Texte soumis par les membres de la communauté chrétienne ...

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Texte soumis par les membres de la communauté chrétienne ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Texte soumis par les membres de la communauté chrétienne évangélique d Afrique à la Commission pour l Afrique.  Coordonné par Tearfund UK 1  
  Introduction  En Afrique, la foi est importante aux yeux de presque tous les habitants, qu’ils fassent partie de l’Islam, du monde chrétien ou appartiennent à une religion traditionnelle. La foi de chacun représente un ensemble de valeurs sur lesquelles les gens basent leur comportement et leurs actions. Les objectifs 1 et 5 de la Commission pour l’Afrique sont : 1) de générer de nouvelles idées et actions, 5) … d’être à l’écoute des Africains. Pour contribuer à ces objectifs, Tearfund s’est engagé à permettre au mouvement chrétien évangélique de l’Afrique de pouvoir s’exprimer. On estime qu’il y a à peu près 70 millions de chrétiens en Afrique. Il s’agit donc d’une importante minorité dotée d’institutions de taille significative : l’Eglise Kale Heywet en Ethiopie comprend plus de 5 millions de membres et on compte plus de 12 millions d’anglicans au Nigeria. Cette Eglise dispose d’alliances nationales dans 38 pays africains. En tant que toute première étape, Tearfund a voulu permettre à un panel de vingt-cinq leaders du mouvement évangélique de pouvoir s’exprimer. Ces personnes ont été choisies en accord avec les dépositaires d’enjeux de Tearfund, liés à l’Afrique. Les critères de sélection choisis exigeaient que ces personnes soient bien en contact avec les démunis et les gens simples, tout en étant à même de penser au niveau international. Nous avons délibérément choisi une couverture par origines géographiques, les langues européennes parlées, le genre et les occupations. Les participants de ce panel ont été contactés par email et nous leur avons envoyé le programme de travail d’orientation de la Commission, daté de juillet 2004. Seize personnes pouvaient être contactées et nous les avons interviewées au téléphone fin juillet et début août. Au travers des interviews, nous nous sommes concentrés sur ce que ces participants savaient et pensaient de la Commission, les points essentiels qu’ils désiraient lui communiquer, les principales recommandations pour des actions que la communauté internationale pourraient prendre en charge afin de répondre à ces problèmes, ainsi que tous ce que ces participants aimeraient faire avec la Commission ou à ses côtés.
                                                          1  Tearfund est une agence chrétienne évangélique, de développement et de secours, apportant aide et espoir aux communautés du monde entier qui sont dans le besoin, grâce à des partenariats locaux. L’année dernière, Tearfund a soutenu plus de 500 projets dans 90 pays.  
 Les participants ont donné une analyse sincère des problèmes auxquels l’Afrique doit faire face, avec souvent des réponses imaginatives. Ce projet de document représente un rapport initial sur les informations qu’ils aimeraient communiquer à la Commission. Un document plus peaufiné sera réalisé vers la mi-septembre, une fois que les participants que nous n’avons pas pu contactés l’auront été et que nous aurons pu leur donner l’opportunité de confirmer leurs déclarations et de faire part d’idées supplémentaires.  
  Liste des participants  Dr Agnes Abuom, Conseillère, Kenya  Mme Rachel Beassemda, (pour l’Afrique francophone) Coordinatrice du mouvement des femmes de l’Eglise évangélique du Tchad  Daniel Bourdanne, (pour l’Afrique francophone) Secrétaire régional de la Fédération internationale des étudiants évangéliques, basé en Côte d ivoire.  Mr Sadiki Byombuka, Coordinateur pour le projet CELPA (Communauté des Eglises Libres de Pentecôte en Afrique), République Démocratique du Congo.  Mr Ndaba Mazabane, Président de l’International Council of the World Evangelical Alliance (Conseil international de l’alliance mondiale évangélique) et un leader de « Focus on the Family » (Se concentrer sur les familles), Afrique du Sud  L’Archevêque Donald Mtetemela, Tanzanie  Mr Jephias Mundondo, Administrateur de « Family AIDS Caring Trust (FACT) », Zimbabwe  Mme Jocelyn Muraya, Facilitatrice du service des “Enfants en danger” de Tearfund, pour la région des Grands Lacs, basée au Kenya  Ben Mussanzi, Fondateur du Centre pour la résolution des conflits en République Démocratique du Congo. Il travaille à l’heure actuelle sur des questions de paix et de réconciliation avec la diaspora africaine du Royaume-Uni.  L’évêque Paul Mususu, Administrateur de « Fellowship of Zambia » (union chrétienne de Zambie) et Vice-président de Oasis Forum, Zambie  Mr Gracewell Mwansa, membre du Conseil d’administration du « Jubilee Centre ». C’est un homme d’affaires qui s’intéresse depuis longtemps à l’industrie minière de la Zambie.  L’évêque Bernard Ntahoturi, diocèse de Matana, Burundi.  Mr Antoine Rutayisire, Directeur de l’African Evangelistic Enterprise (et membre du Comité de paix et de réconciliation), Rwanda.  Mr Dennis Tongoi, Président de « Christians for a Just Society », Kenya
 Mme Edith Wakumire, Administratrice de « Uganda Women Concerned Ministries » (Ministère des problèmes liés aux femmes de l’Ouganda), Ouganda  Dr Tesfaye Yacob, Secrétaire général de l’église Kale Heywet, Ethiopie  Mme Florence Yeboah, agent de développement, Ghana
  Note de synthèse  Notre processus de consultation a révélé qu’à l’heure actuelle, la commission et ses travaux sont très peu connus parmi les personnes travaillant avec les communautés démunies de l’Afrique. Il est essentiel que la commission se mette d’urgence en contact avec ces personnes car elles seront primordiales dans la mise en place de ses recommandations. Des changements efficaces devront venir « d’en bas ». Si l’on ne consulte pas les populations de base, on ne pourra pas s’attaquer au paradigme actuel du développement.  Ce rapport souligne l’importance de la foi pour les Africains et le rôle essentiel que l’église peut jouer dans l’aide au développement des communautés démunies. Cette aide comprend fournir des services d’éducation et des compléments pour les services publics de santé, mettre le gouvernement devant ses responsabilités mais aussi offrir un endroit pour que les gens puissent discuter et apprendre. Il faut que la commission reconnaisse l’importance de l’église au sein de la société civile, au niveau de son processus de consultation mais aussi dans son rapport final. Il faudrait que la communauté internationale fournisse une plus ample assistance, de manière à ce que l’église puisse continuer à jouer ce rôle vital.  Ce rapport insiste aussi sur le besoin de règles commerciales plus justes, destinées à restaurer la dignité des pays africains. Il recommande vivement à ces derniers d’éliminer certaines des barrières qu’ils ont mises en place entre eux. On reconnaît maintenant l’importance des affaires pour l’économie africaine mais ce rapport demande des règlements plus stricts, afin de mettre les sociétés et les banques devant leurs responsabilités. Il demande aussi des mesures d’encouragement pour pousser les sociétés à s’approvisionner localement mais aussi à investir dans la formation et la recherche en Afrique.  Donner davantage de pouvoir aux gens est un thème essentiel de ce rapport. Les systèmes africains d’éducation devraient plus insister sur équiper les gens afin qu’ils puissent prendre leur propre destinée en main. Les leaders africains devraient aussi avoir davantage de pouvoir pour jouer un rôle encore plus actif dans l’arène internationale. Les participants ont insisté aussi sur le besoin d’une éducation plus pratique en gestion agricole, politique et financière, avec l’application de plus amples mesures destinées à toucher les personnes à l’extérieur du système officiel d’éducation. Ce rapport reconnaît que les femmes sont les plus importants agents de changement en Afrique. Il suggère donc qu’elles devraient faire l’objet d’un soutien particulier. Cependant, l’approche de privilégier certains pays d’Afrique pour leur donner un soutien supplémentaire a été critiquée car le destin des pays africains, tout particulièrement dans le domaine des conflits, est extrêmement lié.  
Ce rapport suggère que des conditions à l’aide sont une bonne chose. Cependant, ces conditions devraient être fixées par les bénéficiaires intentionnels plutôt que par la communauté internationale, afin qu’il y ait une plus grande participation et un sens de propriété au sein de l’Afrique. Il souligne aussi le goulot d’étranglement de la distributions de l’aide pour le VIH/sida et conseille vivement à la commission de recommander d’offrir de plus amples financements aux organisations basées sur la foi car elles représentent mieux les « véritables populations sur le terrain » et sont cruciales pour trouver des mécanismes efficaces de distribution.     Les idées générales des participants sur la Commission  La première question que nous avons posée aux participants était de savoir s’ils avaient déjà entendu parler de la Commission. Les réponses ont révélé que la connaissance de la Commission parmi les Africains actifs dans la société civile est, au mieux, incomplète. La presse en a parlée en Ethiopie, Zambie et Afrique du Sud mais en offrant rarement des articles de fond. Dans les autres pays, les participants étaient vaguement au courant ou pas du tout, de l’existence de cette Commission, avant d’avoir été contactés par Tearfund. Il est bien évident que c’est un problème auquel la Commission devra s’attaquer dans la prochaine phase de sa méthode de consultation.  Nous avons noté que dans plusieurs pays d’Afrique comme le Zimbabwe et la Somalie, la plupart des gens n’ont pas accès aux principales sources médiatiques. Ceci pose donc un problème pour que les informations relatives aux travaux de la Commission puissent toucher les groupes de la société civile dans ces pays. Ce sera sans doute un problème difficile à surmonter mais la Commission devra garder à l’esprit que les populations de ces pays seront bien plus difficiles à toucher. Il lui faudra sans doute réfléchir à d’autres moyens de sensibiliser les groupes de la société civile. Le service mondial radio de la BBC peut être une option.  Gracewell Mwansa se trouve à l’heure actuelle au Royaume-Uni et participe à la réunion de la diaspora africaine à Birmingham. Il a fait remarqué que la Commission travaille autour d’un calendrier très serré avec peu de temps pour vraiment réfléchir. Il a suggéré que c’était peut-être parce que la Commission avait déjà décidé, d’elle-même, son ordre du jour.  Tous les participants ont le sentiment que la Commission pour l’Afrique pourrait être une initiative intéressante si elle mobilisait la communauté internationale à agir sur les problèmes africains. Ben Mussanzi a utilisé une métaphore africaine pour résumer la situation : « Lorsqu’une maison est en feu, les gens à l’extérieur peuvent faire bien plus que ceux à l’intérieur ». Les participants trouvent en règle
générale que la communauté internationale a un rôle vital à jouer pour aider l’Afrique à se développer. Cependant, nombre d’entre eux insistent sur le fait que la Commission doit rechercher des solutions vraiment africaines. Ils ne peuvent pas imaginer que des politiques qui ont été appliquées avec succès ailleurs peuvent être facilement adaptées aux nations africaines.   L’important message des participants à la Commission, qui a été répété maintes fois, reste le besoin de se mettre véritablement en contact avec les populations de base en Afrique. Les participants ont le puissant sentiment que les solutions les plus efficaces doivent aller de bas en haut et non l’inverse. Le problème des initiatives qui viennent d’en haut est que « ceux qui sont en bas ne reçoivent que les miettes qui tombent de la table ». La Commission ne pourra être considérée comme un succès que si les changements qu’elle recommande ont un impact sur les plus démunis de la société. Les groupes de la société civile sont beaucoup plus à même de refléter la véritable situation des communautés pauvres. Ils doivent donc participer pleinement à cette méthode de consultation. Le soutien de la société civile sera aussi important dans la mise en place des changements. Encore une fois, pour y parvenir, il faudra qu’elle se sente en partie propriétaire des recommandations et des rapports de la Commission.  Gracewell Mwansa a fait remarqué que les membres africains de la Commission ne sont pas directement responsables envers les populations africaines, dans leur rôle de délégué. Ceci est un autre élément qui renforce le besoin de réaliser une consultation de grande portée sur toute l’Afrique. Pour pouvoir le faire, Ndaba Mazabane a suggéré d’organiser une série de séminaires et d’ateliers, maintenant mais aussi après que le rapport soit publié.  Les jeunes Africains ont été retenus comme un groupe que la Commission devrait vraiment chercher à impliquer dans ses méthodes de consultation et de retour d’informations. Ceci permettrait d’aider à responsabiliser les jeunes afin qu’ils s’engagent, à l’avenir, dans le processus de prise de décision. On a aussi suggéré que des consultations devraient être effectuées dans les universités africaines. Un certain nombre de participants pensent qu’ils pourraient assister la Commission à écouter ce que les jeunes audiences et d’autres représentants de pauvres communautés ont à dire.  Un autre message largement répété est que la Commission doit renforcer le pouvoir des Africains, de manière à ce qu’ils réalisent les changements eux-mêmes mais aussi qu’ils changent la perception qu’ont les autre pays du monde sur l’Afrique. Dennis Tongoi a déclaré : « Il faut absolument passer d’un paradigme d’exploitation, tel qu’il existe actuellement, à un paradigme de responsabilisation ». Daniel Bourdanne a utilisé une autre métaphore : « Les Africains sont comme un aigle dans une cage. Ils sont prisonniers de leur propre manière de penser et même si l’on ouvre la cage, ils ont trop peur d’essayer de s’envoler ». La commission doit absolument essayer de s’attaquer à ce problème. Elle doit rechercher des manières de renforcer les capacités et la
confiance parmi les populations de base mais aussi à un niveau institutionnel, dans toute l’Afrique.   Les lacunes identifiées dans le Plan de travail  Le Plan de travail publié en juillet dernier représentait le document le plus récent mis à la disposition du public par la Commission. Nous l’avons utilisé pour demander aux participants d’exprimer ce qu’ils pensaient de l’analyse politique de la Commission et s’ils trouvaient qu’il y avait des lacunes ou des erreurs quelconques. La plupart des participants ont trouvé que l’analyse était généralement assez bonne mais qu’il y avait un certain nombre d’omissions que nous présentons ci-dessous :  Le document ne fait aucune mention de colonialisme ou néo-colonialisme. Ce sont des concepts qui ont généralement une très forte résonance dans la société africaine. La plupart des gens les considèrent comme partie intégrante de la situation actuelle en Afrique. En les ignorant, la Commission ignore le contexte même dans lequel elle travaille. Elle va trouver très difficile de prendre contact avec nombre d’Africains.  Le document ne souligne pas assez les changements climatiques. En Ethiopie, les changements de climat se font vivement ressentir sur le terrain. Il faudrait insister plus fortement sur le fait qu’ils représentent des facteurs limitant la croissance de l’Afrique. Il faut renforcer les capacités des Africains à atténuer les changements climatiques et à faire face à leurs conséquences.  Il faudrait reconnaître davantage les traumatismes psychologiques subis par  tant de personnes en Afrique, à la suite des conflits et de l’instabilité. La Commission devrait encourager de plus amples soutiens financiers pour les programmes de reconstruction post-conflit. Les sociétés traumatisées trouvent très difficiles de reconstruire tout ce qui contribue à leur survie.   Le plan de travail de la Commission suppose que la plupart des initiatives marcheront lorsqu’ elles seront appliquées par les gouvernements africains. Malheureusement et en règle générale, trop d’idées suggérées vont de haut en bas plutôt que l’inverse (un héritage de l’époque coloniale). Il faudrait insister davantage sur renforcer le pouvoir des Africains afin qu’ils agissent eux-mêmes, en leur fournissant un accès à l’éducation, aux micro-finances, etc…   Le plan de travail ne prête pour ainsi dire aucune attention aux partenaires non-africains qui utilisent la corruption et à ceux qui en bénéficient. Nombre de rapports sur la gestion des affaires publiques africaines ignorent les occidentaux complices de corruption, ventes d’armes, exploitation illégale de richesses minérales, etc… La Commission doit redresser ce déséquilibre.
« La transformation réelle ne peut survenir que si les gens changent au plus profond de leur cœur » Nombre de participants ont déclaré que le Plan de travail de la Commission ne reconnaissait pas la dimension spirituelle, un élément si important pour la majorité des Africains. Deux domaines que la Commission devrait examiner : l’importance croissante que la société place sur l’accumulation des richesses et le rôle de cette même société de protéger un environnement où la corruption est inacceptable. Il faut insister sur le fait que les ressources spirituelles de l’Afrique doivent être prises très au sérieux dans le débat sur le développement.  Le Plan de travail ne fait pas référence à la multitude des relations bilatérales qui existent entre les puissances occidentales et les pays africains. Ce n’est pas simplement un cas de relations occidentales avec l’Afrique. Chaque puissance a des relations privilégiées avec un ou plusieurs pays africains en terme de commerce, d’aide, de politiques, etc… Daniel Bourdanne a été très surpris, par exemple, que la Commission pour l’Afrique soit une initiative britannique plutôt que française. Une idée tirée tout simplement de son expérience des relations entre la France et la Côte d’Ivoire. C’est un problème complexe qui devra être pris en compte, lorsque la communauté internationale va réfléchir à des actions à entreprendre.  Le document n’insiste pas assez sur l’équilibre entre le besoin d’attirer de nouveaux investissements et celui d’une bonne gouvernance, c’est-à-dire d’une bonne gestion des affaires publiques. C’est en fait à ce dernier que l’on devrait donner la priorité. Les participants ont donné nombre d’exemples de richesses gaspillées par une mauvaise gestion et ils ont insisté sur le fait que cela se reproduira, à moins que l’on s’attaque aux problèmes de gouvernance avant de rechercher de nouveaux investissements.   Il faut absolument insister sur le renforcement des capacités de la société africaine. C’est la meilleure manière de garantir que les bénéfices, quels qu’ils soient, puissent toucher les démunis.   Le document n’insiste pas assez sur l’importance de l’interconnexion du VIH/sida et de la pauvreté. Une partie importante des travaux de la Commission devrait être d’examiner soigneusement les liens entre ces deux éléments et de suggérer des changements destinés à s’attaquer, de toute urgence, aux besoins des démunis en relation avec le VIH/sida.   Le Plan de travail doit aussi prendre en compte, de manière beaucoup plus explicite, non seulement les raisons pour lesquelles les Africaines sont plus susceptibles de devenir pauvres que les Africains mais aussi les vastes conséquences de l’inégalité des genres dans les communautés pauvres.  Les participants ont suggéré que la Commission devrait étudier soigneusement comment elle va mesurer le développement de ses travaux.
 
 
L’un des participants a insisté sur le fait que nombre des éléments matériels considérés par les occidentaux comme essentiels pour le développement, ne le sont pas en Afrique. Les plus importantes priorités pour les familles simples d’Afrique sont de pouvoir manger et d’avoir une bonne santé. Elles se concentrent sur le fait « de survivre malgré tout »
Les participants ont aussi noté que dans son Plan de travail, la Commission n’indique pas les problèmes qu’elle considère les plus urgents. Ceci sera peut-être plus clair dans ses futurs travaux. Cependant, il est important de se souvenir qu’il ne pourra pas y avoir de changements radicaux dans tous les domaines à la fois. A un moment ou un autre, il faudra donner la priorité à certains domaines.
 Recommandations pour la Commission  
A. Gestion des affaires publiques et efficacité des états Recommandation clé : « La communauté internationale peut faire plus pour assister les sociétés civiles au sein des pays africains. En leur fournissant des encouragements, un soutien et en les aidant à être plus fortes afin de garantir que les lois en place soient bien appliquées. Lorsque les africains s’expriment, ils peuvent avoir un impact mais ils ont souvent besoin d’un soutien international pour pouvoir réellement apporter des changements. »  La partie la plus importante des messages que les participants ont bien voulu nous confier, concerne le profond mécontentement envers ceux qui les gouvernent. La perception générale est que les leaders manquent d’intégrité et volent les richesses, sans pour autant faire grand-chose pour leur pays en pleine crise, tout particulièrement en ce qui concerne le VIH/sida. L’une des craintes exprimées par les participants sur le Plan de travail de la Commission, concerne la supposition que la plupart des initiatives pourront être appliquées par les gouvernements africains. Ils craignent aussi que trop d’idées proposées aillent de haut en bas au lieu de l’inverse, qui est en fait nécessaire. « Nous en avons assez des leaders corrompus qui volent l’argent du peuple »  « L’Afrique est pauvre parce que ses leaders manquent d’intégrité. On leur confient des richesses mais ils ne les passent pas à ceux qui en ont besoin »   «Les leaders se servent les premiers…  » Nombre de participants ont parlé du besoin de placer les gouvernements devant leurs responsabilités. Ils ont le sentiment que les gouvernements n’écoutent pas. L’évêque Paul Mususu se décrit comme « Une voix dans le désert ». Un nombre impressionnant de participants a demandé la pression de la communauté internationale. Ceci comprendrait de donner de plus amples pouvoirs aux parlements. Nombre de participants désireraient en fait que la communauté internationale renforce la société civile car selon Ndaba Mazabane « C’est la meilleure manière de garantir que les pauvres puissent bénéficier des avantages ». Les leaders devraient s’impliquer bien davantage avec les sociétés civiles. Les financements devraient être bien plus souvent donnés aux groupes de la société civile et à leur tour, ils devraient être encouragés à être plus justifiables et transparents. L’un des participants a fait remarqué que le Président d’Afrique du Sud prend son petit déjeuner une fois par mois avec des chefs religieux afin d‘en apprendre plus sur leur expérience vécue. L’une des recommandations était qu’il faudrait encourager d’autres leaders à faire de même pour pousser à un plus grand dialogue en les gouvernements et les sociétés civiles.
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