I. De quoi s'agit-il ?

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I. De quoi s'agit-il ?

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Newsletter Genre et développement 1/03
La résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU
1
I. De quoi s’agit-il ?
La signification de la Résolution 1325
Bref historique de la Résolution 1325
La Résolution 1325 sur les femmes, la
paix et la sécurité a été adoptée à l’una-
nimité par le Conseil de sécurité des Na-
tions Unies en octobre 2000. Elle s’ad-
resse à toutes les parties en présence : à
l’ONU, aux Etats membres, aux actrices
et acteurs non gouvernementaux et à la
société civile.
Le Conseil de sécurité reconnaît dans la
Résolution 1325 la nécessité de tenir
compte de la perspective de genre et des
besoins spécifiques des femmes et des pe-
tites filles à tous les niveaux du traite-
ment des conflits et du développement
de la paix. Il constate que le genre et les
questions de l’équité entre les sexes
doivent être intégrés dans l’ensemble des
missions de l’ONU. La Résolution sou-
ligne en outre la nécessité de protéger les
femmes et les petites filles pendant les
conflits armés. Elle rend les gouverne-
ments et les acteurs non gouvernemen-
taux responsables des délits qu’ils
commettent lors de conflits.
Pour la coopération au développement,
il est particulièrement intéressant de
noter le poids qu’accorde la Résolution
aux points suivants :
– „ il importe que [les femmes] parti-
cipent sur un pied d’égalité à tous les
efforts visant à maintenir et à pro-
mouvoir la paix et la sécurité et
Editorial
Chère lectrice, cher lecteur,
Newsletter Genre et développement de la paix
1/03
La Résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU
Texte original de la résolution (en anglais) et en version française:
exte original de la résolution (en anglais) et en version française:
exte original de la résolution (en anglais) et en version française:
exte original de la résolution (en anglais) et en version française:
exte original de la résolution (en anglais) et en version française:
http://www.un.org/Docs/scres/2000/sc2000.htm ou http://www.un.org/events/res_1325e.pdf (anglais)
http://www.un.org/french/docs/sc/2000/res1325f.pdf (français)
Nous avons le plaisir de vous
présenter la première édition
de la newsletter „ Genre et dé-
veloppement de la paix „, pu-
bliée quatre fois par année par
le cfd (www.cfd-ch.org) sur
mandat de Copret / DDC (www.
ddc.admin.ch). Elle est desti-
née
aux
collaboratrices
et
collaborateurs de la DDC et de
ses organisations partenaires.
Par
cette
newsletter,
nous
aimerions vous fournir des in-
formations utiles sur les déve-
loppements et les possibilités
d’agir en matière de genre et
de développement de la paix.
Votre avis, positif ou critiqu, à
propos de cette newsletter
nous intéresse. Le thème de
cette édition est la Résolution
1325 du Conseil de sécurité de
l’ONU sur „ les femmes, la paix
et la sécurité „. Le teneur de
cette résolution
qui deman-
de la participation des femmes
et la prise en compte de la per-
spective de genre à tous les
niveaux
des
processus
de
paix
est presque révolution-
naire ! Cependant, la mise en
oeuvre de ces principes reste
difficile : les femmes n’ont pra-
tiquement pas accès au pou-
voir et aux négociations de
paix,
et
les
luttes
entre
hommes sont souvent con-
duites
au
détriment
des
femmes.
Cette newsletter propose des
informations sur la Résolution
1325, des exemples de mise en
oeuvre ainsi que des proposi-
tions s’adressant aux collabo-
ratrices et collaborateurs ou
partenaires de la DDC.
L’équipe de rédaction
L’origine de la résolution 1325 remonte à un séminaire du Département des opérations de
maintien de la paix de l’ONU, intitulé „ Mainstreaming a Gender Perspective in Multi-
dimensional Peace Support Operations „, qui a eu lieu en mai 2000 en Namibie. Le „ Plan
d’action de Namibie „ adopté à cette occasion - ainsi que les discussions de juin 2000 à
l’Assemblée générale de l’ONU concernant l’examen de la situation à la suite de la
Conférence mondiale sur les femmes de Beijing - ont préparé le terrain pour la session du
Conseil de sécurité de l’ONU des 24 et 25 octobre 2000, consacrée entièrement aux femmes,
à la paix et à la sécurité - une première dans l’histoire de cette organisation. En clôture de
cette session, le Conseil de sécurité a adopté la Résolution 1325, faisant explicitement
référence à la Charte des Nations Unies, ce qui donne à cette résolution un caractère
apparenté au droit international. Concrètement, cette décision signifie que les citoyennes et
citoyens peuvent demander à leur gouvernement et aux gouvernements d’autres Etats de
respecter la teneur de la Résolution. En outre, tous les Etats sont contraints de communiquer
les mesures concrètes et les progrès réalisés dans la mise en oeuvre de la Résolution.
Newsletter Genre et développement 1/03
La résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU
2
qu’elles
y
soient
pleinement
associées, et [...] il convient de les fai-
re participer davantage aux décisions
prises en vue de la prévention et du
règlement des différends „ ;
– „ si les femmes participaient pleine-
ment au processus de paix, le main-
tien et la promotion de la paix et de la
sécurité internationales seraient faci-
lités „ ;
– la demande faite à tous les acteurs et
actrices, „ lors de la négociation et de
la mise en oeuvre d’accords de paix,
d’adopter une démarche soucieuse
d’équité entre les sexes, en particulier
: [...] d’adopter des mesures venant
appuyer les initiatives de paix prises
par des groupes locaux de femmes et
les processus locaux de règlement des
différends, en faisant participer les
femmes à tous les mécanismes de
mise en oeuvre des accords de paix;
d’adopter des mesures garantissant la
protection et le respect des droits
fondamentaux des femmes et des
petites filles „.
Qu’est-ce que le gender mainstreaming dans la coopération au développment?
Le genre - gender - désigne le sexe socialement construit et donc modifiable (par opposition au sexe biologique). Mainstreaming est l’action de
faire d’un critère donné une tâche transversale.
Le gender mainstreaming est un objectif souvent mentionné quand il s’agit de mettre en oeuvre la teneur de la Résolution 1325. La DDC définit
ce terme de la manière suivante : le gender mainstreaming est la stratégie servant à obtenir que les femmes / les petites filles et les hommes / les
garçons aient les mêmes possibilités et chances de vivre leur vie et d’exercer une influence sur la société. Le gender mainstreaming reconnaît que
les femmes et les hommes ont souvent des priorités et des besoins différents, sont confrontés à des obstacles spécifiques à leur sexe, se donnent
des objectifs différents et contribuent diversement au développement. Une hypothèse clé du gender mainstreaming part du constat que les
organisations et les sociétés doivent changer, afin de garantir que les femmes et les hommes soient traités sur un pied d’égalité et que leurs
besoins soient satisfaits. Le gender mainstreaming signifie que les acteurs et actrices et les institutions impliqués dans les processus de
développement sont en mesure de tenir compte d’une perspective de genre, tant dans leur travail que dans l’ensemble de leurs décisions
politiques et leurs programmes, à chaque niveau et à chaque étape de planification.
Le gender mainstreaming s’applique donc aux deux sexes : la perspective de genre signifie que l’on ne parle plus simplement de l’être humain
(en se référant de manière implicite au modèle masculin), mais que l’on rend visibles les hommes en tant qu’hommes et les femmes en tant
que femmes, et que l’on prend en considération leurs intérêts, leurs besoins, leurs rôles et leurs situations de vie spécifiques. Le gender
mainstreaming ne remplace donc pas les programmes et projets de promotion des femmes, mais représente un complément à ceux-ci.
Exemples :
> Lors de la démobilisation et de la ré-
intégration des troupes en Erythrée
après la guerre d’indépendance, les
femmes qui avaient combattu aux
côtés des hommes n’ont pratique-
ment pas été prises en compte. Elles se
sont retrouvées exclues de la vie pub-
lique et renvoyées à leur rôle tradi-
tionnel de mère et de femme au foyer.
> En Afghanistan et au Timor Oriental,
les femmes sont confrontées à un sys-
tème patriarcal extrêmement conser-
vateur, qui n’offre aucun espace pour
une
participation
politique
des
femmes au processus de paix et au
gouvernement de l’après-guerre.
Les instruments du droit international -
notamment la Convention sur l’élimi-
nation de toutes les formes de discrimi-
nation à l’égard des femmes CEDAW -
n’ont que peu d’emprise sur les
situations d’après-guerre. L’implémen-
tation de mesures visant à améliorer la
situation des femmes lors de conflits fait
l’objet d’un contrôle, mais les instru-
ments de mise en oeuvre dont dispose
l’ONU sont limités. Ces mesures sont
réalisables uniquement dans les pays
qui connaissent un mouvement de
femmes actif et fort.
La résolution 1325 demande aux Etats
membres d’influer sur la composition
des délégations lors des négociations de
paix et de garantir ainsi une participa-
tion des femmes dès le début du pro-
cessus.
Mise en oeuvre d’un concept
de sécurité élargi :
Le corps des femmes est devenu un
champ de bataille dans de nombreux
conflits : on les viole afin d’humilier
les hommes de leur famille ; on les
contraint à donner naissance à des
enfants afin de garantir la survie de
II. Quelle est l’utilité de cette approche ?
La Résolution 1325 dans la coopération au développement
Mise en oeuvre du droit international :
En règle générale, la fin d’une guerre entraîne un revirement
conservateur dans les sociétés concernées : les femmes perdent
les privilèges qu’elles avaient gagnés au cours de la situation
exceptionnelle que constitue la guerre.
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La résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU
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leur propre ethnie ; on les kidnappe et
on fait d’elles des esclaves (sexuelles)
pour les soldats, ou alors on les
contamine volontairement avec le
virus HIV.
Les mesures de sécurité militaire
contribuent souvent très peu à protéger
les femmes de telles exactions. Des
femmes de 14 pays interviewées pour un
rapport UNIFEM ont insisté sur la
nécessité d’un concept élargi de la
sécurité humaine „ which puts human
life and human rights at the forefront.
One that includes lives free of violence,
including violence against women and
HIV/AIDS. And one that fully recognizes
women’s participation and leadership in
peace processes in reconstruction „.
La résolution 1325 encourage les
femmes à formuler de manière autono-
me leurs besoins et leurs intérêts en ma-
tière de sécurité, et à exiger la mise en
oeuvre pleine et entière des droits des
femmes de la part des autorités militaires
et civiles.
Jerusalem Link lance un réseau inter
Jerusalem Link lance un réseau inter
Jerusalem Link lance un réseau inter
Jerusalem Link lance un réseau inter
Jerusalem Link lance un réseau inter
-
national de femmes pour la paix :
national de femmes pour la paix :
national de femmes pour la paix :
national de femmes pour la paix :
national de femmes pour la paix : A
travers Jerusalem Link, des Palestini-
ennes et des Israéliennes s’engagent en-
semble pour une participation égalitaire
des femmes aux négociations sur le
Proche Orient, ainsi que pour un traite-
ment des conflits sur la base du droit
international et des résolutions de
l’ONU. Pour faire aboutir ces revendica-
tions, Jerusalem Link lance le projet
WIPAN - International Women’s Peace
Network. L’objectif de ce réseau est un
travail de lobby coordonné en faveur
d’un traitement du conflit israélo-
palestinien qui fasse justice aux femmes.
Les membres de WIPAN peuvent théma-
tiser la responsabilité de leur pays
respectif quant à l’occupation israéli-
enne et faire pression en faveur d’une
politique de paix active basée sur le droit
international. Elles peuvent renforcer la
solidarité internationale à travers des
délégations, des pétitions politiques, des
actions non violentes ou des projets
communs. Et elles peuvent s’engager,
dans leur propre contexte, afin que les
femmes occupent davantage de posi-
tions clés dans les processus de paix.
Mise en place d’un sous-comité pour
Mise en place d’un sous-comité pour
Mise en place d’un sous-comité pour
Mise en place d’un sous-comité pour
Mise en place d’un sous-comité pour
la thématique du genre au sein du
la thématique du genre au sein du
la thématique du genre au sein du
la thématique du genre au sein du
la thématique du genre au sein du
processus de paix au Sri Lanka :
processus de paix au Sri Lanka :
processus de paix au Sri Lanka :
processus de paix au Sri Lanka :
processus de paix au Sri Lanka : Les
deux parties impliquées dans le conflit
au Sri Lanka – le gouvernement et les
„ Liberation Tigers of Tamil Eelam „
LITE – ont créé un sous-comité pour la
thématique du genre, chargé de garan-
tir que la perspective de genre soit effecti-
vement prise en considération lors du
processus de paix. En avril 2003, le Cen-
tre Berghof de recherche pour le traite-
ment constructif des conflits a organisé
dans le district de Mannar, de concert
avec une ONG locale, un séminaire sur
les zones de haute sécurité et les trans-
ferts de population. Ce séminaire a no-
tamment réuni le secrétaire adjoint à la
Défense, des commandants militaires,
des représentants de la police, de LITE,
du gouvernement, des communautés
religieuses et des ONG. Lors de ce sémi-
naire, une participante à la consultation
concernant la Résolution 1325, effec-
Link sur Jerusalem Link
Link sur Jerusalem Link
Link sur Jerusalem Link
Link sur Jerusalem Link
Link sur Jerusalem Link
http://www.j-c-w.org
Link sur Bat Shalom
Link sur Bat Shalom
Link sur Bat Shalom
Link sur Bat Shalom
Link sur Bat Shalom
http://www.batshalom.org
III. Qu’en est-il en
pratique ?
Examples de mise en oeuvre de
la Résolution 1325
tuée par International Alert, est interve-
nue à propos de la Résolution et des
possibilités de sa mise en oeuvre dans le
contexte de Mannar. Parmi les partici-
pants, seul un fonctionnaire de l’UN-
HCR connaissait l’existence de cette Ré-
solution. L’information à la teneur et à
la mise en oeuvre de la Résolution 1325
est donc une nécessité.
Nepali W
Nepali W
Nepali W
Nepali W
Nepali W
omen’
omen’
omen’
omen’
omen’
s Collaborative Initia-
s Collaborative Initia-
s Collaborative Initia-
s Collaborative Initia-
s Collaborative Initia-
tive:
tive:
tive:
tive:
tive: En mars 2003, „ l’Institute for Hu-
man Rights Communication „ a orga-
nisé une table ronde sur la question de
la participation des femmes au proces-
sus de paix au Népal. S’appuyant sur la
Résolution 1325, les parties impliquées
dans le conflit entendent s’engager
notamment :
– en faveur de l’implication des fem-
mes dans les négociations de paix ;
– pour la promotion de la sécurité éco-
nomique des femmes déplacées
;
– pour la mise en place d’un tribunal
indépendant chargé de poursuivre
les crimes de guerre perpétrés contre
les femmes ;
– pour la protection des droits des
femmes par la police et la justice.
Link sur le rapport UNIFEM
Link sur le rapport UNIFEM
Link sur le rapport UNIFEM
Link sur le rapport UNIFEM
Link sur le rapport UNIFEM
http://www.unifem.org/index.php?f_page_pid=149
La Résolution 1325 est incontestable-
ment une étape importante de l’amélio-
ration de l’accès des femmes au déve-
loppement de la paix à tous les niveaux.
UNIFEM constate que la Résolution
„ makes the pursuit of gender equality
relevant to every single Council action „
(UNIFEM 2002). Au-delà de ce constat
globalement positif, les critiques sont
pourtant nombreuses - car les beaux
principes sont souvent restés lettre morte.
– Le rapport UNIFEM rédigé par deux
expertes
indépendantes
conclut,
deux ans après l’adoption de la réso-
lution, que les femmes s’engagent de
manière efficace en faveur de la paix
et font avancer les idéaux de la justice
et de la paix, mais qu’elles n’ont pra-
tiquement pas accès au pouvoir et
aux négociations de paix.
L’exemple de l’Irak : dans ce pays, les
femmes n’exercent aucune influence
politique. Le Conseil de gouverne-
ment mis en place par les Etats-Unis
ne compte que trois femmes sur 25
membres. L’une d’entre elles, Akila
al-Haschemi, a été assassinée en sep-
tembre 2003. Ce Conseil de gouver-
nement a nommé le nouveau gou-
vernement irakien, qui ne compte
qu’une seule femme sur 25 ministres.
Il n’y aura vraisemblablement pas
non plus de femmes juges, l’autorité
militaire américaine ayant „ ajourné
„ l’assermentation d’une avocate qui
avait été nommée juge aux affaires
familiales à Najaf. Sa nomination
avait provoqué des réactions vives
parmi le public ; le fait qu’une femme
occupe une fonction de juge serait
contraire à la loi islamique.
La sécurité des femmes n’est pas une
priorité en Irak. Ce constat est égale-
ment valable pour l’occupant. Les
dits crimes d’honneur et la violence
(sexuelle) à l’encontre des femmes
sont chose courante et les responsab-
les ne sont pas sanctionnés ni jugés.
> La DDC a la possibilité de s’appu-
yer sur la Résolution 1325 et de de-
mander des mesures concrètes et véri-
fiables en faveur de la promotion des
femmes dans les processus de paix à
l’échelle nationale et internationale.
– La responsabilité quant à la mise en
oeuvre de la Résolution 1325 in-
combe principalement aux Etats
membres de l’ONU. Même si ces Etats
soutiennent en principe la Résolu-
tion, la mise en oeuvre n’en est pas
garantie pour autant. Les Etats faillis
comme par exemple le Sierra Leone
ne disposent plus d’instances éta-
tiques fiables auxquelles pourraient
être adressées les revendications de
respect des droits des femmes.
> C’est pourquoi il importe que la
DDC
implique
activement
des
groupes et des réseaux de femmes
dans les processus de reconstruction,
et qu’elle prenne en considération les
besoins et les intérêts des femmes de la
société civile lors de la planification et
de la mise en oeuvre des projets.
> Dans les cas où la DDC soutient des
programmes de bonne gouvernance
dans des situations d’après-guerre,
les programmes et les projets des
institutions favorisant l’équité dans le
pays concerné doivent recevoir un
soutien approprié.
– Key Lessons Learnt pour l’égalité
entre femmes et hommes dans le
processus de reconstruction en Af-
ghanistan : les recommandations
concrètes formulées par l’Inter-
Agency Network on Women and
Gender Equality et par le Network on
Gender Equality de l’OCDE-CAD à
propos de l’égalité entre femmes et
hommes dans le processus de recon-
struction en Afghanistan sont dispo-
nibles sur :
http://www.peacewomen.org/resources/
Afghanistan/LessonsLearned2003.pdf
IV. Quels sont les problèmes ?
Lessons Learnt
– La DDC peut pleinement mettre en
oeuvre les lignes directrices du HCR
sur
la
protection
des
femmes
réfugiées dans les projets d’aide
humanitaire.
– La DDC peut insister sur la mise en
oeuvre de la Résolution dans les
organisations de l’ONU, en deman-
dant par exemple un quota de
femmes lors de l’attribution de postes
décisionnels et de l’envoi de person-
nel sur le terrain.
– La
DDC
peut
déposer
devant
l’Assemblée générale de l’ONU des ré-
solutions sur les négociations de paix
demandant une participation égali-
taire des femmes et des hommes.
– La DDC peut demander la prise en
compte de la dimension du genre
dans les rapports du Secrétaire
général de l’ONU.
– La DDC peut soutenir des mesures de
formations attentives à l’aspect du
genre, proposées par des ONG et des
organisations de l’ONU telles que
UNIFEM, UNICEF ou le HCR.
V. Comment procéder ?
Possibilités de mise en oeuvre de la Résolution 1325
Link sur les lignes directrices du HCR :
Link sur les lignes directrices du HCR :
Link sur les lignes directrices du HCR :
Link sur les lignes directrices du HCR :
Link sur les lignes directrices du HCR :
http://www.womenscommission.org/special/
guidelines/women.html
Dans le cadre de la coopération bilatérale et multilatérale au
développement, un grand nombre de possibilités s’offrent à la
DDC pour la mise en oeuvre active de la Résolution 1325 du
Conseil de sécurité de l’ONU :
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La résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU
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La résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU
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– La DDC peut influer dans le sens
d’une prise en compte des besoins et
des intérêts spécifiques des femmes et
des petites filles dans le cadre des me-
sures de désarmement, de démobili-
sation et de réintégration après les
conflits.
– En cas de mesures de contrainte - de
sanctions, par exemple - imposées
par le Conseil de sécurité de l’ONU, la
DDC peut demander que leur impact
sur les femmes et les petites filles soit
examiné d’emblée, et que cette di-
mension soit prise en considération
lors des décisions.
– La DDC peut demander et financer
des rapports complémentaires à la
Résolution 1325, examinant par ex.
les accords de paix internationaux
dans une perspective de genre.
– La DDC peut insister sur la mise en
oeuvre d’autres décisions découlant
du „ Rapport du Secrétaire général
de l’ONU sur les femmes, la paix et la
sécurité „ et de la Résolution 1325
s’adressant à d’autres acteurs tels
que, par ex., les parties en guerre.
– La DDC peut introduire dans tous les
cours, formations, rapports, etc. des
informations sur l’impact des conflits
armés et des interventions (préserva-
tion de la paix, développement de la
paix, interventions humanitaires)
sur les femmes et les petites filles, ainsi
que sur le rôle et la contribution des
femmes et des petites filles dans les
situations de conflit.
– La DDC peut veiller à intégrer active-
ment des groupes et réseaux de
femmes dans les processus de recon-
struction, en particulier au niveau
des décisions, afin d’assurer la di-
mension de „ local ownership „ des
processus.
– La DDC peut rechercher un contact
régulier avec des organisations et des
réseaux de femmes locaux, afin de
mettre à profit leur savoir lors de la
– Je veille à ce que l’ensemble des
programmes,
projets
et
étapes
s’inscrive dans la promotion de
l’égalité entre femmes et hommes
(ou du moins, ne constitue pas de
recul sur le plan de l’égalité).
– Je suis informé de la situation
générale sur le terrain, mais aussi des
situations diverses des femmes et des
hommes.
– Les groupes / instances / organisa-
tions / institutions avec lesquels je
travaille sont composés d’au moins
un tiers de femmes.
– Je soutiens les efforts locaux en faveur
des quotas de genre au niveau des
lois / des instances / des organisations
(par exemple en matière de loi
électorale) et je m’engage en faveur
des
mesures
de
promotion
et
d’empowerment des femmes, afin
qu’elles puissent faire face aux diver-
ses fonctions liées au processus de
développement de la paix.
– Je thématise la dimension de la
violence sexuelle et je recherche, avec
les acteurs et actrices impliqués, des
solutions pour y mettre fin.
– Je m’engage pour les projets de
bonne gouvernance visant à amélio-
rer les conditions cadres légales pour
obtenir l’égalité „ de jure „ des
femmes (par exemple au niveau de
la législation sur l’égalité). Ce faisant,
je n’omets pas de soutenir financière-
ment les projets des groupes / in-
stances / organisations / institutions
demandant l’égalité „ de facto „ des
femmes (par exemple sous la forme
de lieux protégés pour les femmes).
– Je connais les organisations de
femmes et les institutions étatiques
chargées de promouvoir l’égalité
dans le pays concerné ; je suis régu-
lièrement en contact avec elles et je les
consulte à toutes les étapes de la
planification, de la mise en oeuvre et
de l’évaluation des projets.
– J’ai connaissances des conventions
internationales pour la protection des
femmes ratifiées par le pays concerné
et je suis régulièrement en contact
avec les instances gouvernementales
responsables des rapports y relatifs
(par exemple CEDAW, plate-forme
d’action de Beijing).
VI. Check-list
Toolbox à propos de la Résolution 1325
Le portail Internet de UNIFEM propose des idées concrètes, le profil de 27 pays
en matière de genre, du matériel de formation, des informations par secteur
et des résumés concernant la mise en oeuvre de la Résolution 1325 :
http://www.womenwarpeace.org/toolbox.htm
Link
Link
Link
Link
Link
sur l’étude Women, Peace and Security de l’ONU
sur l’étude Women, Peace and Security de l’ONU
sur l’étude Women, Peace and Security de l’ONU
sur l’étude Women, Peace and Security de l’ONU
sur l’étude Women, Peace and Security de l’ONU
http://www.un.org/womenwatch/daw/public/eWPS.pdf
planification et de la mise en oeuvre
des projets.
– Lors de la réorganisation des forces de
sécurité et de la construction du sys-
tème judiciaire, la DDC peut tenir
compte des droits des femmes en sou-
tenant la police et la justice dans leurs
enquêtes au sujet des crimes commis
contre les femmes et les petites filles.
– Si nécessaire, la DDC peut financer la
traduction de la Résolution 1325 en
langue locale et lancer une cam-
pagne d’information à ce propos.
– La DDC peut développer des stratégies
et des plans d’actions comprenant
des objectifs et des échéanciers, afin
d’intégrer la dimension du genre
dans les opérations humanitaires et
la reconstruction. Cette suggestion
s’applique également au monitoring
et aux activités cibles concernant les
discriminations
spécifiques
que
subissent les femmes et les petites filles
dans des situations d’après-guerre.
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La résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU
6
Reuter, Martina 2003: Gender Mainstreaming der Politik des Weltsicherheitsrats. Bonn (Heinrich Böll Stiftung).
Strickland, Richard / Duvvury, Nata 2003: Gender Equity and Peacebuilding. From Rhetoric to Reality: Finding the Way.
A Discussion Paper. Washington (International Center for Research on Women ICRW).
UNIFEM 2002: Rehn, Elisabeth / Johnson Sirleaf, Ellen: Women, War and Peace: The Independent Expert’s Assessment on the
Impact of Armed Conflict on Women and Women’s Role in Peace-building.
UNIFEM 2002a: Press Release: Expert’s Assessment Reports Alarming Levels of Violence against Women in Armed Conflict and
Post-conflict Situations. New York. (Link zur Pressemitteilung: http://www.unifem.org/index.php?f_page_pid=43)
UNO 2002: Women, Peace and Security. Study submitted by the Secretary-General pursuant to Security Council resolution 1325
(2000). United Nations Publications. (Link zur UNO-Studie: http://www.un.org/womenwatch/daw/public/eWPS.pdf)
Résolution 1325
PeaceWomen
http://www.peacewomen.org, http://www.peacewomen.org/news/1325News/1325ENewsindex.html (Res 1325-Newsletter)
Statement by the President of the Security Council
http://www.un.org/Docs/sc/statements/2002/prst2002.htm
Déclarations, communiqués de presse et links sur la Résolution 1325
http://www.undp.org/unifem/assessment/res1325_links.html
UNSC Resolution 1325 – south asian women’s perspectives (report of the regional consultations)
http://www.peacewomen.org/resources/NGO_reports/IA1325AsianPerspectives.pdf
Autre links
CEDAW – La Convention sur l’elimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes
http://www.un.org/womenwatch/daw/cedaw
Full list of International Human Rights Instruments (y compris links sur diverses Conventions)
http://193.194.138.190/html/intlinst.htm
Siyanda – mainstreaming gender equality (banque de données online sur le genre et le développement)
http://www.siyanda.org/index.htm
Organisations
BDIDGE development – gender
http://www.ids.ac.uk/bridge
cfd – Christlicher Friedensdienst
http://www.cfd-ch.org
glow-boell – Global Center for Women’s Studies and Politics (centre féministe de la fondation Heinrich Böll)
http://www.glow-boell.de/home/content/d/Sitemap/index_html
ICRW – International Center for Research on Women
http://www.icrw.org
International Alert
http://www.international-alert.org
International Women’s Tribune Centre
http://www.iwtc.org
ONG Coordination après Pékin Suisse
http://www.postbeijing.ch
swisspeace –Fondation suisse pour la paix
http://www.swisspeace.org
UNIFEM – United Nations Development Fund for Women
http://www.unifem.org
WILPF – Women’s International League for Peace and Freedom
http://www.wilpf.org
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