AU-DELA DE L'AIDE : NOTRE APPROCHE DE L'AIDE EST-ELLE TROP ÉTROITE ?

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AU-DELA DE L'AIDE : NOTRE APPROCHE DE L'AIDE EST-ELLE TROP ÉTROITE ?

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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AU-DELA DE L’AIDE : NOTRE APPROCHE DE L’AIDE EST-ELLE TROP ÉTROITE ?
Avec le soutien de 
   
Octobre 2009
En association avec la Commission européenne DG Développement  
 
En coopération avec 
DEVELOPMENTPOLICYFORUM(DPF)  LeDevelopment Policy Forum (DPF) est un partenariat entre le think-tank bruxellois Friends of Europe  Les Amis de lEurope, les Nations Unies, la Banque Mondiale, l’Agence Française de Développement (AFD), le Ministère britannique pour le Développement International (DFID) et le Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ), avec le soutien de la fondation Friedrich Ebert et le Fonds Monétaire International (FMI), et en association avec la Direction Générale pour le Développement et les Relations avec les pa ys ACP de la Commission européenne.  Le but de ce partenariat es t d’étudier systématiquement le s questions d’avenir en matière de politique de développement grâce à des débats vivants et des analyses écrites pointues.  Tous les partenaires ont remarqué le besoin croi ssant d’un espace adéquat et neutre pour le débat et l’analyse des questi ons de politique de développement à Bruxelles. Bon nombre de débats relatifs au développement sont de nature ponctuelle ou initiés par les acteurs même de la politique de développement européenne. Pour stimuler un intérêt plus large sur ces questions, le DPF propose un nouvel espace à Bruxelles pour traiter de ces sujets.  Les objectifs du DPF sont de : sensibiliser aux questi de développement ; ons   politique, d’économie et de sociétépromouvoir le débat sur des questions de particulières et interconnectées ; réunir les autorités politiques, les membres nationaux, internationaux et européens des organisations liées au développement, les chroniqueurs et représentants du monde des a ffaires pour discuter et débattre des questions de développement.
 L’essentiel des débats ainsi que les rapports publiés à l’occasi on du DPF sont largement diffusés par Friends of Europe  Les Amis de lEurope afin dattirer lattention sur les principales conclusions à travers toute l’Europe et au-delà. 
AU-DELA DE L’AIDE : NOTRE APPROCHE DE L’AIDE EST-ELLE TROP O TE ?  ÉTR I
Rapport du débat Deve lopment Policy Forum (DPF) organisé par Friends of Europe  Les Amis de lEurope à l’occasion des Journées Européennes du Développement en partenariat avec les Nations Un ies, la Banque Mondiale, l’Agence Française de Développement (AFD), le Ministère britannique pour le Dé veloppement International (DFID) et le Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ),
avec le soutien de la fondation Friedrich Ebert et le Fonds Monétaire International (FMI),
en association avec la Direction Gé nérale pour le Développement et les Relations avec les pays ACP de la Commission européenne,
et en coopération avec Transparency International (TI)
 
22 octobre 2009
Centre international des congrès et des foires de Stockholm
Les opinions exprimées dans ce rapport n’e ngagent que leurs auteurs respectifs et non lorganisation quils représentent, ni Friends of Europe  Les Amis de lEurope, son conseil dadministration, ou encore ses membres ou partenaires.  La reproduction totale ou en partie de ce document est autorisée, à condition que tout le crédit en soit rendu à Friends of Europe  Les Amis de lEurope, et à condition également que cette reproduction, totale ou partielle, ne soit pas vendue autrement qu’incorporée dans d’autres études.
Auteur :Bertil Odén Editeur : Geert Cami Chef de projet : Ringailė Trakymaitė Directeur de projet : Nathalie Furrer Photographe :Cecilia Österberg Conception et mise en page :Fred Bourgois  Friends of Europe  Les Amis de lEurope Bibliothèque Solvay • Parc Léopold • Rue Belliard 137 • 1040 Brussels  Tel.: +32 (0)2 737 91 45 • Fax: +32 (0)2 738 75 97 Email:info@friendsofeurope.org• Website:www.friendsofeurope.org  Ce rapport est imprimé sur du papier recyclé.
TABLE DES MATIÈRES
Résumé ...................................................................................................... 6  Au-delà de l’aide : notre approche de l’aide est-elle trop étroite ? ............ 8 Qu’est-ce qui fonctionne – et qu’est- ce qui ne fonctionne pas ? .............................. 8 Conditionnalité ...................................................................................................... 18 Le forum de haut niveau d’Accra – l’h armonisation des donateurs est-elle allée trop loin ? .............................................................................................................. 20 Les donateurs doivent balayer devant leurs portes ................................................. 22 L’aide ne suffit pas – l’APD est un instrument trop limité ....................................... 24 Aide et changement climatique .............................................................................. 27 L’aide et la crise – l’importance d’une p olitique économique prudente ................... 28 Empêcher davantage les sorties illégales de capitaux depuis les pays pauvres........ 30 Recommandations .................................................................................................. 32
 Programme ............................................................................................... 34   
RÉSUMÉ
Introduction Dans un contexte de crise économique mondi ale, le Development Policy Forum (DPF) a organisé un débat intitulé Au-delà de laide : notre approche de laide est -eleort edl ospepJe mueonntr eàé  suepo réétprnoeietne ?s,u dDl ovrés Stockholm, en Suède, le 22 octobre 2009. Un panel de dix experts a lancé le débat en posant les trois questions suivantes : Qu’est-ce qui fonctionne ? L’aide renforce-t-elle la croissance et le développement ? Comment faut-il avancer ?  Aperçu du débat L’ensemble des intervenants s’est accordé sur le fait que l’aide devait être réformée voire, dans certains cas, revue en profondeur. Ils ont également estimé que l’aide en tant qu’instrument éta it souvent trop limitée pour le développement dans un monde qui devient de plus en plus complexe, notamment en raison de facteurs tels que le changement climatique, la crise économique, les problèmes de sécurit é et l’immigration de plus en plus importante.  Pour un nombre croissant de pays en développement, l’aide officielle au développement (APD) est de moins en moins utile sur le plan financier, même si elle reste très importante pour le savoir et la technologie. D’autres moyens de financement du développement doivent être mis en place. Le panel a souligné que l’idée d’une fiscalité globale sur le modèle de la taxe Tobin, qui avait été enterrée il y a deux ans, était de no uveau d’actualité en raison de la crise économique.  Certains intervenants ont souligné l’importance de s’attaquer davantage aux sorties illégales de capitaux depuis les pays en développement, qui représentent des sommes faramineuses. Il s’agit d’une grande menace pour le développement durable et d’un élément fondamental d’une approche plus globale du développement. Il faut faire pression sur le pla n politique pour prendre les mesures nécessaires contre ces évolutions négatives.
Le panel a longuement débattu des déci sions prises lors du forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide à Accra, au Ghana, en septembre 2008. Ces décisions étaient-elles un pas dans la bonne ou la mauvaise direction? Le rôle de la conditionnalité a également fait l’objet d’un débat intense. Faut-il la considérer comme un corset ou un gilet de sauvetage pour les pays pauvres? Plusieurs intervenants ont appelé les donateurs à bal ayer devant leurs portes et à renforcer la fiabilité, la prévisibilité et la transpa rence de l’aide au développement.  La crise a eu des effets dévastateurs en Afrique. Le nombre de décès par an d’enfants de moins d’un an devrait en registrer une hausse comprise entre 30 000 et 50 000 en raison de la crise. Cepe ndant, de nombreux intervenants ont souligné que la politique économi que de l’Afrique s’était améliorée ces dix dernières années. Lorsque la crise a touch é l’Afrique, beaucoup ont craint de voir le soutien politique aux réformes économique s en cours diminuer. Mais c’est en fait l’inverse qui s’est produit, les gouvernements africains continuant de mener des politiques macroéconomiques prudentes.
Plus de 300 spécialistes du développement se sont réunis pour participer au débat 
AU-DELÀ DE L’AIDE : NOTRE APPROCHE DE L’AIDE EST-ELLE TROP ÉTROITE?  Le modérateurGiel seMrrti,ts cerétaire général neirF eduE fo sdes-Lperodes mi A lEurope, a salué le panel et plus de 300 participants représentant tous les secteurs de la communauté du développemen t, et a expliqué que l’objectif du débat était de déterminer si l’organisation de l’aide par les donateurs permettrait de relever les défis du changement climatique et de la crise économique mondiale. Il a ajouté qu’il espérait voir le panel remettre en cause certaines vieilles orthodoxies à propos de l’aide et parvenir à définir un programme pour les futurs débats du DPF. Il a posé trois questions pour lancer le débat : qu’est-ce qui fonctionne ? L’aide renforc e-t-elle la croissance et le développement ? Comment faut-il avancer ?  Qu’est-ce qui fonctionne – et qu’est-ce qui ne fonctionne pas ? Le coordinateur humanitaire de l'ONU et représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Kenya,Aeneas C. Chuma, considère que les conditions minimales pour que l’aide soit synonyme de succès sont un environnement politique favorable, une bonne stratégie de développement, des institutions publiques performantes et des affaires publiques transparentes. Il a ajouté que si ce s conditions étaient nécessaires du côté de la demande, « elles doivent être complétées du côté de l’offre (des donateurs) par des conditions qui rendent l’aide suffi samment fiable et prévisible pour le pays bénéficiaire, et doiven t également comprendre des priorités claires concernant les secteurs, les régions et les conditions. »    Huguette Labelle, présidente du conseil d’administration de Transparency International (TI), a rejoint Mohammed Yunus, fondateur de la banque Grameen, qui avait déclaré plus tôt dans la journée : « L’aide doit se concentrer sur les gens, sur leur bien-être et sur l’objectif de faire la différence. » Pour cela, nous  avons besoin d’institutions de service public performantes dans tous les pays et d’infrastructures physiques et sociales qui soient accessibles à tous. Les organismes d’aide peuvent soutenir ces objectifs. « La gouvernance doit être
Les Nations Unies à Bruxelles
FAO
OIT ONUSIDA
PNUD
PNUE UNFPA
ONU-HABITAT
Office des Nations Unies à Bruxelles
HCR
UNICEF
ONUDI
UNIFEM
OCHA
UNRIC Bruxelles
UNODC
UNRWA UNU-CRIS
PAM
OMS OMPI
OMM
transparente, inclusive et totalement honnête; cela vaut aussi bien pour les gouvernements des pays bénéficiaires que pour les donateurs. Ils doivent tous ensemble s’assurer que les programmes obtien nent bien les résultats escomptés et que les fonds font l’objet d’un suivi , empêchant leur fuite des programmes. »
La gouvernance doit être transparente, inclusive et totalement honnête; cela vaut aussi bien pour les gouvernements des pays bénéficiaires que pour les donateurs. Ils doivent tous ensemble sassurer que les programmes obtiennent bien les résultats escomptés et que les fonds font lobjet dun suivi, empêchant leur fuite des programmes. Huguette Labelle Présidente du conseil d’administration Transparency International (TI)
 Bernd Eisenblätter, directeur général de la Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ), a souligné que les pays partenaires étaient aujourd’hui plus diversifiés et que les problèmes auxquels ils sont confrontés étaient plus complexes. « Aujourd’hui, nous sommes confrontés à des problèmes environnementaux et sécuritaires, au Pakistan et en Afghanistan par exemple. L’immigration est de plus en plus importante. De nouveaux acteurs, tels que l’Inde, la Chine et le Brésil, sont apparus et les pays partenaires sont de plus en plus diversifiés. » Selon Bernd Eisenblätter, « la coopération au développement doit devenir une coopération internationale pour un développement durable, au risque de devenir inutile. »  Il a ajouté que même si la Déclarati on de Paris avait permis d’établir des principes très utiles et importants, l’objectif de m ise en œuvre après Accra était trop limité. La Déclaration s’est trop focalisée sur des questions purement procédurales et sur la coordinatio n des donateurs en vue d’adopter une approche plus homogène concernant l’aide. Ainsi, le principal enjeu, à savoir la contribution de l’aide au développement, a été ignoré (un changement de paradigme de l’efficacité de l’aide à l’efficacité du développement). Selon Bernd Eisenblätter, la coopération au développement pourrait être éclipsée par d’autres domaines stratégiques. « La coopération au dévelo ppement ne peut pas rester au point mort, » a-t-il souligné.
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