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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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De 7 à 12 ans
présentations...
...duspectacle
Invitation à voyager dans les temps puisque ce programme propose au public de découvrir plus de cinq siècles d’histoire de la vie des rues de Paris, à travers un répertoire populaire, engagé, poétique, narré par une jeune diseuse de contes et un musicien, amoureux fou des instruments d’époques anciennes. Ce spectacle s’adresse à un public à partir de 7 ans. Il se compose donc d’une évocation historique parlée, entrecoupée de chansons, accompagnées ou non par des instruments variés: vielle à roue, accordéon, orgue de barbarie, violon, tambourin, triangle, psaltérion, mandoline… Grâce à ce récit, on découvrira qu’il n’était pas toujours de tout repos, ni toujours légal, de pousser la chansonnette sur les pavés parisiens ; la censure guettait et faisait tourner court bien des initiatives. Occasion de retrouver dans nos mémoires des refrains qui semblent éternels, ou qui ont une résonnance familière. De transmission orale pendant des siècles, on assiste à une démonstration éclatante de la présence forte de la chanson dans la vie quotidienne populaire depuis des lustres.
“Nous sommes partis faire un voyage dans le passé, un voyage dans les rues de Paris, nous avons traversé le temps pour vous conter l’histoire des musiciens des rues de Paris. Le son des instruments a guidé nos pas… Au cours de notre promenade, nous avons croisé un grand nombre de musiciens. Certains étaient réglementés, d’autres mendiaient. Les rues s’animaient au son de crieurs, de chansonnettes ; les vielles à roue retentissaient dans les mains d’un gueux aveugle. Les grands évènements donnèrent lieu à l’écriture de nombreuses chansons qui se propageaient dans les rues, dans les foires, sous les kiosques. Mais les pavés firent place au goudron on vit apparaître au coin des carrefours les orgues de barbarie et plus tard avec les bals musettes l’accordéon. Les musiciens se firent de moins en moins nombreux à pousser la chansonnette, au coin d’une rue ou sur un bout de trottoir, avec l’arrivée des cabarets, de la radio et des enregistrements sonores”.(Kif et Sophie)
du
Les titres suivants seront interprétés au cours de cette balade dans les rues parisiennes :
Tableau de Paris, Marc Antoine Desaugiers Marchand de 4 saisons Air de psaltérion Marchand de chansons(1 couplet) Accourez donc filles et garçons L’aveugle de Bagnolet(1 couplet) (1817) : Pierre Jean Béranger Qui sont-ils ? Le vielleux Auprès de ma blonde(5 couplets) Allelluya des barricades La carmagnole(3 couplets) chanson populaire, paroles et musique du citoyen Birard (Ed. Paul Beuscher) Ah ça ira(juste le refrain) Chant du départ(instrumental) La semaine sanglante(2 coulpets-refrain) Jean-Baptiste Clément / Pierre Dupont / Richard Legardeur Nini peau d’chien, Aristide Bruant (Ed. Bruant/Salabert) La sérénade du pavé, Jean Varney (Ed. Ondet/Fortin) La chanson de Craonne(2 couplets-refrain) anonyme / Adhémar Sablon (Ed. Batifol) Brise napolitaine(instrumental) Titine(instrumental) Le temps des cerises(instrumental) Quand on s’promène au bord de l’eau(clin d’œil ; chanson du filmLa belle équipe) A ou y’a des frites(1 couplet-refrain) Le mauvais garçon(1 refrain) Le bal défendu(1 couplet) Vincent Scotto La tour Eiffel est toujours là(1 refrain) Marc Lanjean / François Lenas Medley instrumental sur Paris (A Paris ; Sous le ciel de Paris ; Sous les ponts de Paris ; , La complainte de la butte ; Paris canaille)
pavé
...desartistes
Frank Marty, ditKif, est un artiste qui a plusieurs cordes…à ses instruments ; à 17 ans il touche une guitare et aiguille sa trajectoire professionnelle vers la musique ; d’abord en apprenant grâce à la scène puis en suivant une formation théorique et pédagogique (Salon de Provence ; Perpignan) ; il apprend à jouer, de façon autodidacte, d’une quarantaine d’instruments. Cela lui donnera de multiples occasions pour découvrir des pratiques, des histoires, des cultures, des répertoires liés à ceux-ci ; car il est comme ça Kif, il va à la rencontre de l’autre, et il aime ça ! Depuis le lycée, c’est un ami d’Olivia Ruiz ; alors, il ne manquera pas de l’accompagner dès ses premiers pas sur scène. Il est un des fondateurs du groupe La Varda qui se positionnera dans le créneau “folk et tradition, mâtiné de modernité actuelle” ; il en deviendra le pilier. Les tournées le feront voyager - une autre de ses passions -passant allègrement de la Nouvelle-Zélande à la Nouvelle-Calédonie, la République Tchèque, la Suisse, l’Espagne, la Hongrie,… C’est plus de 350 concerts au compteur pour ce groupe ! Il créera et jouera également dans Les croquants, duo mettant en valeur le patrimoine musical français (plus de 600 concerts à son actif). Il ne manque donc pas d’expériences publiques, allant même régulièrement dans des établissements scolaires, auprès des petites têtes blondes, pour mener des actions pédagogiques musicales. Dernièrement, il a créé encore un autre duo, El Comunero, traitant exclusivement de la guerre civile espagnole, autour de Guernica. Ainsi que d’autres spectacles autour de la tradition, l’histoire et les enfantsavec Sophie. l m
Sophie Galenonest un peu la muse deKif; à la scène comme à la ville, Sophie accompagne Franck dans ses chemins de traverses. C’est l’Histoire, avec un grand H, qui la fait vibrer depuis des années. Une maîtrise à l’Université de Poitiers en poche, elle s’oriente alors vers l’enseignement pour les plus petits, après être passée par le collège Brassens ; hasard ou coïncidence ? Toujours est-il qu’elle étudiera la chanson et son histoire, en recherchant, notamment pour ce spectacle, des multitudes d’informations sur le répertoire historique, les instruments anciens, les anecdotes chansonnières. Sa formation universitaire lui facilitera la tâche, maiselle gardeà l’esprit de travailler en direction des “petites oreilles” afin de faire acte d’éducation artistique. Elle s’y emploie si bien qu’elle se lance là dans sa première expérience de scène. Ils sont prêts ainsi à sillonner les routes de France et d’ailleurs, car les voyages et la découverte de l’“autre” font partie aussi de ses passions. Elle tient peut-être cela de sa jeunesse en Polynésie Française, habituée à côtoyer les différences…
...delunivers artistique
L’histoire de lachanson, ou plutôt celle du chant, semble aussi ancienne que celle de l’être humain. On a chanté sans doute sur notre belle planète, dès que l’espèce humaineveloppa son appareil phonatoire ; aucune trace, bien entendu, de ces prémices vocales, puisqu’une des particularités de ce mode d’expression qu’est le chant, est qu’il ne put être transmis pendant des siècles entiers uniquement par tradition orale. L’invention de l’écriture (marquant la limite de la préhistoire et de l’histoire), permit au bout de quelques siècles, d’élaborer des premiers codages graphiques des variations musicales. Les premières techniques d’enregistrement de la voix datent de la seconde e moitié du XIX siècle.. Mais de la voix de nos ancêtres, point de traces physiques, à la différence des autres arts (peinture ; sculptures ; poésie ; …). Le chant, une des expressions orales de l’homme, demeure le reflet de chaque ethnie et de son évolution. Ainsi que le chant dit “classique”, celui qui relève des traditions orales exige parfois un apprentissage minutieux dont témoignent les chanteurs de ragas en Inde, les griots africains (…) Depuis l’Antiquité, le chant s’est toujours réclamé de l’une ou de l’autre de deux conceptions opposées : geste musical pur, chant vocalisé sans paroles, de caractère incantatoire ou hédonistique (exemple : chant de synagogue, de temple, lectures ornées du Coran, chant de flamenco, coloratures de l’opéra italien…) ou bien alors se mettre au service de la transmission intelligible d’un texte (chant syllabique, c’est à dire une note par syllabe)… (Dictionnaire de la musique- Marc Vignal-Larousse- 1987).
Le chant accompagne l’Homme depuis quasiment son origine, mais la chanson, qu’en est-il ?
On peut dès le Moyen-Age retrouver la scission entre chanson savante et chanson populaire ; cette dernière se transmet de façon orale et e échappe jusqu’au XV siècle à la notation musicale. Quant à la chanson savante profane, elle peut être présentée à travers trois grandes périodes : • la chansonmonodique: c’est la chanson des troubadours (en langue d’Oc ; au sud de la
France), destrouvères (en langue d’Oïl ; plutôt au nord, exceptées la Bretagne, l’Alsace, la Flandre ; vient du mot trouveur, les premiers véritables auteurs – compositeurs). Elle est e présente dès le XI siècle et permet de diffuser des poésies lyriques. Généralement prévue pour voix d’homme, de tessiture moyenne, le chant monodique se déploie sur un ambitus plus étendu que le chant liturgique, faisant appel à aux intervalles disjoints et aux altérations. La chanson n’exclut pas un soutien instrumental qui double souvent les parties chantées et apporte une assise rythmique. Quatre catégories composent cette famille : lalitanie(succession de strophes de durée égale avec un refrain) ; laséquence-lai (succession de strophes différentes chaque fois répétées) ; l’hymne(succession de strophes différentes dont certaines sont répétées) ; lerondeau(un refrain est systématiquement repris par le chœur).
• La chansonpolyphonique: la culture chevaleresque étant de moindre influence, la chanson monodique tente à disparaître au profit de ce nouveau type d’expression musicale. La culture religieuse se propage à l’esthétique profane et la transforme. Les incidences se croisent pour aboutir par exemple, àl’Ars nova; lacantilène(chanson à trois voix) apparaît. Guillaume de Machaut en est sans doute, le plus célèbre représentant. Citons aussi Thibault de Champagne, Chrétien de Troyes, Josquin des Prés comme illustres compositeurs de l’époque.
• La chansonde la Renaissance: l’invention de l’imprimerie contribuera à diffuser un nouveau type de musique, dite de la “chanson parisienne”. L’harmonisation des musiques se densifie, laissant l’art du contre-point comme un exercice révolu. L’usage des tierces et des sixtes est abondamment développé. Le maître de cette école est Claude Janequin, composant quelques 250 chansons (Les cris de Paris, Le chant des oiseaux,La guerre), usant de nombreuses inventions musicales (rythme, harmonie…). Il mettra en musique des textes de Clément Marot, Ronsard… Ses nombreuses chansons françaises sont écrites pour quatre,
cinq, six voix, parfois davantage ! On retrouvera de ses influences quelques siècles plus tard, dans des œuvres de Debussy (Trois chansons de Charles d’Orléans), Ravel, Poulenc, Milhaud…
Au cours de ce concert, les deux compères aborderont des chansons d’époques différentes, aux noms évocateurs :Chanson de ménestrier, de colporteurs, de crieurs, de routinier ; Pont-Neuf, Mazarinade, Aumône
Quelques précisions sur ces termes :
Leménestrierétait un jongleur attaché à un seigneur (souvent trouvère lui-même), dans la France médiévale, en zone de langue d’Oïl. En plus d’assister le musicien, le ménestrier était souvent son confident, voire menait de véritables “missions diplomatiques” pour le compte de celui-ci; ce titre lui conférait un statut social élevé, en quasi caste. A partir du ème XVIII siècle, ce terme désigna des musiciens ordinaires, souvent “violoneux”, allant de village en village, animant des fêtes à la demande (mariage…).
LePont Neuf, célèbre pont parisien, fut un véritable lieu de création de chansons populaires. A partir d’airs connus de l’époque, les chanteurs, installés sur ce pont, inventaient et proposaient au public des textes souvent à visée humoristique, caustique, voire satirique. Le nom de ces chansons populaires fut tout trouvé : les pont-neuf ! Elles furent ensuite diffusées par lescolporteurs, au gré de leurs voyages dans les différentes provinces.
Lamazarinadetire bien sûr son nom du célèbre cardinal Mazarin. Homme d’église de grand pouvoir et à l’autorité affirmée, il dirigea le royaume en attendant que le petit Louis XIII put régner à sa majorité. Ses agissements lui valurent des opposants, qui n’avaient que peu de latitude pour exprimer leurs courroux. Aussi, des chansons pamphlétaires apparurent ici et là à Paris et prirent le nom de mazarinades.
Ces quelques éléments n’ont pour objet que d’appréhender le parcours qu’a effectué la chanson depuis ses origines pour mieux enchanter nos oreilles aujourd’hui. Car la chanson telle qu’on la conçoit depuis plusieurs décennies n’a plus beaucoup de points
communs avec ces définitions. Certes, elles ont encore très souvent comme sujet - similitude avec “leurs ancêtres” - l’Amour entre des êtres.
La forme a changé, tant par l’instrumentation développée que par les écritures textuelle et harmonique.
On peut ici s’interroger sur les rôles alloués aux chansons de nos jours :
Communiquerest une fonction de la chanson. Que ce soit pour échanger des sentiments (chansons d’amour), des informations (par exemple, chant des bergers qui autrefois pouvaient communiquer entre eux, au-delà des vallées), des motivations (les chants de travail), ce rôle est fondamental, plaçant ainsi la chanson tant dans le domaine artistique que dans celui de la communication.
Divertirest un aspect important de la chanson. De Dranem à Ouvrard, de Pierre Louki à Bobby Lapointe, de Pierre Perret à Vincent Baguian, en passant par Richard Gotainer, chaque époque voit surgir ces tendres artistes qui ont comme ambition de faire rire leurs concitoyens. Cela n’empêche bien évidemment pas de susciter une prise de conscience, d’inspirer une réflexion, mais la bonne humeur est un onguent fort à-propos pour l’âme humaine.
S’engager,revendiquera toujours été une des fonctions de la chanson. Des textes de révoltes émaillent tout le répertoire depuis plus d’un siècle. Ils sont des “banderoles en musique”, des cris, des “barricades musicales” ; pléthore de titres illustrent ce propos :Chanson de Craonne; Chant des partisans;L’internationale; Allelluya des barricades;Ah ça ira !; La semaine sanglante
Emouvoirtraverse ces différentes fonctions que l’on peut affecter à l’art de la chanson, tout commeraconter.
propositions pédagogiques a Telle une caverne d’Ali Baba, un specjolie Avant le spectacle tacle JMF Auprès de ma blonde(1704) regorge de pépites et de trésors ; des éclats les plus (Les trois derniers couplets seront repris en chœur ; scintillants aux détails les plus ciselés, il importe cet extrait figure sur la compilation JMF) que nos jeunes spectateurs sachent entrer dans l’univers musical proposé, toujours en mouvement. Dans les jardins de mon père, Aussi, il est essentiel de fournir quelques clés à nos Les lilas sont fleuris ; élèves, afin qu’ils obtiennent leur Sésame et Dans les jardins de mon père, accèdent aux joyaux présentés. Une préparation Les lilas sont fleuris ; pertinente décuplera les émotions, les expériences, Tous les oiseaux du monde les acquis de tous. Nous ne pouvons que vous Viennent y faire leurs nids... inviter à une telle pratique, en utilisant entre Refrain autres, les propositions pédagogiques suivantes. Auprès de ma blonde, Soyons enthousiastes dans ces moments d’avant-Qu'il fait bon, fait bon, fait bon. spectacle, pour que cette rencontre artistique, bien Auprès de ma blonde, appréhendée, participe à la construction sensible Qu'il fait bon dormir ! des individus. Tous les oiseaux du monde Viennent y faire leurs nids ; Tous les oiseaux du monde Viennent y faire leurs nids ; En éducation musicale La caille, la tourterelle Faire écouter des chansons traitant de Paris (dont Et la jolie perdrix. le titre enregistré sur la compilation des J.M.F Refrain (Le Medley de Marot, présent sur la compilation La caille, la tourterelle produite par les J.M.F, pour la saison 2008/2009). Et la jolie perdrix La caille, la tourterelle Présenter sommairement les instruments utilisés Et la jolie perdrix lors du concert. Et ma jolie colombe, Qui chante jour et nuit... Présenter le “script” du spectacle : une “diseuse” Refrain nous conte des anecdotes sur les chanteurs de rues Et ma jolie colombe, de Paris, à travers les siècles ; un musicien-chanteur Qui chante jour et nuit illustre ces propos par des chants d’époques Et ma jolie colombe, variées. On peut à cette occasion expliquer le titre Qui chante jour et nuit Sérénade du pavé: une sérénade étant un concert Elle chante pour les filles de voix ou d’instruments, donné la nuit sous les Qui n'ont pas de mari. fenêtres de quelqu’un pour l’honorer ; le pavé, bloc Refrain de pierre de forme cubique ou parallélépipédique Elle chante pour les filles qui était utilisée pour aménager des voies. Qui n'ont pas de mari. Elle chante pour les filles Apprendre une chanson interprétée dans le Qui n'ont pas de mari. spectacle. Les artistes aimeraient que les élèves Pour moi ne chante guère, apprennent deux chansons du spectacle,Auprès de Car j'en ai un joli... ma blonde(partiellement) etLe temps des cerises, Refrain afin qu’ils chantent tous ensemble au cours du Pour moi ne chante guère, spectacle ; ces chansons appartiennent au Car j'en ai un joli, patrimoine français et trouvent évidemment leur Pour moi ne chante guère, place dans un enseignement scolaire. En voici les Car j'en ai un joli, paroles. “Dites-moi donc la belle, Où donc est votre mari ? ”
Refrain “Dites-moi donc la belle, Où donc est votre mari ? ” “Dites-moi donc la belle, Où donc est votre mari ? ” Il est dans la Hollande, Les Hollandais l’ont pris. Refrain Il est dans la Hollande, Les Hollandais l'ont pris, Il est dans la Hollande, Les Hollandais l'ont pris. Que donneriez-vous, belle, Pour avoir votre ami ? ... " Refrain Que donneriez-vous, belle, Pour avoir votre ami ? Que donneriez-vous, belle, Pour avoir votre ami ? Je donnerais Versailles, Paris et Saint-Denis. Refrain Je donnerais Versailles, Paris et Saint-Denis, Je donnerais Versailles, Paris et Saint-Denis, Les tours de Notre-Dame Et le clocher de mon pays. Refrain Les tours de Notre-Dame Et le clocher de mon pays, Les tours de Notre-Dame Et le clocher de mon pays, Et ma jolie colombe, Pour avoir mon mari.
Cette chanson est devenue l’hymne de la Commune de Paris (1871) Le temps des cerises(1868, extrait)
Quand nous chanterons le temps des cerises Et gai rossignol et merle moqueur Seront tous en fête Les belles auront la folie en tête Et les amoureux du soleil au cœur Quand nous chanterons le temps des cerises Sifflera bien mieux le merle moqueur
Mais il est bien court le temps des cerises Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant Des pendants d'oreilles Cerises d'amour aux robes pareilles Tombant sous la feuille en gouttes de sang Mais il est bien court le temps des cerises Pendants de corail qu'on cueille en rêvant
Quand vous en serez au temps des cerises Si vous avez peur des chagrins d'amour Evitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles Je ne vivrai pas sans souffrir un jour Quand vous en serez au temps des cerises Vous aurez aussi des peines d'amour
Faire remarquer les deux principales structures de chanson qu’elles illustrent : la forme couplet-refrain (Auprès de ma blonde) et la forme strophique (Le temps des cerises). De plus,Auprès de ma blondemet en œuvre une technique responsoriale (dialogue soliste/chœur) ; il s’agit d’une tradition ancienne, très vivace en Bretagne par exemple ou dans les chants africains !
Chanter une chanson apprise au cours de l’année en extérieur (cour de l’école ; rue du quartier…) afin d’appréhender l’effet auprès du public du moment et des perceptions auditives.
Ecouter des chansons d’écritures et de messages différents ; on peut aussi proposer aux élèves un répertoire de chansons qui, après écoute, seront classées selon des critères établis par les élèves. On peut faire procéder à une recherche (internet, médiathèque municipale, discothèque personnelle..).
Lire et débattre de(s) texte(s) de chanson(s) interprétée(s) au cours du spectacle.
Faire écouter et présenter rapidement Edith Piaf, grande interprète de la chanson, qui a commencé à chanter dans les rues parisiennes. On peut y ajouter de grands interprètes qui ont chanté la capitale tels Francis Lemarque (A Paris), Marcel Mouloudji (Rue de Lappe),Yves Montand, (Un gamin d’Paris) Aristide Bruant (Dans la rue), Charles Trénet (Revoir Paris), Bernard Dimey (Le bestiaire de Paris)…
Histoire/ Géographie Aborder quelques éléments de l’histoire de la ville de Paris (Lutèce); quelques événements marquant pour lesquelles “la rue” joua un rôle majeur : la Révolution française, la Commune de Paris, le Front populaire, Mai 68… ; occasion de rappeler que les pavés furent à plusieurs reprises arrachés des voies pour être utilisés comme projectiles ou constituants de barricades. Deux excellents épisodes de la sérieC’est pas sorcier(Cf : références dansPour aller plus loin) retracent les grandes heures de l’évolution de Paris. On peut aussi aborder le rôle d’une capitale, celle de notre pays n’ayant pas toujours été Paris : Lyon er (Lugdunum), fût la capitale des Gaules (1 siècle av. J.C) ; Orléans (Cenabum) fût capitale, après la mort ème de Clovis et le partage de son royaume (V siècle ap. J.C).
Rechercher des éléments historiques de sa ville, son village, à partir du nom des rues de sa cité. Avoir la possibilité de contacter un érudit de l’histoire locale pour aborder ce thème, se montre très souvent du plus grand intérêt pour les élèves, retrouvant là un lien interactif avec une discipline qui peut apparaître pour certains de nos élèves, figée.
Dresser le plan de son quartier, de sa ville.
Lire un plan (de ville ; de quartier), une carte routière (occasion pour aborder la signification d’une échelle de représentation, une légende)
Aborder l’organisation d’une cité suivant les époques (gallo-romaine ; moyen-âge ; révolutions e française etindustrielle ; XX siècle…).
En géométrie Présenter le volume Pavé (forme parallélépipédique ; formulede calcul de son volume…) ; faire fabriquer un pavé en partant de son plan.
Apres
le
spectacle
Il est important de procéder à une restitution du moment de concert auprès de l’ensemble de la classe : exprimer son avis (à l’écrit ; à l’oral ; en dessin…) et argumenter sont des compétences que l’on peut initier, par une pratique régulière de débats, de moments d’expression
En éducation musicale Mener un débat sur le(s) rôle(s) de la chanson à partir des représentations des élèves. On peut agrémenter ce moment d’échange de paroles pour aborder le chemin à suivre pour devenir chanteur/ses (Quelles études ? Quel est le travail précisément?), après autant d’émissions télévisuelles tendant à faire croire à l’unicité dans le processus, il est intéressant de rappeler aux jeunes spectateurs la diversité des aspects de la vie artistique autour de la chanson, et des autres arts en général.
Certaines des chansons interprétées ont pu être l’objet de censure de la part du régime de l’époque ; expliquer ce qu’est la censure et susciter un débat sur ce thème (dans les arts ; dans la société en générale… Des libertés…)
En étude de la langue Lire et travailler sur certains textes de chansons interprétées au cours du concert.
Expliquer du vocabulaire spécifique employé dans certaines chansons ; donner des clés d’interprétation (historique ; syntaxique…) pour faciliter la compréhension fine des élèves. Dans cette histoire de notre langue écrite, on peut envisager de proposer aux élèves un texte écrit en “vieux françois”, par exemple des textes de Chrétien de Troyes sur le thème de la chevalerie (faire émettre des hypothèses de sens ; retrouver des liens sémantiques, syntaxiques avec notre langueactuelle), puis de le comparer avec sa traduction en langage contemporain.
l Evoquer les petits formats ; ces documents vendus dans la rue, se composaient du texteet de la partition (ligne mélodique) des chansons populaires interprétées par les chanteurs de rues. On en trouve encore assez facilement dans les brocantes et autres bric-à-brac, intéressant à montrer aux élèves, comme les précurseurs des “fichiers MP3” (moins technologique et musical…) que l’on pouvait se transmettre au gré des envies.
En arts visuels. Faire représenter une rue de sa ville/ village (dessin ; photographies ; maquette…).
Faire imaginer une “rue idéale”. (collage ; dessin…)
Pour
aller
plus
loin
Bibliographie : Anthologie de la chanson française(La tradition) de Marc Robine (Albin Michel ; 1995) : près de 1 000 pages consacrées à la chanson du patrimoine : des textes, des partitions, des anecdotes, des index très efficaces ; une somme !
Paris des rues et des chansonsde René Maltête. Edition - originale mais épuisée - du Port Royal, à nouveau disponible chez Bordas (1995) : ce photographe-poète, qui vient de disparaitre, maniait l’humour de belle manière ; il publia de splendides photos sur le charme des rues parisiennes, au cœur des années 60 et 70, se faisant aider par Brassens, Ferré, Mouloudji, Gainsbourg… Un univers “à la JacquesTati”…
Dans le domaine photographique, Robert Doisneau servira aussi merveilleusement bien le propos ; de l’atmosphère, de l’atmosphère… De nombreux ouvrages à consulter.
Les Misérablesde Victor Hugo (Troisième partie ; livre premier) : dans sa description du “gamin de Paris”,V. Hugo évoque ce portait mythique du Gavroche parisien et de l’ambiance de ces rues ; pour le plaisir de lire, de présenter un maître de la littérature française à de jeunes élèves.
La sorcière de la rue Mouffetardde Pierre Gripari ; un “classique” de la littérature jeune public, pour vivre un conte étonnant au cœur de la capitale, à l’ombre d’une rue si particulière…
Dévoiler la ville(cahier “Les enfants de la zique” ; édition 1998) ; comme toujours avec cette production dirigée par maison de maître en la personne de Gérard Authelain, des pistes très pertinentes pour travailler sur le thème de la ville en chanson, dans des répertoires très différents. (Productions Francofolies/La Rochelle)
Discographie, filmographie C’est pas sorcier(Volume intituléeL’histoire de France, en DVD) : deux épisodes consacrés à l’histoire de cette ville (Paris s’éveille, des origines à Napoléon ;Paris lumièredu second empire à la fin du ème XX siècle), comme toujours passionnant pour questionner, apprendre, s’émouvoir.
Chansons des ruesde Lily Lian (Abeille musique ; 2007) : une compilation de “tubes” sur le sujet, interprétés de manière assez classique (on peut écouter des extraits sur le site : www.virginmedia.fr/musique/album/lily-lian-chansons-des-rues102659126)
Enregistrements (très nombreuses références) de Francis Lemarque, Marcel Mouloudji, Beranard Dimey, Edith Piaf… grands chanteurs et chantres de Paris ;Titre de Thomas Dutronc (J’aime plus Paris; 2008) à faire écouter “en miroir” avec le titre de son pèreParis s’éveille.
Paris est un escargotde Béatrice Fontaine et Daniel Dénécheau (L’autre distribution/ Accordéon 2000 ; 2007) : une promenade en comptines et chansons à travers les vingt arrondissements parisiens. Pour les plus petits (Cycle II). Cette production discographique fait l’objet d’un spectacle musical qui tournera dans le réseau J.M.F dès septembre 2008
Sites à visiter : www.paris-pittoresque.com: très documenté, organisé autour de grandes époques historiques ; beaucoup d’illustrations iconographiques, de récits de vie quotidienne. Incontournable…
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_chansons_sur_Paris_par_ordre _chronologique : regroupées par décennies, pléthore de titres, d’interprètes qui vantent la ville lumière. On “navigue” allègrement par décennies et on y trouve même des chansons étrangères à propos de Paris !
www.parisrama.com : une vidéo/diaporama sur Paris de nos jours. Intéressants : les plans anciens de la ville reproduits (de l’ère e chrétienne au XX siècle).
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