The UNESCO courier; Vol.:53, 12; 2000

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The UNESCO courier; Vol.:53, 12; 2000

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Décembre 2000
PATRIMOINE MONDIAL SEPT ÉCRIVAINSAUX PAYS DES MERVEILLES
Jérusalem: aux sources des passions
Corée du Sud et Thaïlande: haro sur la corruption
Ian Tattersall:qirfC eu1:AF 000A 8FFB,leiguq:e61F.CFA,Antilles:1psE,naC$055:engaan,CFB0 953,a:adSUL,:s,US Pta25 $A:4, uxem le labyrinthe deui,Se:ss00:7sc EtroPlagu.F 4,xuL,5£,Maroingdom:2nUtideK ,602F ,S.HD 02:cg51obru l’évolution humaine
ionsisativilde ctuse eotued  ,ilets onsien tes lqsir selsuot ed ions UNEÉdittirearénCSLOMadéténilu p:me eroduerC teseir-nellaé l ediu  nopruirdeavenx.nU paidrager n labolg  bler suédnmsiaseu,sl  aéMidetrranée pré-sente lc secarairétqitss ueladuraboirto semèht sel rus geraaicl éUn.nes tedere luutrgci la, deeaude lnoitadstnocubir, ens deeritnéracs-ilpnineet side différuteurs dESUNs ontidi/ÉCOoigiler itidÉ.sn86 F : 128,F / uPlbno srPxisidu de, desitrodes néligreos erialeloppementet desl hmoem ,udd vé 
re s le de d’em b le vend • la vie de l’École et des universités dans le monde • des reportages et des témoignages des infos pratiques pour aider les étudiants du monde entier. *heuer de Paris
a b o n n e m e n t s : Ediciones San MarcoMs,a ldonado 65, 28006, Madrid, Espagne tél.: +34 91 309 20 80 :fa+x34 91 444 80 51 e-mail:naams@asrcos.eshnet
Tarifs 6 numéro:s 190 FF (40 $ - 4 750 ptas - 28,)7 Le numéor : 35 FF (6.95 $ - 900 ptas - 5, )
Revue d u patrimoine mondial
Les trésors de noetr patrimoine et les efforts déployés pour le sauvegarder
nn e rac et . . . . Rédaction Ethirajan Anbarasan Michel Bessières Ivan Briscoe Lucía Iglesias Kuntz Asbel López Amy Otchet Traduction Miguel Labarca Unité artistique/fabrication:Le Mouveur Photogravure:Annick Couéffé Illustration:Ariane Bailey (01.45.68.46.90) Documentation:José Banaag (01.45.68.46.85) Relations Editions hors Siège et presse: Solange Belin (01.45.68.46.87) Comité é ditorial René Lefort (animateur), Jérome Bindé, Milagros del Corral, Alcino Da Costa,Babacar Fall, Sue Williams Editions hors siège Russe:Irina Outkina (Moscou) Allemand:Urs Aregger (Berne) Arabe: Fawzi Abdel Zaher (Le Caire) Italien:Giovanni Puglisi,Gianluca Formichi (Florence) Hindi:Shri Samay Singh (Delhi) Tamoul:M.Mohammed Mustapha (Madras) Persan: Jalil Shahi (Téhéran) Portugais:Alzir a Alves de Abreu (Rio de Janeiro) Ourdou:Mirza Muhammad Mushir (Islamabad) Catalan:Jordi Folch (Barcelone) Malais:Sidin Ahmad Ishak (Kuala Lumpur) Kiswahili:Leonard J. Shuma (Dar es-Salaam) Slovène:Aleksandra Kornhauser (Ljubljana) Chinois: Feng Mingxia (Beijing) Bulgare:Luba Randjeva (Sofia) Grec:Nicolas Papageorgiou (Athènes) Cinghalais:Lal Perera (Colombo) Basque:Juxto Egaña (Donostia) Thaï:Suchitra Chitranukroh (Bangkok) Vietnamien : Ho Tien Nghi (Hanoi) Bengali:Kafil uddin Ahmad (Dhaka) Ukrainien: Volodymyr Vasiliuk (Kiev) Galicien:Xavier Senín Fernández (Saint-Jacques-de-Compostelle) Serbe:Boris Iljenko (Belgrade) Diffusion et promotion Télécopie:01.45.68.57.45 Abonnements et renseignements: Michel Ravassard (01.45.68.45.91) Relations agents et prestataires: Mohamed Salah El Din (01.45.68.49.19) Gestion des stocks et expéditions: Pham Van Dung (01.45.68.45.94) Les articles et photos non copyright peuvent être reproduits à condition d’être accompagnés du nom de l’auteur et de la mention «Reproduits du Courrier de l’UNESCO»,en précisant la date du numéro. Trois justificatifs devront être envoyés à la direction du Courrier. Les photos non copyright seront fournies aux publications qui en feront la demande. Les manuscrits non sollicités par la rédaction ne seront renvoyés que s’ils sont accompagnés d’un coupon-réponse international. IMPRIMÉ EN FRANCE (Printed in France) DÉPOT LÉGAL: C1 - DÉCEMBRE 2000 COMMISSION PARITAIRE N° 71842 -Diffusé par les N.M.P..P The UNESCOCourier (USPS 016686) is published monthly in Paris by UNESCOPrinted in France. Periodicals postage paid at Champlain NY and. additional mailing offices. Photocomposition et photogravure: Le Courrier de l’UNESCO. Impression:Maulde & Renou ISSN 0304-3118 N 12-2000-OPI 00-593 F ° Le Courrier de l’UNESCO, destiné à l’information, n’est pas un document officiel de l’ Organisation.Lesarticles expriment l’opinion de leurs auteurs et pas nécessairement celle de l’UNESCO. Les frontières surlescartes n’impliquent pas reconnaissance officielle par l’UNESCOou les Nations unies, de même que les dénominations de pays ou de territoires mentionnés.
S ODÉ CME MMRB  EA2 0 I0R0 E
wD’ICI ET D’AILLEURS 4 Ldeu  gtrraannds sbibazéarire n Photos de Frédéric Hermann, texte de Michel Jan wNOTRE PLANÈTE 10 L’Espagne victime de son «hydroschizophrénie» Octavi Marti 12 L’eau privée enflamme la Bolivie Jorge Cuba DossierSept écrivains aux pays  des merveilles Le patrimoine mondial du troisième millénaire n’a pas fini de s’enrichir. Aux classiques chefs-d’œuvre monumentaux de conception occiden -tale et aux sites dits «naturels» viennent s’ajouter depuis quelques années des paysages culturels, des sites mixtes (à la fois culturels et naturels) et des lieux qui se signalent par la vitalité exceptionnelle de leurs traditions. Sept écrivains nous livrent leur vision très personnelle de quelques-unes de ces merveilles du monde. ©Hé Bmiesrtprhaènrde s,GaPradriesl/Le sommaire détaillé en page 16. wÉDUCATION 14 Ici, il est interdit de ne pas toucher Jorge Wagensberg wDROITS HUMAINS 37 La Corée du Sud contre la corruption Glenn Manarin 38 Thaïlande: le grand déballage Laurence W. Sreshthaputra wCULTURES 40 Le montr cdeus T demple ou les Haram: aux sou es passion René Lefort wMÉDIAS 44 Faut-il confier notre mémoire aux ordinateurs? Ivan Briscoe wENTRETIEN 46 Idaen  Tattersall dans le labyrinthe l’évolution humaine
Décembre 2000- Le Courrier de l’UNESCO3
wDI C I Le
4Le Courrier de l’UNESCO-Décembre 2000
E T D A I L L E U R S g rand bazar  
Vente à la sauvette sur le quai d’une gare près de Novosibirsk.
«Et je reconnais tous les trains au bruit qu’ils font Les trains d’Europe sont à quatre temps tandis que ceux d’Asie sont à cinq ou sept temps» Blaise Cendrars, La Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France (1913).
u Tra n s si  b é ri  e n PHOTOS DE FRÉDÉRIC HERMANN,TEXTE DE MICHEL JAN FRÉDÉRICH TOGRAPHE FRANÇAISERMANN EST UNPHO. MICHELJAN EST UN ÉCRIVAINFRANÇAIS SPÉCIALISTE DE LA CHINE. IL A RÉCEMMENT PUBLIÉLERÉVEIL DESTARTARES, ENMONGOLIE SURLES TRACES DEGUILLAUME DERUBROUCK(PAYOT, 1998) ETLAGRANDEMURAILLE DECHINE(IMPRIMERIE NATIONALEEDITIONS, 2000).
De Moscou à Beijing, le voyageur a cinq jours pour goûter la nostalgie d’un voyage mythique et se mêler à la foule des aventuriers et des spécialistes de tous les trafics. Pcoretiléd sobMo ràd egnnti  dnees, ucoocusleirolslr ba nuoréidj.Bsee  d lus de cinq jours po passant par la Mongolie, voilà qui effraie les impatients. J’ai pourtant toujours aimé ces traversées.Il fut un temps où le départ était solennel:des wagons presque vides s’ébran-laient devant une rangée de gardes rouges agitant leur petit livre sur l’air de L’Orient est rouge.Aujourd’hui,le départ est fébrile: des marchandises hété-Au sortir de la gare, devant la tour d’angle qui s’élève au sud-est de la ville tartare, rare vestige des remparts, les oscillations du train marquent comme une ultime hésitation. Des voyageurs laissent traîner leur regard sur les derniers quartiers de la capitale chinoise. D’autres prennent possession de leur nouvel univers, cellule promise à une lente progression. Les premières heures s’égrènent dans les reliefs de la Chine du nord, où la Grande Muraille, d’abord bien ravaudée puis réduite à l’état de ruine pitoyable, marquait autre-fois la limite du monde civilisé. Pénétrant des paysages de loess, ocres et ravinés, ponctués de saules efflanqués, le convoi monte lentement vers le pla- teau mongol.Au gré des saisons,défile un paysage érodé par les pluies d’été ou figé comme une pierre dans le froid de l’hiver. Le rythme mesuré du train et le spectacle de ces terres d’épopées,fas-cinantes comme un rivage qui s’éloigne, encouragent à la contemplation. Jus-qu’à ce qu’un engourdissement s’empare des passagers. Non point ennui ou lassitude, mais mélange de rêveries, de lectures, de conversations, de confi-dences, moments privilégiés concédés par le temps, qui semble comme oublié ou devenu moins pressant. Passé Datong, plus au nord en terre mongole,la steppe s’étend monotone, jusqu’à l’horizon. Un cavalier, le gardien d’un troupeau de chameaux, une yourte, sont des points d’humanité dans l’étendue sans fin, chichement couverte d’herbe en plein été, lunaire dès novembre. Le soir qui tombe étale l’ombre du train. Dans les wagons, les lumières ont effacé le monde extérieur. Au cœur d’un désert qu’on oublie, une intimité étrange envahit les compartiments. Le décor désuet des premières classes entre-tient l’illusion d’un luxe passé: velours râpés couleur framboise écrasée,abat-jour rose enrubanné de la lampe posée sur la table au bord de la fenêtre,miroirs biseautés, faux placages d’acajou, rideaux vert délavés. Un univers clos, entraîné à la cadence de la fracture des rails, avance dans la nuit. Dans les autres wagons, les couchettes sont étagées sur trois niveaux. Une lumière incertaine éclaire des corps alanguis hachurés d’ombres. Les bagages savamment ficelés et empilés achèvent de saturer l’espace. Oulan-Bator, la vallée de la Selenga et les rives du Baïkal,Irkoutsk, To m s k ,N o v o s i b i r s k ,Sverlovsk redevenu Ekaterinenbourg,l  O u r a l .Les jours passent au gré d’une litanie de noms qui tournent comme les roues du train. Décembre 2000- Le Courrier de l’UNESCO5
wD D T EC IA I L L E U R S I Le grand bazar du Transsibérien
6Le Courrier de l’UNESCO-Décembre 2000
Le rythme mesuré du train encourage à la contemplation:ici une Russe de Sibérie.
«Car je crois bien que nous étions tous un peu fous Et qu’un délire immense ensanglantait les faces énervées de mes compagnons de voyage Comme nous approchions de la Mongolie Qui ronflait comme un incendie.» Blaise Cendrars, La Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France (1913).
Les transitions sont lentes et les passagers ont pris leurs habitudes. Ils reviennent du samovar du bout du couloir d’une démarche hésitante, suivent leur rêverie accoudés à la fenêtre, ou las d’un parcours qui leur paraît sans fin, jouent aux cartes et aux échecs. Le wagon-restaurant change avec le territoire. Chinois pour commencer, mongol ensuite, russe pour terminer, il offre une tra-versée gastronomique fruste et des expériences inégales.Mais, can-tine ou gargote, il fait partie du voyage, suscite des migrations r é g u l i è r e ,sapporte à sa manière un supplément dexotisme.L e s puissantes odeurs d’ail, les effluves de mouton bouilli ou les fumets aigres desolianka(soupe au chou) s’accompagnent de grincements
Dans les wagons ordinaires du Transsibérien,les couchettes s’étagent sur trois niveaux (ci-dessus). Ces wagons «nationaux» s’arrêtent à la frontière et sont remplacés par d’autres: ainsi, les voitures russes ne roulent qu’en Russie, les mongoles qu’en Mongolie et les chinoises qu’en Chine. Entre deux ménages (ci-contre), on y croise tout un mélange de gens – militaires (ci-dessous), commerçants, trafiquants,voleurs et autres aventuriers.
Décembre 2000- Le Courrier de l’UNESCO7
oonusri ce ni hpubeésrriyso-gsairtnal  eeitn.nuatispudes ai.M S SR U  lerdniojern hebdom,c etrai snaénselpsueirun i M gàe B j i er i eiliadauqerc-onnotgq uaio Mauiotp  oiulr necca Bo  eol ls  »alrl Blïua a,kpeen  iC sre aui  éLrsf, atrsder, Measao r Pl aars noa rhT- cunddssiabaésreigesnreat  xduem  ltaopq uteenttié  epeaJrn adeensd  pFer ev  cse arn 1s9  e( ) .a1L3. asteiLvangsaibo lsue gpv  iesddeugnal enusnad shisCe d e,nuon cnaptuorvd céonsiur vt lemmenrudeg a e,e s-ion i n,oie d plt  lusepcnéh sRssues sborsch,dsurleur  u o r épa s é tet enu rufa ell c e e né t d   n g r a.slI e rut fn  umpteù soluesed srar d seiplo-mates des pya sedl Etsmerp.Ax  huxi s u e   d s emecnstne de bala i e neti b é r arn s s i a r t dué iman sulp el ueilel est e,c u r r tv e o u ds ueerccOsnedixuatruc y l làa e  drerasevta r i é e I.n .La clientèle ua selceenothcotnvcoe  davr seer,l ttéiaattn e-ndu mieuxre doind8Le Cuorrei redl UENL E I L SLe U R  dabrgnaudT az rceDéO-SC00 2remb C IDw0 ADT EIe inconfon devinD.seh moroatlbsefes esmmsemedet  tne selart srevudes chaerrede ts  cr e s t l,u t n a u q n i l uq serussuahc,sejstl sep ul sniat-t e n d u s,bseiased rof  stêisvoesinom,ps me eefsed  r ummsee s,s s es pvenuvél ruo,tnemenéenosopprobs let s tsaduouq ee ialtha,lese  ds ceser naégb zaraD.formé enin transstêrra seL.e u qi t s a l p ens olsria sstM.uqne fré passont ne  dcsrie dez,bas g-raosiad snas ets,des ustensilellto sedv têmenedet  einagsspas éyolpmesart ud soile,déves cnt dotsure,sonsic ihirloou ces luspl e D.tneminas sn avus oe.Pluropir,eiSébe  nnaec retenêvr eum nosidaEd ed trapstion quilémigratnp sal n  eides sdragerd,sudrep-dan cesà s atidneocdô esea erd urièventaux res m uo emêtêrpua sr c m i Ile. r ynrtaoianxuà,l affût de larcins nietse sxerpl serentatti qutes»silaicéps« sed issaue uvro t yOnelt or.cuov-re tnt redécet qui onahc segseéréd psemev s lnsgton depésieatioopulnasdrahcrfnél, ailoubrdé mes dletnorf en al,erèiuriesau-delà dud véioell sep nélet om crcmeIle.sulppér udnase etin  deshommdes A«p sen. rdraitskutkoIryavoe  lnived egocuaeb tup trop lentBeauocput or polgnoN éusontidas  lnsrp eeimert r niane ttnni nocd ués de,xautrà lrinevuos son snampcos deé gru sa sted seraitemtnes,gura coursivs xusluetneie à ncnedue  plamaerart aL ?f eésrevs meoè pesrndemouEoree nexcrepe viaierroAsire df emicsaitanC.notoe ouuj lrsmêa osnngasee rrnastomme si les per-agimlà e icoppr tse,serutnevad s i n sTr a du ores LPaoi.nnitarand nrsislaCee n e B edé b i r us beauxundes pl eap sletse-llrshela bs nc oouoc,r emm selluobMoscou,dans des ivllgaseua xlccoa l àse.Cneomutegayov e ecruos, quieauxvren couacpm talr sugaenerp-ness sremesteonenr det em r stel seé hcnaegs passag derniervirra nol siup e  ddsorabx aue  arpà l astnp nee.Etétapine ochanu eefênrt eudt isproposait par nolauq C nuonihrr ahéacn  untpa eemtovia xu tne deirènocom laln e m e s al, t  r.Binra u q s uonés ds sacs gnîna tedogsnt,arles was ntlaou s es uafeiovne svoirès a aprfuitsnene telcsanodU e.isndharcmae lleuq tias en no
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