Pour un flirt, avec toi... La méthode Harris

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Pour un flirt, avec toi... La méthode Harris

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Pour un flirt, avec toi...
Je ferais n’importe quoi. C’est d’ailleurs ce qui se passe souvent. Alors que plus personne
ne cruise et qu’un nouveau virus, la
flirtophobie
, fait rage, l’art de la drague se perd.
Comme le retrouver ? Quelques pistes.
Jean-Yves Girard
La mØthode Harris
Dans une autre vie, Patrick Harris devait OEtre joaillier, car il ne cesse d’enfiler des perles
dans son guide sur la sØduction. En voici deux pour commencer votre collier
:«L’hypocrisie est à l’homme ce que le porte-jarretelles est à la femme : un atout maître
qu’il faut sortir au bon moment» et «Ceux qui pensent que la sincØritØ est possible dans la
sØduction croient aussi qu’il y a des petits nains dans les postes de radio pour les faire
fonctionner.» Oh, et puis, comme je vous aime bien, je vous en donne une derniLre pour
le mOEme prix : «une fille a plus de chances de rØussir sa vie en sortant du rayon
maquillage qu’en sortant de Polytechnique.»
D’aprLs le texte dithyrambique en 4e de couverture, on apprend que ce Français
trLstrLstrLs moyen (photo à l’appui) est un redoutable Casanova moderne. Patrick Harris
a «consacrØ sa vie aux femmes» et au moins 400 d’entre elles sont tombØes dans ses bras,
les chanceuses. C’est une autoritØ en la matiLre, un Maître, qui a mOEme depuis 10 ans sa
propre «Øcole de sØduction». À voir sa tronche, on se dit qu’il y a de l’espoir pour tout le
monde. Et à feuilleter son bouquin, on se dit qu’il propose des trucs si ØculØs avec des
ficelles si Ønormes que mOEme Peter MacLeod ou Marc «TestostØrone» Boilard
n’oseraient s’y risquer.
IntriguØ, j’ai voulu en savoir plus long. J’ai donc interrogØ le Maître.
Maître?
Oui, j’Øcoute (ou plutôt je lis le courriel).
Qu’elle a ØtØ la rØaction des mØdias, des lecteurs et, surtout, des lectrices, lors de la
parution de votre livre en France?
Les mØdias ont trouvØ le caractLre provocateur du livre intØressant, les hommes ont
trouvØ certaines techniques bien utiles pour ne pas dormir tout seul. Et les femmes ont
brûlØ mon livre, en dansant et en chantant des chansons vaudoues...
Vous vous rØpØtez, Maître, car cette derniLre phrase est copiØe du livre.
Passons... Il me semble que vous avez une vision assez simpliste de la femme. D’ailleurs,
j’ai fait lire vos Øcrits à une copine cØlibataire dans la jeune trentaine et elle a ØtØ horrifiØe
par plusieurs passages...
HorrifiØe? Je prends cette rØaction comme un rØel compliment! Ce qu’il faut savoir, c’est
que la souffrance d’un cØlibataire justifie amplement les techniques les plus machos pour
en sortir...
Peut-on s’inscrire à votre École de sØduction?
Sans problLme, et d’oø vous voulez, il suffit de me tØlØphoner au 0144530276
.
Etes-vous mariØ?
AprLs 400 filles (je dois prØciser que j’ai ØtØ rembarrØ 2000 fois…), j’ai effectivement fini
par rencontrer ma femme. C’est d’ailleurs pour cela qu’il faut draguer et sØduire sans cesse
avec des techniques efficaces. La quantitØ engendre la qualitØ, et je ne crois pas au
hasard. Le destin n’est jamais suffisamment sympathique pour placer sur votre route la
femme de vos rOEves du premier coup. On se bat pour avoir un travail, pourquoi ne pas
faire pareil pour trouver sa femme?
Tremblez, Mesdames, car il vous adore.
À côtØ des QuØbØcoises, les Françaises sont des
chieuses! J’aimerais bien vivre chez vous, mais le travail m’oblige à rester à Paris.
J’en
connais quelques-unes qui lui souhaitent beaucoup de boulot
Drague et sØduction – Les mØthodes de Patrick Harris
Dreamland Øditeur (2003) oui, 2003 !
La mØthode DaniLle Parent
Quand on s’est parlØ, elle revenait d’un week-end dans le Maine, complLtement
flabbergastØe
par ce qu’elle avait vu. «Manger du homard avec du ketchup, voyons
donc ! Et tous ces gens obLses... Mon Dieu que les AmØricains manquent de goût! Je
devraispeut-OEtre dØmØnager là-bas. Je ferais sans doute fureur... et fortune.»
En effet, à Old Orchard ou mOEme Kennebunkport, une sommitØ de l’Øtiquette gagnerait
sa vie les doigts dans le nez (geste à proscrire, mOEme aux feux rouges). Ex-Miss
MontrØal, ex-mannequin, ex-animatrice à la radio (Cruising bar, à CKAC), experte des
bonnes maniLres depuis plusieurs annØes, DaniLle Parent enseigne l’art de bien se
comporter, en affaires comme en amour, au restaurant avec des clients importants comme
dans la chambre entre deux draps (bien propres, svp.). Et si votre lit Mariette Clermont
reste dØsespØrØment vide, elle saura vous dire pourquoi, et clairement. Trop de parfum.
Trop de maquillage. Trop leste avec les mains. Trop de «c’est kiki» (comme dans :
c’est
qui qui vient
?). Trop de dØtails sur un pØnible divorce ou une nouvelle bagnole. Trop
prØoccupØ par son nombril et pas assez par sa bedaine. Trop exigeant(e). Trop bruyant en
mangeant sa soupe... Des vØritØs pas toujours drôles à entendre, mais toujours dites avec
tact, et avec le sourire. «C’est trLs important, le sourire. Pour briser la glace, rien de tel.»
Et c’est plus efficace que de demander : habitez-vous toujours chez vos parents? Conseil
gratuit de la jolie DaniLle aux hommes de plus de 40 ans un peu rouillØs et hors circuit
depuis un bout qui n’ont pas appris la nouvelle : «cette phrase, elle ne marche plus!»
Quand dans les bars parfois elle s’aventure, DaniLle sirote un martini et se retient à deux
mains manucurØes de troquer l’olive pour une Prozac. «Toute cette misLre humaine, cette
solitude, je trouve ça tellement dØprimant, avoue cette cØlibataire «temporaire». «Les
gens sont tellement seuls au QuØbec, plus qu’ailleurs, et c’est un sØrieux problLme. Les
QuØbØcois ont peur des femmes, ils n’osent plus les regarder, mais il ne faut leur en
vouloir. C’est la faute à toutes ces bonnes femmes frustrØes, à ces fØministes
complLtement dØpassØes.»
«J’ai vu des hommes ouvrir la porte pour une femme en s’excusant ou en demandant la
permission. Mais voyons donc! La galanterie a toujours sa place.» Elle remarque aussi
que les mâles sont de plus en plus pointilleux sur l’aspect physique des femelles. «A-t-
elle 5 livres en trop, qu’ils me demandent quand je leur parle d’une amie que j’aimerais
leur prØsenter. Ils sont trLs sØvLres mais, apparemment, ils ne se voient pas.»
Heureusement que DaniLle est là pour les rappeler à l’ordre, contre espLces sonnantes et
trØbuchantes.
Quand je lui parle des mØthodes de Patrick Harris, qu’elle ne connaissait pas, la pro
s’Øtonne. «Mentir? Mais voyons donc, c’est tout le contraire. Il faut privilØgier
l’intØgritØ.» À une exception prLs. «Mentir sur son âge de quelques annØes, c’est
dØlicieux», avoue la dame qui situe le sien dans un vague «fin quarantaine». C’est elle-
mOEme qui a fourni cette information. On ne demande jamais l’âge d’une femme, voyons
donc !
Leçons de charme
par DaniLle Parent (Libre Expression)
lelegance@sympatico.ca
La mØthode Élyse
«C’est moi qui accoste les gars. Mes amies, qui me regardent aller et trouvent ça cool,
disent que je suis aussi subtile qu’un tracteur. Mais elles sont pas capables de faire
pareil.» Elle a 25 ans, un appart sur le Plateau, un beau visage, des formes remarquables
et la rØplique assasine. À un jeune prØtendant qui lui demandait, ou plutôt demandait à
son soutien-gorge : qu’est-ce que tu manges pour OEtre belle comme ça?, Elyse lui a
rØpondu : des queues, puis a tournØ les talons. «C’est pas que j’Øtais choquØe qu’il me
regarde
- je suis tellement habituØe que je ne le remarque mOEme plus. C’est juste qu’il
ne me plaisait pas vraiment, surtout en m’abordant avec une phrase aussi niaiseuse. Et
j’ai pas de temps à perdre.»
CØlibataire depuis quelques mois, Elyse sort beaucoup et prØfLre prendre le taureau par
les cornes. Mais pas par surprise, seulement aprLs avoir Øtabli un contact visuel. «Je
m’arrange pour qu’il me voit. Le regard, ça parle.» Et le Minotaure, sØduit par son audace
autant que par ses... euh, yeux, apprØcie. «Comme je suis grande (5 pieds 10 pouces, sans
les talons), je sais que ça les intimide. D’ailleurs, avant, c’Øtait rare que les gars
m’accostent. Et ceux qui le faisaient n’Øtaient jamais ceux qui me tentaient. J’ai
finalement compris que pour avoir ce que je voulais, je devais aller le chercher moi-
mOEme.»
La mØthode scientifique
Regardez bien la photo en haut de la page. On peut y lire plein de choses:
1- qu’on est à Paris, à cause des chaises et de l’air bOEte du garçon en arriLre-plan;
2- qu’avec ses cheveux vavavoum, elle sort sûrement de chez le coiffeur;
3- qu’il n’est pas mariØ et ne pourra pas lui demander : vous avez l’heure?
Questions : se parleront-ils? partiront-ils ensemble? On ne le saura jamais mais, aprLs
avoir lu une Øtude trLs scientifique sur le flirt, je dirais que non. Son sourcil est trop ØlevØ.
Lors d’un premier contact, tout le body
language, comme les mouvements du sourcil, sont fort rØvØlateurs. Et parfois
embarrassants, surtout au Japon : un flash du sourcil (qui a une signification trLs sexuelle)
et vous risquez d’aboutir allongØ sur le tatami.
Cette Øtude fascinante, et la premiLre du genre, a ØtØ menØe par le Social Issues Research
Centre d’Oxford (SIRC). Les rØsultats, publiØs sur le site de l’institut
(www.sirc.org/publik/flirt.html), dØmontrent noir sur blanc que flirter est un jeu de
sociØtØ fort complexe.Les chercheurs ont entre autres remarquØ que :
- lors de la premiLre rencontre, l’apparence et le langage corporel comptent pour 55% ; la
façon dont vous vous exprimez, 38% (c’est là oø les
c’est kiki
font mal), et seulement 7%
sur ce qui est dit.
- les hommes ont tendance à prendre de l’amitiØ pour le flirt, et à voir de l’intØrOEt sexuel
là oø il n’y a que gentillesse. Ils Øvitent aussi souvent les yeux d’une femme pour
s’adresser à ses seins. Quand j’ai mentionnØ cette «dØcouverte» à Elyse, elle a donnØ 10
sur 10 au SIRC.
- entre la zone sociale (de 4 à 12 pieds) et la zone personnelle (18 pouces à 4 pieds), il y a
un monde. La zone intime, moins de 19 pouces, est cruciale, et rØservØe aux amoureux, à
la famille et aux trLs proches amis. Attention aux «signaux frontaliers», qui indiquent que
vous OEtes trop proche (si la personne se masse le cou en pointant son coude vers vous,
reculez !). Gare aussi à ce qu’on appelle les fuites non-verbales : les mouvements, par
exemple. Les femmes penchent la tOEte d’un côtØ quand elles sont captivØes par leur
interlocuteur. S’il y a «congruence posturale» (les deux inconnus adoptent la mOEme
posture), c’est bon signe.
- il faut «lire» l’autre et contrôler les messages qu’on lui envoie. Hocher la tOEte, par
exemple, est moins anodin qu’on le croit. À la verticale comme à l’horizontale, tout est
dans le rythme.
Jyg90@hotmail.com
p.s. Peta Heskell, la reine du flirting britannique, sera l’hôte d’une session intensive le
week-end du 11 et 12 octobre, au Westin Hotel de Forrestal Village, à Princeton (NJ).
Pour 395$ US, on aura droit à deux jours d’ateliers sur l’humour («la vaseline de la
sØduction» dixit Patrick Harris), de flirt, de danse mOEme, et plusieurs cØlibataires.
IntØressØ-e ? Contactez Mike Davis au (609) 799-3713 ou à miked@seacom.net
p.s. 2 La semaine internationale du flirt aura lieu du 25 novembre au 1
er
dØcembre.
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