Dossier d'éthique _ Boehm - Santoro - Staquet _ Master 1 SETE EGET

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Dossier d'éthique _ Boehm - Santoro - Staquet _ Master 1 SETE EGET

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Boehm Clara Santoro Christèle Staquet Loren  Master 1 SETE EGET    
  
   
 
 Le Tourisme Sexuel
 
Université Versailles Saint Quentin en Yvelines Professeur : Monsieur MAHIEU
 
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Sommaire
 Introduction  I. L’état des lieux du tourisme sexuel A. L’offre B. La demande C. Le tourisme sexuel dans le monde  II. Les impacts du tourisme sexuel A. Les conséquences B. Comment lutter C. D’un point de vue éthique  III. Etude de cas A. L’Egypte B. Le Sénégal  Conclusion  Bibliographie            
 
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INTRODUCTION  C’est au XVIIIe siècle que naît le tourisme, cette naissance va correspondre à la révolution industrielle en Angleterre. Les anglais furent les premiers à s’initier à cette nouvelle activité. Cet engouement s’explique par l’influence des romantiques, sur le regard qu’ils portaient à la nature. La montagne et la mer ne sont plus considérées comme des lieux inhospitalités mais comme des havres de sérénité : ils attirent. Ce sont particulièrement les Hautes Alpes et les littoraux qui vont être conquis. Précisons cependant que le tourisme jusqu’au début du XXe siècle n’est réservé qu’à une élite (noblesse et haute bourgeoisie).  Le désir d’aventure et d’exotisme ainsi que la démocratisation des transports et des vacances ont fait que le tourisme international s’est développé rapidement. Avec ce type de loisir, dans les pays pauvres, où le pouvoir politique ferme les yeux sur certaines pratiques, s’est développé le tourisme sexuel. Le tourisme sexuel a émergé aux Philippines dans les années 50, durant la Guerre de Corée. Il s’est largement répandu dans les années 70 pendant la guerre du Vietnam. La Thaïlande était considérée comme base arrière de l’armée américaine. Elle accueillait de nombreux soldats américains pendant leurs temps de repos afin de s’adonner à des activités « récréatives ». Après la Guerre du Vietnam en 1975, les touristes ont peu à peu remplacé les soldats et l’on a dû créer des infrastructures spécifiques pour les accueillir. Le tourisme sexuel est un phénomène inhérent aux nouvelles formes de déplacements internationaux. Il fait parti de la mondialisation, il est inclus dans ces trois notions : la migration, le voyage et la sexualité. Il s’agit d’un phénomène complexe et multidimensionnel. Il est issu de la crise économique, il se développe sur le dos des plus démunis afin d’enrichir une économie parallèle au pouvoir désormais énorme. Ce tourisme est né grâce l’imaginaire occidental marqué par un esprit de colonialisme et d’impérialisme.  On peut se demander si le tourisme sexuel est en train de devenir un tourisme de masse, un type de tourisme aussi banal qu’un autre ?
 
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 I. L’état des lieux du tourisme sexuel  A. L’offre   Les facteurs de développement du tourisme sexuel  Les facteurs du tourisme sexuel sont de plusieurs ordres.  Ils sont tout d'abord d'ordre social. En effet, le tourisme sexuel se développe notamment dans les pays les moins développés, où une part importante de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Du fait de cette situation, les enfants manquent d'éducation et sont obligés de commencer à travailler très tôt pour apporter un revenu supplémentaire au ménage. C'est pour cela que de plus en plus d'enfants, d'adolescents et de jeunes adultes tombent dans la prostitution, secteur où l'argent est «facilement»  gagné. En outre, ce type de population manque souvent d'informations, notamment sur les maladies sexuellement transmissibles comme le SIDA.  De plus, avec le développement de la mondialisation et l'ouverture des frontières, le tourisme s'est également développé vers des destinations toujours plus lointaines. Aujourd'hui, l'économie de certains pays sous-développés ou en développement repose presque sur les recettes des touristes étrangers, principalement d'Europe et d'Amérique du Nord. Ainsi, la présence de ces touristes «fortunés» a facilité l'apparition d'une nouvelle forme de tourisme, à savoir le tourisme sexuel. Celui-ci est tellement présent aujourd'hui que de nombreux tour-opérateurs spécialisés dans le tourisme sexuel ont été créés.  D'autres facteurs du tourisme sexuel reposent sur le régime politique des pays concernés. En effet, les pays touchés par le tourisme sexuel sont souvent soumis à une instabilité politique importante, qui donnent parfois lieu à des guerres. Certains pays n'hésitent pas non plus à «encourager» la pratique de ce type de tourisme; la corruption est présente dans de nombreux pays qui banalisent le tourisme sexuel car il représente une source de revenu non négligeable pour les pays sous-développés ou en développement.  Ainsi, même si des lois existent aujourd'hui pour lutter contre ce phénomène, elles sont apparues tardivement, ce qui a permis au tourisme sexuel de se développer à travers le monde, sans qu'aucune sanction ne soient encourues. En outre, les lois existantes ne sont pas toujours efficaces du fait de la corruption et de l'apport de devises étrangères.  Enfin, un dernier facteur du développement du tourisme sexuel repose sur le fait qu'une part importante de la population de ces pays a maintenu une forme de culture patriarcale. Ces cultures traditionnelles et sexistes rendent ainsi les femmes particulièrement vulnérables et exploitables.     
 
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 Les formes de tourisme sexuel  Il existe 4 types de tourisme sexuel:   -Le tourisme sexuel masculin: Cette forme de tourisme sexuel est la plus répandue, il est la conséquence directe de la légalisation ou de la tolérance de la prostitution. Aujourd'hui, peu de pays sont épargnés par ce tourisme de prostitution. Outre les pays asiatiques, de nombreux pays africains et sud-américains sont également touchés.   -Le tourisme sexuel féminin: Ce phénomène concerne les femmes, souvent européennes ou nord-américaines, qui partent dans les pays du Sud afin d'avoir des relations. Cette forme de tourisme, même si elle reste aujourd'hui minoritaire, tend à se généraliser, notamment dans des pays comme la Gambie, l'Égypte, et certains pays des Caraïbes. Les jeunes hommes qui se prostituent le font dans un but sexuel ou amoureux, mais aussi économique. Contrairement au tourisme sexuel féminin, dans ce cas les prostitués ont souvent le choix de leurs clientes. Ce qui différencie également ces deux formes de tourisme sexuel tient dans le paiement des services offerts. Ici, les bénéfices financiers se retrouvent à travers le paiement de loyers, de cadeaux, de sorties, etc. En outre, une des motivations de ces prostitués est le mariage avec une femme occidentale pour, à terme, obtenir un visa dans un pays du Nord. Cette forme de tourisme sexuel est généralement plus acceptée que le tourisme sexuel féminin du fait que les jeunes prostitués exercent souvent cette activité à temps partiel et ne subissent en général pas de souffrances physiques ou psychologiques. De plus, alors que les femmes et les enfants sont souvent stigmatisés par les autorités et la société, le fait que les hommes prostitués soient avec des femmes occidentales est valorisé. Ainsi, le terme de«sex romance» est apparu pour se différencier du tourisme sexuel masculin.   -Le tourisme homosexuel: Le tourisme homosexuel se caractérise par deux tendances: d'une part, sa présence dans des circuits touristiques créés par les tour-opérateurs et la création d'évènement comme la «Gay Pride» l'organisation de ou missions à caractère préventif contre le MST. D'autre part, le tourisme de prostitution homosexuelle tend également à émerger et à se développer. Ainsi, le tourisme de prostitution lesbienne se pratiquerait notamment en Grèce (Mytilini), en Thaïlande (Bangkok et Pattaya), ainsi qu'à Bali et en Indonésie.  -Le tourisme sexuel impliquant les enfants: Cette forme de tourisme sexuel est la  plus controversée, mais également la plus recherchée. Les estimations concernant le nombre de victimes sont effarantes. Ainsi, ce serait près de 25 000 enfants qui aurait été impliqués dans l'industrie du sexe en République Dominicaine, le tiers d'entre eux étant âgé de 12 à 15 ans. Dans la seule capitale colombienne, on estime le nombre de victimes âgées de moins de 18 ans entre 5 000 et 7 000. Et uniquement pour l'année 2003, les chiffres montent à 200 000 enfants impliqués dans cette industrie seulement en Thaïlande, soit 1.5% du groupe d'âge de 0 à 14 ans. On estime qu'en moyenne, chaque année, environ 3 millions d'enfants dans le monde sont victimes d'exploitation sexuelle dans un but commercial. Cependant, il ne faut pas croire que le tourisme sexuel impliquant des enfants ne sévit que dans les pays du Sud. En effet, on estime entre 100 000 et 300 000 le nombre de victimes en Amérique du Nord, et à environ 100 000 en Europe de l'Est.
 
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 Les réseaux du tourisme sexuel   Comme nous l'avons vu, de nombreux facteurs sont responsables du développement du tourisme sexuel. Ainsi, du fait de la pauvreté, certains enfants ou jeunes adultes tombent facilement dans la prostitution «profitant» de l'argent des touristes issus des pays développés.  Cependant, la plupart du temps, cette industrie est gérée par des réseaux organisés, pouvant se présenter sous diverses formes. Il existe tout d'abord les réseaux classiques de prostitution au sein des pays d'accueil.  Mais de plus en plus, de tour-opérateurs ont été créés, spécialisés dans le tourisme sexuel. Parfois, la promotion de leurs activités se fait de façon assez détourné. Cependant, certains n'hésitent pas à les promouvoir ouvertement, notamment au travers de sites internet.  Parmi ces nombreux tour-opérateurs, nous pouvons citerDexterhorn,Bendricks,Men’s Travel, G&F tours,pleasure toursouBig Apple Oriental Tours.Ce dernier a notamment été poursuivi en justice, mais il ne semble pas avoir été supprimé pour autant. En effet, ce tour-opérateur étant basé dans la ville de New York, la justice américaine a, en 2006, jugé l'affaire en faveur du tour-opérateur.
 
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 B. La demande  Elle constitue l’ensemble des touristes qui se permettent de transgresser la morale et les lois de leur pays à l'étranger. En effet, dans la majorité du temps, la pratique du tourisme sexuel est interdite et sévèrement punie dans les pays d’où sont originaires ces touristes. Ces derniers n'ont pas de profil type, ils forment malgré tout un groupe, même si ce dernier reste relativement hétérogène.  Nous pouvons résumer leur façon de procéder de la manière suivante : ils profitent d'un voyage à l'étranger pour accomplir leurs fantasmes. On connaît les alibis que donnent ces amateurs de plaisirs exotiques tarifés : " Là-bas, ce n'est pas pareil : ils nous aiment vraiment" ; "Chez eux, la sexualité est une chose naturelle ;" Grâce à nous, ils mangent à leur faim. " Il s’agit de justifications pathétiques, surtout lorsque l'on sait que, la plupart du temps, ils ne se soucient pas de savoir si la personne qu'ils s'offrent est majeure ou non, consentante ou pas. Parfois même ils profitent de l'absence de législation protégeant les mineurs dans le pays.  Mais attention, ne nous y trompons pas, le tourisme sexuel et la pédophilie restent différents. Même si, il n’est pas rare que dans des pays en voie de développement les touristes sexuels s'adonnent souvent à des relations sexuelles avec des adolescents ou des enfants. L’ECPAT (End child prostitution, child pornography and trafficking of children for sexual purposes) regroupe différentes organisations qui travaillent dans le but d’éradiquer des pratiques telles que : la prostitution enfantine, la pornographie enfantine, et le trafic d'enfants à des fins sexuelles. Selon leur étude, nous pouvons distinguer deux types de clients : Les touristes sexuels « occasionnels » et « assidus ».  L’ECPAT parvient malgré l’éclectisme social de cette clientèle a lui trouver quelques similitude : Il s’agit majoritairement d’homme venant des pays occidentaux donc riches. On constate depuis quelques années que les jeunes hommes sont de plus en plus enclins à cette pratique, en effet, 7% ont moins de 30 ans, 18% ont entre 30 et 40 ans, 33% entre 40 et 50 ans, 24% entre 50 et 60 ans et 18% ont plus de 60 ans.   Le touriste sexuel " occasionnel " : un quidam  Nous pourrions définir ces derniers comme de « simples » touristes, en quête d'aventure, de sensations fortes. Ils se rendent à l'étranger pour satisfaire leurs désirs, leurs fantasmes sexuels en s’adonnant à des pratiques nouvelles ou non tolérées dans leur pays d’origine (voyeurisme, exhibitionnisme…). Ce n'est pas tant le sexe qu'ils recherchent, mais le pouvoir, la domination.  Ensuite ces amateurs de tourisme sexuel ne sont pas uniquement des personnes ayant des pratiques sexuelles " déviantes " en temps normal ; hommes, femmes (4 % des clients), parfois couples, d'apparence "bien sous tous rapports" profitent d’être à l’étranger pour pratiquer ce genre d’activité sans honte. Ceux-ci se laissent donc tenter le temps d’un voyage par une offre appétissante et bon marché. Il faut souligner qu’ils
 
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profitent d'une opportunité qui leur est proposée, et qu'ils ne rechercheraient pas dans leur propre pays  En ce qui concerne leur profil, Le Nouvel Observateur publiait en août 2000 une étude menée par Scotland Yard. Cette clientèle est composée à 96% d'hommes, 73% étant de race blanche, 75% mariés et 91% se disant croyants. Ils ont souvent un métier respectable et parfois même des enfants. En Bref, il s’agit de « monsieur-tout-le-monde » qui profite de son aisance financière pour s’offrir de nouveaux plaisirs.  Il est important de distinguer les touristes occasionnels précédemment décrits qui profitent d'être seuls, inconnus ou simplement d'avoir une occasion pour établir ce genre de relations, des touristes assidus qui ne voyagent que dans l’unique but d’avoir des relations sexuelles avec des locaux. Ils opèrent généralement seul.   Le touriste sexuel " assidu " : un pédophile régressif  Ces derniers ont des relations sexuelles avec des enfants des pays du tiers monde. Ce type de clients, plus nombreux qu'on peut le penser, est composé de pédophiles dits régressifs dans la mesure où ils ne s'intéressent pas habituellement aux enfants. Ils y arrivent à un moment donné de leur vie où leur activité sexuelle ne les comble plus et où ils cherchent à la pimenter du goût de l'interdit. Par dessus tout, ce qui pousse ces hommes à profiter de personnes très jeunes, c'est la quasi-assurance d'être protégé contre le sida. (Ce qui est faux, puisque ces mineurs se prostituent de manière régulière et sans protection dans la plupart du temps), et le besoin d'exercer une domination sexuelle.  Parmi ces pédophiles, 10 % seulement le sont habituellement, voyageant à seule fin d'avoir des relations sexuelles avec des mineurs non pubères. Le reste des clients d'enfants prostitués sont des pédophiles locaux ; en Asie, les relations sexuelles avec des enfants seraient en effet une preuve de virilité prisée. A titre indicatif, soulignons que la Thaïlande compte environ 9 millions de visiteurs par an, entre 60 et 70 % d’entre eux sont des hommes.  Bien que l'on puisse clairement distinguer ces deux types de clients, tous profitent et abusent de la faiblesse morale et financière de leurs victimes. Avec leur argent, ils s'offrent en effet des êtres qu'ils ne pourraient obtenir dans leur pays. Pour finir, il convient de noter que n'étant pas particulièrement bien informés sur l'impact et l'ampleur du tourisme sexuel, les touristes se retrouvent déresponsabilisés et déculpabilisés. Ils se donnent généralement bonne conscience, dans la mesure où ces services sont rémunérés. Ils pensent, en faisant cette "bonne action", les aider, soutenir leurs familles ou encore participer au développement économique de leur pays.         
 
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C. Le Tourisme Sexuel dans le Monde
Le tourisme sexuel est un phénomène mondial, largement favorisé par l’industrie touristique internationale. Il s’agit d’une interaction entre le secteur du tourisme et celui de la prostitution. Le tourisme sexuel rapporterait environ 7 milliards d’euros.
 Les Pays du Sud Est Asiatique :
Les pays du Sud Est Asiatique ont pour réputation : la possibilité de pratiquer du tourisme sexuel en toute impunité, à moindre coûts que dans nos pays industrialisés. Le nombre de touristes a explosé (1970 : 630 000 personnes ; 1998 : 7.8 millions et à l’heure actuelle 9 millions). De même le nombre de prostitués a aussi largement évolué : 40 millions, c’est le nombre de personnes qui se prostituent actuellement, dont 33 millions en Asie du Sud Est.
Les pays asiatiques tels que la Thaïlande, les Philippines, la Corée du Nord et le Vietnam sont devenus de véritables pôles d’attractions en matière de tourisme sexuel. La Thaïlande compte environ 2 millions de prostitués parmi lesquels 300 000 mineurs. Ce pays détient le record d’abus sexuel commis par des étrangers. Cependant, ils ne sont plus les seules destinations. Désormais nous pouvons ajouter le Cambodge, l’Indonésie et la Chine. Dans les pays comme les Philippines, la Thaïlande, l’Indonésie, l’industrie du tourisme sexuel est plus généralement du sexe représente entre 2 et 15% du PIB.
En Thaïlande, en 1996 ce type de tourisme représentait entre 18 et 20 milliards de dollars. Deux ans après ceci équivaut à 22-25 milliards de dollars. Ce qui constitue 8 016 établissements proposant ce type de pratique. En Indonésie, le tourisme sexuel représente entre 1.2 et 3.3 milliards de dollars. Et quant aux Philippines, il équivaut à la troisième source d’échanges internationaux.
Dans nos a s euro éens, la lé islation de la rostitution, notamment en Allema ne, en Grèce, en Hongrie et aux Pays Bas a favorisé l’augmentation du nombre de touristes sexuels. Dans les pays d’Europe de l’Est, cette forme de tourisme s’est développée suite à la pauvreté et aux réseaux de mafias en particulier en Pologne, en Albanie et en
Les principaux fléaux qui entraînent le développement du tourisme sexuel sont la pauvreté et les guerres. Les enfants des rues vont également favoriser ce type de pratique, n’ayant pas d’autres moyens de survie que la prostitution. Le tourisme de prostitution est en plein « boom », dans certaines villes du Maghreb en particulier Casablanca, Marrakech, Le Caire… Au Maghreb la prostitution passe par le travail domestique et par le mariage d’enfants. Ceci permet de justifier leurs utilisations sexuelles. Cependant cette activité ne s’arrête pas à ces lieux. On la retrouve aussi à Madagascar, au Sénégal elle est devenue une source essentielle de revenu. En Gambie où l’état est totalement inexistant. On note un essor de la pédophilie.   Les Pays Européens :
                                ciiasn:          Les Pays Afr                                                                                                                                                                                              
Roumanie. En Allema ne et aux Pa s Bas en 2000 et 2002 le tourisme sexuel représentait respectivement 5% du PIB.
En France, on recense entre 10 et 15 000 prostitué(e)s à Paris. Dont une grande partie venant des pays de l’Est.
  L’Amérique du Nord et du Sud :  En Amérique du Nord, le tourisme sexuel se pratique dans les grandes métropoles comme Montréal, Toronto, Las Vegas. En Amérique du Sud des destinations telles que le Brésil et le Costa Rica sont considérées comme des lieux d’exploitation sexuelle des enfants. La République Dominicaine, Cuba et la Jamaïque sont des espaces où le tourisme sexuel féminin est en constante augmentation.   On peut réaliser un classement des zones les plus touchées par le tourisme sexuel dans le monde : tout d’abord l’Asie et l’Amérique latine, l’Afrique en constante augmentation, puis vient l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Est. Ce type de pratique va prendre différentes formes selon le contexte culturel et les stades de développement et touristique.  Désormais, le « sexe » est devenu une activité touristique à part entière. C’est un mode de développement « économique ». En effet il permet d’acquérir des devises pour les pays en voie de développement. Les flux du tourisme sexuel vont du nord vers le sud.
 
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II. Les impacts du tourisme sexuel  A. Les conséquences  De nos jours le tourisme s’est répandu dans le monde entier et représente un des secteurs les plus porteurs en terme d’emploi. Et même si ce dernier n’est pas à l’origine du plus vieux métier du monde (la prostitution), il a largement contribué à son développement. Les professionnelles sont supplantées par des étudiantes, des coiffeuses, des commerçantes ou des fonctionnaires qui, n’ayant pas de revenus fixes, offrent leurs services d’ " hôtesses-accompagnatrices " aux estivants dans les hôtels les plus huppés des villes des pays cités précédemment. Bien sûr le développement de cette activité n’est pas sans conséquences pour le pays qui reçoit ces touristes.   Un problème d’image pour le pays  Le tourisme sexuel ne cesse de s'accroître, et participe largement au développement du trafic et de l'exploitation de personnes. Le nombre de personnes prostituées est en constante évolution. Ainsi, certain pays (Thaïlande, Sénégal, Maroc, Tunisie, Inde), se voient attribuer une image de « destination de tourisme sexuel ». Image relativement négative, qui peut nuire à leur attractivité vis-à-vis des touristes dits « classiques ».  × Le proxénétisme de masse De plus, il convient de noter que dès qu’un lieu acquiert peu à peu une réputation de débauche facile, il attire de plus en plus de personnes mal intentionnées en mal d’exotisme et de sensations charnelles. Une des premières conséquences va être l’apparition du proxénétisme de masse. Celui-ci s’étend à une certaine catégorie de la population locale qui vont mettre en place les structures comme par exemple les bordelles, dancings et autres boîtes en tout genre. Ils recrutent ensuite le personnel qui convient, autrement dit à peu près n’importe quelle fille ou femme de 5 à 70 ans, afin de répondre à toutes les demandes.  × Un déséquilibre de l’économie locale Soulignons que la population manque d'argent, et certains sont prêts à tout pour récupérer quelques dollars. Ils prostituent leurs enfants pour qu'ils ramènent de l'argent, ou les vendent à des proxénètes. Ceux là viennent, chaque fois plus nombreux, les trafiquants ont besoin de "main-d'œuvre", donc retournent dans les campagnes chercher de futurs victimes. On assiste donc à un flux des jeunes de la campagne vers la ville. En effet, les activités liées au tourisme et demandeuses d’emplois s’y concentrent. Ce phénomène peut porter préjudice au bien être du secteur agricole de ces pays. Ces derniers étant encore, pour la plupart dépendant économiquement de ce domaine.   × Une maltraitance accrue Les personnes victimes de rapt sont séquestrées dans des hôtels sordides, violentées, battues lorsqu'elles refusent d'obéir. Elles sont réduites à l'état de bien marchand puisque le client est roi.
 
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