Chercheurs d'or vert en Guyane Sont-ils ce qu'ils disent être ou ...

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Chercheurs d'or vert en Guyane Sont-ils ce qu'ils disent être ou ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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22/05/2008 07:13
"
La xénophobie n'a pas disparu" dans le pays qui a vaincu l'apartheid
Afrique australe. La police sud-africaine ne parvient pas à endiguer la chasse aux
étrangers qui gagne les quartiers pauvres de Johannesburg. Le gouvernement hésite à
faire appel à l'armée.
«Je pensais qu'on était tous des frères du même continent. Personne ne s'attendait à
cela!» Coiffé de dreadlocks, Jack, un jeune Mozambicain de 28 ans, a été chassé
dimanche de son appartement à Hillbrow, un quartier pauvre et cosmopolite du
centre-ville de Johannesburg: «Quand une foule hostile a descendu la rue du quartier,
je me suis enfui. Lundi, je suis retourné chercher mes affaires: tout avait été volé.»
Jack s'est réfugié au siège de l'Eglise méthodiste à Johannesburg, qui a accueilli 300
rescapés des violences dans le centre-ville. La plupart, Zimbabwéens, n'osent plus
sortir du bâtiment.
Les étrangers ne sont toutefois pas les seuls à avoir peur: des Shangaan et Venda
(deux minorités ethniques du nord de l'Afrique du sud) figurent aussi parmi les
victimes des affrontements. «Les Zoulous sont les instigateurs de ces attaques,
affirme Lydia Makhoba, une Venda qui habite Alexandra, la township où les violences
ont commencé. Le régime d'apartheid nous a tous élevés dans l'idée que les autres
ethnies représentaient une menace. Chacun devait vivre dans son quartier, dans son
bantoustan. C'est très triste de voir que la xénophobie n'a pas disparu!»
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22 Mai : un dossier de 22 articles
Chercheurs d’or vert
en Guyane
Sont-ils ce qu'ils disent être
ou sont-ils ce qu'ils font?
Le film de Guy Deslauriers, sur un
scénario de Patrick Chamoiseau, avec
Stomy Bugsy dans le rôle du journaliste
martiniquais
assassiné
rencontre
des
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par Sylvestre Huet
C’est l’histoire du bois-canon et de la
fourmi. Alain Dejean, universitaire au teint
buriné par des décennies de recherches
tropicales, la raconte sur le terrain. Une
piste forestière, à quelques kilomètres
seulement de l’astroport de Kourou, en
Guyane française. Le biologiste, bottes bien
plantées dans la gadoue, fait court mais
précis, écrivant lui-même, d’autorité, sur le
carnet du journaliste, les termes latins -
Azteca alfari
pour la fourmi,
Cecropia
obtusa
pour l’arbre. On entend les oiseaux,
le zonzon des insectes, le tout dans une
explosion de vert et de chaleur humide.
Mais Alain Dejean ne se laisse pas
détourner de sa mission : démontrer in vivo
quels trésors de
«coévolution entre plantes
et insectes»
la forêt de Guyane offre aux
scientifiques, et donc justifie leur présence
permanente (lire ci-dessous).
L’histoire donc. L’arbre, le bois-canon dit-on
ici, une
«espèce pionnière»,
précise le
biologiste, s’installe aux lisières, au bord
des pistes, là où le soleil abonde après
qu’une trouée, formée naturellement ou par
un bulldozer, eut ouvert l’espace forestier. Il
pousse à une vitesse impressionnante, pour
gagner sa place au soleil. Une lutte qu’il ne
peut
toutefois
gagner
qu’avec
l’aide
d’
Azteca alfari.
Une petite fourmi noire qui
ne vit que sur lui, et se nourrit… en le
débarrassant des insectes, champignons et
autres
malfaiteurs.
Mais
comment
s’assure-t-il de son concours ?
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«Un intérêt scientifique majeur»
Entretien avec Alain Pavé, responsable du CNRS en Guyane et du
programme «Amazonie».
Recueilli par Sylvestre Huet
Le CNRS a décidé il y a six ans de
difficultés de financement. Le budget du film
s'élève à 3 millions d'Euros, moitié moins
que la moyenne des films français. Les
Chti's ont couté 11 millions d'Euros alors
que le budget d'un film étasunien oscille
aux environs de 60 millions de dollars soit
40 millions d'Euros en moyenne, mais
"Titanic"
avait coûté à l'époque 135 Millions
d'euros (200MD). Guy Deslauriers précise
que le sujet du film, les faits qu'il relate, a
privé les producteurs "Kreol Productions" de
certains
financements
habituellement
réservés aux films français et d'outremer.
En d'autres termes, pour appeler un chat,
un chat et une censure une censure, le film
a été pénalisé parce que qu'il a eu l'heur de
déplaire politiquement. Et le réalisateur
d'ajouter
"
Qu'un
certain
nombre
de
partenaires ne sont pas allés au bout de
leurs engagements et encore moins de leur
promesses.
" Ceux-là on voudrait bien les
connaître, pour mieux les faire connaître!
Mais ce n'est pas tout, un malheur n'arrivant
que rarement seul, des bobines du film ont
été perdues lors de leur transfert en France
après le tournage en Martinique. Au bout de
ces (mauvais) comptes il manque au film,
pour être terminé, 85 000 Euros, soit
environ 2,8% du budget initial. Une goutte
d'eau en somme! Et "Kreol Productions" de
faire la manche! (Cf. ci-dessous l'appel au
public)
Il n'y aurait pas un seul acteur institutionnel
pour boucler le budget? Le Conseil
Régional vient de financer,
Soweto
dont le
budget s'élève au bas mot à 380 000 Euros,
sans compter la mise à disposition gratuite
pour les répétitions et six représentations de
la grande salle de l'Atrium! Il est vrai que sur
ce spectacle, nous avons échappé au pire :
Aurélie Dalmat, qui prétendait tenir le rôle
de Winnie Mandela a dû, faute de voix, se
rabattre sur la mise en scène, (ce qu'on ne
sait pas faire on l'enseigne) activité dont elle
finira par décourager, (évincer?) le metteur
en scène initialement retenu! Aurélie Dalmat
était incontournable. Pensez elle est
membre de la commission des affaires
culturelles du Conseil Régional qui accorde
les subventions. La conseillère régionale
Aurélie Dalmat attribue des subventions à
"l'artiste" Aurélie Dalmat. Juge et partie. La
martiniquaise Manuela Ramin-Osmundsen
devenue ministre de la parité et de l'enfance
en Norvège a dû démissionné pour avoir
nommé une de ses connaissances au poste
de médiateur pour les enfants. Favoritisme
lui a-t-on reproché! On n'ose imaginer ce
qui serait arrivé, en Norvège, à notre
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s’implanter en Guyane, pour quelles
raisons ?
Auparavant, nous n’étions présents que
de façon épisodique, notamment dans la
station d’observation de la forêt guyanaise,
aux Nouragues. Mais la perspective de la
création du Pôle universitaire guyanais
(PUG) nous a encouragés à investir pour
une implantation permanente et à lancer le
Programme interdisciplinaire «Amazonie».
L’enseignement supérieur suppose un lien
avec la recherche et donc des laboratoires.
Or, malgré l’implantation d’organismes de
recherche
publics,
le
ratio
scientifiques-population
active
reste
inférieur de moitié à la moyenne nationale. Il
fallait une politique volontariste. Le premier
laboratoire
mixte
CNRS-université
se
consacre à la chimie des substances
naturelles, en particulier la végétation, tant
pour l’étude de leur rôle physiologique et
écologique que pour des développements
pharmaceutiques ou industriels. Il a rejoint
depuis l’unité mixte «Ecologie des forêts de
Guyane», qui impliquait déjà le Cirad, l’Inra
et l’Engref (1). C’est un début... historique
pour ce département qui connaît une très
vive croissance démographique - 50
000 habitants en 1970, près de 200 000
aujourd’hui et 400 000 dans vingt ans. Cela
suppose un développement de l’université.
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Pour un moratoire des expulsions vers Haïti
par
Fred Hermantin
, président de la Ligue des Droits de
l’Homme Guadeloupe ;
David Dahomay,
co-fondateur du Collectif
Guadeloupéen contre la Xénophobie ;
Jean-Pierre Huveteau
, secrétaire d’Amnesty
International Guadeloupe.
Lettre ouverte au Président de la République
Monsieur Le Président,
Représentants d’associations de défense
des droits fondamentaux en Guadeloupe,
nous
tenons
à
vous
dire
notre
préoccupation sur la situation très alarmante
dans
laquelle
sont
plongés
nombre
d’étrangers – et tout particulièrement les
ressortissants haïtiens – vivant ici.
Les faits sont là, têtus, et les récents
témoignages qui affluent apportent avec eux
leur lot de souffrance, d’indignation et
d’atteinte aux Droits de l’Homme. Des faits
disions-nous ?
conseillère prise ainsi la main dans le sac
Ce n'est pas la première fois qu'Aurélie
Dalmat use du procédé qui consiste à se
mettre en scène ou à mettre en scène avec
l'argent du contribuable. Deux cents trente
mille euros de la Région avait été affectés
ainsi en 2005, pour que le grand metteur en
scène parisien, Philippe Adrien lui permette
de réaliser un rêve de jeune fille :
Jouer Phèdre
!
Spectacle dont on cherche encore, tout
comme
Soweto
, des éloges dans la presse
spécialisée. Mais Aurélie Dalmat ne fait que
ce que ce qu'elle se croit autoriser de faire
par les moeurs politiques martiniquaises et
françaises. Après tout, direz-vous que le
Conseil Régional finance sa danseuse,
pardon sa comédienne, pardon sa metteure
en scène, pardon sa conseillère pourquoi
pas, puisqu'il réalise par ailleurs, des
économies
en
renonçant
à
des
investissements au nom d'une soi-disant
bonne gestion? Et si les électeurs ne disent
rien? Et si 5000 spectateurs sont contents
d'un show au ras des pâquerettes? Soit,
mais là où le bât blesse c'est que désormais
les caisses sont vides pour financer d'autres
spectacles et que par exemple le film Aliker
aurait bien besoin d'une rallonge. Les choix
en matière de politique culturelle sont avant
tout des choix politiques. Ceux qui ont été
faits là, augurent mal de ceux qui pourraient
être
faits
dans
une
Martinique
indépendante. On appelle ça travailler à
saper la cause pour laquelle on prétend se
battre et renforcer en sous-mains le camp
adverse. Sont-ils ce qu'ils disent être ou
sont-ils ce qu'ils font?
R.S.
«
Le monde tel qu'il est
»
de Monchoachi
une invite au débat
par Roland Sabra
Le débat commence. Monchoachi publie
ces jours- ci un petit opuscule "
Le monde
tel qu'il est
", d'un cinquantaine de pages qui
se veut une réponse à celui de Chaoiseau
et Glissant "
Quand les murs tombent
". Ce dernier
écrit dans l'urgence d'une situation politique
que le nécessitait, la création ignominieuse,
d'un "
Ministère de l'Immigration et de
l'Identité Nationale
" présentait les avantages
et les imperfections d'un long tract qui
permettait d'organiser des débats. Ce qui
avait été le cas, dans plusieurs endroits du
monde et notamment en Martinique. On se
souvient en effet que des élèves du lycée
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Cette maman expulsée de Guadeloupe vers
Haïti, contrainte d’abandonner sa petite fille
de trois ans et demi avec son père. Cette
femme elle aussi renvoyée en Haïti laissant
son
mari
gravement
malade
en
Guadeloupe, alors que sa présence aux
côtés
de
son
époux
aurait
été
indispensable. Ce monsieur expulsé lui
aussi, laissant sans ressources femme et
enfants jumeaux de quelques mois. Et puis
il y a ce jeune lycéen, bon élève et vivant
avec son père, menacé d’expulsion, dont le
retour en Haïti mettrait un terme définitif à
ses études. Et il y a aussi cette jeune
haïtienne, arrêtée à l’aube, avec son fils de
trois ans atteint de drépanocytose, tous
deux embarqués de force dans un avion,
l’après-midi du même jour, pour rejoindre
Haïti. A coup sûr, l’espérance de vie de cet
enfant est maintenant plus que réduite. Et
puis tant et tant d’autres encore…
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Que faire contre la faim ?
Instabilité des prix et concurrence débridée sont responsables de la crise
par Pierre Méhaignerie, Henri Nallet, Michel Rocard et Philippe Vasseur
anciens ministres de l'agriculture
Les émeutes de la faim en Afrique, en
Asie et en Amérique latine ont déclenché un
mouvement de compassion dans l'opinion
publique qui pousse les responsables de la
communauté internationale à prendre des
mesures
d'urgence
en
faveur
des
populations
les
plus
touchées.
Mais
l'émotion retombée, si des mesures plus
radicales et structurelles ne sont pas prises,
les drames auxquels nous assistons
pourraient se reproduire, à une plus grande
échelle encore, sous le simple effet de la
croissance
démographique
et
Schoelcher, des étudiants de l'IUFM, des
syndicalistes s'étaient emparés du texte et
en avaient débattu avec les auteurs. A partir
de la dénonciation de ce qu'ils considéraient
comme
une
infamie,
Glissant
et
Chamoiseau portaient sur la place publique
la question de la nature d'un futur état
pour
la Martinique. Etat-Nation ou Etat-Relation?
La contribution de Monchoachi est d'une
autre facture. Il s'agit d'un texte réfléchi,
construit autour de quelques questions que
l'auteur se posent à lui-même. C'est bien
évidemment la réponse préétablie qui
suscite la question ! Mais cet artifice de
rhétorique ne nuit nullement à l'exposé,
même si la compréhension du texte peut
difficilement faire l'économie d'une lecture
préalable de la revue LaKouZémi, dirigée
par l'auteur et qui porte comme titre "
Éloge de la
Servilité
".
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Comité de soutien au film "ALIKER"
du réalisateur
Guy des LAURIERS
L'objectif du comité qui s'est constitué le 30
avril 2008 est de :
Soutenir financièrement la production
de ce film. En effet, suite à des
problèmes
techniques
et
à
la
détérioration de la pellicule ayant
entraîné un sinistre important pour le
film, les fonds récoltés majoritairement
auprès des collectivités locales de
Martinique, Guadeloupe, Guyane et de
quelques entreprises privées s'avèrent
insuffisants.
85.000 €uros
sont nécessaires pour
achever la production et envisager une
sortie sur les écrans pour la fin de cette
année 2008.
L'importance de ce film du point de vue
historique est incontestable et nous ne
pouvons laisser mourir une telle
initiative !
Au-delà de l'aide financière, le comité
et tous ceux qui le soutiennent veulent
contribuer par leur action à faire
connaître des faits historiques qui ont
marqué et marquent encore la société
martiniquaise.
Lire la suite et rejoindre le comité
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22/05/2008 07:13
l'augmentation de la demande des pays
émergents. La gravité potentielle de cette
situation mérite qu'on cherche, au-delà de
nos divergences politiques légitimes, des
idées
simples
autour
desquelles
les
responsables de la planète pourraient unir
leurs efforts.
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Mauvais pain,
mauvais gouvernement !
Dans la France d'hier comme dans l'Afrique
des émeutes de la faim aujourd'hui, cet
aliment est assurément le plus politique
par
Steven L. Kaplan
Ce sera la semaine de la Fête du pain en
France du 12 au 18 mai. Créée voilà douze
ans pour aider la boulangerie artisanale à
retrouver
un
moral
ébranlé
par
la
concurrence industrielle et par la chute
ininterrompue de la consommation depuis
1900, et vouée à sensibiliser le public au
retour promis du bon pain, la fête est la
célébration d'un métier noble et d'un produit
qui
reste
sui
generis,
malgré
sa
banalisation, dans le régime alimentaire
quotidien.
Moment de liesse nostalgique d'une ère
plus simple, la Fête du pain se nourrit de la
forte charge symbolique, tant sacrée que
profane, de cette denrée, qui, pour n'être
plus de première nécessité, continue de
tenir les Français dans leur imaginaire et
leur inconscient collectif.
Comment donc rester indifférent à cette
photo bouleversante (
Le Monde
du samedi
3 mai) d'un manifestant au Sénégal
brandissant un pain sous une banderole
appelant " Au secours, on a faim " ? Depuis
plusieurs mois, des émeutes et des
manifestations contre la cherté et la rareté
du pain, des céréales, de l'huile et d'autres
produits de base secouent une trentaine de
pays, tant en Afrique qu'en Asie et en
Amérique latine. Elles nous rappellent que
le pain fut pendant des siècles un des
grands protagonistes de la scène historique
en France.
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Thuram:
"
Dénoncer la Chine me semble normal
"
Vingt ans après,
le retour laborieux d'Indiana Jones
Dans les cinémas où il y a encore des
caissières, il faudra faire la queue
longtemps pour voir ce film. Le temps pour
chaque
acheteur
d'énoncer
ce
titre
interminable. Après, à l'intérieur de la salle,
le temps s'étirera aussi.
Voilà bientôt vingt ans que nous n'avions
pas vu Henry Indiana Jones, son feutre, son
fouet, ses quêtes impossibles. Et à
découvrir le fruit de cette absence, on dirait
que chacun de ces milliers de jours a été
consacré à la confection de ce film, tant il
est laborieux.
Les dix premières minutes font illusion. Elles
reprennent le gag visuel d'ouverture de la
série (le pictogramme Paramount qui se
confond avec une vraie montagne) pour le
moquer (en faisant coïncider le dessin avec
un terrier de chien de prairie).
Lire la suite et d'autres critiques
Le Bourgeois Gentilhomme
les 2 et 3 mai à L’Atrium
Groupe Ex-Abrupto, Toulouse
Par Laurence Aurry
Le groupe Ex-Abrupto, sous la direction
de Didier Carette, metteur en scène et
directeur du théâtre Sorano de Toulouse,
nous a donné les 2 et 3 mai derniers une
représentation du
Bourgeois Gentilhomme
,
très originale. Un Molière comme on l’avait
encore jamais vu joué ni même imaginé.
Un
Bourgeois Gentilhomme
, d’une grande
audace et d’une grande force.
Lire la suite
Le Dindon
ou quand l’amateurisme devient du professionnalisme
6 sur 10
22/05/2008 07:13
Au crépuscule d'une saison passée à
peu jouer avec Barcelone, en pleine
réflexion sur la suite à donner à sa carrière
et alors que le championnat d'Europe avec
l'équipe de France approche, Lilian Thuram
prend encore le temps de se faire entendre.
Le défenseur aux 138 sélections, membre
du Haut Conseil à l'intégration, préface un
livre à sortir mercredi,
Noirs en Bleu
*, qui
enquête sur la représentation des Noirs
dans le football français. Proche des sportifs
militants en faveur des Droits de l'homme en
Chine, il a accepté de jeter un regard sur les
sujets brûlants du moment.
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Délinquance : le problème, c'est l'homme
par Luc Bronner
Dans les débats autour de la violence et
de la délinquance, les pouvoirs publics ont
abordé tous les facteurs possibles. L'âge,
bien sûr, avec les polémiques récurrentes
sur la délinquance des mineurs et les
nombreuses modifications de l'ordonnance
de 1945. L'origine nationale ou ethnique,
avec le recours ancien, par l'extrême droite
notamment,
aux
amalgames
entre
criminalité et immigration. Le statut familial,
aussi, avec les interrogations sur les
familles monoparentales ou sur le rôle de la
polygamie, en particulier lors des émeutes
de 2005. Sans oublier les critères sociaux,
volontiers mis en avant par la gauche.
La Compagnie Courtes Lignes, Théâtre de Fort-de-France les 7, 8, 9
et 10 mai
Par Laurence Aurry
Avec Feydeau, on est assuré de séduire un large public, tant le
dramaturge est passé maître dans les intrigues conjugales bien ficelées.
Avec Feydeau, la comédie domestique de le
Belle Epoque a trouvé ses lettres de
noblesse. Les situations complexes, les
quiproquos, les coups de théâtre, les
savoureux jeux de mots font de ses
vaudevilles des spectacles très plaisants,
même si la satire sociale n’est plus
d’actualité.
Toute la gageure pour celui qui entreprend
de monter une de ses pièces est d’arriver à
restituer sa légèreté et à rendre l’effet
comique en maintenant un rythme soutenu.
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Retraites : halte au rafistolage
Par Thomas Piketty
En 2003, lorsque la réforme Fillon avait
aligné la durée de cotisation du public sur
celle du privé (quarante années pour une
retraite à taux plein), le gouvernement avait
obtenu l’accord d’une partie des partenaires
sociaux, en particulier de la CFDT.
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22/05/2008 07:13
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Lycéens : les raisons de la colère
Les suppressions aveugles de postes
d'enseignants tournent le dos à une
véritable ambition éducative
Si les lycéens descendent dans la rue
depuis deux mois c'est bien que leur
mouvement touche à des enjeux essentiels
pour l'avenir du service public d'éducation.
Des
mobilisations
locales,
associant
enseignants, parents et élèves ont débuté
dès la notification aux établissements des
dotations horaires avec lesquelles ils sont
censés fonctionner lors de l'année scolaire
2008-2009. Au-delà des 11 200 postes en
moins à la rentrée 2008, ce sont les 80 000
suppressions prévues pour les trois années
à venir, s'ajoutant aux 25 300 postes
supprimés depuis 2003, qui inquiètent la
communauté éducative.
En effet, alors que le nombre d'élèves
augmente, comment lutter contre l'échec et
la reproduction sociale, comment élever le
niveau de formation en supprimant les
moyens d'un suivi individualisé des élèves ?
Sur le terrain, les effets de ces coupes
budgétaires massives se font déjà ressentir
:
les
classes
dépassent
désormais
fréquemment les 35 élèves, de nombreuses
options sont supprimées, accélérant la
ghettoïsation de certains établissements...
L'impression domine actuellement d'avoir
atteint un point de non-retour dans les
lycées.
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Norme psychiatrique
en vue
Pourtant, cinq années plus tard, personne
ne veut entendre parler du passage de 40 à
41 années que le gouvernement entend
imposer. Pourquoi la situation a-t-elle
changé à ce point entre 2003 et 2008 ?
Tout d’abord, la réforme de 2003 reposait
sur un principe d’équité entre public et privé,
qui semblait à beaucoup un préalable
indispensable pour un débat serein sur
l’équilibre à long terme de notre système de
retraite. Cette dimension d’équité était, en
outre, renforcée par les avancées obtenues
par la CFDT sur les carrières longues, avec
la possibilité pour les salariés ayant
commencé à travailler jeune de partir avant
60 ans, alors qu’auparavant ils se
retrouvaient fréquemment à atteindre 44 ou
45 années de cotisations avant de pouvoir
prendre leur retraite.
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Thaïlande, paradis des trans
Au pays des hommes-femmes
Ils ont choisi de changer de sexe, parfois
dès l'adolescence. Elles sont médecins,
attachées de presse, journalistes,
directrices commerciales, actrices,
danseuses... A Bangkok, les «ladies
boys» sont étonnamment intégrées dans
la société
Elle croise les jambes. Les décroise
délicatement. Touche ses longs cheveux
noirs. Parle d'une voix suave, sensuelle.
Directrice commerciale, Crystal, 26 ans,
travaille dans une grande tour de verre
située au centre de Bangkok. Cette
Thaïlandaise avenante est une manager
pointilleuse, une salariée modèle appréciée
par ses collègues. Mais aussi une femme
un peu spéciale. Crystal a un sexe
d'homme. Elle est si féminine, si gracieuse
8 sur 10
22/05/2008 07:13
Dépistage des troubles du comportement,
plus de coaching, moins de soins : Roland
Gori, psychanalyste et professeur de
psychopathologie, décrypte l'évolution
probable de la santé mentale
On parle de plus en plus de " santé
mentale ", de moins en moins de "
psychiatrie ". Où nous mènera, demain,
cette tendance ?
Nous sommes entrés dans l'ère d'une
psychiatrie postmoderne, qui veut allouer,
sous le terme de " santé mentale ", une
dimension médicale et scientifique à la
psychiatrie. Jusqu'à présent, cette discipline
s'intéressait à la souffrance psychique des
individus, avec le souci d'une description
fine de leurs symptômes, au cas par cas.
Depuis l'avènement du concept de santé
mentale,
émerge
une
conception
épidémiologique de la psychiatrie, centrée
sur le dépistage le plus étendu possible des
anomalies de comportement. Dès lors, il
n'est plus besoin de s'interroger sur les
conditions tragiques de l'existence, sur
l'angoisse, la culpabilité, la honte ou la faute
; il suffit de prendre les choses au ras du
comportement des individus et de tenter de
les réadapter si besoin.
Lire la suite
Toutes les annonces de spectacles, conférences, séminaires,
casting, etc.
La page d'hommages à Aimé Césaire
qu'il est difficile de le croire. Même sa chef
de bureau, qui la côtoie tous les jours, a mis
un an à le découvrir. Ici, on appelle les filles
comme elle les «ladies boys» ou les
«katoeys». On en compte près de 150 000
pour
63
millions
d'habitants.
Ces
transgenres passent inaperçus. Elles sont
intégrées comme dans aucun autre pays au
monde. La Thaïlande ou «le paradis des
trans».
Lire la suite
Musique hybride et projet têtu
Les frères Belmondo, musiciens de jazz,
ont enregistré avec le Brésilien Milton
Nascimento
Belmondo est un nom qui fait rêver. Eux
sont frères, ne font pas de cinéma, mais
jouent du saxophone soprano, de la flûte
alto (Lionel, 45 ans), du bugle (Stéphane,
41 ans), et ils rêvent énormément. Par
exemple de travailler avec leurs idoles en
musique, qui sont toujours des artistes par
qui des révolutions musicales transitèrent.
Premier essai en 2005 : ils publient
Influence
, un disque conçu avec Yussef
Lateef, le flûtiste le plus tordu, le plus
novateur de la génération du jazz libre, un
Afro-Américain de Detroit converti à l'islam
ahmadi dans les années 1950, un as du
chenai, du koto ou de l'arghoul, ces flûtes
venues d'ailleurs.
Deuxième essai, avec le Brésilien Milton
Nascimento, grande vedette en son pays,
adulé des musiciens de jazz américains
avec qui il a collaboré, tels Wayne Shorter,
Pat Metheny, Jack Dejohnette, Ron Carter
ou Herbie Hancock.
Milton Nascimento &
Belmondo
vient de paraître sur B Flat
Recordings, le label des frangins intrépides,
natifs de Hyères (Var).
Milton Nascimento est un ovni, un Noir en
dreadlocks, portant un bonnet tricoté et
chantant des mélodies aériennes dans la
9 sur 10
22/05/2008 07:13
Lire la présentation de l'ouvrage
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plus grande tradition des processions du
vendredi saint, avec des mots indigènes et
des percussions nègres. Milton Nascimento
est un héros national. Au seuil des années
1990, il disparut un temps, amaigri, faible.
On lui prêta la maladie du temps, le sida.
Lire la suite
*PAROLE ET MUSIQUE*
autour du "Discours sur le colonialisme" d'Aimé Césaire
Adaptation et interprétation Lucette Salibur
Musique et interprétation Hugh Charlec, Pascal Lagier
*Jeudi 22 mai à 10H*
*Place du 22 mé à Trenelle*
*(ne pas confondre avec la place Abbé Grégoire)*
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