Biographie universelle ancienne et moderne/MICHALLON (Achille-Etna)

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Michaud - Biographie universelle ancienne et moderne - 1843Tome 28 page 204 à 205MICHALLON (Achille-Etna)MICHALLON (Achille-Etna), peintre paysagiste, fils du précédent, naquit à Paris le 22 octobre 1796. Devenu orphelin presque auberceau, il fut élevé dans la famille de sa mère, qui ...

Publié le : jeudi 19 mai 2011
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Michaud - Biographie universelle ancienne et moderne - 1843 Tome 28 page 204 à 205
MICHALLON (Achille-Etna)
MICHALLON (Achille-Etna), peintre paysagiste, fils du précédent, naquit à Paris le 22 octobre 1796. Devenu orphelin presque au berceau, il fut élevé dans la famille de sa mère, qui était belle-fille de Francine, sculpteur au Louvre, et qui prit le plus grand soin de son éducation. Le jeune Michallon fit de si rapides progrès sous la direction de David, Valenciennes, Bertin, Dunouy, qu’à l’âge de douze ans il était déjà artiste. « Qu’on se figure Michallon en récréation, dit « M. Vanier, fouettant un sabot, faisant tourner « une toupie ou enlevant un cerf-volant dans la « cour de la Sorbonne, pendant qu’un illustre « étranger, le prince Youssoupoff, admire ses « tableaux dans l’atelier de David, qu’il était « venu visiter. » Ce seigneur russe fit dès lors au jeune artiste une pension, qui fut exactement payée jusqu’au désastre de Moscou, où le prince Youssoupoff perdit la plus grande partie de sa fortune. Après avoir reçu en 1811 la médaille de l’Académie, et à l’exposition de 1812, la médaille d’or du second prix, Michallon obtint en 1817, à l’unanimité des suffrages, le grand prix au concours qui venait d’être ouvert pour le paysage historique. Il partit alors pour Rome en qualité de pensionnaire du roi. Le premier objet qui frappa ses yeux en entrant à l’école française fut son nom gravé en creux sur l’une des tables : c’était la place qu’avait occupée son père ; il la choisit pour la sienne et s’en montra digne. Le premier tableau qu’il envoya de Rome fut le paysage historique de Roland à Roncevaux, que l’on vit à l’exposition de 1819. On y retrou- vait la manière de Salvator Rosa : même perspective aérienne, même chaleur de tons, même énergie de contrastes. Le second envoi de Michallon fut leCombat des Lapithes et des Centaures, tableau fait dans le goût du Poussin, et qui attestait un grand progrès sous le rapport de la composition des groupes et de la science des figures. Après avoir parcouru l’Italie et la Sicile, Michallon revint à Paris en 1822, et présenta à l’exposition plusieurs vues, parmi lesquelles on remarquait lesRuines du Cirque, unPaysage des environs de Napleset uneCascade suisse. Il exécuta la même année plusieurs vues du parc de Neuilly, pour le duc d’Orléans, depuis Louis-Philippe. Etant allé un jour au jardin des Plantes pour faire des études d’arbres, il fut, en rentrant chez lui, atteint d’un violent mal de gorge. L’inflammation gagna bientôt la poitrine, et, peu de jours après, Michallon n’existait plus ; il mourut dans la nuit du 23 au 24 septembre 1822, n’ayant pas encore accompli sa 26e année. M. Y.-A. Vanier, son parent, prononça sur sa tombe une oraison funèbre qui a été imprimée. On trouve la nomenclature de ses ouvrages, au nombre de quatre cent soixante-trois, dans leCatalogue des tableaux, études, peintures et dessins de feu A.-E. Michallon, Paris, 1822, in-8°. Z.
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