Gemdev – groupe mondialisation

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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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GEMDEV – Groupe Mondialisation
Compte-rendu de la Séance du 10/10/05 Rédigé par Delphine Sangodeyi Présents :Anne Androuais (AA), Barbara Despiney (BD), Bernadette Mabeuf (BM), Jean-Louis Margolin (JLM), Sophie Bessis (SB), Birgit Müller (BMU), Irène Bellier(IB), Fabienne Boudier (FB), Stéphanie Treillet (ST), Delphine Sangodeyi (DS) Excusée : Kirsten Koop La séance s’ouvre sur le rappel des thèmes abordés lors de la séance précédente: La préparation d’une publication collective par le groupe mondialisation dans la perspective de la production de résultats (communications, publications) et commentaires sur le rapport intermédiaire (un point global sur les recherches du groupe) - Calendrierprévisionnel : 1. Remise des articles pour la séance prochaine (le 14 novembre 05) 2. Publication des Cahiers du Gemdev début 2006 er trimestre 20063. Colloque international au 1 4. Publication finale (éditeur à définir) - Dansl’ouvrage précédent du GEMDEV, La mondialisation : les mots et les choses ainsi que dans la première partie du programme, nous avons abordé la question des différentes approches disciplinaires de la mondialisation - Nousdevons le plus possible nous orienter vers l’approche interdisciplinaireet comment nous bougeons de nos pratiques de recherche - Nousavons/pourrions aborder les questions relatives aux : oRéseaux – Comme moyens de représentations de la mondialisation: nos usages du concept de réseau oTerrains – Les différentes conceptions des terrains de recherche, concepts et méthodes o», comment cela affecte notresaute aux yeuxImages – La mondialisation « approche de la mondialisation oNormes – Valeurs et résistances aux normes en fabrication, ex: fabrication des normes institutionnelles par les mouvements politiques BM insiste sur les tensions entre échelles locales et globale. Une opposition intéressante à explorer serait : fixité / mobilité Les marchés sont fluides mais les ressources sont immobiles Les discours méta-globalisants gagnent en abstraction en opposition aux réalités locales Cette approche participe ainsi des impacts de la mondialisation pour faire bouger les normes par rapport au local. SB :A l’UNESCO, les affrontements actuels autour de la diversité culturelle sont significatifs. Diversité culturelle comme objet non marchand discuté. Les USA se battent pour que la diversité ne soit pas dans la convention de l’UNESCO car cela pourrait être repris par différents Etats pour préserver une politique culturelle nationale, notamment devant l’OMC. BD renchérit en soulignant qu’ils étaient ainsi contre la candidature de l’Union Européenne en tant qu’observateur, du fait desa position plus nuancée. Elle a suivi ce sujet depuis plusieurs années. Cette étude est relative au thème de la mondialisation et l’homogénéisation. FB reprend l’idée de BM sur la mondialisation, mobilités et immobilités. La mondialisation se fait d’abord par les échanges, mouvements des travailleurs vers les lieux de production. D’une certaine forme, la mobilité accrue du secteur économique limite les migrations. BM : Les assiettes fiscales sont localement fixées mais le capital échappe à la taxation. Le savoir est mobile.
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SB :Caractère ambigu des frontières. Les frontières sont mobiles (les frontières de l’Europe par exemple). Les sciences politiques doivent entrer dans l’échange interdisciplinaire sur ce thème. Elle fait référence à ses travaux sur la géopolitique du développement durable dans le cadre de la mondialisation. AA :Economie du développement en Asie. La mobilité des facteurs économiques est importante, voir les enjeux politiques du déplacement des frontières IB : Rôle des facteurs politiques dans la mobilitédes personnes et des choses. BMü :Ensemble de dichotomies: local/global, particulier / général, mobile/immobile, régulation/dérégulation Si on regarde de près les oppositions se situent dans le sens inverse des hypothèses que nous soulevons : - cen’est plus la mobilité des travailleurs mais l’immobilisation des travailleurs qui opère et c’est le capital que l’on transfère - propriétéintellectuelle : régulation globale de la propriété intellectuelle - peuplesautochtones :on a des droits humains généraux et en fait, les droits particuliers comptent et non ceux des collectivités. Où est le social ? où est le collectif ? Ainsi pour l’ensemble des terrains abordés, il serait intéressant d’aller à l’encontre de la tendance générale et de montrer ce qui ne rentre pas dans ces dichotomies. SB acquiesceet prend l’exemple de l’OMC qui ne dérégule pas mais au contraire régule. DH comment la globalisation met en jachère des pays et des continents. Expliquer pourquoi il existe des lieux où l’on ne délocalise pas. ST : voir le principe du pays d’origine, l’AGCS, les règles concernant l’immigration IB : En même temps, on assiste à une mise en circulation globale incroyable à l’échelle du globe. ème ème BM : Oui, mais moindre. On a assisté à un pic des migrations au 19et 20siècles. Le débat est ouvert :est ce que l’on pense que la tendance à la mobilité est enrayée y compris par certaines formes de dérégulation, et quelle appréciation en a-t-on au final? L’immobilisation prédomine-t-elle ? SB : l’immigration du Sud vers le Nord représente moins de 10% de l’immigration internationale. La frontière Maroc/Espagne devient une véritable souricière. L’effet second de la fermeture de l’Europe est que le Maghreb devient un pays d’immigration. JL :Modification de la perspective selon le point de vue de l’historien. D’accord pour considérer que la plus grande période immigration est antérieure à 1914. Admet une certaine mobilité de ème hiérarchie des zones développées. Le grand siècle de redistribution de cartes a été la 2moitié du e 19 siècle.Globalement, les régions les plus développées sont encore les mêmes aujourd’hui: le principal échec de la mondialisation par rapport au système existant. Il existe des discours divergents sur la mondialisation car malgré l’apparence du changement, persistent certaines formes d’immobilité. Chine, Shangai, Inde étaient déjà dans la zone des pays développés. Décennie précédente 1914 : essor du capitalisme indien et industriel étaient autochtones. BM n’est pas d’accord. Asie du Sud-Est émerge dans les années 70. IB :Il convient de relier questions économique et politique. Ne pas oublier d’introduire le mouvement de décolonisation et la construction internationale qui s’en est ensuivi et qui change les termes du positionnement dans le monde. La transformation des niveaux géopolitiques compte. Pas les mêmes rapports de force quand UN est composé de 50 pays et quand composé de 190 pays. Le capital développé en 1914 en Inde est un capital britannique et non indien. JLM seréfère aux nombreux ouvrages sur les caractères locaux du capitalisme indien. Capable d’opposer à capitalisme britannique, de même pour capitalisme chinois et de Shanghai.
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BM : Economistes se situent sur différente échelle de temps. Différentes approches et temporalités des différentes disciplines. En effet, on peut repérer un certain nombre de points communs sur le long terme. Malgré cela, il y a nécessité d’étudier l’émergence des différences. D’où l’importance des indicateurs. IB : Ce que peut montrer avec nos méthodes d’étude est que les modalités du politique ont changé. Stratégies propres, par exemple par la formation des étudiants aux EU. SB Plutôt que parler de développement, il faudrait parler de points locaux d’ancrage du capitalisme qui permettent une croissance capitalistique plus que là où ils n’existent pas. JLM , Singapour a le second PIB/hab après le Japon en 2000, il était premier en 1950, avec 25% de population immigrée. ère FB :faux de prendre le PIB/hab pour affirmer la constance des hiérarchies. A la veille de la 1 guerre mondiale, première puissance Angleterre et Etats-Unis puis émergence de la Chine. Elle souligne la nécessité de trouver un fil directeur à nos recherches afin que l’on se situe les uns par rapport aux autres. Nécessité de structur, d’identifier les mots clés, la pierre angulaire. La mondialisation est un phénomène ancien, avant de s’ouvrir à l’extérieur, elle procédait de l’achange et du marché, avec le mouvement des IDA on substitue la hiérarchie au march, les firmes s’organisent en interne, de fait elles combinent l’appel au marché et la hiérarchie. C’est pourquoi on glisse vers la notion de réseau. Par hirarchie elle donne l’exemple d’une entreprise à forte technologie qui hésitera à passer par le marché pour éviter d’être copiée. Elle va éviter la diffusion externe, préférer la diffusion interne, et internaliser la hiérarchie pour contrôler cela. Ex du >TGV vendu à la Corée, l’entreprise française se protège en partie mais donne à la Corée du Sud la possibilité d’accéder à la technologie en produisant les wagons sur place. SB : rattache ces pratiques au débat sur la régulation / dérégulation, en rapport avec la question de la propriété intellectuelle BM : la notion de hiérarchie, terme de Williamson, est mal choisie pour expliquer l'existence des entreprises par rapport au marché. Dans le modèle idéal des économistes tout devrait passer par les transactions sur le marché. Pour simplifier : On n'achète pas un produit mais des morceaux de produits. Qu'est ce qui fait l'unité de l'entreprise ? La dimension externe c'est l'anonymat, l'impersonnalité, le mouvement brownien du marché, la dimension interne c'est l'organisation, le pouvoir de commandement, de l'entreprise. Afin de minimiser les coûts dits de transaction, c'est-à-dire les coûts de recherche de l'information sur les produits, de recherche de partenaires d'échange, de passation d'un contrat, de contrôle de l'exécution de ce contrat etc., les transactions sont faites en interne pour s'opposer à des transactions ponctuelles. Les coûts de transaction diminuent avec l'organisation en interne sous le commandement qui est organisé par hiérarchie. Mais l'existence d'entreprise implique des coûts d'organisation, en principe croissants avec la taille. Il y a donc tension entre ces deux types de coordination de l'activité économique et de coûts (marché + transaction externe + coûts de transaction versus hiérarchie / organisation + transaction interne + coûts d'organisation). D'où une panoplie de contrats, relations hybrides, contrats de sous-traitance à moyen et long termes. / externe. Zone grise entre entreprise stricto sensu et le hasard du marché. JLM : Propose de reprendre notion de réseau commemodèle explicatif de ce qui se passe dans le monde (Grataloup). Préfère articulation réseau / tâche d’huile. Modèle très fort aujourd’hui. Non contradictoire. Si un réseau aboutit à pôle de développement suffisamment puissant, entraîne aussi phénomène de tâche d’huile. Effets importants, quel que soit le phénomène considéré. Il fait référence à ses travaux sur Honk Kong. SB :Si on étudie les réseaux, qu’est ce que l’on prend en compte? réseaudes ONGs, réseau de communication, Mondialisation par les réseaux, au sens plus large. Est ce que l’idée est de traiter tous les thèmes écrits oude hiérarchiser les thèmes ? IB :Pas de hiérarchie de thèmes. Balayage large de manière à travailler en écho, ensemble par rapport aux autres. On ne peut pas tout traiter. La question maintenant est ce que l’on va traiter dans le colloque et dans la publication.
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Débat sur cette représentation par opposition entre réseau/tâche d’huile fait échos à ses recherches sur les réseaux de militants. BMü :Idée intéressante dans le cadre de l’étude des listes OGM, liées à liste OGM Attac par exemple. Ancrage local de liste, réalisation de réunions. Les être se déplacent pour se rencontre, planifier. Les personnes mobilisées dans le monde se rencontrent sur ces listes OGM. Idées font tâche d’huile. IB : Articulation entre réseau activistes qui débouche sur politique internationale. Reprise des idées. Intéressant d’étudier comment une problématique va circuler d’un espace intellectuel, militant ou politique à l’autre. S’ensuit une discussion sur les indicateurs et leur utilité et validité dans l’analyse des phénomènes mondiaux. IB rappelle qu’il est important de penser également à publier des articles autour des questions relatives à intégration et exclusion. Pose la question du tout auquel se produisent les phénomènes d’agrégation, d’exclusion, d’inclusion…Etre rejoint par la mondialisation sans le vouloir. Intégrer la mondialisation ou pas. Prochaine séance au mois de novembre sur la hiérarchie des normes. Préparer les articles à mettre en circulation.
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