MARX ET CA REPART UN LIVRE A LIRE D

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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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MARX ET CA REPART UN LIVRE A LIRE
D' ALAIN BOCQUET
« UN MARX ET CA REPART UN
LIVRE D’ALAIN BOCQUET
»
J’ai lu d’une seule traite le livre que vient de
publier Alain Bocquet aux Editions du
Cherche-Midi.
Un livre bien bâti.
Il démarre par un tour d’horizon d’une
journaliste
indépendante
qui,
pour
reconstituer
le
puzzle
militant-dirigeant
d’Alain Bocquet, l’a confectionné à partir de
faits,
de
témoignages,
de
moments
particuliers de son parcours politique.
J’ai retrouvé le Bocquet que j’ai connu
comme militant communiste dans le Nord dans les années 70/80, tant dans mes activités à
Usinor Dunkerque que dans ma présence au bureau fédéral du PCF Nord.
Il n’a pas renié ce communisme fait de valeur humaine, de luttes, de transformations de la
société.
Ce n’est pas un honteux du communisme genre valise de plomb .
Un livre qui montre bien qu’Alain a son communisme chevillé au corps, mais pas un
communisme enfermé dans de vieilles certitudes. Un communisme comme on l’aime, celui de
prendre le réel et de le faire vivre parmi le peuple dans les actes quotidiens.
Après cela qui peut s’étonner d’une telle longévité comme élu du peuple dans le
Valenciennois.
Il est de l’école de Gustave Ansart, un grand dirigeant communiste disparu trop tôt dans les
années 90 et en le lisant, je me remémorais ces moments forts avec Gustave où l’on défendait
notre identité tout en étant ouverts au monde dans lequel nous étions..
Quand on vient de l’école de Gustave, on est prêt à affronter les tempêtes, à ne pas céder au
moindre vent contraire et le lien avec le peuple fournit toujours le moyen de ne pas être
submergé par l’incertitude.
Je ne connaissais pas les conditions exactes pour le changement de secrétaire général du PCF.
J’avais été très surpris de la nomination d’un inconnu, Robert Hue, à la tête du parti.
Georges Marchais, je le pense, a dû regretter amèrement, ce choix.
Tout au long de ce livre, nous retrouvons un dirigeant communiste qui croit en quelque chose
et qui le communique.
Il fait partie de ces hommes et femmes du Nord attachés au communisme tout en prenant en
compte les errements, les fautes commises, les mauvaises orientations concernant une foi
indéfectible en l’Union Soviétique.
On ne refait pas l’histoire, mais on ne m’empêchera pas de croire qu’avec des hommes de la
trempe de Bocquet, et il y en avait d’autres avec lui, on aurait pu avoir une autre trajectoire
que celle qui s’est développée et perpétuée avec les directions successives qui ont suivies
après le départ de Georges Marchais.
Que de reniements sous prétexte de modernité.
Que de faux-pas commis dans ces tractations que nous dénoncions dans le temps comme
politiciennes.
Jusqu’à ce fameux moment où pour garder un groupe, on s’abaisse à accepter les ukases des
verts et leurs exigences de n’avoir ni Bocquet, ni Marie George Buffet comme président du
groupe.
On peut comprendre que des communistes aient largué les amarres.
Alain nous livre aussi sa réflexion sur tout ce tohu-bohu d’alliances mal définies et qui, à plus
d’un titre, nous a rendus incompréhensible aux yeux de la population.
Il nous livre aussi sa réflexion sur la nécessité d’être en toutes occasions nous-mêmes et d’être
présents au premier tour en tant que communistes dans les élections autour d’un
programme
et d’une union populaire.
A la question de la journaliste
sur l’éventualité de sa candidature pour les prochaines
présidentielles, il répond d’une façon timide, « avec l’assentiment de mes camarades, je serais
prêt à y aller »
Pourquoi pas !
Avec Alain, cela aurait certainement une autre gueule et je suis persuadé qu’il redonnerait du
tonus à tous ces communistes qui n’attendent que cela pour changer ce triste spectacle que
sont devenues aujourd’hui les élections avec toutes ces pitreries que l’on nous fait voir chaque
jour à la télévision.
Achetez et lisez : «
Un Marx et ça repart » un bon remontant en ces temps troubles.
Bernard LAMIRAND
Nota
: une phrase d’Alain que je retiens pour les régionales : « A mon sens, l’autonomie au
premier tour est un moyen de mieux maitriser les alliances. Notre objectif est de construire un
large rassemblement populaire et citoyen, plus large encore que ce que nous avons commencé
de mettre en oeuvre avec le front de gauche, lors des élections européennes de juin 2009 ».
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