34 KARL MARX – CONFLITS DE CLASSE ET CHANGEMENT SOCIAL

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34 KARL MARX – CONFLITS DE CLASSE ET CHANGEMENT SOCIAL

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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34
KARL MARX – CONFLITS DE CLASSE
ET CHANGEMENT SOCIAL
Comment Marx analyse-t-il la confl ictualité des sociétés ?
Repères biographiques
Karl Marx est né en 1818 à Trèves.
Il suit des études de droit et de philosophie au cours desquelles
il se familiarise avec l’œuvre de Hegel.
En
1842
, il rencontre Friedrich Engels, industriel qui le sou-
tiendra fi
nancièrement et avec lequel il écrira plusieurs ouvrages
dont le
Manifeste communiste
(1847-1848).
Il participe à la
création de la Première Internationale
(1864).
Il meurt à Londres en 1883 (année de la naissance de Schum-
peter et de Keynes), en laissant inachevé son principal ouvrage,
Le Capital
.
La pensée de l’auteur
A
Le matérialisme historique et classes sociales
« En produisant, les hommes produisent la société », écrivent
Marx et Engels dans le
Manifeste
: ce sont les modes de produc-
tion qui déterminent la structure des sociétés.
Un mode de production se défi
nit par un état des forces pro-
ductives et par des rapports de production. Ainsi, le mode de
production capitaliste se caractérise par la propriété privée des
moyens de production et par l’aliénation du salariat.
D’où l’existence de deux classes sociales antagonistes (bour-
geoisie et prolétariat), dont la lutte résulte de l’appropriation de
la plus-value (schéma ci-dessous) :
L’ «
armée industrielle de réserve
» (chômeurs) est un moyen
de limiter les revendications salariales.
valeur-travail (mesurée en heures de travail) des marchandises
créées par le prolétaire pendant sa journée de travail
valeur-travail du salaire
= travail rémunéré
plus-value
© HATIER 2009
La lutte des classes n’est pas propre au capitalisme : chaque
société est caractérisée par une forme de lutte des classes.
Les classes sont des
groupes réels
: leurs membres ont
conscience de partager une même condition et d’avoir des
intérêts similaires. On parle alors de « classe pour soi ».
B
Lutte des classes et changement social
La lutte des classes qui caractérise chaque société est le moteur
de l’histoire, car c’est elle qui révèle les contradictions d’un
mode de production, conduit à sa faillite et à son remplacement
par un autre.
Dans le mode de production capitaliste, la lutte des classes
rend de plus en plus diffi
cile l’
extorsion de la plus-value
: elle
explique alors la baisse tendancielle du taux de profi
t, la surac-
cumulation et la dévalorisation du capital, autant d’éléments
entraînant les crises régulières d’un capitalisme voué à dispa-
raître au cours d’un mouvement révolutionnaire.
Prolongements et critiques
A
Critiques de l’analyse marxiste des confl
its
À la fi
n des années 1950, R. Dahrendorf montrera que la
source des confl
its n’est pas matérielle (détention des moyens
de production et appropriation de la plus-value), mais qu’elle
réside dans l’inégal accès au pouvoir et à l’autorité.
A. Touraine développera dans les années 70 une thèse voisine
autour du concept d’historicité, qu’il défi
nit comme la capacité
à orienter l’évolution d’une société. C’est là l’enjeu des « nou-
veaux mouvements sociaux »
(
Fiche 32)
.
B
Une bipolarisation des sociétés ?
Notons l’opposition entre les thèses de Tocqueville prévoyant
une égalisation irrésistible des conditions
(
Fiche 29)
et celles de
Marx (bipolarisation de la société en deux classes en lutte).
La thèse marxienne semble remise en cause par la montée
des classes moyennes.
Certains estiment toutefois que les évolutions du marché du
travail
(
Fiche 16)
et la remontée des inégalités
(
Fiche 24)
donnent
un
regain de crédibilité aux thèses marxiennes
.
Ceci renvoie au débat entre
« moyennisation »/« polarisation »
(
Fiche 25)
.
© HATIER 2009
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