Sites religieux - SAINTgNICOLASg lès-cîteaux

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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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saint-nicolas-lès-cîteaux n 1098, un groupe de moines arrive de l'Abbaye de E«kilNoEomuèvteraesuaMuonnoarsdtèdreu»sisteonatctduifelcdileesC:îtgeraaunxd.eLpeasuvreté, peu Molesmes, sous la conduite de Saint Robert avec un désir de chercher Dieu dans une plus grande solitude et pauvreté. Ils s'installent dans une clairière à deux débuts du de recrutement. Le premier emplacement est vite abandonné par suite du manque d'eau courante. Albéric succède à Robert ; son abbatiat durera 9 ans. On lui doit l'institution des convers. En 1108, c'est un anglais, Étienne Harding qui devient abbé de Cîteaux. On lui doit la Charte de Charité qui établit un lien de charité et d'entraide entre les différents monastères
Le bâtiment de la bibliothèque
En 113, la première fondation de « La Ferté » donne le coup d'envoi au développement de l'abbaye. La même année, Bernard de Fontaine, près de Dijon, accompagné de ses parents et amis, vient redonner espoir et élan au « Nouveau Monastère ». Les fondations vont alors se multiplier : celle de la Ferté sera aussitôt suivie de celles de Pontigny en 1114, de Morimond et Clairvaux dont Bernard sera le premier abbé, en 1115. Par ses écrits et son influence, Bernard est à l'origine d'une véritable école de spiritualité.
En 1193 s’est terminée la construction de la grande église, commencée vers 1140. C'est là que seront inhumés les ducs de Bourgogne. Car Cîteaux devint très vite un haut-lieu. Un lieu de paix aussi où s'opérèrent des médiations, des réconciliations.
e Au début du 13siècle, bénéficiant de l'action et de l'éclat de saint Bernard, l'Abbaye de Cîteaux est à la tête d'un Ordre qui compte près de 500 maisons. De grands personnages se font moines à Cîteaux, tel Alain de Lille, un savant du temps, qui prend l'habit de convers. Cîteaux est à cette époque l'un des centres de la chrétienté. Durant ce siècle a commencé la construction du grand monastère. Cîteaux compte plusieurs centaines de moines et convers. L'abbé de Cîteaux acquiert une importance toujours croissante. Deux ans plus tard, il achètera le prieuré de Gilly qui deviendra plus tard résidence de plaisance des abbés de Cîteaux. En 1244, Cîteaux reçoit la visite du roi de France, Louis IX accompagné de sa mère, Blanche de Castille, de son épouse, la Reine, et de ses frères. C'est l'époque de la guerre de
Étienne Harding, l'abbé de Cîteaux en 1108
CONTACT ABBAYE DE CITEAUX Tél. 03 80 61 32 58- Fax. 03 80 61 32 59 Mél. visites@citeaux-abbaye.com Visites Le diaporama, toutes les demi-heure qui est une présentation contemporaine de la vie monastique à Cîteaux
Cent Ans. Le monastère est pillé en 1360. Les moines se réfugient à Dijon. Il en sera de même en 1365, puis en 1434 et 1438.
On décide de construire la bibliothèque en 1498 qui sera achevée en 1509. Vers 1450 à la suite d'un legs, Cîteaux était devenu possesseur du château de Fontaine où était né saint Bernard.En 1491, l'abbé de Cîteaux avait été reconnu chef d'Ordre par un grand nombre de monastères. En 1551, avait été construit le Château du Clos Vougeot. Mais les guerres de religion ruinent la France. L'abbaye vient de subir trois pillages successifs, en 1589 puis en 1595. Ceci, joint aux pressions de la fiscalité, atteint fortement l'économie de l'abbaye. Pour relever les ruines, les moines doivent vendre en 1598 quelques-unes de leurs propriétés. Pourtant, au début du e 16 siècle,Cîteaux compte encore 200 personnes.
En 1698, il n' y a plus que 72 moines profès à Cîteaux. Le Définitoire, siège de
La visite, accompagnée d'un animateur, est plus spirituelle qu'architecturale. Elle invite à découvrir la vie monastique Cistercienne, son histoire, sa durée et son actualité, face aux questions de l'homme d'aujourd'hui. La bibliothèque de l'abbaye présente des reproductions des manuscrits enluminésde Cîteaux, riches témoins de l'histoire médiévale.
l'exécutif du Chapitre Général sera achevé e l'année suivante.Au 17siècle, à la suite du Concile de Trente, un esprit de réforme souffle sur l'Église. En 1606, se crée une « Estroite Observance » qui regroupe quelques monastères autour de personnalités éminentes, désireuses de retrouver l'esprit des origines de Cîteaux et de saint Bernard. Mais des conflits surgissent entre les « abstinents » et les « mitigés ». C'est ce que l'on a appelé « Guerre des Observances ». Par ailleurs, le siège abbatial était devenu un enjeu politique : Richelieu était resté 7 ans abbé élu de Cîteaux, mais n'obtint jamais confir mation de Rome ! Il ne fit rien pour relever l'abbaye de ses ruines après un nouveaupillage en 1636. Durant ce siècle, l'un des abbés de « l'Estroite Observance », le célèbre abbé de Rancé, se consacre à la réforme de son seul monastère : la Trappe. Quelques monastères, en France, suivent son exemple, mais l'abbaye de Cîteaux préfère demeurer à distance de ces courants réformateurs, et conserver l'unité de l'Ordre, au prix d'une réforme assez modérée.
Le cloître En 1748 a été élu le dernier abbé de Cîteaux de l'Ancien Régime : dom François Trouvé qui mourut à Vosne, en 1795. C'est celui-ci qui fit construire, sous la direction de l'architecte Lenoir, un grand bâtiment, le seul construit d'un projet très ambitieux. Celui-ci qui subsiste encore actuellement, fut terminé en 1772. Le « Siècle des Lumières » développe dans certaines couches de la société, une hostilité ouverte au monachisme : on reproche aux moines leur inutilité.
La Révolution précipite ce mouvement de discrédit. Confisquée, l'abbaye est vendue en 1791 à des spéculateurs qui la pilleront, la démantèleront pour en vendre les pierres. Ce qui en reste devient successivement un château, une sucrerie, un phalanstère et une colonie pénitentiaire pour enfants, œuvre du Père Rey, qui continuera à exploiter jusqu'aux pierres de fondation des anciens bâtiments pour construire l'église. Durant les tristes événements de la Révolution, 24 moines issus de la Trappe, réfugiés à la Valsainte, en Suisse, sont contraints d'entreprendre une
Notre Dame des Cîteaux
aventure prodigieuse qui les conduit jusqu'en Russie. Cette odyssée assure la continuité de la vie cistercienne réformée, car dès la chute de Napoléon, le retour s'organise et de nouvelles abbayes sont fondées.
L'abbaye est rachetée en 1898 et des moines originaires de différents monastères viennent la repeupler. Les débuts sont très durs. Des anciens bâtiments, seuls ont échappé à la destruction complète : une partie de la e bibliothèque du 15siècle, le Définitoire e du 17siècle et le grand bâtiment du e 18siècle, édifié par l'architecte Lenoir, où logent actuellement les moines.
Année du neuvième Centenaire de la fondation (1998), voit la restruc-turation de l'église précédemment construite par la colonie pénitencière. Le 21 mars, cette église rénovée réunit pour la célébration du jour anniversaire de la fondation de Cîteaux, plus de 700 moines et moniales de la Famille Cistercienne.
Vue extérieure del'église
Deux moines de l'abbaye de Cîteaux La règLe devie à Cîteaux Actuellement, l'Abbaye de Cîteaux, rede-venue la Maison-Mère de la Famille Cistercienne, est une communauté de l'Ordre des Cisterciens de la Stricte Observance, qui compte environ 35 membres. Les frères qui la forment viennent d'horizons bien divers. C'est cette règle que les fondateurs de Cîteaux ont prise pour guide dans leur recherche du bonheur, car elle leur apparut comme un condensé de vie spirituelle. Elle s'inspirait directement de la Parole de Dieu dont le Christ est l'expression. Règle remarquable pour son équilibre entre ses divers éléments : la prière commune, l'office qui réunit les frères sept fois par jour
L'un des sept offices quotidiens
Le fromage produit au monastère
le travail manuel, et les services communautaires l'enseignement, la lecture, la méditation, la prière personnelle Règle qui a pour garant des siècles de vie monastique, au cours desquels elle fut source de vie pour chaque nouvelle génération. Dans la journée du moine, une bonne part est faite au travail, le matin et l'après-midi. Le travail manuel est facteur d'équilibre. Il permet de développer sa personnalité, et aussi de faire vivre la communauté et d'aider d'autres qui sont dans le besoin. C'est son aspect entraide et charité. Les travaux sont divers. L'activité principale du monastère est la fabrication d'un fromage du genre reblochon.
À l'intérieur du définitoire
L'hostellerie
Le définitoire
L'accueil de l'abbaye
La bibLiothèque Achevée en 1509 la bibliothèque accueillait au rez-de-chaussée des cellules de copistes et à l'étage une grande salle de lecture. C'est le seul exemplaire conservé d'un édifice superposant la bibliothèque aux salles des copistes. Au rez de chaussée, le cloître des copistes, créé en 1260 donc bien avant la salle située à l'étage, a été restauré en 2001. C'était un véritable atelier du livre et il l'est resté e jusqu'à la fin du 14Les moines siècle. copistes, enlumineurs, relieurs,ont travaillé dans ces cellules. Une exposition, dans l'une de celles-ci, montre la technique de la reliure traditionnelle, telle qu'elle fut pratiquée du e e 12 au19 siècle– Dans une autre cellule, une maquette présente l'état de l'abbayevers 1720 La bibliothèque proprement dite, à l'étage,est une salle voûtée de 6 travées de 28 mètres de longueur sur 8 mètres de largeur, haute de 6,30 mètres à la clef. Les livres rangés dans différents endroits de l'abbaye y furent
La bibliothèque de l'abbaye
regroupés. L'inventaire révolutionnaire de 1797 montre qu'elle contenait 10353 volumes. Des reproductions des anciens manuscrits de Cîteaux, actuellement à la Bibliothèque municipale de Dijon y sont exposés.
Le définitoire Le « Définitoire » est le lieu où se réunissaient les définiteurs qui préparaient les questions à débattre au Chapitre Général. Édifié sous les abbatiats de Dom Jean Petit et de Dom Nicolas Larcher, il fut achevé avant 1699. C'est un bâtiment spécifique, long de 80 m qui ne pouvait exister que dans l'abbaye chef d'Ordre, car il fut conçu pour recevoir le noviciat commun et le définitoire lors du Chapitre Général des délégués des abbayes relevant de Cîteaux. Il conserve aujourd'hui un cloître et des salles voûtées au rez-de-chaussée. On peut y voir des silhouettes représentant les différents personnages ayant illustré l'Ordre de Cîteaux. Des textes à méditer accompagnent chacune.
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