Arcanes et ravages du tourisme sexuel

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Arcanes et ravages du tourisme sexuel

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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ECPAT
9548329100502/GMA/FJT/2
Eléments de recherche :
ECPAT ou ECPAT FRANCE : association de lutte contre l'exploitation sexuelle commerciale des enfants, toutes
citations
Arcanes et ravages du tourisme sexuel
Le
tribunal
correctionnel
de
Colmar
a
entendu, hier, Hélène Paillard, membre de
l'ECPAT, un réseau international de lutte
contre l'exploitation sexuelle des enfants. La
jeune femme a apporté un éclairage global
sur le procès, expliquant qu'il y avait eu «
un déplacement
» du tourisme sexuel de la
Thaïlande
vers
le
Cambodge
après
un
durcissement de la loi thaïlandaise. Elle a
précisé que la loi cambodgienne était aussi
sévère, mais que son application était «
difficile
» au regard de «
la corruption et du
manque
de formation
des policiers
».
Aujourd'hui,
les
touristes
sexuels
préféreraient aller au Cambodge, «
ayant
moins de risque d'être punis
».
Grooming
Hélène Paillard a décliné les différentes
sortes de touristes sexuels au Cambodge. « //
y a ceux qui résident plus ou moins sur
place et qui font du grooming: ils vont dans
un village, se lient d'amitié
avec une
famille, proposent de payer la scolarité ou
les soins pour les enfants afin de préparer
petit à petit l'enfant à l'abus sexuel, tout en
étant déculpabilisé. Ceux qui font de courts
séjours vont dans des bordels ou avec des
enfants prostitués des rues. C'est l'affaire
d'aujourd'hui.
».
La jeune femme a indiqué qu'«
il n'y a pas
de profil particulier du touriste sexuel. Ce
sont des hommes, mais aussi des femmes, de
tout milieu, de tout âge
». Elle a ajouté que
certains, «
les occasionnels
», ne voyagent
pas pour
cela,
mais
«
saisissent une
opportunité
»
et
que
d'autres,
«
les
préférentiels
», voyagent pour le sexe. Ces
derniers
«
échangent
beaucoup
d'informations et également des films.
»
Elle a repris les justifications les plus
courantes
des
touristes
sexuels,
en
les
démontant, parmi lesquelles le fait d'aider les
enfants à se nourrir : «
C'est faux car les
enfants ne touchent généralement rien et
sinon, ils le dépensent en drogue pour
supporter les actes sexuels
».
Quant aux conséquences sur les enfants
victimes, elle a cité «
les grossesses et
avortements à répétition ; les déchirements
anaux et vaginaux ; Ie sida ; la dépendance
à
la
drogue fournie
parfois par
les
trafiquants pour que les enfants ne partent
pas, ayant besoin de leur dose ; l'espérance
de vie très faible ; et la déconstruction
psychologique avec la dépréciation de soi et
un
comportement
hyper
sexualisé
que
certains touristes traduisent comme de la
drague.
»
A. W.
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