La littérature moderne

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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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culture suédoise Publié par l’Institut suédois Août 2004 FD 114 c 
La littérature moderne Il va de soi que tout un siècle de littérature suédoise est traversé par un grand nombre de courants littéraires, notamment le romantisme régionaliste, la littérature des flâneurs, l’expressionnisme, le roman bourgeois, la poésie surréaliste, la peinture des milieux urbains, la satire sociale, le réalisme socialiste, les descriptions de la décadence de l’État-Providence et de la fragilité de l’individu.  Sur cette scène littéraire, certains auteurs ont joué un rôle considérable dans un domaine particulier ; d’autres réapparaissent d’un genre à l’autre sous des traits multiples. Des voix diverses, bruyantes ou discrètes, venues d’époques différentes, témoignent chacune de « sa » Suède.
2 CULTURE SUÉDOISE LA LITTÉRATURE MODERNE
LE TOURNANT DU SIÈCLEnibdre,gV liehml Moberg paritni-rezt ,lErfdiS wiise. tSaigdiee rs turé dSosioegruob al  Selma Lagerlö f(1858–1940)A uegtust Strind-namgnéd ramlreB etr ja HWneäcgi nnoe vitca apua tnemetesrbtandnéoxè cnipilo   da bergou prseur  emsicitnâ  sedé etivitscep le apssdo-qui tn sg aél seostn) 12199–84(1 uq éedlatirnal jou.iste minent la scène littéraire nationaled éacuri re la Suède contemporaine à la  chaIrv-ar Lo-Johansson (1901–1990) était tournant du siè.cDleans la chambre,rougnerieé occr irttiéaluurne tauet odreerrsè iu qe de esd la latisei-l idve tcll aiea o cd noi 1879, de StrindberLg,a  eLté gende de Göstian ttéra lide l.oue  etaruntvierlpl eeidr etrsuugd  al Berlin g,1891, de Selma Lagerlöf, sontHjalmar Bergma n(1883–1931), l’unprolétarienne. Peinture admirable des con-considérés comme les premiers romdaens sv éritables grands conteurs suédoidsi,t ieosnts  de vie des ouvriers agricoles, com-suédois modernes. L’œuvre magistral’eaudted œvuerruenamor ste  seuqsra dmns le romtia e-adGano dnatt, jo r(dBonne ces auteurs marquera dune empreintqeu iens-. Nombre de ses romans ont pour cnauidtr, et erre), son œuvre sut aussi capter la délébile les arts romanesque et dramautniqe upemamtitiv ee llct e, ivot nMenatr kurellsmentalité urbaine des quartiers populaires pendant tout les2iè0cle.i Wadköpi n(lges Markurell de Wadkö, rxemelpohml ,apde Stockping)e  Kudnagnss- Le roman de Selma LagLeer Mfer-1919, où s’ar la prédilection typique fmeg-ata n(la Rue Kungsgat ,)naus namorb-veilleux voyage de Nils Holgersson à tramveenrts  blae ifrsvesa oui qdrrea obs jud setelsets  l quepircsed rub noit-grennemanir la pou Suèd,e9160e  nlbéiupe queslon mundndément de profo .rtgparqieu-itosmoitute noel t0m9a1s– dtie la7 nvoecs écr éunçeinnse. me un captivant manuel de géographi e suLé-œuvre Edlin Wägner (1882–1949)Moa Martinson(1890–1964) publia une doise, est un récit que plusieurs générpatrieonds invsnamor ed eniatgthèmour nt p ayan eec teisr le pouartipménitnf evemm uo décoliers connaissaient par cœur. Dseuuéxd ois qui lutte pour lémancipation terta leles pénibles conditions de vie et de tra ans plus tard, cest un manuel dhisdtoriorite de vote des femmes. Ses princivpaux es ouvriil dsiesde ne  terdè sseedf mumde Suède qui parSavîte,nskarna och derarosmans sonNtorrtullslig a(nagricole. Les volumes de sa suit la Ligue de prolétariat hövdinga(lrtsriloud toeN se)éluS,  shcelru ,osfe)sus P ennskaf t(ePtorte-plume)Åesta-autobiographiqMuoer gifter s(iMga mère se la plume dVee rner von Heidensta m(1859–Hann a(Åsa-Hanna). marie)K,yrkbröllo(pN oces à l’égliseK)uent- 1940). Strindberg étant constamment engagégens ros(olres Roses du roi) sont demandés dans des polémiques sociales, c’est à HLeEidSeAnN-NÉES VINGT ET TRENTEen permanence dans les bibliothèques. stam que revient alors l’honneur d’êtreP äérleL-agerkvist Vers la même époque paraît une série (1891–1974) fut l’un des vé par ses contemporains au rang depioiéruq  eeuyslinmsdored u mers nniètedngsieov norvsed  sA eamoriseoœu,  bnsrgou national. Inspirée par la grandeur passeéte  sdoen  recueil de poésies inAtnitguoliés,s eKrusenstjerna, d’Olle Hedberg et de Fritiof la Suède et par un romantisme provinci1a9l,1 s6a, taeP rissnoilNidsniparitnoe pxerssionniste, fut  nuAn.g nes von Krusenstjer-production littéraire sétend de son predmeise rp remiers du genre. Son œuvre, cenllae oun ditio nd des (941894–1a )0ové  éuqc al recueil de poèmVealsl fart och vandrin gsåproll e eecocmmtè eaeum ,p sueretsedsaa»r oe  pvdrus sn etnurpfemem sedl  a «onlb (Années de pèlerinage et de vagab,adnocsy tcnevuoss à lanes motift ep gseo se)ituqti éles romanesquToens y(Tony) etv on 1888, à sNesy a dikt e(rNouveaux poèmes),grandes questions existentielles de lPaexhilse-n(les Demoiselles von Pahlen), qui publiée en 1915. tence de Dieu et du sens de la vie. portent les traces de la maladie mentale do  Le symbolisme était à cette époque uLne poème dBeir ger Sjöberg souffrait (1885– l’auteur. Les peintures érotiques d des courants littéraires à la mode. Au1g9u2s9t)  intitulKér iser och kran (sCarr romans et le franc-parler qui les caract sesises et Strindberg, auteur dramatique révolutcioiocm el rap éripsne mip)o,reasinnnsr oetu suso- eurismedern tner-èuqntnoc sesho cseri naire, écrivit une série de drames sympbéoelin-, ètertnà l éopl odpa tqrigmnéa.e ute que unolviteen oitane npua icblgepa s à ques, donLte Son gees tnue2 9l1lbpe e, 6rastluil .noit eeds asisiastnoisse saar lang tirpsel tnarug , 30s éenn aes dofmrn ueé reP Le plus grand nom de la poésie symbeolxisptressionniste, eangrant contraste aveacnthologie poétique intitFueme  un ga fut sans douVtileh elm Ekelun d(1880–1949), les très populaiFrreisd as vis o(r jeunes) est publiée en commun enChansons (Cinq un des précurseurs du modernisme suéà dForiisd. a) qui avaient valu à Birger Sjöbe1r9g2 l9a par Artur Lundkvist, Harry Martin-Poète adepte du vers libre, il publia égalreémpeutnat tion de poète de lidylle. La révolstoe ne, xG-ustav Sandgren, Erik Asklund et Josef des volumes dessais et daphorismes.primée par le lyrisme de Pär LagerkvistK jeetl ldger en. Les deux premiers occupèrent  Dans latmosph èrne  de siècle qui ca-Birger Sjöberg trouva écho parmi les ppolèutse st ard une place prépondérante dans la ractérise cette période, on voit émergedre su naen nées 30 et 40.littérature suédoise. Inspirés par la psycha littérature d eâ neurs. Les personnages d es Lentre-deux-guerres est marqué pnaar llyas e de Freud, ils considéraient lavenir romans dHej almar Söderbergne, rienlétap origenoirsnd aiivcré déaercpepoitev cims941) ( 81961– mAer.tur Lundkvis t(1906– sont souvent des oisifs désabusés, donota tes l-, 1)ètpo991inlotssn ieVt e, leeuhslrorMa émuern,m meEsyt  npdrvoisoaht eJ occupations souvent décadentes ne fobnet rjga,- Moa Martinson et Jan Fridegård.l aLuat eur dune œuvre  pqruolei poursuivie mais lobjet de commentaires moralisaptleuupras rt dentre eux publièrent une sérjiues dqeu à l an  de sa vie. Il fut en outre un des de la part de lauteur. Cette tolérance sruosmciatna s autobiographiques, rappelant lplœusu -éminents introducteurs de littératures dailleurs lindignation des lecteurs convtreem d-e Maxime Gorki. Dans sa suite roémtra-ngères en Suède. porainsL.e Jeu séri,e u1x912, est un romanseuq enevolu  quatre Rommesa nen om Olof Harry Martinson (1904–1978), ancien damour classique qui compte parmi le(sl ep lRuso man dOloEfy),v ind Johnsonavec un passé d’enfant de l’Assistanc(1900– marin populaires de la littérature suÉégdaories- )on9167t ai fus l r.eivsudolevéde emeppeles années 30 un de nos pluvnitnt dans ment,s1895, eDtoktor Gl,a sdruunne ,g5afr ç1on0 9deg rl alcsaeso vuirrè Ie.a l égt ates  poèndsn lmarone -oS .erutan al ed aussi des romans très remarqués, notmaemnt- écrit des romans historiques, coamumtoeb iographiqLuees Ortieseurisse,n1t935, ment pour leur peinture saisissante delsa mtrio-glroillgéeia Kqruileo n (Krilon) dans est la peinture de son enfanc die fe,il lieux urbains de Stockholm.laquelle il a pris parti contre le nazismte.andis que son recueil lyrique visionnaire  Le très populaViirlhee lm Moberg( 1898–Aniara( Aniara), 1956, est uneé rd -éixno LES ANNÉES DIX1uisllpéd )379italaecn l h eteit seignovina prs-ionnée sur la course aux armements e On voit naître dans les années dix unteo ilrite- de ses habitants. Plusieurs de ses rsoumr laen sd éveloppement effréné des technique térature plus orientée vers les probloènmt eést é adaptés à lécran, en particuli er pBaire n des Suédois peuvent citer de mé-sociaux, dans l’esprit de Strindberg. PJa t at ddae  lnsn imorrT ,lleiuq semèirmopos dee otrihsi  eudK adrien  Boye (1900– les écrivains prolétaires de la premièrec iénpéom-a avec s lems s sur les émigrants d1e9 41). Ouverte au xu iences du moder-que, il faut citer Maria Sandel, Ludvig Nloar dp-rovince du Småland, basés sur lensi srmo-e et de la psychanalyse, elle appartena ström, Martin Koch et Dan Andersson. mans de MobeLregs Émigra,n tLsn-a Coaux cercles radicaux de l’avant-garde. So  À côté de cette littérature ouvrière,qquuêetl-e du, Colons du MinnsLoel s eesto taroman futurisLtae  Kallocaï,n1e940, est une ques auteurs se consacrent à la peintuDreer ndiee r message au pays  Àn al’tianl. visionnaire de l’Allemagne nazie.s- critique Illustration de couverture : August Strindberg en 1870. Photo : Mathias Hansen / Strindbergsmuseet.
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