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Le dimanche 29 juillet 2007 Église de scientologie : question d'image Pier-Luc Dupont Le Soleil Québec L’Église de scientologie de Québec s’apprête à déménager ses pénates sur la rue Saint- Joseph, dans des locaux 10 fois plus grands que ceux qu’elle occupe à Limoilou.

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Le dimanche 29 juillet 2007
Église de scientologie : question d'image
Pier-Luc Dupont
Le Soleil
Québec
L’Église de scientologie de Québec s’apprête à déménager ses pénates sur la rue Saint-
Joseph, dans des locaux 10 fois plus grands que ceux qu’elle occupe à Limoilou. Un signe
d’expansion ? Plutôt d’une volonté de soigner son image, semble-t-il.
À l’heure actuelle, ils sont quelque 200 membres à fréquenter l’Église de façon régulière. Pour
une organisation implantée dans la ville depuis le début des années 70, le chiffre est plutôt
modeste. « Il y a peut-être eu une légère augmentation récemment, mais rien de spectaculaire »,
opine Alain Bouchard, professeur spécialisé en sociologie des religions à l’Université Laval.
Selon lui, l’Église serait moins visible présentement qu’il y a une vingtaine d’années. Ses tests de
personnalité étaient alors distribués dans les Publi-sacs et les appels de sollicitation étaient
chose courante.
Aux États-Unis, l’influence d’adeptes célèbres comme Tom Cruise ou John Travolta a beaucoup
popularisé le mouvement. Au Québec, jusqu’à maintenant, seule France d’Amour a dévoilé
publiquement son appartenance à la scientologie.
Ce relatif effacement est toutefois appelé à changer. « Pour l’instant, on est un peu coincés,
admet Karine Bélanger, porte-parole de l’organisation. Le déménagement dans Saint-Roch nous
permettra de mieux présenter nos services. Il y aura un espace avec des panneaux informatifs
que les gens pourront consulter librement, sans avoir à parler à qui que ce soit. »
Les passants de la rue Saint-Joseph peuvent déjà voir de telles affiches dans les fenêtres des
locaux encore vides. Elles décrivent les diverses interventions des scientologues dans la
communauté, notamment pour venir en aide aux secouristes lors des attentats du World Trade
Center.
Mais une grande partie des campagnes orchestrées par l’Église ne portent pas son étiquette.
C’est le cas de celle menée contre la psychiatrie par la Commission des citoyens pour les droits
de l’homme depuis 1969.
Créée et dirigée par des scientologues, dont elle partagera les nouveaux quartiers de Québec, la
Commission se déclare officiellement laïque. Ce qui n’empêche pas son président local, Denis
Côté, d’affirmer que « le curé a plus de succès que le psychiatre » pour traiter les troubles
mentaux.
Lutte contre la censure
« Nous nous battons constamment contre la censure, déplore-t-il. Nos arguments sont vrais,
alors la seule solution de nos opposants, c’est de démoniser la scientologie. »
D’autres campagnes visent notamment les jeunes aux prises avec des problèmes de drogue. «
Mais elle ne sont pas très actives », reconnaît Karine Bélanger. Une quarantaine de bénévoles y
participent de temps à autre. « Nous sommes ouverts à collaborer avec d’autres organismes.
Nous ne voulons pas travailler seuls. »
http://www.cyberpresse.ca/article/20070729/CPSOLEIL/70728130/6037/CPSOLEIL
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