Nouveaux médias : dangers pour les jeunes ?

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Nouveaux médias : dangers pour les jeunes ?
Une enquête de Delphine SANTINI




Les 15-25 ans passent en moyenne 4 heures par
jour sur Internet. Ils passent davantage de temps
sur Internet que sur la télévision. Est-ce un bien ?
Est-ce un mal ?


77% des jeunes allument la télé au moins cinq jours par
semaine (une baisse de 5% par rapport à 2006). Sur la
même période, ils sont 82% à utiliser Internet. Selon une
étude Dream Orange récente, 96% des européens de la
Génération Y - ou "digital natives" - délaissent une autre activité au profit d’Internet. «
En passant du temps en ligne, les jeunes acquièrent des savoir-faire sociaux et
techniques qui leur sont nécessaires pour participer à la société contemporaine »,
explique au New York Times la sociologue Mizuko Ito (qui a dirigé l’étude 2008 Vivre et
apprendre avec les nouveaux médias de la Fondation Mac Arthur).
Alors pourquoi s'inquiéter de cette autre étude qui relate que près d'un enfant américain
sur dix présente des symptômes de dépendance pathologique aux jeux vidéo, comme
des troubles du sommeil ou des situations d'échec personnel ou scolaire, met en garde
une étude publiée lundi 20 avril ?

Jeunesse Ouvrière Chrétienne vient de consulter 7 433 jeunes âgés de 13 à 30 ans pour
mieux connaître leurs occupations pendant leur temps de loisirs. L’étude montre que
pour 25,2 % de cette population, Internet et les jeux vidéo sont leur loisir favori.
La Fondation Mac Arthur vient, quant à elle, ...
Publié le : lundi 2 mai 2011
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Nouveaux médias : dangers pour les jeunes ?
Une enquête de Delphine SANTINI Les 1525 ans passent en moyenne 4 heures par jour sur Internet. Ils passent davantage de temps sur Internet que sur la télévision. Estce un bien ? Estce un mal ? 77% des jeunes allument la télé au moins cinq jours par semaine (une baisse de 5% par rapport à 2006). Sur la même période, ils sont 82% à utiliser Internet. Selon une étude Dream Orange récente, 96% des européens de la Génération Y  ou "digital natives"  délaissent une autre activité au profit d’Internet. « En passant du temps en ligne, les jeunes acquièrent des savoirfaire sociaux et techniques qui leur sont nécessaires pour participer à la société contemporaine », explique auNew York Times lasociologue Mizuko Ito (qui a dirigé l’étude 2008 Vivre et apprendre avec les nouveaux médias de la Fondation Mac Arthur). Alors pourquoi s'inquiéter de cette autre étude qui relate que près d'un enfant américain sur dix présente des symptômes de dépendance pathologique aux jeux vidéo, comme des troubles du sommeil ou des situations d'échec personnel ou scolaire, met en garde une étude publiée lundi 20 avril ? Jeunesse Ouvrière Chrétienne vient de consulter 7 433 jeunes âgés de 13 à 30 ans pour mieux connaître leurs occupations pendant leur temps de loisirs. L’étude montre que pour 25,2 % de cette population, Internet et les jeux vidéo sont leur loisir favori. La Fondation Mac Arthur vient, quant à elle, de livrer les résultats d’une imposante étude qualitative sur la pratique des nouveaux médias par les jeunes :Vivre et apprendre avec les nouveaux médias . Ce projet de recherche sur la jeunesse numérique a rassemblé sur 3 ans plus de 28 chercheurs et s’est intéressé aux pratiques de plus de 800 jeunes. Selon les conclusions de l’étude, le temps que les adolescents et les jeunes adultes passent en ligne, sur MySpace ou sur leur messagerie instantanée,n’est pas une perte de temps, mais leur permet de grandir, de mûrir. «En passant du temps en ligne, les jeunes acquièrent des savoirfaire sociaux et techniques qui leur sont nécessaires pour participer à la société contemporaine», explique auNew York Timesla sociologue Mizuko Ito qui a dirigé l’étude. «Ils apprennent à s’entendre avec les autres, à gérer leur identité publique, à créer des pages web.» Pour elle,les dangers de l’Internet sont surestimés. «Il y a beaucoup de désarroi sur ce que font les jeunes en ligne. La plupart du temps, ils se socialisent avec leurs amis ou avec d’autres jeunes qu’ils ont rencontrés à l’école, en vacances ou au sport. » Les typologies des pratiques des jeunes Mizuko Ito explique que l’apport principal de l’étude a été de comprendre comment différents types de pratiques étaient reliés les uns aux autres. En plus de ces participations axées sur l’amitié ou les centres d’intérêt, «nous avons également identifié 3 types de participation et d’apprentissage», explique Haether Horst, anthropologue à l’université de Californie : «ce qui distingue les pratiques médiatiques des jeunes repose sur la différence entre ce que nous avons appelé les pratiques conduites par l’amitié:le "hanging out" (passer du bon temps ensemble), en utilisant des outils comme la messagerie instantanée, Facebook ou MySpace pour retrouver et discuter avec ses amis ;
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et les pratiques organisées autour de centres d’intérêt, qui renvoie à des pratiques plus créatives ou plus technophiles, où les jeunes se connectent en ligne avec d’autres autour de passions ou d’intérêts partagés tels que les jeux ou la production créative :  "messing out" (surfer, se frotter à l’extérieur), chercher de l’information, bricoler avec des moyens expérimentaux ou naviguer au hasard ;  "geeking out" (bidouiller), ou se plonger en profondeur dans un domaine d’intérêt ou de connaissance spécialisé. Les jeunes utilisent la messagerie instantanée et le téléphone mobile pour se coordonner avec leurs amis, mais aussi des capacités techniques pointues pour télécharger des films ou encore, trouver des tutoriels pour apprendre à bidouiller leur ordinateur.» Socialisation, quand tu nous tiens ! L’étude insiste longuement sur le fait queles jeunes utilisent l’Internet pour se socialiser entre eux. Comme le dit la chercheuse Danah Boyd, «il est essentiel pour les adultes de se rendre compte que ces sites fonctionnent essentiellement pour renforcer des connexions préexistantes, en utilisant les technologies comme moyen de médiation. La mobilité des jeunes est fortement restreinte, et les technologies sont un moyen pour eux de sortir du cadre de l’école. Les sites sociaux sont devenus des moyens d’agrandir leur espace. Le fait qu’ils puissent être utilisés par les jeunes pour se connecter avec des gens qu’ils ne connaissent pas ne signifie pas qu’ils le fassent. En mettant l’accent sur les risques, les adultes ont perdu le contact avec les avantages que ces sites offrent à la jeunesse.» Un étudiant de Berkeley ajoute, «les jeunes les plus marginalisés (comme les homosexuels, les minorités ethniques ou les immigrants) dans leurs univers locaux et sociaux vont plus souvent en ligne à la recherche d’amitié ou d’intimité.» Des interactions qui ressemblent plutôt à une autoexploration ou à un jeu sur l’identité. Oui, mais c’est la faute des médias… «Il est tentant de blâmer les médias ou les nouvelles technologies pour expliquer les problèmes culturels ou sociaux que l’on rencontre» explique Mizuko Ito. «Mais la recherche a montré que les choses sont beaucoup plus complexes que cela, et utiliser les médias comme un boucémissaire occulte quelques importantes conséquences sous jacentes. Une nouvelle technologie se développe hors de nos normes et de nos pratiques. (…) [Le problème est] beaucoup plus profondément ancré que cela dans les différences sociales et culturelles existantes.» «Contrairement à Bauerlein [NDLR  Mark Bauerlein, auteur de The Dumbest Generation (La génération la plus bête)], je ne pense pas que ce soit la faute des enfants [mais celle des adultes qui] ne font pas d’efforts pour comprendre l’Internet du point de vue des jeunes», explique Rebecca Herr Stephenson de l’Institut de recherche sur les humanités de l’université de Californie. «La critique de Bauerlein n’est pas nouvelle et on l’entend fréquemment dans les propos des parents et des enseignants quand ils évoquent les façons d’écrire en SMS ou quand ils regrettent les activités que les jeunes abandonnent au profit des jeux vidéos ou du surf sur le web.» Pourquoi les activités des plus jeunes glissentelles en ligne ? «Les pratiques sont les mêmes, mais elles sont remaniées de nouvelles façons», explique l’étudiant de Berkeley. «Les échanges asynchrones offrent plus de temps (…) et il y a moins de choses à gérer comparativement au téléphone ou à l’interaction en face à face. (…) En outre, chaque tour de messagerie est, au moins dans un premier temps, très bref et faiblement impliquant : un court message "n’est pas grandchose".» A chaque âge sa société, ses pairs et ses codes. Ainsi, à l’école, les interactions filles / garçons se font souvent en groupe et sont très vite connues. Internet permet par contre d’offrir des modes de communications privées. Les conflits et les rejets sont plus faciles à gérer en ligne. En ligne, ignorer quelqu’un est facile. Et cette stratégie passive permet
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également à la personne rejetée de sauver la face. Officiellement, la conversation s’est juste arrêtée ! Malgré qu’ils soient souvent ensemble, «tout compte fait, les jeunes ont peu l’occasion de se réunir avec leurs amis, et encore moins avec leurs pairs. Les sites sociaux et d’autres réseaux publics permettent aux jeunes de se rassembler avec de nouveaux moyens, de façon asynchrone et dans différents espaces physiques», ajoute Danah Boyd. Facebook rendil amoral? Les sites communautaires représentent près de 10% du temps passé sur Internet dans le monde. Davantage que sur les mails. Twitter, Facebook et d'autres médias constituent un danger parce qu'ils provoquent des réactions d'indifférence visàvis de la souffrance humaine. Comme l'actualité diffusée par les médias est de plus en plus rapide et de plus en plus à jour les gens n'ont plus le temps de penser à ce qui se passe. Surtout les enfants sont très vulnérables parce que leur cerveau est encore en plein développement. Or, il faut donner du temps à la compassion ! Un enfant américain sur dix dans la tranche d’âge située entre huit et dixhuit ans est «pathologiquement accro» desjeux vidéo d’après une nouvelle étude menée par Douglas Gentile, directeur de la National Institute on Media and the FamilyÉtatsUnis. aux Les jeunes joueurs présentent au moins six symptômes cliniques liées à la dépendance. Notammentmentir à sa famille et à ses amis,devenir irritable ou insomniaquelors d’une pause de jeu et utiliser ce médium pour échapper à ses problèmes quotidiens. L’étude démontre également que plusieurs joueurs investissent trop de temps dans ce hobby, ce qui résulte en desperformances scolaires désolantes. Un verdict qui coïncide avec cette autre étude  menée auprès de 219 étudiants de la faculté Ohio State, dont 148 sont membres de Facebook – selon laquelle Facebook engendrerait de mauvais résultats scolaires. Les étudiants inscrits sur ce réseau précisent qu'ils consacrent entre une à cinq heures par semaine à leurs études, alors que leurs camarades qui n'en sont pas membres passent 11 à 15 heures par semaine à étudier. «Nous ne pouvons pas conclure que l'utilisation de Facebook conduit à de mauvaises notes, mais nous avons trouvé un rapport entre les deux», explique prudemment Aryn Karpinski, coauteur de l'étude. Troublant ! Traduction de la synthèse de l’étude Vivre et apprendre avec les nouveaux médias (p. 13) Les sites de réseau social, les jeux en ligne, les sites de partage vidéo, les gadgets comme les iPod et les téléphones mobiles, sont désormais les accessoires de la culture des jeunes. Ils ont tellement imprégné la vie des jeunes qu’il est difficile de croire qu’ils n’existent que depuis une décennie. Aujourd’hui, comme c’était d’ailleurs le cas hier pour leurs prédécesseurs, les jeunes arrivent à l’âge de la lutte pour l’autonomie et l’identité, mais ils le font au milieu de nouveaux modes de communication, de nouvelles formes d’amitié, de jeu et d’autoexpression. (…) L’étude a été motivée par deux principales questions de recherche : comment les nouveaux médias s’intègrentils dans les pratiques et les agendas des jeunes ? Et comment ces pratiques modifientelles la dynamique des négociations, des alphabétisations, de l’apprentissage et de la connaissance des jeunes ?
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L’extension des liens d’amitié et des intérêts Les espaces en ligne permettent aux jeunes de se connecter avec leurs pairs par de nouveaux moyens. La plupart des jeunes utilisent les réseaux en ligne pour étendre leurs relations amicales entre leurs contextes familiers, l’école, les organisations religieuses, les activités sportives et autres activités locales. Ils peuvent êtrealways on, en contact constant avec leurs amis par SMS, messagerie instantanée, téléphone mobile ou connexion Internet. Cette présence continue exige une maintenance et des négociations à travers des communications privées comme la messagerie instantanée ou les téléphones mobiles et à travers des communications publiques comme les sites sociaux tels que MySpace ou Facebook. Avec ces pratiques conduites par l’amitié, les jeunes sont en contact constant avec des gens qu’ils connaissent déjà dans leur vie réelle. La majorité des jeunes utilisent les nouveaux médias pour passer du temps avec leurs amis et étendre leurs liens d’amitié de cette façon. Un plus petit nombre de jeunes utilisent également leur connexion pour trouver de l’information ou explorer leurs centres d’intérêt qui vont audelà de ce à quoi ils ont accès à l’école ou de ce qu’ils trouvent dans leur communauté locale. Les groupes en ligne permettent aux jeunes de se connecter à des pairs qui partagent des centres d’intérêt, qu’il s’agisse de jeux en ligne, de création littéraire, d’édition vidéo ou d’autres activités artistiques. Dans ces réseaux motivés par l’intérêt, les jeunes trouvent de nouveaux pairs en dehors de leurs communautés locales. Ils peuvent également trouver des occasions de faire connaitre et diffuser leurs travaux en ligne pour acquérir de nouvelles formes de visibilité et de réputation. Autoapprentissage et apprentissage par les pairsQue se soit dans les activités motivées par l’amitié ou les centres d’intérêt, les jeunes créent et naviguent entre de nouvelles formes d’expression et de nouvelles règles de comportement social. Durant ces processus, ils acquièrent diverses formes de techniques et de compétences en explorant de nouveaux centres d’intérêt, en bricolant et en jouant avec de nouvelles formes de médias. Souvent, ils commencent avec une requête sur Google ou se cachent dans des salles detchaten savoir plus sur le sujet qui les intéresse. Par essai pour erreur, ils ajoutent de nouvelles compétences à leur répertoire, comme de savoir créer une vidéo ou personnaliser un jeu ou leur page MySpace. Les adolescents partagent ensuite leurs créations et reçoivent des commentaires des autres. Par son immédiateté et son ampleur, le monde numérique réduit les obstacles à l’apprentissage autonome. Contrairement à l’image classique, “bricoler” est un fait hautement social et engagé, bien que généralement peu partagé par des amitiés locales. Les jeunes utilisent des connaissances spécialisées à la fois d’adultes et d’adolescents aux quatre coins du monde, avec l’objectif d’améliorer leur savoirfaire et d’acquérir de la réputation auprès de pairs experts. Ce qui rend ces groupes uniques, c’est que si les adultes y participent, leur âge ne les rend pas automatiquement experts. Le bricolage, à de nombreux égards, efface les repères traditionnels de statut et d’autorité. Les nouveaux médias permettent une liberté et une autonomie que les jeunes ne retrouvent pas dans leurs salles de classe. Les jeunes se respectent quand ils interagissent en ligne, et sont plus prompts à apprendre de leurs pairs que des adultes. Leurs efforts sont surtout appliqués à euxmêmes, et les résultats apparaissent surtout via l’exploration, ce qui contraste avec l’apprentissage scolaire qui est orienté vers des buts et des objectifs bien définis. Implications pour les éducateurs, les parents et les décideursLes nouveaux médias ont modifié la façon dont les jeunes se socialisent et apprennent. Ce qui soulève une série de questions que les éducateurs, les parents et les décideurs devraient prendre en considération.
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Les nouveaux médias sociaux et de divertissement sont utilisés comme des lieux d’apprentissage. Contrairementà la perception qu’en ont les adultes, tout en s’amusant sur l’Internet, les jeunes apprennent les bases de compétences sociales et technologiques dont ils ont besoin pour participer pleinement à la société contemporaine. Ériger des barrières à la participation, c’est priver les jeunes de l’accès à ces formes d’apprentissages. La participation à l’âge du numérique signifie plus que d’être capable d’accéder à l’information et à la culture sérieuse. Les jeunes tireraient profit d’éducateurs plus ouverts à des formes d’expérimentation et d’exploration sociale qui ne sont généralement pas caractéristiques des établissements d’enseignement. Reconnaître des distinctions importantes dans la culture et l’alphabétisation de la jeunesse.Les participations en ligne axées sur l’amitié et les centres d’intérêt ont de nombreuses connotations sociales. Par exemple, alors que les activités conduites par l’amitié sont centrées sur une culture de pairs, la participation adulte est mieux accueillie dans des formes d’apprentissage plus bricolées. En outre, le contenu, les façons de relayer et les compétences qui valorisent les jeunes sont très variables selon les types de groupes sociaux qui leur sont associés. La diversité de ces formes d’alphabétisation numérique signifie qu’il est difficile de développer une série de points de repère normalisés pour mesurer les niveaux de compétences et les techniques d’alphabétisation aux nouveaux médias. Capitaliser sur l’apprentissage par les pairs. En utilisant les nouveaux médias, les jeunes apprennent souvent de leurs pairs, plutôt que par des professeurs ou des adultes. Les notions d’autorité et d’expertise sont ouvertes. Cet apprentissage, fondamentalement différent de l’enseignement traditionnel, est souvent vu négativement par les adultes comme une “pression sociale”. Pourtant, les adultes peuvent encore avoir énormément d’influence dans la mise en place d’objectifs d’apprentissage, particulièrement du côté de l’exploration de centres d’intérêt, où les adultes ont conservé un rôle de modèle et de pair plus expérimentés. Un nouveau rôle pour l’éducation ? Lesformes de participation de la jeunesse dans ce monde en réseau suggèrent de nouvelles façons de penser le rôle de l’éducation. Qu’estce que cela signifie vraiment d’exploiter le potentiel des possibilités d’apprentissage offertes par les ressources en ligne et les réseaux ? Plutôt que de supposer que l’éducation sert principalement à préparer les jeunes à leurs carrières futures, pourraiton la penser comme un processus destiné à guider la participation des jeunes à la vie publique de façon plus générale ? (…) L’Europe invite les opérateurs de téléphonie mobile à poursuivre leurs efforts en faveur de la sécurité des enfants Dans l'UE, 50% des enfants de 10 ans, 87% des jeunes de 13 ans et 95% des jeunes de 16 ans possèdent un portable. Et la moitié des parents européens s'inquiète que cela puisse notamment les exposer à des images à caractère sexuel ou violent (51%). La Commission européenne a invité les opérateurs à plus d'efforts pour garantir la sécurité de ces enfants en mettant en place toutes les mesures énoncées dans le Cadre européen de conduite signé en 2007 par 26 opérateurs. 80% des opérateurs ont mis en place des mesures pour contrôler l'accès des enfants aux contenus pour adultes. «Les opérateurs ont commencé à prendre leurs responsabilités», a déclaré Viviane Reding, membre de la Commission européenne responsable de la société de l'information et des médias. Toutefois, seulement 41% d'entre eux ont déclaré contrôler et évaluer activement l'efficacité de leurs systèmes de contrôle d'accès.
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