Intervention de Nathalie CLAVIER le 2 Juin 2007 - Journée d ...

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Intervention de Nathalie CLAVIER le 2 Juin 2007 - Journée d ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Journée d’information organisée par Cochlée le-de-France  Plus de quinze ans d’implantation cochléaire : quel constat, quelles avancées ? (au niveau orthophonique, éducatif et technologique)  Samedi 2 juin, Neuilly-sur-Seine   
 Intervention de Nathalie Clavier – membre du CA de Cochlée Ile de France en charge de l’enquête de scolarité .   Mme Clavier : Bonjour à tous. Je vais avoir le plaisir de vous présenter dans ce petit exposé une enquête réalisée par Cochlée le-de-France. Je fais partie de l’association et je suis maman de trois enfants, dont Théotime qui a six ans et qui est implanté depuis trois ans.
   Cette enquête, à laquelle certains d’entre vous ont certainement répondu, a été réalisée pour la quatrième fois. Elle a été menée auparavant au titre de la FFIC (la fédération française des implantés cochléaires), et elle est désormais réalisée pour le compte unique de Cochlée le-de-France pour la première fois cette année, il est à regretter que malgré nos propositions d'autres associations amies en province ne s'y soient pas associées.   
Nous avons recueilli 201 questionnaires cette année, par rapport à 236 en 2005, nous représentons donc 8 % des enfants implantés en France. Pour information, 108 familles avaient déjà répondu à l’enquête précédente.  Afin de donner une vue générale des sujets abordés par l'enquête, voici les thèmes abordés On va d’abord parler des données générales recueillies dans cette enquête, d’où viennent les enfants, ce que font leurs parents, de quel type de surdité ils sont atteints, et des détails sur leur implantation.
  Ensuite, on va s’intéresser à la partie école, donc le mode de scolarisation choisi, l’accompagnement dont les enfants bénéficient, leurs difficultés, les redoublements, etc. Un autre thème d'étude concerne le mode de communication adopté, et nous terminerons par quelques données sur la vie quotidienne.
 
 
1 – Données générales 
 Nos données générales : tout d’abord, l’origine des questionnaires : les 201 questionnaires viennent quasi exclusivement des envois faits par Cochlée le-de-France. Ils viennent donc principalement de la moitié Nord de la France, où se trouvent nos adhérents, comme vous pouvez le voir sur la carte ci-jointe.
 
 Afin de mieux cerner les profils des parents qui nous ont répondu, nous leur avons demandé quelle était leur catégorie socio-professionnelle. Le graphique ci-dessus compare la répartition des CSP entre l'enquête réalisée en 2005 (en rouge) et celle réalisée en 2007(en bleu), ainsi que la répartition générale de la population française (source INSEE). On remarque que la catégorie la plus représentée chez les parents d'enfants implantés est celle des « cadres et professions intellectuelles supérieures , et qu'elle est particulièrement sur-représentée par rapport à la population française. Les ouvriers en revanche sont sous-représentés. Bien sûr la surdité n'est pas réputée atteindre les cadres en particulier, cela signifie donc que nous avons un déséquilibre social dans les réponses aux questionnaires, et par extrapolation dans les enfants implantés. D'autre part, la catégorie employés vient après les cadres. Il est à noter qu'entre 2005 et 2007 on a une diminution du nombre de réponses des cadres, alors qu'on a une augmentation des réponses des employés. On peut donc espérer que l’implant est en train de se démocratiser.
 
 J'ai donc regardé, pour affiner un peu cette hypothèse sur ces deux catégories précises : cadres et employés, quelles étaient les années d’implantation de leurs enfants. Mon idée était de voir si on constatait que les implants des enfant d'employés étaient plutôt récents, comparés à ceux des cadres. Le graphique ci-dessus le prouve.
 En ce qui concerne maintenant la population des enfants étudiée, vous avez ici présentés les résultats des quatre enquêtes. Les enfants étudiés à chaque enquête sont regroupés suivant une catégorie préscolaire (<3ans), maternelle et primaire (4-12 ans), adolescents (13-17 ans), et les plus grands. Les trois quarts des réponses de notre enquête proviennent des maternelle-primaire, proportion qui est régulière depuis la première enquête. Ensuite, on a 15 % de 13-17 ans et 4 % de plus de 18 ans. On peut regretter de ne pas avoir plus d’informations sur les plus grands.  
  
 Un autre sujet d'enquête était de savoir quelle était l'origine de la surdité : à 66 %,elle est d’origine congénitale, donc à la naissance, à 14 % acquise ; on a enfin 18 % d’origine inconnue. On a également demandé s’il y avait des handicaps associés à la surdité, à 85 % ces enfants implantés ne sont que sourds, mais il y a également quelques troubles associés dont les principaux sont de type vestibulaire, ainsi que quelques syndrômes d'Usher.  
 
 Une donnée éminemment importante par rapport à l'implantation concerne l'âge de l'enfant. Nous nous sommes donc penchés sur les données concernant l'âge de dépistage et la rapidité de décision d'implantation. En ce qui concerne l’âge de dépistage de la surdité : sur ce graphique, vous avez l’âge de dépistage pour l’ensemble des enfants en rouge et, en bleu, j’ai pris les enfants jeunes, l’idée étant de voir si les mises en place de dépistages précoces portaient leurs fruits, et si le dépistage était plus précoce chez les enfants nés récemment. On constate que pour l’ensemble des enfants, la majorité des dépistages se situe entre six mois et 18 mois. Pour les enfants jeunes qui ont à ce jour moins de quatre ans, on a un déplacement : 30% ont été dépistés avant six mois, donc on peut supposer qu’on commence à avoir un petit impact de ce dépistage. On ne remarque plus de dépistage après deux ans chez ces enfants jeunes.
 
 En ce qui concerne l’âge d’implantation, sans trop de surprise, on voit la plus grosse partie des enfants implantés à l’âge arrondi de trois ans. De la même façon, j’ai voulu voir si les choses changeaient dans les années les plus récentes puisque, entre ce qui se passait il y a dix ans et ce qui se passe maintenant, on peut penser que les enfants sont sûrement implantés plus jeunes. J’ai donc séparé les enfants nés avant et après 2000.
 
 Pour les enfants nés avant 2000, le pic est bien à l’âge de trois ans. Pour les enfants nés après 2000, en bleu, le maximum d’enfants implantés l’a été à l’âge de deux ans. Donc cela confirme bien cette hypothèse, l'âge moyen d'implantation a diminué.  Pour poursuivre dans cet ordre d’idées, j’ai également regardé le délai entre dépistage de la surdité et implantation. Pour l’ensemble des enfants, le délai le plus courant était entre un et deux ans, pour les enfants nés après 2000, le délai devient inférieur à un an, la décision se prend donc plus rapidement.
 
  Enfin pour finaliser cette cartographie de la population étudiée, j’ai comparé la durée d’implantation pour chaque enfant, sur les quatre enquêtes.
 Sur notre enquête 2007, on a 17 % d’enfants qui ont moins d’un an d’implantation et 40 % qui ont plus de cinq ans d’implantation, ce qui permet donc d’avoir un recul important sur les bienfaits de l’implantation et l’impact sur sa scolarité.  
 
2 – La scolarité  
 Je vous ai déjà présenté la répartition en âge des enfants, nous allons désormais regarder la répartition par niveau scolaire : on va retrouver à peu près la même répartition : nous avons 6 % d’enfants qui étaient en âge préscolaire, 22 % en maternelle, 50 % en primaire, 13 % en collège, 4 % sur le lycée et 4 % sur études et formation professionnelle. Il est à noter que nous recevons donc des réponses sur une enquête de scolarité, même quand les enfants ne sont pas scolarisés ; ceci est révélateur des vraies questions qui se posent aux parents avant la scolarité elle-même.  Afin de faciliter votre compréhension je vais faire une petite précision sur les termes employés concernant les modes de scolarité :
 
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