique et éblouissant, où la terre rouge rivalisant avec le vert
des arbustes, le mauve des montagnes et le bleu de la mer. Il est désormais grand temps d'éteindre la clim et
d'ouvrir les fenêtres pour respirer le parfum enivrant du niaouli et des eucalyptus.
Ce bout du monde, planté là au cœur de l’hémisphère sud, avec ses montagnes couvertes de forêts, de savane
et de baies bordées de cocotiers, semble se partager entre l’Australie, la Nouvelle-Zélande et même parfois le
Canada. Nouméa est bien loin, et ici le temps semble s’être arrêté…
BOAT PASS
Si vous avez le courage, et que l'état de la piste le permet (accessible uniquement en 4x4 par temps de pluie),
essayez de pousser jusqu'à la Boat Pass, c'est la pointe nord avant les îles Belep. Un petit parking vous
permettra de garer votre voiture pour admirer le panorama exceptionnel qui s'offre à vous. Des dizaines d'îles
apparaissent à l'horizon, entre le bleu du ciel et le bleu de la mer.
MINE PILOU
Que ce soit en 4x4 ou à pied, pour ceux qui se seront garés 1,5 km avant l’entrée, l’accès à la mine n’est pas
aisé. La piste est en mauvais état et le passage par une propriété ne facilite pas les choses.
Contactez le Relais de Golone ou le camping Kejaon pour visiter la mine.
La mine, exploitée à l’époque par des bagnards et aujourd’hui en ruine, est impressionnante. C’est en 1884 queJohnny Higginson rachète pour 50 000 francs la concession du Français Louis Equoy. L’exploitation à ciel ouvert
du cuivre dure jusqu’en 1885. Higginson fait alors appel à Louis Pelatan, ingénieur des Mines, qui prospecte et
découvre un filon de cuivre de bonne qualité, ouvrant ainsi la voie à un nouveau type d’extraction. L’adoption du
système de forage par carottage à vapeur permet de creuser jusqu’à 199 m au-dessous du niveau de la mer.
Neuf galeries sont édifiées dans le sous-sol. Il s’agit là de la seule mine du territoire entièrement exploitée par les
bagnards. Une fois leur journée de travail achevée, ces derniers étaient enfermés dans la prison collective ou
dans les cellules individuelles côté est. On distingue encore les vestiges des cheminées, une cuve, des murailles
et un siège de waters d’époque ! Côté ouest, un énorme tunnel de 800 m traverse la montagne entre Pilou et la
mine. La chute des cours du cuivre entraîne des rachats successifs et conduit finalement à la fermeture définitive
du site en 1931.
PLAGE DE NÉNON
Pour une balade au bout du monde… Après avoir dégusté les fruits de mer au Relais de Poingam, arrêtez-vous
à Nénon, l’une des plus belles plages de la Grande Terre, située 12 km après le carrefour de Poum. Située en
bas d’un petit col, d’où l’on domine la baie de Bouana, vous trouvez une piste sur la gauche (le panneau n'est
visible que lorsque l'on roule en direction du Sud), elle mène à la plage parsemée de coquillages. Son sable clair
s'étire sur des kilomètres, entre les habitations des tribus de Poum. Une aire de pique-nique a été aménagée sur
place. Seul inconvénient, la plage est parfois envahie par des taons, ces « mouches à requins » comme ils disent
à la tribu.
SENTIER DÉCOUVERTE DE POINGAM
Relais de Poingam
Le Relais de Poingam a mis en place différents sentiers de randonnée sur sa propriété. L'un d'entre eux, le
sentier découverte Dalan Malep, est jalonné de panneaux explicatifs. Vous découvrirez la savane de Niaoulis, la
plaine des chevaux sauvages, la mare au anguilles... Et vous pourrez également admirer un panorama à
360 degrés sur la péninsule de Poum et ses îlots. Par temps clair, on peut même apercevoir les îles Bélep.
Comptez 1h15 de balade niveau facile.
ÎLES BELEPÎLES BELEP - Les îles Belep
© Petit Futé
Situé à 50 km de la pointe nord de la Grande Terre, l’archipel des Bélep est constitué par les îles Art, Pott,
Daouinth et les îlots Daos. Seule l’île Art est habitée. Les gens de Bélep, moins de 1 000 d’habitants, ont toujours
clamé haut et fort leur désir d’indépendance.
Les structures hôtelières sur place sont inexistantes. L’aller-retour en bateau coûte assez cher. L’île est
également desservie par avion depuis Koumac et Nouméa le mardi et le jeudi. Côté gastronomie, la réputation
des coquilles Saint-Jacques de l’archipel a traversé l’océan : des échanges se font avec le Japon. Quelques
restaurants de Nouméa en proposent également au menu.
Histoire
Chaque Béléma connaît l’histoire de Sam Miller, charpentier de marine, venu s’installer en 1866 à Aawe, date à
partir de laquelle les Bélémas abandonnent leurs pirogues traditionnelles pour des cotres de modèle européen,
plus stables et plus solides. Sam Miller acquiert même une petite flottille et un deux-mâts. Miller, surpris un jour
en mer par le mauvais temps, ne put rejoindre les îles Bélep. Il prolongea vers l’Australie sans jamais revenir en
Nouvelle-Calédonie, abandonnant femme et enfants… C’est peut-être l’un de ses descendants qui vous
racontera la légende de Kolya Pwacili Na Pooc Na Amvany. Kolya, originaire de Pooc, était un magicien qui
commandait aux vents et aux cyclones. Selon la tradition, il épousa une femme du clan Polo. Un jour où ils
travaillaient ensemble aux champs, sa femme, secouant une touffe d’herbe, jeta par mégarde de la terre dans lesyeux de leur enfant qui devint aveugle. Kolya se vengea sur le village de son épouse. La tradition parle de deux
vagues énormes qui balayèrent les rivages nord-ouest et dévastèrent le pays. A la mort de son fils, en 1959, le
vieux Kolya, chercha à rééditer sa colère, mais cette fois le faiseur de tempêtes, devenu probablement trop
vieux, échoua.
La côte EstLa côte Est - Côte est, d'Ouégoa à Touho
La magnifique côte Est ou « côte-au-vent », exposée à l’alizé, présente les caractéristiques d'une zone tropicale :
chaleur, pluie abondante, végétation dense et luxuriante. C’est ici que les tribus sont les plus nombreuses sur le
territoire
LA CÔTE EST
Au-delà du symbole, c’est en quelque sorte d’un autre pays dont il est question ici. Vous laissez derrière vous les
vastes plaines et prairies de l’ouest pour pénétrer au cœur d’une région plus humide à la végétation tropicale
luxuriante extrêmement dense. La route de la côte est, qui longe l’océan, borde les à-pics montagneux et croise
des cascades somptueuses, hypnotise généralement le voyageur. Sur le plan ethnique, 80 % de la population est
d’origine kanak et on ne vit pas ici à la même heure qu'à Nouméa. Le long de la route, remarquerez la présence
de petits présentoirs garnis d’un auvent abritant des fruits et légumes, des pendentifs en bois, de petites
sculptures, de jolis coquillages, des pierres sculptées, des haches, des objets décoratifs initialement prévus pour
symboliser les attributs guerriers... Attention, ces objets sont en libre-service mais pas gratuits, il y a toujours une
petite boîte pour y glisser le montant indiqué sous l'objet. Bref, visiter la Nouvelle-Calédonie sans y inclure la côte
est, c’est à coup sûr se priver d’une expérience unique et c’est surtout fermer les yeux sur un univers fascinant :
la culture kanak.
OUEGOA
A 403 km de Nouméa. Les transversales du territoire sont toutes singulières et envoûtantes. Celle qui relie le
nord de la côte occidentale à la côte orientale depuis Koumac ne déroge pas à la règle. La route, qui alterne
forêt, collines, pitons rocheux et lacets serrés, étale presque avec insolence les trésors d’une nature
étourdissante. Si le soleil s’en mêle, l’intensité des couleurs offre des points de vue grandioses. Avis aux
photographes. Une fois franchi le pont qui enjambe le fleuve Diahot, le plus long du territoire, vous entrez dans
l’est du pays. Les cocotiers alentour et l’omniprésence du vert rappelleraient presque l’Asie. Les cases
construites à l’ombre des arbres annoncent la proximité de la commune d’Ouégoa, située à quelques kilomètres
du Diahot. Des hauteurs du col d’Amos (368 m), la vue panoramique englobe la presqu’île de Pam, le lagon et
les montagnes. Le paysage, partagé entre bleu océan et vert, dévoile en effet les plus grands sommets de
Nouvelle-Calédonie. Le mont Panié, plus haut point du territoire, culmine à 1 629 m, sans oublier le mont Colnett
(1 505 m) et l’Ignambi (1 311 m).
Fondée en 1879, la commune de Ouégoa est située au cœur d’une ancienne et vaste région minière auparavant
e etournée vers le cuivre, le manganèse et le zinc. Actives entre la fin du XIX siècle et le début du XX siècle, les
mines fermeront cependant les unes après les autres (Pilou, Balade et Fern Hill). Aujourd’hui indépendantiste,
cette commune constitua à l’époque la tête de pont de la colonisation française dans le Pacifique Sud. Elle
compte désormais près de 2 300 habitants et bénéficie d’un très beau site à proximité des rives du Diahot et non
loin du lagon.
BO NIEC ET VESTIGES DE PAM
La piste menant à Pam, s’il n’a pas trop plu ( !), est relativement en bon état. Les alignements de Bo Niec
témoignent d’une bataille importante entre tribus rivales des îles Bélep et de Pouébo où plus de 200 personnes
trouvèrent la mort. En hommage à ces morts, on aligna le même nombre de pierres qu'on éleva à hauteur
d’homme. M. Renneteau, parti à la recherche de ce site à marée basse, comprit qu’il se trouvait sur le sommet
de l’une de ces pierres lorsqu’il aperçut l’alignement des rochers cachés par les herbes. Le site est
malheureusement installé au cœur d’un marais qui engloutit chaque année un peu plus ces vestiges. Du camping
d’Amos, continuez la route vers Tiari et ses plages. La zone recèle des grenats, ces pierres semi-précieuses de
forme globulaire, à symétrie cubique, d’un beau rouge sombre et qui scintillent aux rayons du soleil. Simple
plaisir des yeux sans valeur commerciale. La piste continue en direction de Pam et des vestiges. Comptez40 minutes pour les atteindre à partir de l’embranchement. Une fois arrivé, prenez la piste en terre à droite,
indiquée par un panneau fatigué. Bifurquez encore à droite au petit embranchement. Les vestiges correspondent
eà l’ancienne fonderie de minerai de cuivre et au port minier de Pam, en activité jusqu’au début du XX siècle. Le
site, à l’abandon, est envahi par la végétation. Des outils rouillés sont cependant encore visibles le long de la
plage.
VILLAGE DE BALADE
Balade est un tout petit village qu’on a vite fait de traverser sans s’en apercevoir, et pourtant c’est un lieu
chargé d’histoire. C’est en effet ici que l’explorateur James Cook et son équipage débarque en 1774, avant de
poursuivre plus au sud vers l’Australie. C’est ici aussi que près d’un siècle plus tard, en 1843, les missionnaires
catholiques décident d’établir la toute première mission de Nouvelle-Calédonie.
La plage de Maamaat, 2 km avant Balade à gauche (pas très facile à trouver), donna d’ailleurs lieu à la première
messe célébrée en Nouvelle-Calédonie. En longeant la route principale vous passerez devant l’église qui
deviendra le centre de la mission en 1845. Les vitraux rappellent l’attaque de la mission par les Kanak en 1847.
La mission ne fut rétablie qu’en 1851. Le monument érigé face à l’église commémore le rattachement de la
Nouvelle-Calédonie à la France, opéré par l’amiral Febvrier-Despointes en septembre 1853 au nom de
Napoléon III.
POUÉBO
A 438 km de Nouméa. La commune vit principalement de la culture de la banane. Chaque année au mois
d’octobre, le village fête ce fruit lors des journées Mwata (préparation culinaire à base de coco et de banane), qui
rassemblent les 16 tribus de Pouébo. Pour l’occasion, des courses de chevaux sont organisées sur la plage toute
proche.
Pouébo est également connu pour ses sculpteurs de la tribu protestante de Yambé, regroupés au sein de
l’association Djéwéro (+687 475 213), nom qui signifie « petit matin » dans la langue locale. Ils travaillent
essentiellement la pierre savon et le bois (bois sang, bois pétrole, kaori de montagne, bois noir, niaouli, cocotier
et fougère). Leur local, situé au sud du village à proximité de la route principale qui longe la côte, accueille les
visiteurs (en principe) du lundi au vendredi de 8h à 16h et sert de salle d’exposition à leurs œuvres. Des femmes
profitent également des lieux pour se consacrer à la vannerie et au tressage et ont fondé l'association Ebay
+687 475 380. A la tribu de Tao, Georges et Raymond Wahoo, frères artistes sculpteurs vendent également de
belles pièces en bois : flèche faîtière, pirogue miniature, casse-tête…
SENTIER À TRAVERS LA MANGROVE MAZÉ DET
Renseignements au Point I. Tarifs entre 750 et 1 500 CFP.
Steeven Iébémoi de la tribu de Sainte Marie (Pwai) vous emmène en balade pendant 2 heures à travers la
mangrove dont une partie est sur la dalle corallienne.
RÉSERVE DU MONT PANIÉ
Le mont Panié est une réserve botanique riche en espèces endémiques. Le mont Panié, le plus haut sommet du
Caillou, culmine à 1 629 m. Des espèces comme le Kaori géant ne poussent nulle part ailleurs en Calédonie,
c'est pourquoi les sentiers sont désormais fermés aux randonneurs.
HIENGHÈNEHIENGHÈNE - Roches noires de Lindéralique
© Maïlys ALBERTO
A 375 km de Nouméa. Comme partout en Nouvelle-Calédonie, les Kanak rendent hommage à la terre et à l’eau
nourricières. La poésie des lieux a su trouver un juste écho dans le nom même de la rivière Hienghène, qui en
langue fwaï signifie « pleurer en marchant ». C’est peut-être à ce titre que la commune frappe tant l’imaginaire
avant même que l'on s’attarde sur la majesté du site et sur le passé. Fondée en 1887, elle regroupe aujourd’hui
près de 4 000 habitants. Formations rocheuses exceptionnelles (rochers noirs de Lindéralique, la Poule, le
Sphinx), végétation tropicale, rivières, montagnes, plages et îlots forment certainement l’un des ensembles les
plus originaux du territoire.
Hienghène impose donc son style et constitue une étape obligée lors de votre séjour sur la côte orientale. Car
c’est ici également qu’une page importante de l’histoire du pays s’est écrite. Jean-Marie Tjibaou, chef de file
indépendantiste, originaire de la tribu de Tiendanite, en a été le maire jusqu’à son assassinat à Ouvéa en 1989.
Sa mémoire est honorée partout dans la région, témoignage tangible de l’attachement profond des Kanak à leur
identité. L’histoire de la colonisation a en effet été vécue douloureusement. Les missionnaires s’installent en
1846 sur le terrain actuellement dévolu à la gendarmerie et cédé à l’époque par le grand chef Bwarhat à l’évêque
Douarre. Néanmoins, les affaires se compliquent dès 1854, date à laquelle Tardy de Montravel, premier
gouverneur de Nouvelle-Calédonie, impose la souveraineté française. En 1857, le grand chef Bwarhat, figure de
proue de la contestation, est exilé à Tahiti. Son retour en 1863 n’apaise que relativement les esprits. La
colonisation foncière, à laquelle sont soumis les Kanak, continuera d’empoisonner les relations entre
communautés pendant plus d’un siècle. Les colons, désireux de contourner le problème, font alors appel à une
main-d’œuvre javanaise destinée à exploiter à moindre coût les ressources locales (plantations de caféiers). La
révolte kanak de 1917, dont l’épicentre situé à Hienghène se répandra à tout le territoire, prolonge les rébellions
edu XIX siècle. Mais la fin de la Seconde Guerre mondiale marque le début d’une nouvelle ère pour le peuple
kanak. En 1946, l’abrogation du Code de l’indigénat, la reconnaissance des droits civiques et la scolarisation
obligatoire contribuent à l’émancipation progressive des Mélanésiens galvanisés par le processus de
décolonisation à l’œuvre dans le monde.
Jean-Marie Tjibaou, figure charismatique, incarne cette nouvelle génération d’hommes politiques déterminés à
faire entendre la voix kanak. La radicalisation de la situation en 1984, marquée par un boycott sans précédent,
débouche cependant sur le départ massif des Européens et des Indonésiens. Dans le même temps, dix hommes
de la tribu de Tiendanite (dont deux frères de Jean-Marie Tjibaou) sont assassinés au cours d’une embuscade.
Hienghène, longtemps marquée par une histoire mouvementée, veut aujourd’hui tourner la page et s’ouvrir aumonde telle qu’elle est : fière de ses racines et tournée vers l’avenir.
BELVÉDÈRE
A proximité de la route principale, 2 km après la sortie du village en direction du sud.
Ce belvédère domine l’ensemble de la baie de Hienghène. Le panorama, magnifique, s’étend des roches noires
de Lindéralique à la fameuse Poule et au Sphinx qui lui font face. Selon les croyances kanak, la poule
symboliserait l’élément fondateur de la vie. De nombreuses légendes entourent d’un halo de mystère ces lieux
mythiques. Selon l’une d’elles, le peuplement du territoire aurait même débuté ici. Si vous avez l’occasion de
faire un petit tour en canoë, on reconnaît, paraît-il, les tours de Notre-Dame ! Les îlots Hienga, Hiengabat et Tiguit
émergent également au loin dans l’océan.
mimicracra le 01/10/2009
Très beau panorama, la roche noire se découpe magnifiquement sur l'eau bleue...
BELVÉDÈRE - La Poule de Hienghène
© Maïlys ALBERTO
CASCADE DE TAO
La cascade de Tao est visible depuis la route ; elle est accessible sauf en période de pluie où la montée
vers les deux bassins s’avère difficile. Pour la rejoindre, suivre le panneau avant le pont. Vous atteignez en
quelques minutes un joli bassin naturel, où la baignade est agréable. Un sentier fléché, parfois sportif, vous mène
à la cascade (1 heure aller-retour). Mieux vaut marcher pieds nus pour ne pas glisser. Vu d’en haut, le lagon
dévoile ses merveilles. La rivière de Tao, qui prend sa source au cœur du mont Panié, est jalonnée de cascades
plus hautes les unes que les autres.
CENTRE CULTUREL GOA MA BWARHAT
Centre-village
✆ +687 428 074
culturehienghene@mls.nc
En travaux pour le moment. Ouvert du lundi au samedi de 8h à 17h, les dimanches et jours fériés de 9h à 12h.
Fermé le 4 mai (commémoration de la mort de Jean-Marie Tjibaou) et le 5 décembre (commémoration de
l’assassinat des dix de Tiendanite). Entrée 150 CFP.
Le Centre, ouvert en 1984 par Jean-Marie Tjibaou, évoque les deux grandes chefferies de Hienghène (mer et
terre) et vise à promouvoir la culture kanak avec l'exposition de pièces et d'objets traditionnels (armes, poteries,
vanneries, monnaie, etc.). Le Centre culturel est fermé au public depuis juillet 2011 en raison de travaux
d'extension et de rénovation, mais le village des artisans, le snack, et les deux grandes cases traditionnellesrestent ouverts en semaine. Des cases et un faré, destinés à héberger les artistes, sont également à disposition
pour des concerts et des animations qui y sont régulièrement organisés.
EMBUSCADE DE WAN YAAT
A partir de la route principale en direction du sud (après l’office de tourisme), bifurquez à droite en direction de la
tribu de Ganem. Longez la rivière Hienghène, puis à l’embranchement à gauche, prenez la direction de la tribu
de Tiendanite.
A 8 km après le début de la rivière, après avoir passé la tribu de Poindjap, vous découvrez deux camions
calcinés et rongés par la rouille qui rappellent l’attaque et l’assassinat de dix militants kanak le 5 décembre 1984.
Sur la stèle est inscrit : Fils de Kanaky, souviens-toi… Deux frères de Tjibaou tomberont dans l’embuscade et
sept personnes en réchapperont. Sur ce lieu de pèlerinage et de recueillement pour les Kanak, les carcasses de
404 sont régulièrement recouvertes de bandeaux, morceaux d’étoffe et fleurs. A 150 m après le monument, sur
la gauche au niveau du poteau téléphonique, vous pouvez traverser la rivière à marée basse et rejoindre Wérap,
la tribu du même nom et sa petite église, que vous avez aperçue en venant. Au-delà, la piste mène jusqu’à
Tiendanite.
ÎLOT HIENGA
Ce parc provincial fait partie des sites inscrits au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.
TOUHOTOUHO - Côte est, de Touho à Canala
© Petit Futé
Située à 333 km de Nouméa et à quelques kilomètres seulement de la superbe transversale Tiwaka-Koné, la
commune de Touho constitue un lieu de passage important vers la côte Ouest. En 1853, les missionnaires se
sont implantés à côté du fleuve à la sortie du village pour fonder une mission encore accessible aujourd'hui. La
commune a quant à elle pris forme en 1884 et compte aujourd’hui près de 3 000 habitants. Ses atouts sont sa
belle église édifiée en 1889, sa belle plage de sable blanc et les opportunités de rencontres avec les habitants,
rendues possibles par le travail du Point I. Tout au long de la route jusqu'à Hienhène des aires de repos ont été
construites pour prendre le temps d'apprécier la beauté des paysages, ne rangez pas l'appareil photo.
ANCIEN FORT MILITAIRE
Renseignements au Point I pour le visiter.
Ce fort militaire a été construit à partir de 1864 par des troupes de marine et utilisé jusqu’en 1916. Aujourd’hui, le
bâtiment est en ruines, mais il est possible de le visiter avec l’autorisation du propriétaire.
CASCADE DE KOKINGONE
La cascade est située au lieu-dit Hêjinamwa, à mi-distance entre Touho et Poindimié. Difficile à trouver, alors
patience…
La cascade est seulement accessible avec le service de guides (Thérèse Ebettes et Austien Waka – randonnée
équestre), propriétaires coutumiers.
La cascade est visible depuis la route. Passez le pont de la rivière Kokengone. Après l’arrêt de bus, dans la côte,
vous apercevez un petit zig, puis un zag. Une fois au poteau électrique, une piste sur la droite monte sèchement.
Si vous atteignez le virage du col, faites demi-tour et repassez par la case départ. Une barrière vous en interdira
peut-être l’entrée. Laissez votre voiture et partez à la rencontre des gens de la tribu de Kokengone, qui
accepteront votre passage s’il ne s’agit que d’un petit groupe. La piste longe la crête avec une superbe vue sur la
vallée et l’embouchure de la Tiwaka. Vous traversez même des jardins. Durant la saison des pluies, la piste est
impraticable en voiture, mais vos pieds vous suffiront… Arrivé en haut, vous pouvez voir une petite retenue d’eau
qui forme une piscine, tandis que le reste s’écoule entre les rochers dominant la vallée et le lagon. Vous pouvez
vous asseoir dans une baignoire avec, en second plan, l’océan. Grandiose et l’une de nos photos préférées ! La
descente par le cours d’eau serait possible. Demandez néanmoins confirmation au préalable. Autre possibilité
pour les amateurs de cascades : rejoindre Koné par la magnifique transversale et vous baigner dans les chutes
de Tiwaka. MISSION DE TOUHO
Prenez à gauche avant la gendarmerie.
La mission a été fondée en 1853 par des maristes installés initialement à Balade, au nord de la côte orientale.
L’église fut construite en 1889. Une piste sur la gauche longe le lagon, après l'église. La plage n’est pas
extraordinaire, mais le cadre est vraiment joli, la mission s’étant établie au milieu d’une profusion de verdure et de
plantations : bananes, café, fleurs, cocotiers, papayes, manioc, taro… une bonne façon de voir si vous
reconnaissez la flore calédonienne.
POINDIMIÉ
POINDIMIÉ - Chapelle Saint-Michel située près de Poindimié.
© Author's Image
A 305 km de Nouméa. Belle et dynamique, Poindimié fait aujourd’hui figure de chef-lieu de la côte orientale. En
1944, la commune ne compte pourtant que 5 habitants. Séduit par la beauté du site à l’immense baie, M. Dewez,
un industriel, y crée les établissements de Poindimié en 1945. Ce n’est pourtant qu’après la liaison routière avec
Nouméa, en 1954, que le village prend son essor et s’anime réellement. Le barrage de Povilla fournit l’électricité
nécessaire, et les ponts jetés sur la Tiwaka, l’Amoa et la Tchamba ont mis fin à l’isolement des tribus dans les
années 1970. L’ouverture de la transversale Koné-Tiwaka participe également au désenclavement de la région.
La commune abrite désormais plus de 6 200 habitants dont plus de 80 % sont mélanésiens. C’est également à
Poindimié que les premiers missionnaires, partis d’Ouvéa, ont débarqué pour évangéliser la population de la
Grande Terre. Une course s’inspirant du trajet (135 km) regroupa quatorze piroguiers pour un record de
12 heures. Les amoureux de la région sont légion. Rien au monde ne les ferait changer d’avis tant il est vrai que
le coin est superbe. On aimerait prolonger le séjour, rester un peu plus, se poser et prendre le temps d’aller plus
loin vers les gens et les sites… Mais les bonnes choses, paraît-il, ont une fin, alors on repart en se disant qu’on
reviendra.
ÉGLISE DE TYÉ
Située au nord du village de Poindimié, cette imposante église aux toits rouges construite en 1865 est classée
monument historique.
PONERIHOUEN
A 275 km de Nouméa. Un peu plus de 2 900 âmes peuplent cette commune fondée en 1879 et dont le nom, en
langue locale, signifie « embouchure du fleuve ». Un pont métallique construit par Gustave Eiffel en enjambe les
deux rives. Construite au bord de la rivière Nimbaye, Ponérihouen marque donc une nouvelle étape dans votre
périple sur la côte Est. Après les paysages grandioses du nord, la chaîne s’adoucit considérablement ici. Les
àpics rocheux laissent place aux vallées et aux prairies verdoyantes naturellement toujours très proches de la
mer. Encore très peu touristique, Ponérihouen accueille en juillet la fête de l'igname, du café et du bois, qui est
l'occasion de découvrir les richesses de la commune.
HOUAÏLOUA 230 km de Nouméa. A la fin des années 1990, avant l’ouverture de la transversale Koné-Tiwaka, la commune
constituait un lieu de passage obligé entre côte Est et côte Ouest (Bourail). Historiquement, c’est ici que le
pasteur et ethnologue Leenhardt (1878-1954), défenseur de la cause kanak auprès des autorités françaises, a
installé l’école de Do Neva, première école ouverte aux enfants mélanésiens sur la Grande Terre. On en a
d’ailleurs célébré le centenaire en 2003. A son arrivée en 1902, Leenhardt a dû faire face à l’opposition des
colons, qui voyaient d’un mauvais œil ses projets. Infatigable, Leenhardt a appris également la langue locale, le
ajië, et en a permis ainsi la transcription écrite. Aujourd'hui, Houaïlou est surtout connue pour ses letchis qui font
chaque été le bonheur des calédoniens.
CASCADE DE BWA
Après Néavin, entre Ponérihouen et Houaïlou, et avant le pont de la rivière Bwa, prenez la petite route sur la
droite, au niveau de l’arrêt de bus. On laisse la voiture à l’épicerie et on passe devant une ancienne scierie. La
cascade est à 200 m.
C’est un bon endroit pour bivouaquer, avec une table, l'eau naturelle d'une cascade et de grosses carpes au
menu. La chute, d’une quinzaine de mètres de hauteur, offre aux baigneurs des plongeoirs naturels et un grand
bassin. Très agréable !
CASCADE DE COULA
Sur la transversale juste avant le pont de Coula, ne manquez pas sur la droite un abribus arborant un portrait
d’Eloi Machoro, le Che local. Après le pont de la Coula, prenez la route de gauche. Au premier embranchement,
bifurquez encore à gauche puis continuez toujours tout droit. Par respect, demandez aux habitants l’autorisation
d’accès à la cascade de Coula : vous êtes ici en terre tribale. Lorsque vous entendrez l’eau du ruisseau,
garezvous sur le terre-plein, prenez sur la droite, traversez le gué et prolongez dans les herbes hautes. Le chemin
n’est plus pratiqué que par les gamins qui l’empruntent pour aller à l’école. Le parcours d’une demi-heure
traverse une bambouseraie puis débouche sur la cascade, à laquelle on accède par la droite en passant à côté
du flamboyant. Divine surprise ! En remontant les rochers, on découvre une autre cascade dotée d’un grand
bassin. Le point de vue est splendide. En saison sèche, l’eau est saumâtre.
DÉCOUVERTE DES PETROGLYPHES
Démarrez de la gendarmerie de Houaïlou, au kilomètre 19, en direction de Canala.
Une fois arrivé à la colline située dans le centre minier et après avoir dépassé deux gros poteaux électriques,
prenez à gauche vers une plate-forme qui domine l’océan. En haut d’un monticule, sur la gauche, trois poteaux
électriques alignés apparaissent et rejoignent les deux précédents. Vous êtes au cœur d’un site de pétroglyphes.
Les rochers sont ornés de soleil, d’hommes et de croix. Les Kanak y déposent des pièces de monnaie en signe
de respect. Le site est néanmoins plus simple à trouver dans l’autre sens. En continuant la route, avec sur la
droite la vue panoramique sur le centre minier, on atteint un belvédère surplombant la vallée de Koua et le lit
sinueux de la rivière du même nom. Un beau panorama pour amateurs de grands espaces.
mimicracra le 01/10/2009
Bizarre...malgré les indications plus que précises du Petit Futé, on n'a pas réussi à les trouver ! ! ! C-à-d
que des poteaux électriques, on en a vu des dizaines....et dans ce coin, pas bcp de locaux à qui demander le
chemin, dommage, pour une autre fois ?
PORO
La route menant au village minier de Poro longe le lagon et dévoile des points de vue impressionnants. Des
bâtiments abandonnés témoignent de la fermeture du site par la SLN en 1984. La découverte d’un nouveau
gisement a cependant permis de relancer l’activité et les énormes camions de transport se sont remis en marche.
Ambiance étrange… Ici, la luxuriance de la côte a laissé place à un paysage plus dur mais tout aussi
spectaculaire, largement dominé par le rouge latérite de la terre. Les montagnes alentour ont été inlassablement
grattées par l’homme. Mines en activité, terrasses de pierre et sommets se succèdent et le panorama n’a
vraiment rien à envier au Grand Sud. Voilà donc autant de bonnes raisons pour vous rendre de ce côté-ci de la
Calédonie.
ROUTE TRANSVERSALE
La route transversale menant de Houaïlou à Bourail débute avant l’entrée à Houaïlou. Prenez à droite au
rondpoint après le pont. Une fois engagé, vous apercevez, se détachant à l'horizon, la dent et le mont Moya, un des
plus hauts sommets calédoniens (1 508 m) et l'un des plus anciens lieux de culture par irrigation du monde
kanak.
KOUAOUA
A 175 km de Nouméa. Kouaoua donne bien la mesure de l’univers des mines avec ses tapis roulants qui
acheminent le minerai au wharf, les ponts qui supportent le tout, les camions qui circulent, chargent et déchargent
et enfin les hommes qui s’emploient à extraire les richesses du sous-sol. Au croisement qui mène à La Foa, on
distingue l’arbre de l’Errance. La source thermale de La Crouen est quant à elle située à hauteur de Négropo. La
mairie organise des randonnées et une visite industrielle de la ville. Dans la vallée de Kouaoua, la mine Méa
culmine à 600 m d’altitude.CANALACANALA - Côte est, de Canala à Thio
© Petit Futé
A 166 km de Nouméa. Dominée par le pic des Morts et bénéficiant d’une situation exceptionnelle à l’extrémité
d’une baie profonde et bien abritée, la plaine de Canala n’a pas manqué d’attirer l’attention des pionniers
européens. Les santaliers anglo-saxons ont tenté l’aventure les premiers en 1845. Les forçats, envoyés au bagne
par la justice métropolitaine, les rejoignent à partir de 1865 et sont affectés aux tâches les plus rudes. L’armée et
le pénitencier constituant un pôle d’activité, d’autres colons s’implantent dans la foulée. Canala constitue alors le
esecond établissement de la colonie naissante et prend un temps le nom de Napoléonville. A la fin du XIX siècle,
la commune, située au centre d’une région minière, rivalise avec Nouméa. Le sous-sol regorge de richesses de
toutes sortes et les sources thermales de la Crouen, situées à une dizaine de kilomètres à l’ouest de lacommune, en témoignent. Sur le plan agricole, Canala a su développer la culture des vergers dont l’emblème
local, le mandarinier, est fêté au mois de juillet. Historiquement, la commune a joué un rôle-clé à plusieurs
reprises entre allégeance à la France et rébellion. C’est ici, en 1878, que se joua le sort de l’insurrection kanak.
Longtemps hésitants, les guerriers de la région se rallieront finalement à la cause française sous l’influence du
lieutenant Servan qui persuada les tribus Gétima, Kaké et Nundo de leur intérêt à contrer l’offensive des guerriers
d’Ataï de la côte Ouest.
eDans la seconde moitié du XX siècle, la donne change et Canala s’affirme à partir des années 1970 comme un
bastion indépendantiste. Eloi Machoro, l’une des figures de proue du mouvement kanak, était originaire de
Nakety situé quelques kilomètres à l’est. Il a été abattu le 11 janvier 1985 par les forces de l’ordre à La Foa, et sa
mémoire est encore très largement entretenue dans la localité. Néanmoins, comme à Hienghène, Canala est
désormais passé à autre chose et souhaite casser l’image de « zone à risque » qui lui colle à la peau depuis les
événements des années 1980.
CASCADE DE CIU
Située dans la vallée de Nakety à 1,5 km au sud de Canala. Pour y accéder, grimpez sur 4 km à travers les
bananeraies et les cocoteraies. A l'arrivée, un sentier sur la gauche conduit en haut des chutes.
La plus belle cascade du territoire est présentée dans tous les prospectus. Pensez à demander l’autorisation aux
tribus de Gélima ou de Mia. Baignade possible.
mimicracra le 01/10/2009
Très joli point de vue, mais on aurait aimé pouvoir aller au pied de la cascade... ROUTE À HORAIRES
Comptez 35 minutes de traversée. Endommagée par le cyclone Freda en janvier 2013, elle est actuellement
déconseillée.
Rejoindre Thio depuis Canala relève presque de l’aventure. La route, à flanc de montagne, est si étroite et
sinueuse que des horaires de passage ont été mis en place sur une portion de 13 km. De Nakety à Thio, vous
passez aux heures paires et, dans l’autre sens, aux heures impaires. A la tombée de la nuit, la route est ouverte
dans les deux sens. Magie assurée mais prudence indispensable, surtout que la route n'est pas goudronnée
partout, loin de là.
Cera le 06/10/2011
Par temps sec. Route très dangereuse par endroits ! Impossible de passer à deux sur certaines portions,
quelques passages où la piste est élargie mais avec prudence ! Bien respecter les horaires, pour un peu
qu'un dingue passe à vive allure dans les virages en aveugle ! Mais il est tout de même intéressant de la
prendre une fois ! C'est vraiment déroutant d'être seul sur cette route et de ne pas en voir le bout
avec l'heure qui tourne... Un bon 30 minutes sans s'arrêter à une moyenne de 30kms/heure.
mimicracra le 01/10/2009
Prudence, prudence ! Avec un véhicule de tourisme, et sous la pluie, il vaut mieux éviter ! La route n'est
pas goudronnée. De plus, arrivés à Nouméa, les locaux nous ont parlé de vols dans cette zone...on n'a
rien eu mais bon..
STATION THERMALE DE LA CROUEN
Pour y accéder depuis Canala, prenez la direction de l’embranchement entre RPN3 et RP5 (direction La Foa).
Les sources sont situées au kilomètre 13 sur votre gauche (7,5 km avant le carrefour).
Accès gratuit.
Une légende transmise par la tradition orale kanak en explique les origines d’une manière toujours très imagée. Il
y a bien longtemps, la vallée de La Crouen était sacrée. Seule une famille gardienne du site et un dieu,
Wankwéné, qui punissait les imprudents commettant le sacrilège de venir jusqu’ici, vivaient dans cette vallée.
Une nuit, Wankwéné remua dans son sommeil et bouscula la montagne. La rivière, qui coulait le long de la pente
Ouest, dériva vers le versant Est. Les tribus montagnardes voulurent alors s’approprier la source. Un jeune
homme de la tribu de l’ouest partit à la recherche de la source. Au même moment une jeune fille de l’est s’égara.
Naturellement, ils se rencontrèrent, s’éprirent l’un de l’autre et se sauvèrent dans la forêt. Issus de tribus
adverses, ils ne pouvaient cependant rentrer ensemble. Une fois arrivés dans la vallée de la Crouen, ils
provoquèrent le courroux du dieu Wankwéné qui de colère leur urina dessus, les transformant respectivement en
tortue et en roussette. La légende dit que, à l’endroit où ricocha l’urine, jaillirent deux sources chaudes : les
sources de la vallée de la Crouen ! Les résurgences sulfureuses et alcalines débitent 250 m³ par jour pour une
température comprise entre 40 et 44 °C. Elles sont efficaces contre l’asthme, les affections bronchiques et les
rhumatismes, mais ne soyez pas trop sensibles à l'odeur de soufre. Un bassin recueille les eaux chaudes à côté
du bâtiment de la station thermale fondée en 1946 mais plusieurs fois détruite. Les habitants viennent aujourd'hui
s'y laver dans des baignoires aménagées.
Départs de plusieurs balades. En continuant la piste, vous arrivez à un radier, avant lequel une piste à gauche
relie une bifurcation située à 2 km. Une fois là-bas, empruntez la piste à droite en direction de la tribu d’Emma.
Garez-vous à côté de la petite chapelle. Prenez ensuite la piste à votre gauche sur 3,5 km. La balade dans la
forêt luxuriante offre de bons moments. Les odeurs de sous-bois, d’humus, de terre renforcent l’impression
visuelle ! Revenez ensuite à la bifurcation initiale pour reprendre à droite la piste vers la tribu d’Emma. De
magnifiques points de vue sur la vallée se succèdent. Attention cependant, ça grimpe !
chantalha le 27/11/2011
Perdu au milieu de nul part, il ne reste que la façade indiquant "établissement thermale", (non non, je n'ai
pas fait de faute d'ortographe, c'est bien comme cela que c'est écrit ! !) et 3 baignoires et
une douche continue ou l'eau coule à 40°. Il est recommandé de se baigner avec son tee shirt et le
bermuda pour ne pas heurter les habitants du coin viennent y prendre leur bain.
mimicracra le 01/10/2009
Ca fait vraiment un bien fou, seul bémol pour l'odeur d'oeuf pourri ! Il y a 3 "baignoires" en tout.
THIOTHIO - Église Thio Mossion.
© Author's Image
A 120 km de Nouméa. Située sur la côte est mais dépendant de la province Sud, la commune de Thio s’étend sur
près de 99 000 hectares sur lesquels sont implantées 13 tribus. Elle appartient a l'aire coutumière Xârâcüü qui
comprend deux districts : le district de Thio qui regroupe les tribus de la chaîne, et le district de Borendi qui abrite
les tribus de la mer. La transversale qui amène à Thio depuis Boulouparis sur la côte ouest offre une vue
magnifique sur les îlots de la côte Est et la vallée de Thio. Si la région rime encore avec nickel, puisque
l’exploitation ouverte en 1880 par la SLN est toujours en activité, elle est une perle naturelle. Vous y trouverez
des plages de sable blanc, des plages de sable noir, des rivières turquoises et de la terre rouge à profusion. A
noter : la commune est très fleurie et garnie en fruits, mais la cueillette est interdite, car ces produits
appartiennent aux tribus qui les cultivent.
MUSÉE DE LA MINE
Centre-village
✆ +687 448 033
www.thio.nc
Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 16h et le samedi de 9h à 14h. Entrée 200 CFP. Visite guidée sur
réservation.
Le musée, installé dans un ancien bâtiment colonial, retrace l’univers de la mine et l’histoire de la région. La
société Le Nickel (SLN), fondée en 1880 et à l’origine du développement à Thio, regroupait plusieurs grandes
fortunes et des fonds de la banque Rothschild. Elle a mis en place les infrastructures nécessaires à l’exploitation
du site. Les mines, l’usine de traitement du minerai, et le wharf d’expédition nécessitaient une main-d’œuvre
importante qui pour la moitié fut recrutée au Japon. La commune comptait à l’époque 2 000 habitants.
Charles0512 le 26/12/2013
Petit musée municipal et je crois d'origine associatif, c'est une vraie réussite par sa richesse
documentaire et iconographique. On y découvre l'histoire de l'exploitation minière en NC, du nickel
en particulier et à cet égard, des mines de Thio, qui fut le berceau de la SLN (Société Le Nickel). Tellement bien
fait qu'on peut y passer 2 ou 3 h sans s'ennuyer. Accueil qui plus est très chaleureux.
VISITE DE LA MINE
✆ +687 44 25 04
www.thio.nc
Formule (petit déjeuner au musée, visite de la mine, visite du musée, repas en tribu) à 4 900 CFP.
Chaque mois, Thio Tourisme organise des visites de la mine du Plateau en activité depuis 1874 et toujours
exploitée par la SLN. Ces visites sont commentées par Maurice Fels, historien local, puis par un chefd'exploitation du site. Elles sont suivies d’un repas traditionnel en tribu. Attention, chaussures fermées et
pantalon obligatoires.
Île des pins
intro
ÎLE DES PINS
« Un si beau coin de la Création… », c’est ainsi que le Britannique Andrew Cheyne, santalier et explorateur
epassionné, décrit l’île où il fait escale au XIX siècle. Son compatriote, le navigateur James Cook l’avait en fait
déjà localisée en 1774, lui attribuant son nom actuel. A 60 km au sud-est de Nouméa, l’envoûtante beauté de l’île
s’étend sur 14 km de largeur et 18 km de longueur. Près de 2 000 privilégiés vivent aujourd’hui au cœur d’un site
paradisiaque, dont la photo de la piscine naturelle a fait le tour du monde. Avec ses baies aux eaux turquoise,
ses pins colonnaires, ses plages de sable blanc, ses chenaux et son pic N’Ga, elle figure au rang des plus belles
îles du monde. Ce coin de paradis est néanmoins dépositaire d’un passé douloureux. A partir de 1872, les
autorités françaises y déportent en effet 3 000 communards. Pour ce faire, Paris exige le départ des
autochtones : les Kunié. Ces derniers, naturellement, refusent. Aussi peu soucieux du traitement réservé aux
bagnards qu’aux insulaires, le gouvernement français décide alors le partage de l’île. Le sud-ouest se transforme
ainsi en colonie pénitentiaire jusqu’en 1897, date du dernier convoi de bagnards envoyés à « La Nouvelle ».
Mais l’histoire de l’île des Pins ne se limite pas à la colonisation européenne. La découverte de vestiges
historiques comme les poteries Lapita attestent d’une présence humaine dès 1500 avant notre ère. A partir du
eXVIII siècle, les Kunié, peuple originaire, durent aussi faire face à l’arrivée de révoltés mélanéso-polynésiens
originaires de Lifou, qui prirent progressivement le contrôle de l’île. L’évangélisation ne débuta qu’en 1840, suivie
quelques années plus tard du rattachement à la France en 1853. Aujourd’hui, l’île compte 8 tribus (Gadji, Kéré,
Komagna, Touéré, Ouatchia, Vao, Wapan et Youati). La langue vernaculaire, le kunié, est parlée sur l’ensemble
de l’île. Côté gastronomie, les escargots du coin proposés au menu des restaurants sont uniques (théoriquement
leur commercialisation sur la Grande Terre est interdite car ils deviennent rares).
VAO
VAO - Le memorial des missionaires, ile des Pins.
© PomInOz – iStockphoto
Le village de Vao est situé au sud de l'île. Il abrite les principaux commerces, ainsi qu'une jolie église mission.
BAIE DE SAINT-JOSEPH
L’expédition en pirogue démarre ici. Vous pouvez d’ailleurs en admirer quelques spécimens. La pirogue,
devenue vétuste et remplacée aujourd’hui par les bateaux à moteur, est cependant revenue à la mode dans les
̂́années 1990 grâce… au Raid Gauloise qui nécessita la construction d’une quarantaine de modèles ! Des
pêcheurs perpétuent aujourd’hui la tradition.
MISSION DE VAO
Messe le dimanche à 9h.
L’église Notre-Dame-de-l'Assomption de Vao, édifiée en 1860, est une bâtisse colorée très représentative du
style insulaire calédonien. A l’intérieur, notez le beau plafond en bois et les vitraux multicolores. Le tabernacle et
les pupitres sont en bois sculpté. Derrière l’église, un chemin mène à une petite chapelle située un peu plus haut,
où une statue de la Vierge pleure sur le monde. Après trois minutes de montée, bifurquez sur le sentier à
gauche. Une fois en haut, admirez… Après l’église se trouve la Grande Chefferie, inaugurée en 2006. Il s’agit en
fait d’un bâtiment des années 1850 qui a été restauré.
MISSION DE VAO - Habitants de l'île des Pins à la sortie de la messe.
© Author's Image
TOTEMS EN BOIS DE LA BAIE DE SAINT-MAURICE
Un site splendide et facile d’accès. Tournez à la première à droite en quittant Vao vers le nord. Un monument
commémore le premier service catholique donné sur l’île. Il est entouré d’une superbe palissade de totems de
bois sculpté, aux expressions aussi fascinantes qu’amusantes. C'est ici que James Cook serait arrivé. Un de nos
coins préférés sur l’île, battu par un vent assez fort, mais très photogénique.
kingcharlette le 21/10/2010
Effectivement, un petit coin typique, avec une belle vue sur le lagon et avec des totems aux expressions
intéressantes. De belles photos en perspective !TOTEMS EN BOIS DE LA BAIE DE SAINT-MAURICE - Totem en bois de la baie Saint-Maurice.
© Author's Image
KUTO
La baie de Kuto est située au sud-ouest de l'île, la plage de sable blanc y est remarquable.
BAIES DE KUTO ET DE KANUMÉRA
Lieu de débarquement, Kuto est un chef-d’œuvre de la nature. La baie de Kanuméra, également splendide avec
son célèbre rocher tabou, est reliée à Kuto par un isthme étroit. Si le snorkeling est autorisé dans la zone, ne
montez en aucun cas sur le rocher. Son accès est strictement interdit. Les lieux sont tabous et les Kunié ne
plaisantent pas. Une fois ces précisions apportées, profitez tranquillement de la magie des lieux. Deux plages desable fin s’étendent de chaque côté qui, à l’époque du bagne, correspondait au territoire militaire du pénitencier
(on comprend aisément ce choix). C’est également à cet endroit que les Américains débarquèrent avec leurs
Jeeps et leur matériel pour construire un aérodrome durant la Seconde Guerre mondiale. Ils y resteront quinze
mois. Les touristes étant nombreux, les gîtes s’y sont aujourd’hui multipliés. La gendarmerie actuelle loge dans
l’ancienne maison du médecin de l’administration pénitentiaire. Elle est encore ceinturée d’un mur censé
défendre le dispensaire des attaques indigènes… La demi-lune était le siège de la poste avant que celle-ci ne
soit transférée à Vao.
Cera le 06/10/2011
Inoubliable cette escapade ! Le site est splendide ! ! ! Ne pas hésiter à se renseigner sur l'arrivée du
paquebot des touristes australiens afin d'éviter cette journée car la plage est bondée et moins agréable
du coup !
kingcharlette le 21/10/2010
Le site est magique, surtout au coucher du soleil. Idéal pour le snorkeling. On peut trouver de l'ombre au
pied es arbres qui jouxtent la route.
jet07 le 20/04/2010
La plus belle des îles Loyauté, ne manquez surtout pas la visite de la piscine naturelle et la traversée en pirogue
de la baie suivie d'une promenade en forêt d'environ 1 heure à pieds (3 km) pour rejoindre le gite
"chez Régis". N'oubliez pas le kit palmes/masque/tuba qui vous permettra de découvrir les joyaux
sousmarins. Une bonne adresse : le gite Kuberka où vous trouverez bon gite et bonne chair, à proximité du port et
de la plage. Navette assurée et prix abordable.
mimicracra le 01/10/2009
Le rocher de Kanuméra restera comme un des plus beaux souvenirs de notre voyage en Nlle-Calédonie. La
plage est vraiment magnifique, et en plus, pour les snorkeleurs que nous sommes, il y a foule de poissons !
Côté tourites, nous en avons croisé 2-3 maximum ?
CIMETIÈRE DES DÉPORTÉS
Mo
L’île comptait cinq villages de déportés, qui pour la plupart d’entre eux ne sont jamais rentrés en métropole. C’est
ainsi que 230 sépultures ont été construites pour accueillir les dépouilles des victimes du scorbut et des
déserteurs morts noyés dans le lagon. Pas la peine de chercher les tombes, seule une stèle blanche a été
construite par les bagnards en hommage à leurs frères. Le cimetière des administrés, où reposent les anciens
employés du bagne enterrés dans des tombes sculptées à même le corail, se trouve juste à côté. Contrairement
au cimetière des déportés, il n’est pas entretenu. Demandez l’autorisation avant de traverser la propriété.
pandore03 le 15/04/2010
Nous avons visité ce cimetière avec une certaine émotion. Malheureusement, il est fort regrettable qu'il
soit si mal entretenu, voire même pas entretenu du tout ! En souvenir de tous ces gens déportés loin de la
métropole, un effort pourrait être fait. Février-Avril 2010. A et M (Vichy)
VESTIGES DU BAGNE
Mo
La route construite par les bagnards longe les anciens villages des déportés. Classés site du patrimoine, les
vestiges du bagne se situent à Mo. C’est ici que 3 000 communards de Paris se sont succédé en 1872. Le site
était utilisé par la suite jusqu’en 1912 pour l’incarcération de prisonniers français exilés. Derrière la boulangerie,
sur le terrain d’une propriété privée, quelques édifices de la même époque se dressent encore. Des cellules et
l’emplacement de l’anneau auquel étaient suspendus les hamacs sont toujours visibles.
GADJI
La côte Nord de l'île des Pins est moins fréquentée par les touristes. Si les plages y sont moins accueillantes (pas
mal de boue), vous pouvez en profiter pour visiter la vanilleraie.
BAIE D'OUAMÉO ET BAIE DES CRABES
Les baies du nord de l’île sont célèbres pour leurs fonds marins, protégés et riches en faune et en flore. Le club
de plongée, le Kunié Scuba Centre (www.kunie-scuba.com ; +687 461 122), s’est donc naturellement installé sur
la baie d’Ouaméo. Vous atteignez l’extrême nord de l’île à Gadji. Des habitants de Lifou, fuyant la colère du chef
ede leur tribu, s’y établirent au XVIII siècle. En 1840, les premiers missionnaires arrivèrent également à Gadji,
suivis des santaliers. La baie est malheureusement très boueuse et donc peu propice aux petites balades
romantiques : on s’enfonce dans la vase jusqu’aux mollets ! On y trouve une maison de pêcheur, une grande
case et une petite baraque. La tribu de Gadji n’est composée que d’une dizaine de personnes. Par rapport au
reste de l’île, légèrement envahi par les touristes, l’endroit est plus paisible. La baie aux eaux turquoise abrite une
vie sous-marine d’une richesse exceptionnelle (gorgones à profusion). Les plongeurs ne s’y trompent pas et en
explorent les alentours.BAIE D'OUAMÉO ET BAIE DES CRABES - Baie des crabes.
© Author's Image
ORO
ORO - Pédalos sur la plage de la baie d'Oro.
© Author's Image
La baie d'Oro est située sur la côte Est de l'île des Pins. Elle est avant tout connue pour sa piscine naturelle où
l'on peut admirer des centaines de poissons exotiques en palmes-masque-tuba. GROTTE DE LA REINE HORTENSE
Sur la route de Vao, après l’embranchement de la baie d’Oro (tribu de Téouté).
200 CFP par personne.
De nombreuses grottes plus ou moins accessibles se succèdent le long de la route en direction du nord. Leur
exploration nécessite un matériel adéquat. La végétation luxuriante alentour est magnifique, de même que
l’entrée de la grotte ! C’est là que la reine Hortense aurait trouvé refuge entre 1855 et 1856, lorsque les tribus se
livraient bataille pour la succession. A l’entrée, vous apercevez un temple dédié à sa mémoire. Vous traversez
une petite rivière par un pont glissant. Attention aux chutes ! Au fond, une dalle aurait servi de couche à la reine.
Fiancée à 7 ans à un futur grand chef, éduquée chez les sœurs maristes, elle devint chef à la place du chef.
C’est elle qui a tenu tête aux autorités françaises, lorsqu’elles ont voulu exiler les insulaires pour faire place aux
déportés. Sans aucune descendance, la reine termina ses jours chez les sœurs. Elle repose à Vao. Son portrait
est toujours visible dans de nombreux gîtes et maisons de l’île. N'oubliez pas votre lampe torche !
kingcharlette le 21/10/2010
La végétation est dense aux abords de la grotte : héliconias, oiseaux du paradis fougères arborescentes. Cela
donne l'impression d'un paysage préhistorique. Prévoir une lampe de poche pour explorer la
grotte. Nous l'avions oubliée et nous n'avons pas pu nous aventurer à l'intérieur.
Îles Loyauté
Ces quatre îles condensent tout l’éclat du Pacifique sud : des fonds marins exceptionnels et intacts, des plages
désertes de sable fin à perte de vue, des cocoteraies s’étirant sur des kilomètres, des habitations traditionnelles,
une population chaleureuse, un mode de vie simple et proche de la nature, des traditions encore bien vivantes
et, enfin, ces cadeaux de la mer que sont les langoustes, les poissons du lagon, les crabes de cocotiers...
Résumer brièvement les caractéristiques de chacune de ces îles serait naturellement réducteur, néanmoins,
quelques-unes émergent : Ouvéa, l’île la plus proche du paradis, est l’atoll étirant ses longues plages de sable
bordées de cocotiers sur des kilomètres. Lifou, la plus grande, bénéficie d’une rare diversité de paysages
(plages, grottes, forêts) et d’une qualité d’accueil jamais démentie. Maré, l’île secrète et authentique, se veut
quant à elle gardienne des traditions kanak.
Des trois provinces de l’archipel, celle des îles Loyauté s’étend sur 2 200 km², soit à peine 10 % de la superficie
totale de la Nouvelle-Calédonie. Plus de 22 000 habitants vivent ainsi répartis entre les îles de Maré, Tiga, Lifou
et Ouvéa. Utiles à titre indicatif, les chiffres ne disent cependant rien de la beauté exceptionnelle de ces atolls, où
l’océan multiplie les prouesses. Les Loyauté, peuplées par les Mélanésiens il y a plus de 3 000 ans, ont
également bénéficié de l’apport culturel et technique des formidables marins polynésiens. Ce brassage ethnique,
unique à cette échelle en Nouvelle-Calédonie, a ouvert la voie à une culture kanak métisse bien spécifique plus
tournée vers le grand large et résolument indépendante. Les immigrants des Tonga, maîtres charpentiers, les
navigateurs polynésiens et les pêcheurs samoans, de par leur savoir-faire, ont en effet été intégrés au sein des
chefferies.
Les Européens ne localiseront cet archipel qu’en 1793, 19 ans après avoir repéré la Grande Terre distante d’une
centaine de kilomètres. Longeant la côte Est de la Nouvelle-Calédonie, James Cook navigua trop loin d’elles
pour les apercevoir. C’est Dumont d’Urville qui, en 1840, en aurait établi la carte définitive. Au cours du
eXIX siècle, des marins téméraires – pêcheurs de bêches de mer, baleiniers anglais et américains suivant les
migrations annuelles des cétacés, trafiquants australiens attirés par les ressources en santal – ont abordé
l’archipel. Certains se sont même implantés et ont été intégrés par les tribus. Dans le même temps, la
concurrence pour l’évangélisation de l’archipel est rude. Les missionnaires catholiques de la Mission mariste
française et les protestants de la London Missionary Society sont à couteaux tirés. La rivalité religieuse se double
en effet d’une lutte politique entre la France et l’Angleterre, bien décidées l’une et l’autre à mettre la main sur les
Loyauté. Des combats parfois sanglants, orchestrés par les deux puissances en présence, opposent les tribus
catholiques et protestantes. En 1864, la France l’emporte cependant sur le Royaume-Uni et annexe les îles
Loyauté, transformées en « réserve autochtone » à compter de 1899.
La coutume. Aujourd’hui encore, la vie quotidienne des Loyaltiens reste très marquée par l’organisation
coutumière. Chaque individu appartient à un clan, une famille élargie qui possède ses propres symboles (un chef
de clan et un totem). Les clans sont regroupés au sein de tribus dirigées par un petit chef, lui-même sous
l’autorité d’un grand chef, dont l’autorité s’étend à tout un district. Si cette autorité s’est délitée sur la Grande
Terre avec l’irruption de la modernité, elle demeure beaucoup plus prégnante ici. Le grand chef règle les conflits
d’intérêts, gère les rapports avec l’administration publique et organise la vie coutumière. Il décide par exemple de
la période des mariages. Le sens de l’hospitalité des gens du coin n’est pas une légende. Le temps s’étire entre
hier, aujourd’hui et demain. Un proverbe mélanésien en résume assez bien l’idée : « Les Blancs ont l’heure, nous
avons le temps. » Partez donc à la découverte de l’archipel au gré de vos envies et des rencontres, d’autant que
vous y serez presque toujours accueilli comme un ami. Le détour, à la nuit tombée, par le nakamal, où l’on vous
sert le kava, constitue un bon moyen d’entrer en contact avec les locaux.
Le tourisme s’est structuré et organisé, sans tomber dans les travers de l’industrie de masse. Vous serez au
calme, à la manière d’un Robinson Crusoé posé sur un îlot paradisiaque. L’hébergement s’est adapté à toutes
les attentes et à tous les budgets : de l’hôtel de standing (le Paradis à Ouvéa, les hôtels Drehu à Lifou etNengone à Maré) en passant par les gîtes de plus en plus nombreux, mais aux prestations inégales, jusqu’aux
campings. Depuis 2012, les accueils en tribu ont d'ailleurs été classés en trois catégories pour éviter les
mauvaises surprises, elles sont signalées par des fleurs de frangipanier. Côté gastronomie, ne faites pas
l’impasse sur les poissons et les fruits de mer. C’est ici qu’il faut goûter à la langouste ou au crabe de cocotier à
la chair si parfumée. Le bougna de Lifou a en outre la réputation d’être le meilleur de Nouvelle-Calédonie.
Compte tenu de la situation géographique, les activités nautiques sont bien sûr à l’honneur sur les Loyauté : les
amateurs de plongée, de pêche et de voile seront enchantés par la pureté des eaux et la variété des fonds
marins. Les îles regorgent de grandes baies de sable fin et de petites criques bien abritées, propices à la
baignade (monokini interdit sur les plages). Méfiez-vous toutefois des courants violents, à Maré, Ouvéa (plage de
Patho) ainsi qu’à Lifou. Les randonnées pédestres vous permettront enfin d’apprécier un peu plus la diversité et
la beauté des paysages de ces îles. Dernière précision : l’une des clés de votre séjour sur les îles Loyauté
consiste à respecter les coutumes locales. Avant d’accéder aux sites occupés par les tribus, renseignez-vous
auprès de votre structure d’hébergement, de votre guide d’excursion ou simplement auprès des habitants que
vous croiserez.
TADINE
Tadine ou la capitale tranquille… Pas de doute, le stress urbain ne s’apparente ici qu’à une légende. Les
hommes sont en short et les femmes en robe mission. Ils se saluent, généralement le sourire aux lèvres, vont à
la poste, au magasin, s’asseyent au pied d’un arbre… Le soir, lorsque le soleil se dissipe peu à peu et que l’air
se fait moins lourd, le port se transforme en immense terrain de jeux pour les enfants du coin qui, balle aux
pieds, s’en donnent à cœur joie et n’ont rien à envier aux petits Sud-Américains. Tout le monde se connaît et tout
est prétexte à rencontre ou palabre.
Prenez votre temps, ralentissez et le sourire n’est jamais loin. Tadine est le point de départ idéal pour sillonner
Maré. Les amoureux du kava rejoindront le nakamal de la commune. Prenez la route de La Roche. Il est installé
dans la première montée après le dispensaire. Même dans le noir, c’est facile à trouver : c’est la seule maison
éclairée sur la pente.
AQUARIUM NATUREL
Quittez Tadine direction Cengéité, indiqué sur la droite à environ 2 km.
Un court sentier vous mènera jusqu'à une jolie piscine naturelle aux couleurs étonnantes, taillée dans le corail et
communiquant par un siphon avec la mer. En période cyclonique, les poissons et les tortues viennent s’y abriter.
Yeiwéné Yeiwéné, leader indépendantiste assassiné en 1989 avec Tjibaou, est enterré à proximité. La baignade
est interdite, en revanche, pas besoin de piquer une tête pour admirer les poissons peu farouches depuis le bord
de la piscine, surtout si vous amenez du pain...
BONIFACE WAHAGA
Nengone Village
✆ +687 454 500
1 800 CFP pour 1 heure 30 de balade aquatique. Départ à 14h sur réservation.
Au départ de l’hôtel Nengone Village, Boniface vous propose une randonnée guidée en apnée sur le tombant de
la baie de Hnalé, à Pédé. Tous à vos palmes !
CIRCUIT DES PLAGES
Accès libre. 7 km aller-retour (1 heure 30) très facile. Ne pas oublier d'emporter de l’eau, de bonnes chaussures
pour les passages coralliens et palmes, masque et tuba pour explorer le lagon.
Cet itinéraire vous conduit de la plage de l'hôtel Nengone à celles de Shini et Pédé. La balade, qui alterne plage
de sable et roches coralliennes, peut être parcourue en famille. Attention, cet itinéraire n'est pas bien indiqué.
PLAGE DE PÉDÉ
En venant de Tadine, garez-vous avant le cap Wabao. Franchissez librement la barrière blanche.
Emportez palmes, masque et tuba ! Un endroit idéal pour la randonnée palmée. En contrebas, les fonds
coralliens sont superbes. Les chanceux croiseront peut-être des requins pointes blanches, des tortues ou des
raies…
ROUTE DE TADINE A ROH
Vous longez une falaise creusée de nombreuses grottes. Les habitants y trouvaient refuge lors des guerres
tribales. A 3 km environ au nord de Tadine, des empreintes rouges de mains sont gravées dans la roche de la
falaise. Prenez le temps de vous arrêter sur le bord de la route pour descendre jusqu'aux plages désertes qui
longent la route. Vous passez ensuite devant les tribus de Mébuet et de Nécé, où réside l’ex-grand chef de Maré,
eNaisseline, l’un des plus influents de Nouvelle-Calédonie (la dynastie des Naisseline date du XVIII siècle). La
route remonte brusquement et traverse les tribus de Padawa et de Wakuarori (demandez l’autorisation
coutumière à l’avance) pour arriver à un point de vue d’où l’on peut apercevoir Tiga, la petite sœur.
NECE
C’est généralement les tribus de Nécé qui sont les plus dynamiques pour organiser la fête culturelle et agricole
des producteurs d'avocats. Au programme : exposition des plus beaux fruits, randonnées pédestres et baladesen pirogue. Vous y trouverez une station service.
FALAISES DE LA ASICEN
✆ +687 45 03 49 / +687 840 637
Uniquement sur réservation. Comptez 2 000 CFP par personne. Moitié prix pour les enfants de moins de 12 ans.
Balade de 4 km (3 heures) d'un niveau facile. Aucun balisage. N'oubliez pas l'eau et les chaussures fermées.
Joné Peu, gardien des lieux, vous conduit à travers un dédale de roches blanches et grises, sur lesquelles la
végétation a su s’implanter. Un décor irréel et une belle balade en perspective.
olireal le 19/02/2010
Magnifique balade mystique en compagnie des nièces de john PEU trop occupé au port de Tadine (fête
commerciale annuelle le 16 déc) à ne pas manquer
ROH
C'est à Roh que le vivaneau est à l’honneur lors d’un week-end festif traditionnellement organisé au mois de
novembre. C'est aussi là que vous découvrirez le sentier des légendes en passant par le rocher-refuge (une
pierre gigantesque sur laquelle le poulpe et le rat débarquèrent en provenance de Tiga), la tortue-totem qui
annonce les tempêtes, la grotte-miroir qui permet au visiteur de savoir s’il a encore et son corps et son âme, ou
encore le rocher qui a le pouvoir de faire surgir un superbe furoncle sur le corps d’une personne que l’on n’aime
pas, à condition de cracher sur un caillou posé sur une feuille et de les glisser dans l’une des anfractuosités du
rocher ( !).
WAKUARORY
Cette tribu accueille régulièrement le Festival International du Film Océanien au mois de mai. Elle est aussi
connue pour sa proximité avec le gouffre du « Trou de Bone ».
TROU DE BONE OU TROU DU LION
A 10 km de La Roche, prenez la route en direction de Tenané au nord. Pas d'indication à part les glissières de
sécurité sur la route.
Un kilomètre après la bifurcation, vous distinguez un gouffre impressionnant sur votre droite, d’une profondeur de
40 m. On peut s’aventurer au bord de la falaise circulaire, au milieu d’une forêt tropicale, et jeter un coup d’œil
dans le vide, à la recherche des cavités cachées qui entourent un lac d’eau douce à la couleur d’ébène. Echo
garanti !
KAEWATINE
Une petite commune située à la pointe nord de l'île, proche des superbes plages d'Ekure et Buhnetine.
MÉNAKU
Ce petit village est situé au nord-est de l'île, sur la baie de l'Allier.
LA ROCHE
Le village doit son nom aux rochers coralliens qui atteignent une hauteur de 90 m et qui servirent de refuge
pendant les guerres tribales. L’ascension du rocher peut s’effectuer en deux étapes, mais, avant de tenter la
balade, il faudra demander l’autorisation d’accès auprès des habitants.
AMAS LITHIQUE DE HNAENED
Juste derrière le centre culturel
Situé à moins de 2 km de La Roche sur la route principale qui mène vers Tadine, derrière le centre culturel
Yeiwéne-Yeiwéne, ce monument constitue dans son genre l’un des plus importants du Pacifique. A l’image des
statues de l’île de Pâques, cet entassement de blocs de corail, datant approximativement de l’an 500 de notre
ère, conserve tout son mystère. Selon la légende, les tribus de La Roche et de Hnaened étaient constamment en
guerre. Le grand chef de La Roche aurait alors décidé d’organiser un concours pour lequel chacune des deux
tribus devrait construire, en un temps record, un abri de guerre. Les guerriers de La Roche se mirent
immédiatement à la tâche, y consacrant leurs jours et leurs nuits. Leurs rivaux, beaucoup moins vaillants, ne
travaillaient que le jour. Aussi les Hnaened n’avaient pas fini leur ouvrage quand celui de leurs ennemis était déjà
terminé. Sans camp retranché, ils ne pouvaient qu’être vaincus au premier affrontement, et c’est bien ce qui
arriva. Leur construction resta donc inachevée. Elle se présente aujourd’hui sous la forme d’un quadrilatère
irrégulier dont le périmètre est d’environ 600 m (Encyclopédie de la Nouvelle-Calédonie).
CENTRE CULTUREL YEIWENE YEIWENE
✆ +687 450 137
Ouvert du lundi au vendredi de 7h30 à 11h et de 13h à 16h30. Entrée libre.
Ce grand bâtiment, qui porte le nom d’un chef indépendantiste originaire de Maré et assassiné avec Jean-Marie
Tjibaou en 1989, expose des tableaux et des sculptures d’art kanak. Exposition temporaire tous les six mois et
organisation d'événements culturels. Sophie entourée de son équipe saura vous renseigner sur les activités à
faire sur l'île.
WAKONEWakone est situé sur la pointe est de l'île. Vous devez passer à proximité pour admirer le saut du guerrier.
SAUT DU GUERRIER
Quittez La Roche par la route de Wakone à 7 km. Tournez à gauche sur la route qui passe devant le temple
protestant (demandez l'autorisation au diacre), puis tournez à gauche à la patte d'oie. La route mène jusqu'à une
rampe pour les bateaux, puis au saut du Guerrier quelques mètres plus loin, que vous reconnaîtrez par les
barrières vertes qui l'entourent.
Le saut du Guerrier est une fissure de 5 m de largeur creusée dans la falaise qui domine la mer de près de 30 m.
La légende dit qu’un guerrier du clan Si Hnathege, nommé Hnor, a franchi le trou d’un bond alors qu’il avait les Si
Gurework aux trousses. Emportés par leur élan, ses poursuivants tombèrent dans la mer. Vous pouvez y
accéder à la nage depuis la rampe d'accès à l'eau, attention toutefois aux courants imprévisibles et
particulièrement violents au niveau de la passe, et aux cuvettes créées par le corail !SAUT DU GUERRIER - Le Saut du Guerrier.
© Author's Image
PENELO
Pénélo accueille chaque année la fête de l'igname du chef, qui est ouverte à tous.
BONE DE LA LÉPROSERIE
Situé entre Tadine et Penelo.
Considéré comme l’une des plus grandes cavités noyées au monde, avec un puits de 50 m qui débouche sur un
lac de plus de 350 000 m³ d’eau douce, le bone est situé à l’intérieur des terres vers la Croix. Pour le trouver, un
guide peut s’avérer utile.
PATHO
Tribu de la côte est qui partage la magnifique sable de plage dorée de Kurine.
KURINE
Kurine est le point de départ de la fabuleuse randonnée de Shabadran, mais ce village mérite une halte plus
conséquente pour profiter de sa plage de sable doré.TERRASSES DE SHABADRAN
✆ +687 450 596
Pour rejoindre le départ de l’excursion depuis La Roche, prendre la direction de Kurine. 3,8 km de piste en
mauvais état doivent être parcourus pour rejoindre le début de la balade. La maison de Damas Béaruné est
indiquée par un panneau.
Réservation une semaine à l’avance. Compter 3 150 CFP par adulte (mais le prix est variable selon l’humeur et la
saison !). Possibilité de dormir sur place : 1 050 CFP en tente et 1 575 CFP en case.
On aimerait vous dire que cette randonnée (5 heures aller-retour) est parfaitement organisée et encadrée mais
ce n'est malheureusement pas le cas. L'accès au magnifique site de Shabadran peut se faire sans guide mais
une participation financière vous sera néanmoins demandée lorsque vous traverserez la cocoteraie. Attention, il
ne s’agit pas d’une balade de santé, vous évoluez sur un terrain difficile pour rejoindre la plage de Shabadran, où
vous pique-niquez et vous prélassez quelques heures avant de repartir. Le premier tronçon de la randonnée
parcourt une roche de corail coupante, ciselée par la mer et le vent, parfois peu stable. Il se termine par une
petite escalade. La balade, bien que sportive, est agréable et offre de nombreux points de vue sur les plateaux
coralliens et les falaises pouvant atteindre 140 m de hauteur. Le terrain se stabilise après un peu plus d’une
heure de marche, et la plage de sable fin, but de la promenade, finit par apparaître. Avec son sable blanc bordé
d’une végétation luxuriante et son eau turquoise, le lieu est absolument paradisiaque. Vous pouvez vous baigner
sur place, mais prudence, lames de fond et retours de vague peuvent s'avérer dangereux.
Attention, cette randonnée figure parmi l'une des plus spectaculaires de Nouvelle-Calédonie, mais ne
s'adresse pas à tous. Munissez-vous de bonnes chaussures de marche, d’un litre d’eau par personne et
prévoyez un pique-nique. Sans oublier le maillot de bain !
Matu le 14/07/2012
Je confirme l'avis de Philmilvil, mais le danger n'est-il pas ce petit moment où l'adrénaline
nous porte vers la jouissance avant le paradis ? . Shabadran étant le paradis sur terre qui nous est assuré alors
que le paradis du ciel n'est qu'une promesse ...
philmilvil le 07/08/2009
Le site est superbe mais dangereux pour la baignade même dans les terrasses. Il y a des lames de fond et des
retours de vague auxquels il est impossible de résister. Il y a eu en juillet 2009 un accident de baignade. Une
jeune fille de 25 ans est morte noyé et un homme de 54 ans est un miraculé. Ils se sont baigné alors que rien
ne laissait supposer un danger, dans une vasque où l'eau était très calme. Ils se sont fait emporter par un
retour de vague qui a provoqué une lame de fond. Ils ont été entrainés hors de la barrière de corail sans pouvoir
revenir. Donc extrême prudence à la baignade s'il vous plait.
ENI
La tribu est située tout au sud de l’île et comprend environ 350 habitants. Une jolie plage aux eaux turquoise vous
attend au village. Vous trouverez également sur le bord de la route en direction de Wabao la grotte de Pethoen
(un petit sentier part du bord de la route, repérable uniquement aux barrières de sécurité) où il est possible de se
baigner.
WABAO
La baie de Wabao offre aux visiteurs les plus belles plages de Maré. Un site encore sauvage, propice à la
baignade, au farniente et au snorkeling.
PLAGES
La route menant à Cengeïté est l’une des plus belles de l’île avec ses criques oubliées uniquement fréquentées
par les pêcheurs. Sur la même route, après 10 km, une petite bifurcation part sur la droite. Prenez-la pour longer
la côte et traverser la tribu de Cengeïté, regroupée à proximité des plages et autour de son temple. En quittant
Wabao, vous retrouvez la route principale.
Un kilomètre avant l’arrivée à Eni, sur la gauche, vous voyez sur la chaussée la trace d’un semblant de parking.
Prenez le chemin à travers les hautes herbes pour vous baigner au trou d’eau d’Eni. La grotte qui s’ouvre à vous
est haute d’une dizaine de mètres. Des stalactites impressionnantes dessinent des ombres sur l’eau
transparente. Les jeunes y font des concours de saut. Jolie vue sur la baie de Niri que limite le cap Wabao.
TIGA
Située à 30 km au nord de Maré, Tiga, la plus petite des îles Loyauté, d’une superficie de 12 km², n’est peuplée
que de 150 habitants. Vue du large, elle présente l’aspect d’un dôme dressé au milieu des flots. Cette île, peu
visitée, est accessible par avion (deux liaisons hebdomadaires assurées par Air Calédonie le lundi et vendredi au
départ de Lifou) ou par bateau au départ de Lifou le mardi et jeudi (à bord du Yeneich). L’île ne dispose d’aucune
structure d’hébergement, il faut donc avoir été invité pour y séjourner.
L’origine de Tiga nous est transmise par une vieille légende mélanésienne. Un jour, un brave petit rat en mal de
bateau emprunta pour la traversée, quelque part entre Maré et Lifou, la carapace d’une tortue. Mais la tortue,
fatiguée, s’arrêta en route, abandonnant le petit rat au beau milieu de l’océan. C’est ainsi que Tiga aurait vu le
jour, d’où sa forme de tortue à moitié immergée. Les familles de l’île ont donné au territoire ses plus brillants
diplômés universitaires, au premier rang desquels on peut citer Jacques Oekawe, premier préfet kanak.WE
WE - We
© Petit Futé
Agglomération la plus importante des îles Loyauté, Wé accueille le siège de la Province des Iles. Elle est
composée de trois tribus (Luécila, Qanono et Hnaase) réparties dans la baie de Chateaubriand. C’est sur cette
plaine accueillante, qui servait autrefois de champ de bataille aux différentes tribus, que Fao, catéchiste
protestant d’origine polynésienne, choisit d’installer sa mission en 1842. Sa tombe est visible au sud de la ville, à
proximité d’une église catholique, qui ressemble autant à un château qu’à un lieu de culte.
Sur le plan coutumier, le conseil des anciens de Luécila se réunit une fois par an et fait le tour des maisons de la
tribu en donnant des consignes de propreté. Il recommande aux jeunes mariés de quitter les demeures
parentales et de s’installer. On leur demande alors de construire la case traditionnelle, élément central de la
coutume, considérée comme garante des traditions. Dans la tribu de Luécila, chaque famille dispose donc d’une
case traditionnelle que l’on enfume régulièrement pour y détruire les parasites et assainir le toit. Une case bien
entretenue dure en général une dizaine d’années. Les habitants préfèrent cependant cuisiner généralement dans
une annexe, souvent en tôle, à l’écart de la maison principale.
VANILLERAIE DE WENIKO WEJIEME
Tribu de Jozip
✆ +687 450 130
Visite guidée : 420 CFP.
Weniko vous fait découvrir ses plantations de vanille au cœur de la forêt tropicale adossée à la falaise. Pour
prolonger la balade, il vous conduit sur un sentier qui passe devant un point de vue avant d'arriver à un trou
d'eau (2 heures 30 aller-retour).
NATHALONATHALO - Case de la Grande chefferie du Wetr
© Maïlys ALBERTO
L’une des seules tribus catholiques de l’île est installée à 3 km de l’aéroport. L’imposante église, avec ses deux
clochers carrés, date de 1881. A droite de l’église vit le Grand Chef du Wetr. C’est ici qu’il faut demander
l’autorisation coutumière pour visiter la grande case traditionnelle, qui se dresse dans son jardin (+687 450 259).
Construite il y a plus d’un siècle et entourée d’une palissade, la grande case demeure le symbole de
l’organisation coutumière. Le pilier central représente le Grand Chef qui soutient l’ensemble la tribu. Autour de lui,
les piliers d’un diamètre inférieur sont censés être aussi nombreux que les clans qui composent la tribu.
GROTTES DU DIABLE
Tribu de Tingeting
✆ +687 451 793 / +687 768 108
Visite guidée 1 500 CFP par personne avec Albert Trohmaé. Réserver 24 heures à l'avance. 1 000 CFP pour les
groupes de plus de 5.
Le nom de la grotte Qanopeu signifie littéralement « entrailles de la terre où naissent les esprits ». Elle comprend
trois salles. La première correspondrait à l’endroit dont sont sortis les hommes. La deuxième, d’une quarantaine
de mètres, sert d’abri aux chauves-souris qui nichent dans les racines de banian (on y a placé quelques
ossements pour impressionner le touriste). Et la troisième s’avère être la chambre du diable : au fond, une
galerie qui menait à la mer avant qu’un éboulis n’en bouche le passage. La tribu locale, protestante, croit au
diable qui sortirait le jour pour rejoindre sa femme à Wanaham et reviendrait dormir à la nuit tombée dans sa
chambre. Interdiction formelle donc de s’y balader le soir… Au temps des anciens, la grotte constituait un mouroir
pour les divinités kanak. La falaise fait également office de randonnée avec la descente sur la mer, qui regorge
de langoustes à cet endroit.
MAISON DE LA VANILLE
✆ +687 479 246 / +687 825 875
Ouvert du lundi au jeudi de 7h30 à 11h30 et de 13h à 17h, fermeture à 16h le vendredi. Visite guidée de la
plantation 500 CFP.
Gilbert Pohlë-Michel vous fait visiter sa vanilleraie Öni Wael implantée juste en face de la Maison de la Vanille.
400 pieds y sont plantés, essayez d'y aller en juin, quand la vanille est préparée pour être pollinisée. Vous y
trouverez aussi un mini-zoo avec des espèces endémiques calédoniennes : roussettes, boa du Pacifique, crabes
de cocotier... sans oublier la mascotte : la biquette baptisée Welcome qui vous attend à l'entrée.
KUMOKumo est situé à l'intérieur des terres, à côté de l'aérodrome.
JINEK
Cette baie protégée offre des possibilités d’explorations sous-marines faciles d’accès. Palmes, masque et tuba
suffisent largement pour profiter de ce véritable aquarium naturel ! Partez du petit ponton, descendez les
escaliers et vous passerez certainement des heures à contempler la vie des poissons et des coraux dans moins
de 3 m d’eau. Vous y croiserez peut-être perroquets bleus, idole maure et autres créatures multicolores. Attention
à ne pas abîmer ou arracher le précieux corail lors de votre passage ! Le lieu se remplit à l'arrivée des
croisiéristes.
XÉPÉNÉHÉ
C'est à Xépénéhé, qui signifie « arrivée des bateaux » en drehu, que démarra en 1842 le trafic du bois de santal
entre la Nouvelle-Calédonie, l'Australie et la Chine. Toujours réputé pour la qualité de son mouillage, le village
accueille aujourd’hui de nombreux croisiéristes qui débarquent à la journée pour visiter le district du Wetr.
BAIE DE SANTAL
La baie, réputée pour la qualité de son mouillage, signifie littéralement « arrivée des bateaux ». C’est ici que le
trafic du bois de santal débuta à partir de 1842. Aujourd’hui, les temps ont changé. Le santal a laissé place aux
croisiéristes qui débarquent leur flot de touristes australiens en escale. La baie s’étend jusqu’aux falaises de la
pointe d’Easo et sa blanche chapelle. Depuis le ponton en bois, il est facile d’observer les tortues de mer au
coucher de soleil.
NOTRE-DAME-DE-LOURDES
Classée monument historique, cette église date de 1898. Le puits et la chapelle ont été rénovés en 2012. Les
couchers de soleil sur la baie de Santal y sont magnifiques. La procession de Notre-Dame-de-Lourdes a lieu
chaque année le 8 décembre. C’est à Easo (littéralement « le lieu qui fume ») que les pêcheurs de baleines
dépeçaient leurs prises, entre 1860 et 1870, et brûlaient les graisses pour en extraire l’huile.
En face de l’église, derrière la petite case, un grand banian plonge ses racines au cœur d’une grotte.
Demandez par politesse l’autorisation d’y pénétrer et prenez un guide parmi les gamins du village. Il faut une
lampe pour visiter la galerie.
JOKIN
Situé tout au nord de l'île, le village est réputé pour ses falaises qui surplombent l'océan à une quarantaine de
mètres de hauteur. De juillet à septembre, elles constituent un poste d’observation idéal pour guetter les baleines
à bosse. La tribu de Jokin est regroupée autour de l’église. Derrière, la case du petit chef est facilement
reconnaissable à ses beaux totems sculptés dans le bois et au mur de corail qui l’entoure. N’oubliez pas de
demander la permission aux locaux pour prendre des photos.
FALAISES DE JOKIN
Le pied des falaises est accessible par un escalier (210 marches !) qui démarre sous le pin colonnaire, derrière
l'église. Au coucher du soleil, le site frise la perfection : couleurs incroyables et émotions garanties. En juillet,
août et septembre, vous aurez peut-être la chance d’y apercevoir des baleines venues mettre bas dans les eaux
chaudes du Pacifique. Elles en profitent pour se gratter aux coraux et déloger les coquillages et autres parasites
qui ont élu domicile sur leur dos au cours de leur long voyage.
VANILLERAIE DE FÉLIX ET JANINE BOLÉ
Tribu de Mucaweng
En venant d’Easo, suivez la direction de Mucaweng et de Jokin, puis, à hauteur du château d’eau, empruntez la
piste à gauche et suivez le chemin jusqu’au bout.
La visite est gratuite mais vous pourrez faire un geste auprès de vos hôtes une fois le café servi.
Aucun panneau ne vous indiquera la direction de ce jardin d’éden amoureusement planté. C’est là que Félix et
Janine accueillent chaque jour les voyageurs de passage au cœur de leur vanilleraie. Plus de 1 000 pieds ont été
plantés sur les troncs des espèces locales et sont maintenus à hauteur d’homme pour pouvoir féconder la belle
orchidée éphémère et cueillir les gousses sans trop de difficultés. C’est Félix Bolé qui a relancé l’activité sur l’île
et formé la majorité des locaux à cette précieuse culture. Car il faut du temps, de la minutie et beaucoup de
passion pour récolter les gousses de vanille. Chaque matin, lors de la floraison (de septembre à décembre), les
fleurs blanches sont fécondées une par une, à la main ; chaque fleur oubliée est une fleur qui s’éteindra le soir
même. Quelques mois plus tard, les gousses apparaîtront ; il faudra ensuite attendre leur maturité pour les cueillir
avec soin, les échauder puis les faire sécher au soleil. Pour 300 kg de gousses vertes récoltées, c’est seulement
70 kg de vanille sèche obtenue. La visite se termine souvent autour d’une tasse de café vanille, et chacun prend
le temps d’écrire un petit mot dans le livre d’or avant de repartir avec son petit sachet de vanille.
terios98 le 12/02/2011
Prendre le chemin avant le chateau d'eau. Surtout ne pas aller chez la personne agée juste avant , qui a
mis une pancarte "visite de la vanilleraie", c'est de la pure arnaque pour 250FCP. Il ne dit rien, ne fait que
montrer les gousses de vanille, n'en a plus a vendre. Il faut lui poser des questions .HAPETRA
HAPETRA - Messe au temple d'Hapétra.
© Author's Image
Une tribu a joliment distribué ses cases le long de la route, sur les pelouses, à l’ombre des cocotiers. Dans les
années 1920, la lèpre sévit dans la tribu de Peng, qui déménagea. Les 90 survivants s’installèrent alors à
Hapetra.
WEDRUMEL
A Wedrumel, une grotte de 6 km de long est ornée de peintures rupestres, notamment des dessins au charbon
représentant des oiseaux et des tortues. Elle conserve encore des traces de feu et de présence humaine.
Demander sur place si quelqu’un peu vous y conduire. A la tribu de Kedeigné, vous pouvez visiter les trois
grottes et les falaises en bord de mer (se renseigner sur place). De belles balades sont à faire dans cette région,
riche en sites historiques, en falaises, en trous d’eau et en artisanat local…
LUENGÖNI
La plage de Luengöni est sans doute la plus belle de l’île. Sable blanc, cocotiers, eau turquoise aux reflets
cristallins sont autant de bonnes raisons d’aller y traîner les pieds. Clôturant la plage, le cap des Pins porte bien
son nom. Un phare y a été érigé.
LES JOYAUX DE LUENGÖNI
✆ +687 45 09 53
Noël Pia organise la visite des grottes pour 1 365 CFP. Départ vers 9h.
Sur la droite, en face d’une petite baie avec une roche qui sort de l’eau, un chemin s’enfonce dans la cocoteraie.
Les plus grands spéléologues sont passés par là. Nicolas Hulot y a même effectué un reportage pour son
émission. Vous vous lancez dans l’eau fraîche et cristalline, puis suivez la lampe qui vous guide vers des salles à
la beauté fascinante. Un peu plus loin, vous effleurez les coquillages fossilisés. Parfois, en plongeant, on peut
toucher le fil d’Ariane qui parcourt toute la grotte. Vous serez surpris d’y découvrir des anguilles et des poissons
transparents, aveugles, aux yeux blancs. Noël est difficile à joindre alors essayez d'appeler avant votre venue sur
Lifou, mais votre patience sera récompensée par sa gouaille et sa bonne humeur ! N’oubliez pas votre maillot de
bain, des chaussures fermées et vos palmes, masque et tuba !
terios98 le 12/02/2011
Trés difficile de trouver Noel. Tout petit panneau sur une plage de Louhengoni, cloué à un arbre, indiquant son
numéro de téléphone et il ne fait les visites (quand nous y sommes allés) que le matin de 09h à 10h. Il vaut
mieux prévoir avec la personne à Bella Pétra. Nous n'avons donc pas pu y aller et sommes rester sur
notre faim.
babouille le 17/03/2010Un grand bonheur de partager ce moment avec Noël le propriétaire, découvrir ses grottes et se baigner dans
l'eau cristalline et fraîche bien sur, d'une profondeur impressionnante. Vous apprendrez beaucoup
avec cet homme simple et généreux en anecdote. Un très bon moment à ne surtout pas rater si vous êtes sur
Lifou !
MU
A une quarantaine de kilomètres de Wé, Mu est le chef-lieu du district de Lössi. Une stèle y commémore l’arrivée
de Fao à Lifou en 1842. Ce jeune catéchiste protestant d’origine polynésienne fut le premier à évangéliser les
îles Loyauté.
FAYAOUÉ
Longue de 25 km, la plage de Fayaoué s'étend de Lékine, au sud, à Saint-Joseph, au nord. Cette magnifique
étendue de sable blanc est bordée de cocotiers sur fond de lagon émeraude : c'est la plus grande plage de
Nouvelle-Calédonie.
BANUTR
Banutr est à quelques kilomètres au nord de Fayahoué, vous y trouverez quelques commerces et surtout la
seule station service et le syndicat d'initiative de l'île.
WADRILLA
Avec une cocoteraie estimée à plus de 3 000 ha, Ouvéa s’est lancée depuis 1991 dans la fabrication d’huile de
coprah. L'usine, comme la savonnerie, se visitent. Vous passerez également devant le mémorial qui rend
hommage aux 19 Kanak morts dans l'assaut du GIGN suite à la prise d'otage des gendarmes en 1988.
DISTILLERIE D’HUILE DE COCO
✆ +687 451 060 / +687 984 506
Près du quai de Wadrilla.
Entrée libre, les matins uniquement, appelez au préalable.
Traitées et cuites au four, les noix de coco sont acheminées vers l’usine où elles sont broyées et pressées.
L’huile extraite des machines est alors filtrée et stockée dans des fûts de 200 litres. Les déchets servent de
nourriture aux cochons. L’usine produit près de 200 tonnes d’huile de coco par an.
HOMMAGE AUX ÉVÉNEMENTS
A l'occasion des 25 ans du drame, un nouveau monument en souvenir de la prise d'otage de 1988 a été inauguré
à Wadrilla le 5 mai 2013. Bordant les tombes, les 19 poteaux sculptés rendent hommage aux 19 Kanaks
indépendantistes morts pendant la fusillade. Les sculptures ont été réalisées par des sculpteurs du pays, mais
aussi des Fidjiens et Vanuatais en résidence à Ouvéa.
SAVONNERIE D’OUVÉA
✆ +687 451 060
Près du quai de Wadrilla.
Ouvert au public les mardis et jeudis de 8h à 11h30 et de 13h30 à 15h30. Téléphoner au préalable. 250 CFP le
savon de 125 g.
C’est ici que sont fabriqués les savons à base d’huile de coco et de niaouli. Pour ceux qui souhaitent revenir
d’Ouvéa avec autre chose que du sable blanc et qui veulent rapporter un bout du paradis jusque dans leur salle
de bains.
ANAWA
Anawa se situe entre les districts de Fayaoué et de Saint-Joseph.
TROU BLEU
Cette piscine circulaire de 30 m de diamètre constitue la partie la plus étroite de l’isthme au nord de Wadrilla. Ici,
les eaux salées et douces ne se mélangent pas et leur couleur bleu profond est hypnotique. Une équipe du
commandant Cousteau l'a exploré, mais sans jamais parvenir à atteindre le fond. Si vous continuez la piste, vous
trouverez quelques mètres plus loin un sentier qui vous mène vers un deuxième trou d'eau.
mimicracra le 01/10/2009
Mmmhh avis très mitigé, malgré les nombreuses indications de notre hôtesse Rachelle, nous avons eu un mal
fou à le trouver ! Il se trouverait côté est et non pas côté ouest comme on pensait.. Ca fait comme des
minipiscines naturelles, où on peut voir des petites patates de corail...
SAINT-JOSEPH
Saint-Joseph regroupe Takedji, tribu d’origine wallisienne, et Héo, dont les habitants descendent des populations
qui vivaient sur l’atoll de Beautemps-Beaupré avant l’arrivée des missionnaires. C’est à Héo qu’est organisé
chaque année la Fête du waleï, une variété d’igname sucrée.
ÉGLISE SAINT-JOSEPH
N’hésitez pas à pousser les lourdes portes de la grande église pour en admirer l’intérieur. C’est au bord de lajolie baie du même nom que se dresse le monument du centenaire de la mission catholique arrivée en 1857.
L’église datant de 1912 abrite un joli plafond en bois voûté, une chaire en kohu et un Christ sculpté en kaori noir
drapé d’un manou.
TROU AUX TORTUES
Accès interdit les après-midi en juillet et août car le lieu est tabou.
Le Trou aux tortues n’est pas facile à trouver, l'entrée de la piste est repérable par une barre de fer surmontée
d'un ballon. Dans ce trou d’eau, il est bien sûr possible de se baigner (attention, il est difficile de remonter le long
de la paroi). Si les enfants de la tribu ne sont pas là et qu’il n’y a personne dans l’eau, vous pouvez également
voir deux tortues remonter à la surface pour respirer. Quelques récents problèmes de vols.
mimicracra le 01/10/2009
Effectivement, il n'est pas facile du tout à trouver, il se mérite ! On a été guidés par des locaux. Le soleil
n'était malheureusement pas de la partie, mais on a tout de même vu qqes tortues !
misslilou42 le 02/07/2009
Les enfants se feront une joie de vous guider. En effet, l'accès n'est pas facile, nous ne nous
sommes pas baignés. Nous avons pu voir quelques tortures et d'enormes poissons.
WENEKI
Weneki se situe au nord de l'île.
GOSSANA
On connaît Gossana pour sa grotte où les Indépendantistes kanak ont caché les gendarmes qu'ils avaient pris
en otages en 1988. Aujourd'hui, cette grotte est ouverte seulement une fois par an pour commémorer la mémoire
des disparus dans l'assaut du GIGN.
DÉCOUVERTE DES PERRUCHES
Sur votre gauche après le terrain de football.
2 000 CFP par personne.
Benoît Tangopi vous emmène en balade dans sa plantation de vanille et dans son champ où les perruches ont
élu domicile. Possibilité d'une balade plus longue avec baignade dans les trous d'eau.
OGNAT SAINT THOMAS
Cette tribu est située au nord-est de l'île ; le site offre de jolies plages à explorer en palmes masque et tuba.
OULOUP SAINT GABRIEL
Ouloup Saint-Gabriel se situe à côté de Fayahoué, au sud-est de l'île.
GROTTE
✆ +687 832 212 / +687 965 036
Réservations par téléphone ou auprès du syndicat d'initiative. 1 000 CFP par personne.
Marie-Reine Dialla vous fait visiter pendant 2h cette grotte située au pied des falaises de Ceu, où reposent les
ancêtres de la tribu.
OGNATU SAINT PAUL
Ognatu Saint-Paul se situe à côté de Fayahoué, au sud-est de l'île.
VANILLERAIE VANICO
✆ +687 457 137
Réservation conseillée. Entrée 735 CFP.
Vous serez surpris de constater qu’Ouvéa n’est pas dotée que d’une unique route traversant l’île du nord au sud.
En empruntant une transversale pour rejoindre la tribu de St-Joseph, vous pourrez visiter la vanilleraie d’Evelyne
Outchaou et découvrir les secrets de fabrication de la fameuse épice.
LEKINE
Suite à de nombreux bouleversements géologiques, l’atoll d’Ouvéa s’est progressivement affaissé à l’ouest,
donnant naissance aux îlots. Sur la côte orientale, la terre s’est élevée pour former de hautes falaises de corail,
sculptées par l’érosion : c'est le fabuleux spectacle des falaises de Lékine.
FAYAWA
Fayawa se situe au sud de l'île, juste avant Mouli.
MOULIMOULI - Une femme profitant du paysage à Mouli
© Maïlys ALBERTO
Mouli est bien connu des touristes japonais qui aiment à y passer leur voyage de noces.
PONT DE MOULI
Depuis 1984, un pont franchit le bras de mer qui sépare Lékine de l’île de Mouli. A ne surtout pas rater lors de
votre séjour à Ouvéa. La vue sur les falaises de Lékine et l’eau incroyablement bleue du lagon est grandiose.
Chaque heure l'eau semble changer de couleur, impossible de s'en lasser ! De ce pont, vous apercevez
également l’île de Fayawa Wasaü, qui abrite une petite tribu et une église. Arrêtez-vous donc sur ce pont et
prenez le temps de regarder passer la faune aquatique locale : bancs de poissons, tortues, bancs de raies, voire
requins si vous avez de la chance. La tribu de Mouli s’est installée sur cette presqu’île de 8 km de longueur. La
côte Ouest bénéficie d’une plage exceptionnelle au sable blanc immaculé et la côte orientale, plus abritée, est
bordée de petites falaises de corail. La route jusqu’à la pointe de Mouli est de toute beauté. On ne vous dira rien
du coucher de soleil, vous avez deviné…
Attention, il est cependant interdit de se baigner du côté est du pont (côté des falaises), qui constitue une réserve
naturelle.
mimicracra le 01/10/2009
Le plus incroyable bleu qu'on ait jamais vu se trouve ici ! Il y a des dégradés allant du vert pâle au bleu
pétrole, c'est hallucinant ! De plus, on a traversé le pont quelques fois, et il est impossible de s'y
arrêter sans apercevoir des raies, des tortues, des barracudas... Magnifique souvenir d'une raie léopard
venue nous dire bonjour ! Seul hic : c'est une réserve de pêche coutumière, donc baignade interdite !
misslilou42 le 02/07/2009
C'est un endroit vraiment exceptionnel. Tout est magnifique, à voir absolument.VANUATU
VANUATU - Iles Vanuatu
© Petit Futé
A moins de deux heures de vol, le Vanuatu est l'archipel frère de la Nouvelle-Calédonie. Ses habitants, les
NiVanuatus, partagent la même culture mélanésienne mais c'est un univers bien différent qui vous attend. Moins
urbanisé et d'influence anglo-saxonne, le Vanuatu est une étape incontournable du Pacifique. Chaque île a sa
propre identité et ses merveilles naturelles, des trous bleus aux volcans en activités, le plus dur sera de choisir.
Le Vanuatu est situé dans l’océan Pacifique, à 540 km au nord-est des côtes de la Nouvelle-Calédonie. Le pays
2est composé de 81 îles qui totalisent plus de 2 500 km de côtes et s’étalent sur 12 189 km . La plus grande île
est Santo. Du haut de ses 1 877 m, le mont Tabwemasana est le point culminant de l'archipel.
Le cyclone PAM
Le vendredi 13 mars 2015, alors que la saison des cyclones touche à sa fin, Pam s’abat sur le Vanuatu.
Ce cyclone monstre de force 5 (un record dans le Pacifique) déferle sur l’archipel en longeant les îles du
nord au sud. L’œil du cyclone passe à seulement 40 km de Port-Vila, entraînant des vents allant jusqu’à
360 km/h. Pour les habitants ce furent de longues heures d’angoisse et d’attente avant de découvrir un
paysage ravagé au lever du soleil. Aucune construction n’a été épargnée, tôle, natangaura, bois et bétonont été emportés, faisant disparaître des villages entiers. On dénombre 22 bateaux coulés sur les
30 présents dans la baie de Port-Vila, mais grâce à une bonne réactivité, le nombre de morts s’élève à
moins de 20 personnes. Les îles les plus touchées sont Erromango, Tanna et Efaté. L’élan de solidarité
financière, matérielle et humaine des pays voisins et organisations internationales ont cependant permis
au Vanuatu d’affronter la crise et de commencer à reconstruire. Cinq mois après Pam, la grande majorité
des infrastructures touristiques a déjà ouvert ses portes aux voyageurs qui font vivre l’économie de
l’archipel. Si les récoltes s’annoncent difficiles jusqu’à la fin de l’année, la végétation a toutefois retrouvé
son éclat et ses parfums. Certains murs et t-shirts arborent fièrement le slogan « Cyclone Pam » qui
atteste des capacité des Ni-vans à surmonter les épreuves auxquels ils sont confrontés.
Éfaté
2Efaté n'est pas la plus grande île de l'archipel (près de 900 km et plus de 190 km de côtes), mais elle est la plus
exploitée et elle abrite la capitale administrative et économique : Port-Vila. Malgré une activité humaine en pleine
croissance, notamment dans le Sud, l'île garde une beauté et un charme sauvage, surtout lorsque l'on s'enfonce
dans la jungle. En son centre, Efaté est dominé par le mont McDonald et son pic à 647 mètres d'altitude qui fait le
bonheur des randonneurs et aventuriers. Les fonds marins sont également très prisés, surtout par les plongeurs.
Rares sont d'ailleurs les vacanciers qui ne s'essaient pas à la bouteille ou au moins aux joies du PMT (palmes,
masque, tuba). La majorité des habitants de l'île (environ 66 000 personnes en 2009) vit à Port-Vila ou dans ses
faubourgs. Toutes les administrations se trouvent ici, ainsi que les plus grandes sociétés du pays.
PORT-VILA ET SES ENVIRONS
PORT-VILLA
PORT-VILLA - Cathedrale, Port-Vila.
© Benkrut – iStockphoto
Capitale du Vanuatu, Port-Vila n'en reste pas moins une petite agglomération, avec seulement 51 000 habitants,
faubourgs compris. La ville s'étend au gré des constructions immobilières liées au toursime et prospère grâce à
la manne financière étrangère engrangée par les services financiers de ce paradis fiscal. L'activité économique
se concentre sur l'axe qui lie l'aéroport au centre. Ce centre-ville se limite à une rue principale où se bousculent
hôtels et commerces. C'est également ici que l'on organise les excursions, que ce soit à Efaté ou sur les autres
îles du Vanuatu.
́ GALERIE MICHOUTOUCHKINE ET PILIOKO
Route de Pango
✆ +678 277 53
www.nicolai-aloi.com
Ouvert tous les jours de 10h à 17h. Entrée libre.
Décédé en 2010 à Nouméa des suites d'une maladie, Nicolaï Michoutouchkine a laissé une trace indélibile dans
l'art du Vanuatu. Né à Belfort, d'origine russe mais établi dans l'archipel depuis 1961, Nicolaï laisse derrière lui un
univers coloré et enivrant, racontant à sa manière le bonheur d'être au Vanuatu.
MUSEE NATIONAL DU VANUATU
Rue d'Artois
✆ +678 221 29
vanuatuculturalcentre.vu
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 16h et le samedi jusqu'à 11h30. 500 VT l'entrée et 700 VT avec visite guidée
et démonstration de dessin sur sable.
Le musée national retrace l'histoire du Vanuatu, au travers de nombreux vestiges et objets traditionnels plus ou
moins imposants. De nombreuses expositions temporaires y ont également lieu. Vous trouverez ici aussi le
centre de documentation, un lieu idéal pour toutes vos recherches.
MUSEE NATIONAL DU VANUATU - Entree du Musee National du Vanuatu.
© Harold BOGROS
IRIRIKI ISLAND
́́IRIRIKI ISLAND - Vue sur Iririki depuis le centre-ville de Port-Vila.
© Harold BOGROS
Iririki était autrefois habité par les missionnaires à la Résidence britannique. C'est aussi ici qu'étaient soignés les
blessés et malades (à l'hôpital Patton, abandonné depuis l'indépendance). Aujourd'hui, l'île est le paradis des
vacanciers, grâce à son complexe situé à seulement quelques minutes en bateau du centre de Port-Vila.
MÉLÉ
Mélé est la porte d'entrée pour Hideaway et également le dernier village sur la baie avant que la route ne
s'enfonce dans la jungle et les hauteurs d'Efaté. Le village traditionnel se visite facilement avec les locaux.
CASCADES DE MELE
Ouvert tous les jours. 2 000 VT par adulte et 1 000 VT par enfant.
De jolies cascades où l'on se baigner facilement. L'entrée est chère mais l'argent alimente le village.
MONTMARTREMONTMARTRE - Banian géant à Montmartre.
© Maïlys ALBERTO
LE TOUR D’ÉFATÉ
PORT-HAVANNAH
PORT-HAVANNAH - Baie de Port-Havannah.
© Harold BOGROS
Premier village sur la route de l'Est après Mélé, Port-Havannah a connu son apogée lors la Seconde Guerre
mondiale. L'armée américaine y avait installée une base navale, dont l'objectif était de sécuriser les voies
maritimes entre les Etats-Unis et l'Australie.QUOIN HILL
Quoin Hill accueillait un aérodrome stratégique pour l'amée américaine lors de la Seconde Guerre mondiale. On
peut aujourd'hui s'y balader et y ressentir le poids de l'Histoire.
ÉTON
ÉTON - Tarzan en herbe au Blue Lagoon d'Éton.
© Harold BOGROS
Ce petit village à l'extrême-est d'Efaté possède deux jolies plages de sable idéales pour pique-niquer.
BLUE LAGOON
2 minutes au sud d'Eton (vers Port-Vila).
Ouvert tous les jours et ferme au coucher du soleil. 500 VT depuis l'entrée sud et 300 VT l'entrée nord.
Ce trou d'eau bleu est le refuge parfait pour un pique-nique à l'ombre. On entre dans l'eau par une échelle ou,
pour les aventuriers, grâce à une liane qui permet de se balancer au-dessus de l'eau avant de lâcher prise.
Toilettes et douches sur place. Les berges sont désormais tenues par deux propriétaires différents, à vous de
choisir votre préférée.
BLUE LAGOON - Les enfants du coin se retrouvent au Blue Lagoon.
© Harold BOGROS SECRET BEACH
10 minutes au sud d'Eton.
Entrée 500 VT.
Isolée et peu touristique, cette petite baie aux eaux turquoise est un véritable havre de paix. Attention à se
renseigner sur les heures des marées avant de s'y rendre sous peine de ne pouvoir tremper que les chevilles.
ÉRATAP
A seulement quelques minutes en voiture de Port-Vila, Eratap est traversée par la route qui mène aux plus belles
plages de l'île. On y trouve de nombreux spots de plongée et un peu plus loin de longues plages payantes
(environ 500 VT).
CRYSTAL BLUE RESORT
P.O. Box 206
✆ +678 231 15 / +678 300 06 / +678 776 25 91
crystalbluelagoon@vanuatu.com.vu
15 à 20 min en quad ou 4x4 (conseillé) depuis Port-Vila
Ouvert tous les jours de 7h30 à 16h30. 1 800 VT par adulte, 600 VT pour les – de 12 ans, gratuit pour les – de
6 ans. En plus, 2 200 VT par adulte et 1 300 VT pour les enfants de 6 à 12 ans pour nager dans la piscine
naturel avec les tortues. Possibilités d'hébergement en bungalow. Chambre double à 10 000 VT, petit-déjeuner
inclus. Déjeuner à environ 2 000 VT.
Ce complexe se veut être un havre de paix pour les espéces animales en souffrance. Les tortues sont
particulièrement choyées avec plusieurs bacs en fonction de leur âge. Les plus imposantes nagent dans la
piscine naturelle en parfaite harmonie avec des requins... et vous si vous vous en sentez le courage. Le Blue
Lagoon prend aussi grand soin de ses roussettes, crabes de cocotier, facochères et autres iguanes. Une étape
intéressante pour ceux qui n'ont pas la possibilité de s'aventurer en pleine nature mais très (trop ?) onéreuse
pour les autres.
LES ÎLES
LÉLÉPA
LÉLÉPA - L'église de Lélépa.
© Harold BOGROS
Connue comme étant le lieu de mort du roi Mata, Lélépa fait aujourd'hui le bonheur des plongeurs. Ses grottes
se visitent également. Vous pouvez y aller par vos propres moyens ou prendre un pack organisé à Port-Vila, ce
qui reste le meilleur moyen de ne pas rater les meilleurs spots de plongée.
NGUNANGUNA - Ecole primaire à Nguna.
© Maïlys ALBERTO
Deux volcans éteints dominent Nguna, peuplée de quelques 1 260 âmes, la plus développée des îles du Nord.
Les randonneurs peuvent s'attaquer aux volcans pendant que les plongeurs nagent avec les tortues. Quelques
bungalows et chambres d'hôtes sauront vous accueillir à Taloa. Idéal pour une excursion à la journée ou le
temps d'un week-end.
PELÉ
Cette petite île au nord d'Efaté présente des conditions de vie sommaires mais des plages turquoise à perte de
vue, les plus belles d'Efaté. Elle mérite donc une escapade d'un week-end ou d'une journée.
Espiritu Santo
Plébiscitée par les touristes, c’est l’île des cartes postales. Eaux turquoises, sable blanc et cocotiers, tout est
réuni pour séduire les vacanciers. C’est aussi l’île la plus organisée (avec Efaté) et fiable dans ses prestations
touristiques, ce qui permet de profiter pleinement du panel d’activités sportives ou de relaxation. Plus grande île
de l'archipel et seconde la plus peuplée, Espiritu Santo (que tout le monde appelle Santo) doit son nom au
navigateur portugais Pedro Fernandes Queiros qui la nomma « Terra Australia del Espiritu Santo » croyant être
arrivé en Australie. Depuis, l'armée américaine est passée par là pendant la Seconde Guerre mondiale et y a
laissé deux vestiges sous-marins qui sont devenus le paradis des plongeurs du Pacifique. Nombreux sont ceux
qui y reviennent chaque année.
L’ouest de l’île concentre toutes les activités touristiques et hébergements, tandis que l’est ne se visite qu’en
effectuant de longues randonnées à travers la forêt.
LUGANVILLELUGANVILLE - Plantation de palmiers pres de Luganville.
© PomInOz – iStockphoto
Seconde et unique autre ville du Vanuatu, Luganville était le poumon économique de l'archipel de la fin de la
Seconde Guerre mondiale à l'indépendance de 1980. Etendue et verte, il est facile de s'imaginer y vivre.
L'économie locale s'appuie sur la pêche, l'élevage de bovin et les cultures de café, de coprah, de cacao et de
vanille. Grâce à son aéroport international, elle est devenue l'île préférée des Australiens et néo-Calédoniens.
EPAVE DU PRESIDENT COOLIDGE
Le paradis des plongeurs au Vanuatu. Coulé par ses propres mines en 1942, le SS Coolidge, un paquebot de
luxe mis à l'eau en 1931, était alors réquisitionné par l'armée. On peut aujourd'hui visiter son épave, une
aventure incroyable.
MILLION DOLLAR POINT
A l'extrême est de Luganville se trouve l'un des sites les plus prisés des plongeurs : le Million Dollar Point. C'est
ici que les militaires américains ont jeté leur matériel avant de quitter Santo, à la fin de la Seconde Guerre
mondiale. C'est aujourd'hui un spot qui attire les plongeurs curieux de découvrir ces tonnes d'acier jonchant les
fonds marins.
LE TOUR DE SANTO
MATÉVULU
Matévulu est connu pour ses trous bleus, ces piscines naturelles d'eau douce dont rafollent les ni-vanuatu.
Plusieurs trous font le bonheur des locaux et vacanciers, comme celui de Ri Ri que l'on peut atteindre en
remontant la rivière en pirogue.
MATÉVULU BLUE HOLE
500 VT l'entrée.
Bien qu’accessible en voiture, c’est en kayak que Matevulu s’apprécie le mieux. De Turtle Bay ou Oyster Island, il
faut compter une quarantaine de minutes pour remonter la rivière jusqu’au terminus, le trou bleu. Le paysage est
magique et l’eau devient plus claire à chaque mètre. A l’arrivée un petit espace est aménagé pour déposer les
kayaks et pique-niquer. Une échelle et une corde permettent aux courageux de sauter jusqu'à cinq mètres. Mieux
vaut se renseigner sur les jours d’arrivée des bateaux de croisière australiens pour avoir le lieu rien qu’à soi.
NANDA BLUE HOLE
Natawa
www.nandabluehole.com
info@nandabluehole.com
27 km au nord de Luganville. 500 VT par personne l'entrée.
Contrairement à Riri ou Matevulu, ce trou bleu n’est pas turquoise mais d’un bleu sombre et mystérieux tout
̀aussi fascinant. Aussi appelé Jackie Blue Hole du nom de son propriétaire, l’endroit et très bien aménagé et
dispose même d’une cabine en bambou pour se changer. Avec plus de 20 mètres de profondeur, les (grands)
enfants pourront s’amuser à faire des sauts pendant que les adultes profitent d’un café sous les paillasses. Une
curiosité naturelle qui vaut le détour, parfaite pour les grosses chaleurs.
RIRI BLUE HOLE
Rivière Riri
Entrée 1 000 VT avec la promenade en pirogue traditionnelle ou 500 VT pour la baignade.
Accessible en kayak depuis Turtle Bay ou Oyster Island, Riri Blue Hole surprend par la couleur et la pureté de
son eau. Depuis la mer comptez environ 30 minutes pour remonter la rivière qui serpente sous les arbres jusqu’à
atteindre ce lieu féerique. Depuis la route principale, les propriétaires du trou bleu proposent de vous y emmener
en pirogue traditionnelle.
HOG HARBOUR
Le village se trouve au croisement des routes du Nord et de l'Ouest. Il permet un ravitaillement avant de se
rendre au parc protégé du Vatthe, ou sur les plages de la côte est.
CHAMPAGNE BEACH
2 000 VT le droit de passage.
Comme de nombreuses plages du Vanuatu, l'entrée à la Champagne Beach est payante. Malgré un coût bien
plus élevés que sur la plupart des autres plages, les vacanciers qui s'y aventurent ne regrettent pas
l'investissement. Un sable blanc à faire mal aux yeux, et un panorama incroyable sur cette eau turquoise dans
laquelle baigne l'île Eléphant.
LONNOC BEACH
Gratuit.
Moins connue que sa célèbre voisine Champagne, Lonnoc Beach est tout aussi splendide. Sa plage de sable
blanc et son eau turquoise sont idéales pour une après-midi détente. Possibilité de faire du palme-masque-tuba.
PORT-OLRY
PORT-OLRY - Pêche en pirogue à Port Olry.
© Maïlys ALBERTO
Juste avant le cap Quiros, vous trouverez un village traditionnel sur votre droite. N'hésitez pas à venir partager un
moment de convivialité et de partage avec ces locaux qui habitent au bord de l'une des plus belles plages de
Santo, et gratuite ! L'endroit mérite amplement une nuit sur place ou du moins un arrêt gastronomique à base depoissons et fruits de mer pêchés sur place.
VATTHE NATIONAL PARK
Contrairement à la majorité des zones protégées du globe, le parc protégé du Vatthe n'appartient pas à l'Etat.
Couvrant une superficie de plus de 2 720 hectares, la forêt alluviale est dominée par un pic de calcaire de près
de 400 m d'altitude. Plus de 30 espèces d'oiseaux dont 5 endémiques y ont été recensées, et plus de la moitié
des espèces d'oiseaux du Vanuatu vivent ici. Un tiers des poissons d'eau douce de l'archipel nagent également
ici. Un grand nombre d'agences proposent des journées organisées en groupe ou seul pour une excursion en
toute sécurité.
PARC PROTEGE DU VATTHE (VATTHE NATIONAL PARK)
Se renseigner auprès des agences de voyage, des loueurs de véhicule et des hôtels de Luganville.
Couvrant une superficie de plus de 2 720 hectares, la réserve naturelle de Vatthe (ou zone de conservation) est
le premier du Vanuatu inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco (en 1994). La forêt alluviale est dominée par un
pic de calcaire de près de 400 m d'altitude. Plus de 30 espèces d'oiseaux dont 5 endémiques y ont été
recensées, et plus de la moitié des espèces d'oiseaux du Vanuatu vivent ici. Un tiers des poissons d'eau douce
de l'archipel nagent également ici. Un guide est indispensable pour ne pas se perdre dans le parc, ce qui est déjà
arrivé. Un grand nombre d'agences proposent des journées organisées en groupe ou seul pour une excursion en
toute sécurité.
Tanna
eTanna ( « terre » dans un dialecte local) est la 3 île la plus importante de l'archipel (près de 29 000 habitants en
2009) après Efaté et Santo, même si des îles comme Pentecôte et Malicolo sont plus grandes. Le mont Yasur et
son volcan en activité continue en est la principale activité touristique. L'île est encore très sauvage, avec sa
jungle dense et ses plages désertes. Seules quelques chemins permettent aux pick-ups et 4X4 de circuler.
L'écrasante majorité des habitants vit dans des habitats traditionnels. Le culte du cargo apporté par John Frum
est encore très présent dans cette partie du Vanuatu. Ce n'est en revanche pas la meilleure île pour les fous de
plongée.
WHITE GRASS
L'aéroport White Grass ne se trouve qu'à quelques minutes en voiture de Lénakel, le plus grand village de
Tanna. Deux complexes hôteliers se trouvent à proximité, sans pour autant que leurs clients soient gênés par le
trafic aérien, qui reste assez réduit.
YASUR
YASUR - Massif rocheux sur la route du volcan Yasur.
© Harold BOGROS
La partie Est de l'île est la plus éloignée de l'aéroport et la route pour s'y rendre est très cahotique. Il faut dans le
meilleur des cas deux petites heures pour traverser Tanna – bien plus par temps de pluie. Résultat, les villages
sont peu développés, à part ceux qui profitent du flux de visiteurs du volcan. BAIE DES REQUINS
Tous les jours. 500 VT le droit de passage. Un guide vous accompagne.
Au fin fond de la jungle se trouve une baie escarpée dans laquelle se retrouvent souvent (pas tout le temps) de
nombreux requins. De l'autre côté, on peut admirer la Port Resolution Bay avec un peu de hauteur.
MONT YASUR
1h30 minimum depuis White Grass jusqu'à l'entrée du volcan puis 50 min de montée.
3 350 VT par personne pour la première entrée sur le site, le prix est ensuite divisé par deux à chaque entrée sur
présentation du ticket. Gratuit à partir de la cinquième entrée.
Entouré des montagnes de l'est de Tanna, le mont Yasur est réputé comme le volcan le plus facile d'accès au
monde. En effet, seulement quelques minutes de marche suffisent à atteindre le sommet après avoir été déposé
au parking. Le spectacle est assuré en permanence par ce volcan en activité continue. C'est évidemment au
coucher du soleil et de nuit que l'on en prend plein les yeux. Les petits budgets pourront s'y rendre à pied depuis
les bungalows de Yasur, le sentier de quarante minutes est bien balisé et se fait facilement même de nuit, avec
une lampe de poche. Un passage obligatoire pour tous les vacanciers à Tanna. Attention, aucune sécurité n'est
dispensée sur place, à vous d'adopter un comportement responsable en n'approchant pas trop près. Selon le
niveau d'alerte du volcan la présence d'un guide peut être obligatoire.
Les autres îles
L'archipel du Vanuatu est composé de plus de 80 îles et îlots, dont plus de 60 sont habitées, mais parfois de
seulement quelques dizaines ou centaines de locaux qui vivent en tribus, sans électricité ni eau courante. C'est
évidemment dans ces îles aux parfums de carte postale que l'immersion est la plus intense, que ce soit pour la
beauté de la nature dans toute sa splendeur ou pour la gentillesse de vos hôtes. Une aventure totale, en dehors
des sentiers battus.
AMBAÉ
Décrite comme la plus belle île du monde par l'auteur américain James Albert Michener, Ambaé se situe encore
en marge de la mondialisation et de sa technologie outrancière. Le volcan Manaro, l'un des plus actifs du monde,
est la principale attraction touristique de l'île.
AMBRYM
AMBRYM - Volcan Marum, sur l'ile d'Ambrym.
© Benoit SARASIN – Fotolia
Bienvenue sur l'île Noire ! Surnommée ainsi en raison de ses cendres volcaniques et de la magie qui y est
pratiquée, Ambrym est également connue pour ses dessins sur sable et sa fameuse danse du Rom, qui a lieu
une fois par an. L'île est également le paradis des trekkers. Les deux volcans jumeaux, le mont Benbow et le
mont Marum, sont en effet accessibles aux marcheurs en 45 minutes minimum (ou plusieurs heures à un rythme
̂normal). Ambrym, nommée ainsi par le capitaine Cook en 1774, signifie « ici sont les ignames » dans la langue
de Ranon.
MAÉWO
Maéwo est peut-être l'île facilement accessible la plus sauvage de l'archipel. Sa pluviométrie record au Vanuatu
est la principale cause de sa flore et de sa faune luxuriante, aux espèces souvent endémiques.
MALLICOLLO
MALLICOLLO - Sculpture traditionnelle à Mallicolo.
© Maïlys ALBERTO
Bienvenue en terre cannibale... Si cette pratique fut bannie il y a plus d'un siècle, la dernière victime de
cannibalisme daterait de la fin des années 1960. Le site de Botco est encore là pour le rappeler, même si le
village a été déplacé depuis. Anciennement baptisée Mallicolo du temps de la colonisation, Malekula est la
2 eseconde plus grande île de l'archipel après Santo (plus de 2 000 km et 365 km de côtes) et la 3 par la
population (près de 26 000). On la visite aujourd’hui surtout pour sa diversité culturelle et sa nature exhubérante.
BOTCO
Le village de Botco était connu pour ses traditions cannibales. Aujourd'hui, le village a bien changé puisque ce
sont 7 frères et leurs familles qui ont repris possession des lieux, un peu plus loin que le village initial. Ils vous
accueillent avec plaisir pour vous faire découvrir leur culture et leur mode de vie.
PETITS ET GRANDS NAMBAS
Ces deux tribus, les Small Nambas et les Big Nambas, font partie des plus connues du Vanuatu. Le mot
« nambas » désigne l'étuis péniens que les hommes portaient, et portent encore pendant les danses
traditionnelles. L'adjectif Small et Big n'est pas lié à la taille de ce dernier, mais à la taille des deux tribus. Basées
à Malekula, ces tribus cannibales par le passé vivent aujourd'hui en parfait harmonie. Elles ne partagent pourtant
pas les mêmes us et coutumes. Il est possible de passer la nuit dans un village traditionnel. Le plus simple est de
réserver auprès de Malampa Travel, l'agence d'Etat qui se trouve à Lakatoro.
URI MARINE PARK
✆ +678 488 88
1 500 VT par personne pour le trajet en bateau et la taxe d'entrée.
Ceux qui ont déjà trouvé leur logement pourront néanmoins visiter la petite île d’Uri et plus particulièrement sa
réserve marine grâce à Jack, le propriétaire de Nanwut Bungalow. Sur réservation, il viendra vous chercher au
quai de Lakatoro pour vous emmener en bateau jusqu'à ce lieu magique où vivent des bénitiers géants etmulticolores. Les plus chanceux pourront même apercevoir les tortues et dugongs qui habitent ces eaux.
PENTECÔTE
Bienvenue en Gaul ! Pentecôte est réputée dans le Vanuatu et même le Pacifique pour son Naghol (saut du
Gaul). La légende veut que le premier à sauter fut une femme ! Poursuivie par son mari Tamalie, elle fit semblant
de se jeter dans le vide pour lui échapper, s'attachant les deux pieds avec une liane pour assurer sa survie.
Tamalie sauta après elle mais sans liane, et mourut en atteignant le sol. Depuis, chaque année à la période des
ignames les hommes bâtissent une gigantesque tour de lianes et de bois qui peut atteindre près de 40 mètres.
Les participants sautent ensuite dans le vide, retenus par une simple liane pour bénir le sol et assurer une bonne
récolte mais aussi pour prouver leur passage d'enfant à homme. Ce spectacle a lieu chaque samedi d'avril à juin
dans plusieurs villages.
SAUT DU GAUL
Tous les samedis d'avril à juin. Environ 10 000 VT.
Cette coutume réservée aux hommes est très spectaculaire. Juchés sur une construction éphémère construite à
base de bois, parfois à plusieurs dizaines de mètres du sol, les hommes sautent dans le vide avec pour seule
sécurité, une liane attachée à leur pieds. Les enfants s'essaient souvent à cet exercice à partir des plateformes
basses.Très apprécié des touristes le saut est cependant devenu une attraction coûteuse qu'il faut prévoir à
l'avance.PENSE FUTE
PENSE FUTE - Les roches de Linderalique, Hienghene.
© Arpad Benedek – iStockphoto
Pense futé
Argent
Monnaie : franc pacifique.
Taux de change : Le change du Franc Pacifique est défini par rapport à l’euro selon une parité fixe : 100 CFP =
0,838 € ou 1 € = 119,33 CFP.
Coût de la vie : Attention, le coût de la vie en Nouvelle-Calédonie est cher (les prix sont 2,4 fois supérieurs à
ceux de la métropole).
Moyens de paiement : Tous les moyens de paiement sont acceptés. Si vous disposez d’une carte bancaire
(Visa, MasterCard, etc.), inutile d’emporter des sommes importantes en espèces. Dans les cas où la carte n’est
pas acceptée par le commerçant, rendez-vous simplement à un distributeur automatique de billets.
Marchandage : la pratique n'a pas cours dans le territoire.
Pourboires : la pratique n'a pas cours dans le territoire.
Bagages
Vous pourrez laisser vos cols roulés au placard et goûter au plaisir de marcher en tongs au mois de décembre !
D'octobre à mars, tee-shirts, shorts, robes et chaussures ouvertes suffisent. Les frileux n'oublieront d'emporter un
pull pour les nuits plus fraîches. De juillet à septembre, habits de pluie, pantalons et vêtements plus chauds
peuvent être de rigueur. En toute saison, les randonneurs se muniront de leurs chaussures de marche. Sans
oublier la panoplie complète du parfait vacancier : maillot de bain (port du monokini interdit sur l'ensemble du
territoire), lunettes de soleil, crème solaire à indice élevé et chapeau. Vous trouverez sur place de bons produits
anti-moustiques et des crèmes apaisantes contre les piqûres.
Électricité
Le courant électrique est de 220 V et est distribué sur toute la Grande Terre et dans les îles. Dans certaines
régions éloignées, des groupes électrogènes alimentent les villages à certaines heures le matin et le soir. Les
prises électriques ont les mêmes caractéristiques qu’en métropole.
Formalités
́̀La Nouvelle-Calédonie fait partie de la France, c'est un POM (pays d'outre-mer), alors votre carte d'Identité suffit
sur place. Mais vous avez besoin d'un passeport en cours de validité pour montrer patte blanche lors des escales
de transit.
Langues parlées
Le français est parlé partout car c’est la langue officielle. On dénombre également une trentaine de dialectes
kanak utilisés sur le territoire.
Quand partir ?
Les saisons touristiques ne sont pas très marquées et de toutes façons, les touristes sont assez peu nombreux
(environ 100 000 par an). La saison la plus prisée s’étale entre octobre et décembre (mieux vaut vous y prendre à
l’avance pour acheter votre billet d’avion) car le climat est très agréable à cette période. Les mois de juillet-août
sont également plus fréquentés
Santé
La Nouvelle-Calédonie connaît régulièrement d'importantes épidémies de dengue, dont plusieurs cas mortels,
veillez donc à éviter les piqûres grâce à une couverture vestimentaire correcte et une solution antimoustique.
Sécurité
Voyageur handicapé. La Calédonie dispose malheureusement de peu d’infrastructures accessibles aux
personnes à mobilité réduite. Les transports en commun ne sont, par exemple, pas encore équipés. En
revanche, les hôtels les plus récents ou les établissements ayant fait l’objet de travaux de rénovation, proposent
des chambres accessibles aux fauteuils roulants.
Voyageur gay ou lesbien. Dans un pays où la culture kanak est fortement ancrée, l’homosexualité est loin
d’être parfaitement acceptée et le sujet reste sensible. La communauté gay se fait plutôt discrète.
Voyager avec des enfants. En Nouvelle-Calédonie, le voyage en famille n’est pas compliqué : les tarifs réduits
sont appliqués dans la plupart des musées et attractions, et les hôtels mettent volontiers des lits supplémentaires
à disposition.
Femme seule. La Nouvelle-Calédonie est une destination relativement sûre pour les femmes qui voyagent
seules, cependant ce n'est pas dans les habitudes. N'essayez pas de jouer les aventurières si un endroit vous
semble peu rassurant, et n'hésitez pas à changer de logement si vous ne vous y sentez pas en sécurité. Sur la
côte est, les automobilistes pourront tenter de vous provoquer, ne vous laissez pas impressionner. Un sourire et
une attitude positive vous attireront la sympathie.
Téléphone
Indicatif téléphonique : 687.
Téléphoner de France en Nouvelle-Calédonie : 00 + 687 + les 6 chiffres du numéro local.
Téléphoner en local : composez les 6 chiffres du numéro local.
Téléphoner de Nouvelle-Calédonie en France : 00 + 33 + indicatif régional sans le zéro + les 8 chiffres du
numéro local.Galerie photos
AMBRYM - Volcan Marum, sur l'ile d'Ambrym.
© Benoit SARASIN – Fotolia
̂Architecture - Une case traditionnelle du Centre Culturel
© Maïlys ALBERTO
Architecture - Noumea.
© Onfokus – iStockphoto
Autres quartiers - Voiliers dans la baie de l'Orphelinat.
© Author's Image
́BAGNE DE NOUVILLE - Bagne de Nouville.
© Author's Image
Baie des Citrons – Anse Vata - L'Anse Vata vue depuis le Ouen Toro
© Maïlys ALBERTOBAIE D'OUAMÉO ET BAIE DES CRABES - Baie des crabes.
© Author's Image
BELVÉDÈRE - La Poule de Hienghène
© Maïlys ALBERTOBLUE LAGOON - Les enfants du coin se retrouvent au Blue Lagoon.
© Harold BOGROSBOURAIL - Le Bonhomme
© Maïlys ALBERTO
BOURAIL - Domaine de Déva.
© Maïlys ALBERTOCENTRE CULTUREL TJIBAOU - Case traditionnelle du Centre Culturel Tjibaou
© Maïlys ALBERTOCENTRE CULTUREL TJIBAOU - Le centre culturel Tjibaou est un établissement public destiné à
promouvoir la culture kanake.
© Cotesebastien – iStockphoto
CENTRE CULTUREL TJIBAOU - Centre culturel Tjibaou, Nouméa.
© Onfokus – iStockphotoCHUTES DE GORO - Cascade Wadiana (chutes de Goro).
© Author's Image
CHUTES DE LA MADELEINE - Chutes de la Madeleine.
© Seilin – FotoliaClimat - Plage de la baie des citrons
© Atamu RAHI – Iconotec
Climat - Les enfants du coin se retrouvent au Blue Lagoon.
© Harold BOGROSCuisine locale - Préparation du lap lap à Mallicolo.
© Maïlys ALBERTO
DÉCOUVERTE - Baies de Noumea.
© M. Dosdane – NCTPS
́DÉCOUVERTE - Vue sur Nouméa depuis l'îlot Laregnère.
© Maïlys ALBERTO
DOMAINE DE GOUARO DEVA - Domaine de Gouaro Déva.
© M. Dosdane – NCTPSÉGLISE DE LA CONCEPTION - Vitrail de l'église de la Conception.
© Author's Image
ÉGLISE SAINTE-JEANNE-D’ARC - L'église de Koumac.
© Author's ImageEnfants du pays - Petit garçon à Yasur.
© Maïlys ALBERTO
ÉTON - Tarzan en herbe au Blue Lagoon d'Éton.
© Harold BOGROSGéographie - Activité nocture au volcan de Tanna.
© Maïlys ALBERTO
HAPETRA - Messe au temple d'Hapétra.
© Author's ImageHIENGHÈNE - Roches noires de Lindéralique
© Maïlys ALBERTOHIENGHÈNE - Accueil en tribu à Tendo
© Maïlys ALBERTOÎLE AUX CANARDS - Vue sur l'île aux Canards depuis l'Anse Vata
© Maïlys ALBERTOÎLOT AMÉDÉE - Survol du phare Amédée.
© Author's ImageÎLOT AMÉDÉE - Phare Amédée.
© Author's ImageÎLOT MAÎTRE - Sur la plage de l'îlot Maître.
© Author's Image
ÎLOT SAINTE-MARIE - Vue sur l'îlot Sainte-Marie depuis le Ouen Toro
© Maïlys ALBERTOIRIRIKI ISLAND - Vue sur Iririki depuis le centre-ville de Port-Vila.
© Harold BOGROS
La destination en bref - Pirogue traditionnelle dans la baie d'Oro.
© Author's ImageLÉLÉPA - L'église de Lélépa.
© Harold BOGROS
LÉLÉPA - Survol de Lélépa.
© Maïlys ALBERTOLUGANVILLE - Plantation de palmiers pres de Luganville.
© PomInOz – iStockphoto
MALLICOLLO - Sculpture traditionnelle à Mallicolo.
© Maïlys ALBERTO
̀MISSION DE VAO - Habitants de l'île des Pins à la sortie de la messe.
© Author's ImageMISSION DE VAO - À la sortie de la messe de l'église de Vao.
© Author's ImageMISSION SAINT-LOUIS - Mission Saint-Louis située dans le sud de la Grande Terre.
© Author's Image
MONTMARTRE - Banian géant à Montmartre.
© Maïlys ALBERTOMOULI - Une femme profitant du paysage à Mouli
© Maïlys ALBERTO
MOULI - Nageur dans la baie de Mouli.
© Author's ImageMUSEE NATIONAL DU VANUATU - Entree du Musee National du Vanuatu.
© Harold BOGROS
NATHALO - Case de la Grande chefferie du Wetr
© Maïlys ALBERTO
́́NGUNA - Ecole primaire à Nguna.
© Maïlys ALBERTO
NOUMÉA - La marina de Noumea.
© Onfokus – iStockphoto
́NOUMÉA - Maisons de vacances sur pilotis, Noumea.
© Corosukechan3 - iStockphoto
́NOUMÉA - Balise flottante dans le port de Noumea.
© BigStef – iStockphoto
ORO - Pédalos sur la plage de la baie d'Oro.
© Author's Image
́ORO - Découverte de la baie d'Oro en pirogue.
© Author's ImageORO - Pédalos dans la baie d'Oro.
© Author's Image
PENSE FUTE - Les roches de Linderalique, Hienghene.
© Arpad Benedek – iStockphoto
́̀PENSE FUTE - Le Bonhomme, rocher surplombant la plage de Bourail.
© Author's Image
Plongée sous-marine - Plongée dans la réserve de Phare Amédée.
© Author's Image
POINDIMIÉ - Chapelle Saint-Michel située près de Poindimié.
© Author's ImagePopulation - La jeunesse calédonienne.
© Author's Image
PORT-HAVANNAH - Baie de Port-Havannah.
© Harold BOGROSPORT-OLRY - Pêche en pirogue à Port Olry.
© Maïlys ALBERTO
PORT-VILLA - Cathedrale, Port-Vila.
© Benkrut – iStockphoto
́PORT-VILLA - Port Vila, Efate.
© Holger METTE – iStockphoto
Religion - Cathédrale Saint-Joseph de Nouméa.
© Author's Image
́SARRAMEA - Le plateau de Dogny
© Maïlys ALBERTO

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