études - LES PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS

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études - LES PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Vendredi 12 décembre 2008 ÉTUDE EURORSCG C&O  MÉDIASCOPIE LES “MOTS DE LA CRISE” PERCUS PAR LES FRANCAIS L’Institut Médiascopie a analysé, pour Euro RSCG C&O, leader de la communication d’entreprise en France dirigée par Bernard SANANES, les mots de la crise formulés en octobre et novembre 2008. Des mots qui ont été extraits de la presse écrite, des médias audiovisuels et d’Internet, émanant de dirigeants d’entreprises, dirigeants de banques, dirigeants politiques, dirigeants syndicaux ou journalistes.100 mots les plus fréquents ont été sélectionnés qui couvrent les grands aspects de la crise que nous traversons. Un échantillon représentatif de 200 Français* a été invité à réagir sur ces mots sur deux échelles: une échelle d’intensité du vécu de la crise (sur la base des critères opposés « ce mot m’inquiète / ce mot me rassure »), une échelle d’ « étendue » de la crise (sur la base des critères opposés « ce mot concerne mon environnement proche / ce mot concerne l’environnement mondial »). A partir de l’analyse des discours que tiennent les dirigeants sur la crise, l’Institut Médiascopie et Euro RSCG C&O ont établi également4 discourstype: celui des banquiers, des dirigeants d’entreprises, des dirigeants syndicaux (de salariés) et des dirigeants politiques au pouvoir.Chaque discourstype, enregistré d’une voix neutre, a été soumis au test de la Médiascopie, auprès d’un échantillon représentatif de 150 Français. Les résultats font apparaîtrelesquels de ces discours sont les plus convaincants et quels arguments sont approuvés ou bien, au contraire, rejetés. Le terrain de l’enquête a été réalisée les 9 et 10 décembre. L’analyse des 100 mots et de leur perception livre les principaux enseignements suivants : La crise est menaçante d’abord à travers le risque qu’elle fait peser sur l’emploiLa crise est perçue, certes comme nationale, mais bien plus européenne et mondialeLe retour de l’Etat est désormais perçu comme rassurantL’Euro rassure plus qu’il n’inquiète; il est plus proche qu’on ne l’aurait a priori imaginé il y a seulement 3 ou 4 mois. La crise aurait rapproché les Français de l’Euro et de l’Europe, hommage rendu à la relative coordination des plans de sauvetage et de relance, sous l’impulsion notamment du Président de l’Union en exercice Nicolas Sarkozy. Denis MUZET, Directeur Général de MEDIASCOPIE expliqueLes 100 mots testés s’avèrent: « d’abord plus inquiétants que rassurants: seuls ¼ d’entre eux sont plus rassurants qu’inquiétants, alors que les ¾ sont, à l’inverse, plus inquiétants que rassurants. Les2 mots les plus inquiétants(notés entre 8 et 9 sur l’échelle de 0 à 10 rassurant/inquiétant) sont :LICENCIEMENTS, CHÔMAGE. À l’inverse,5 mots seulement sont assez rassurants(entre 2 et 4 sur l’échelle de 0 à 10 rassurant/inquiétant) :OBAMA, LIVRET A, MESURES DE PROTECTION, TRANSPARENCE DES TRANSACTIONS BANCAIRES et ESPOIR.CONTACT PRESSE/YAEL DORFNER – Tel : 06 16 94 16 81 01 58 47 95 26
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« La très grande majorité des mots sont placés entre 5 et 10 sur l’échelle de 0 à 10 (local/global), du côté du global donc.; le mot le plusLe mot le plus inquiétant et le plus global est BUSH rassurant et le plus global est OBAMA ; le mot le moins inquiétant et le plus proche est LIVRET A.Les 3 mots les plus proches sont: LIVRET A, ÉPARGNE DES FRANCAIS et, dans une moindre mesure, EURO ». « SARKOZY, lui, est à michemin des mots les plus inquiétants et des mots les plus rassurants. Il est aussile 4ème mot le plus proche, tout en étant relativement médian sur l’échelle de l’espace, entre nation et Europe ». « La crise, perçue comme inquiétante, est désignée soit de façonneutre, à travers des mots plus proches des Français : CRISE ÉCONOMIQUE, DETTE, RÉCESSION, BAISSE D’ACTIVITÉ, RALENTISSEMENT ÉCONOMIQUE, DÉCROISSANCE soit de façon plusémotionnelle, voire violente, qui empruntent aux métaphores de la crise très présentes dans le discours de certains médias durant les 3 derniers mois ;ce sont des mots qui font peur et qui renvoient au global, tels CRASH BOURSIER, FINANCE FOLLE, TSUNAMI FINANCIER, DICTATURE DES MARCHÉS, SUBPRIMES, DÉRIVES DU CAPITALISME, SÉISME ÉCONOMIQUE, CONTAMINATION. Dans les deux cas, les mots sont audessus de 7 sur l’échelle de 0 à 10 rassurant/inquiétant ». « Ilapparaît enfin un groupe de mots rassurants (entre 4 et 5 sur l’échelle)autour de l’État et surtout de l’Europe. Un groupe de mots désignece que serait ou pourrait être une gouvernance européenne: COORDINATION DES, qui promet tout à la fois aux citoyens les bénéfices suivants POLITIQUES ÉCONOMIQUES, MORALISATION DE L’ÉCONOMIE, TRANSPARENCE DES TRANSACTIONS BANCAIRES, CONTRÔLE, PROTECTION, INTERVENTION DE L’ÉTAT, GARANTIE DE L’ÉTAT, RÉFORME, RIGUEUR et… EURO. Au centre de ce groupe, on trouve PLAN DE RELANCE .» Et deconclure :«C’est au plan de l’emploi que la crise inquiète le plus et c’est au plan du retour de l’État …et de l’Europe, qu’à l’inverse elle rassure le plus».PourBernard SANANES, Directeur Général de l’agence Euro RSCG C&O,conseille plusieurs qui dirigeants de grandes entreprises dans le domaine de la communication d’influence, «les Français nourrissent une forte attente envers ceux qui décidentet non plus les experts qui commentent, ni les futurologues. Il y a un devoir d’explication des «dirigeants »euxmêmes.Les Français prennent clairement le parti des entreprises.Les banquiers, que l’opinion a globalisé (mondiaux, comme français), sont rendus davantage responsables de la crise». « Les Français ont acheté l’explication de la crise, mais pas le discours rassurant sur la sortie de crise.Le tryptique « vos économies sont protégées, pas de hausse des impôts et de cette crise sortira un monde meilleur » n’est pas crédible à leurs yeux. Ils n’ont pas trouvé leur boussole.Ils rejettent tous ceux qui s’essaient à la prévisioncomme s’ils avaient la rancune tenace: si personne n’a su la voir arriver, comment pourraient ils affirmer avec force qu’ils vont la voir s’éloigner. « Lediscours de l’intention est immédiatement rejeté s’il n’est pas assorti de preuves et empreints d’actions. Le volontarisme est salué.Il n’y a pas de prime au discours « défaitiste ».Il y une attente d’actions. C’est de la Régulation que les Français attendent le sursaut et territorialement, c’est de l’Europe dont ils pensent qu’elle est le bon niveau pour agir. L’Euro nouvelle « valeur refuge » ? » CONTACT PRESSE/YAEL DORFNER – Tel : 06 16 94 16 81 01 58 47 95 26
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« Larigueur ne fait pas peur aux Français. Elle fait plus peur aux politiques qu’aux Français. Sans doute parce que les Français connaissent déjà la rigueur depuis des mois au quotidien avec la question du pouvoir d’achat. » « Enfin, Nicolas Sarkozy occupe le territoire de la présence et la proximité rassurantes. Alors que la crise est globale et évidemment peu rassurante, Sarkozy est perçu comme proche et plutôt rassurant. Sur le fond au delà de la posture, de nombreux axes de son discours (la sanction, la nécessite de la relance) sont audibles et compris même si cela suscite naturellement un clivage politique. »
A PROPOS DE…
Bernard SANANESans) est Directeur général d’Euro RSCG C&O, leader de la communication (45 d’entreprise en France. Il conseille plusieurs grandes entreprises et leurs dirigeants pour leur communication corporate et d’influence. Diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix en Provence et de l’Institut Pratique de Journalisme, il commence sa carrière comme journaliste puis comme chargé de communication d’un groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale. De 1993 à 1995, il est conseiller pour la communication du Ministre de l’Equipement,des Transports et du Tourisme avant de rejoindreEuro RSCG. Passionné par les évolutions d’internet et leur implication dans le paysage de l’information et de la communication, Bernard SANANES tient depuis fin 2004 un blog (http://bensan.typepad.com/ben/). Observateur engagé de la vie politique, il est par ailleurs un expert de la carte électorale française et auteur du sitewww.lafranceelectorale.com. Denis MUZET (néen 1951) est diplômé de Sciences Politiques et a enseigné à l’Institut de Psychologie Sociale de l’Université de Strasbourg auprès d’Abraham MOLES. Il crée l’Institut MÉDIASCOPIE en 1982 afin d’y développer une méthode originale de mesure des réactions des téléspectateurs en temps réel  la Médiascopie , qu’il applique à de nombreuses émissions, à la demande de leurs invités, dirigeants politiques et d’entreprises. Il crée en 1997 L’Observatoire du Débat Public, organisme de veille sociologique. Il enseigne à l’Université Paris 1  Sorbonne. Il a publié «La mal info» (2006), «La croyance et la conviction. Les nouvelles armes du politique» (2007), ainsi que « Le Téléprésident. Essai sur un pouvoir médiatique » (Éditions de l’Aube, janvier 2008, avec François JOST). Il crée “L’Actuscope” en 2008 et tient une chronique chaque dimanche sur France Info. *Echantillon représentatif français ; moitié hommes, moitié femmes, moitié âgés de 18 à 35 ans, moitié de 36 à 75 ans, de CSP diversifiées, moitié de sensibilité de droite, moitié de sensibilité de gauche, habitant toutes régions de France)CONTACT PRESSE/YAEL DORFNER – Tel : 06 16 94 16 81 01 58 47 95 26
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