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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Académie de Montpellier
Session 2008
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CONCOURS DE RECRUTEMENT
DE PROFESSEURS DES ECOLES
--------------------
Première épreuve d’admission :
Epreuve orale d’entretien
Première partie
Cette première partie prend appui sur un dossier fourni par le jury.
Elle consiste en un exposé suivi d’un entretien avec le jury.
L’exposé porte sur l’étude du dossier dont le candidat dégage les idées essentielles. L’entretien avec le jury
permet de vérifier, au travers de l’étude du dossier par le candidat, ses connaissances relatives au programme de
cette partie de l’épreuve ainsi que son aptitude à se situer par rapport au métier de professeur des écoles et à
mettre en relation ses connaissances et sa réflexion dans le domaine de l’éducation.
D O S S I E R N ° 4
VIVRE EN SOCIÉTÉ
Références :
Document 1 :
Extrait du décret n°2006-830 du 11 juillet 2006 relatif au socle commun de connaissances et de
compétences, JO n°160 du 12 juillet 2006, page 10396.
Document 2 :
Extrait de «
Les attestations scolaires de sécurité routière (ASSR) une démarche pédagogique
en milieu scolaire
», dossier de presse du 30 Mai 2006, Site Interministériel de la Sécurité Routière.
Document 3 :
Extrait de « Questions à Claudine PEREZ-DIAZ », publié sur le site de la
Documentation
française
, juin 2003.
Durée de la première partie de l'épreuve orale d’entretien :
- 1 heure pour la préparation
- 10 minutes pour l'exposé
- 15 minutes pour l'entretien
Coefficient de l’épreuve orale d’entretien : 4
Académie de Montpellier
Session 2008
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Document 1
Décret n° 2006-830 du 11 juillet 2006 relatif au socle commun de
connaissances et de compétences et modifiant le code de l'éducation
(extrait)
(…)
6. Les compétences sociales et civiques
Il s'agit de mettre en place un véritable parcours civique de l'élève, constitué de valeurs, de savoirs, de pratiques et
de comportements dont le but est de favoriser une participation efficace et constructive à la vie sociale et
professionnelle, d'exercer sa liberté en pleine conscience des droits d'autrui, de refuser la violence.
Pour cela, les élèves devront apprendre à établir la différence entre les principes universels (les droits de
l'homme), les règles de l'Etat de droit (la loi) et les usages sociaux (la civilité).
Il s'agit aussi de développer le sentiment d'appartenance à son pays, à l'Union européenne, dans le respect dû à la
diversité des choix de chacun et de ses options personnelles.
A. - Vivre en société
Dès l'école maternelle, l'objectif est de préparer les élèves à bien vivre ensemble par l'appropriation progressive
des règles de la vie collective.
Connaissances
Les connaissances nécessaires relèvent notamment de l'enseignement scientifique et des humanités. L'éducation
physique et sportive y contribue également.
Les élèves doivent en outre :
- connaître les règles de la vie collective et comprendre que toute organisation humaine se fonde sur des codes de
conduite et des usages dont le respect s'impose ;
- savoir ce qui est interdit et ce qui est permis ;
- connaître la distinction entre sphères professionnelle, publique et privée,
- être éduqué à la sexualité, à la santé et à la sécurité ;
- connaître les gestes de premiers secours.
Capacités
Chaque élève doit être capable :
- de respecter les règles, notamment le règlement intérieur de l'établissement ;
- de communiquer et de travailler en équipe, ce qui suppose savoir écouter, faire valoir son point de vue, négocier,
rechercher un consensus, accomplir sa tâche selon les règles établies en groupe ;
- d'évaluer les conséquences de ses actes : savoir reconnaître et nommer ses émotions, ses impressions, pouvoir
s'affirmer de manière constructive ;
- de porter secours : l'obtention de l'attestation de formation aux premiers secours certifie que cette capacité est
acquise ;
- de respecter les règles de sécurité, notamment routière par l'obtention de l'attestation scolaire de sécurité
routière.
Attitudes
La vie en société se fonde sur :
- le respect de soi ;
- le respect des autres (civilité, tolérance, refus des préjugés et des stéréotypes) ;
- le respect de l'autre sexe ;
- le respect de la vie privée ;
- la volonté de résoudre pacifiquement les conflits ;
- la conscience que nul ne peut exister sans autrui :
- conscience de la contribution nécessaire de chacun à la collectivité ;
- sens de la responsabilité par rapport aux autres ;
- nécessité de la solidarité : prise en compte des besoins des personnes en difficulté (physiquement,
économiquement), en France et ailleurs dans le monde.
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Document 2
Les attestations scolaires de sécurité routière (ASSR),
une démarche pédagogique en milieu scolaire
Les attestations scolaires de sécurité routière (ASSR) constituent une véritable démarche pédagogique en
milieu scolaire qui a pour objectifs de sensibiliser les jeunes à la sécurité routière, de leur faire prendre
conscience des dangers de la route et de leur permettre d’acquérir des comportements responsables.
1. Une première étape pour l’accès à la conduite d’un véhicule à moteur
Apprendre à bien se conduire en tant qu’usager de la route exige du temps, un enseignement spécifique,
une implication de tous les acteurs éducatifs (responsables d’établissement, enseignants, parents…).
L’éducation à la sécurité routière est assurée à travers un enseignement interdisciplinaire.
Un programme éducatif en matière de sécurité routière spécifiquement développé pour les
enseignants
Les enseignants peuvent s’appuyer sur des outils pédagogiques spécifiquement conçus afin d’intégrer
au mieux l’éducation à la sécurité routière dans l’enseignement des programmes de leur discipline. Ils
disposent d’un livret de préparation, mis à jour annuellement, de fiches pédagogiques d’un répertoire
des connaissances et des comportements des usagers de l’espace routier (piétons, cyclistes,
cyclomotoristes, passagers). Tous ces documents sont mis en ligne sur le site de la direction de
l’enseignement scolaire (
Eduscol
) qui comporte de nombreux liens avec les autres sites de sécurité
routière et valorise les actions éducatives menées au niveau local avec les partenaires.
Des programmes d’éducation ont été développés tout au long de la scolarité pour donner aux
jeunes des repères en matière de comportement :
L’attestation de première éducation à la route (APER)
est inscrite depuis 2002 dans les
programmes de l’école primaire. Elle vise à l’acquisition de règles et de comportements adaptés
à l’ensemble des situations de la vie quotidienne sur la route ou dans la rue (chemin de l’école,
déplacements en voiture en famille, …).
Les attestations scolaires de sécurité routière de premier et de second niveaux (ASSR 1
et ASSR 2)
sont passées en classe de cinquième (depuis 1993) et en classe de troisième
(depuis 1994). Les ASSR vérifient et valident les connaissances des élèves en matière de
règles de sécurité routière (savoirs), leur capacité à les appliquer (savoir-faire), leur aptitude à
les adapter sans risque pour les autres et pour eux-mêmes (savoir-être). Elles sont délivrées
aux élèves qui ont obtenu une note au moins égale à 10 sur 20, à un contrôle des
connaissances sous forme d’un questionnaire à choix multiples (QCM).
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Schéma du continuum éducatif avant l’obtention du permis de conduire
De la maternelle à l’école
primaire
Classe
de
5ème
ou
classe
équivalente
Classe
de
3ème
ou
classe
équivalente
Attestation
de
première
éducation
à
la
route
(APER)
Attestation
scolaire
de
sécurité
routière de premier niveau (ASSR
1)
5 heures de conduite (deux-roues
ou voiturette) en circulation pour
l’obtention
brevet
de
sécurité
routière (BSR)
Attestation scolaire de sécurité
routière
de
second
niveau
(ASSR 2)
La route est la première cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 24 ans (près de 42,2 % des causes de
décès pour les jeunes garçons de 15-19 ans). En 2005, 12 391 jeunes de 15 à 24 ans ont perdu la vie sur
la route et 1432 ont été hospitalisés suite à un accident corporel. Cette classe d’âge est de loin la plus
exposée. Les 15-24 ans représentent 13 % de la population, mais constituent 28 % des personnes tuées
sur la route.
1
Compte tenu des enjeux liés à la surexposition des plus jeunes aux risques routiers, les pouvoirs publics
ont fait le choix de renforcer le rôle des ASSR en ne les limitant plus seulement au respect des règles,
mais aussi à des questions comportementales.
Depuis 2004, elles sont la première étape pour l’accès à
la conduite d’un véhicule à moteur.
L’ASSR de premier niveau (ASSR 1) est un préalable obligatoire pour la formation
pratique en vue de l’obtention du brevet de sécurité routière (BSR).
Le BSR comprend une
partie théorique validée par l’ASSR 1 et une partie pratique correspondant à une formation de
cinq heures en circulation dispensée par un enseignant spécialement qualifié. Le BSR est
obligatoire pour conduire un cyclomoteur à partir de 14 ans ou une voiturette (quadricycle léger
à moteur) à partir de 16 ans. Cependant, seuls les jeunes nés à compter du 1er janvier 1988 sont
tenus d’être titulaires du BSR pour conduire un cyclomoteur au-delà de 16 ans ou une voiturette
à partir de 16 ans, en l’absence du permis de conduire.
• L’ASSR de second niveau (ASSR 2) est obligatoire pour l’obtention du permis de
conduire des catégories « A » et « A1 » (permis moto) ou « B » (permis voiture) pour les
jeunes nés à compter du 1er janvier 1988.
1
Source : Observatoire national interministériel de la sécurité routière
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Document 3
Questions à Claudine Pérez-Diaz
Claudine Pérez-Diaz est chercheur CNRS au Centre de recherche Psychotropes, Santé mentale,
Société (CESAMES) et sociologue. Elle participe à l'instance d'évaluation de la politique de
sécurité routière du Commissariat général du Plan.
Entretien réalisé en juin 2003.
(…)
Pourquoi "sécurité passive" et "sécurité active" se trouvent-elles parfois opposées ?
La sécurité passive consiste à éviter les accidents par des moyens matériels ou à en minimiser
les conséquences (ceintures, casques, airbags etc.). Les infrastructures et les véhicules sont
améliorés, au besoin en empêchant certains comportements de se produire. Ainsi des chicanes
obligent les véhicules à ralentir, des limitateurs de vitesse pourraient aussi être incorporés aux
véhicules comme c'est déjà le cas pour certains poids lourds.
La sécurité active consiste à vouloir modifier les comportements des conducteurs, que ce soit
par l'éducation, la prévention ou la répression. Ces trois moyens sont utilisés conjointement,
mais il est particulièrement difficile d'intervenir sur les comportements à risques qui relèvent de
tendances très générales et profondément ancrées chez les individus.
Certains décideurs pensent donc qu'il est vain de vouloir modifier les comportements et qu'il
vaudrait mieux chercher à les empêcher ou à les canaliser. D'autres considèrent qu'il est
inefficace de consacrer des moyens considérables à sécuriser l'environnement, car ces mesures
seront contournées par ceux qui le veulent. Pour ceux-ci, il faut intervenir afin que la population
prenne conscience des risques routiers. Les moyens sont alors le triptyque énoncé, éducation-
prévention-répression, mais l'éducation intervenant surtout sur le long terme, la prévention de
façon essentiellement fugace, il ne reste que la répression pour agir efficacement à court terme.
D'où les choix qu'exprime "le plan de bataille" du gouvernement.
Article extrait de la Documentation française – juin 2003
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