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Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Principaux économistesPLATON (428 av. J.C., décédé à Athènes en 347 av. J.C.) Dernière mise à jour le15 janvier 2011 Les idées économique de PLATONsont principalement développées dans deux de ses ouvrages :La République, où il expose les avantages de la division du travail et défend une société tripartite avec communauté des biens, des femmes et des enfants pour les classes supérieures (guerriers et chefs) etLes Lois, où il poseles bases d’une cité idéale. L’intérêt personnel et la division du travail dans « La République »La Républiquedialogue de PLATONle plus connu. Il y expose sa conception d’une cité où leest le mode de vie est communautaire. AvantAdam SMITHil insiste sur l’aiguillon que constitue l’intérêt personnel et sur les avantages de la division du travail. Dans le second livre deLa République, il expose que les cités se constituent parce que les individus, poussés par leur intérêt individuel, voient dans la division du travail le moyen d’augmenter leur bien-être. Dans un extrait célèbre, il décrit parfaitement les avantages de la division du travail : SOCRATE : « Mais quand un homme donne etreçoit, il agit dans la pensée que l’échange se fait à son avantage ». ADIMANTE : « Sans doute ». SOCRATE : « Eh bien donc, jetons par la pensée les fondements d’une cité, ces fondements seront, apparemment, nos besoins. » ADIMANTE : sans contredit. SOCRATE se livre ensuite à la description des besoins : nourriture, logement, vêtements, etc. Puis le dialogue se poursuit sur la division du travail. SOCRATE : « Mais voyons, comment une cité suffira-t-elle à fournir tant de choses ? Ne faudra-t-il pas que l’un soit agriculteur, l’autre maçon, l’autre tisserand ? »ADIMANTE : « Certainement ». *…+SOCRATE : « Mais quoi ? Faut-il que chacun remplisse sa propre fonction pour toute la communauté *…+ ou bien, ne s’occupant que de lui seul, faut-il qu’il produisele quart de cette nourriture dans le quart du temps que les trois autres emploient l’un à se pourvoir d’habitation, l’autre de vêtements, l’autre de chaussures, et, sans se donner du tracas pour la communauté, fasse lui-même ses propres affaires ? » ADIMANTE : « Peut-être la première manière serait-elle la plus commode. » *…+SOCRATE : « Par conséquent, on produit toutes choses en plus grand nombre, mieux et plus facilement, lorsque chacun, selon ses aptitudes et dans le temps convenable, se livre à un seul travail, étant dispensé de tous les autres ». ADIMANTE choisit la première solution, puisqu’il dit ; «Peut-être la première manière serait-elle la plus commode ». Et SOCRATE confirme en expliquant pourquoi cette solution est la meilleure: « Par conséquent, on produit toutes choses en plus grand nombre, mieux et plus facilement, lorsque
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Principaux économisteschacun, selon ses aptitudes et dans le temps convenable, se livre à un seul travail, étant dispensé de tous les autres ». Les cités une fois constituées sur la base de la division du travail, voient leur richesse augmenter. Mais la richesse de certaines d’entre elles augmente plus rapidement, ce qui amène des risques de conflits. PLATON a en effet ce modèle de cités sous les yeux, ainsi que les guerres qu’elles se mènent entre elles (guerre de Troie, guerre du Péloponnèse, etc.). Il faut donc spécialiser une partie de la population dans les activités de défense extérieure. Cette classe militaire assurera aussi l’ordre intérieur car la division du travail ne profite pas de la même façon à tous, ce qui entraîne là aussi des conflits. Enfin, il faut des chefs pour diriger la cité. On a ainsi trois classes : celle des agriculteurs et commerçants, celle des guerriers et celle des chefs. Les lois : une apologie de l’égalitarismeLes LoisIl traite aussi de la cité, dernier dialogue de PLATON est le complément de La république. idéale, mais sur un plan pratique. Il contient la description du mode de vie de cette cité. Le communisme dePLATON yapparaît très clairement. PLATON y décrit une cité idéale dans laquelle tous les aspects de la vie sont gérés directement par l’Etat.La démographie La cité idéale compte 5040 habitants, nombre choisi parce qu’il est facilement divisible (il est divisible par tous les nombres de 1 à 12, sauf 11) ce qui, à une époque où l’informatique était peu développée (le boulier est utilisé à partir de -500 av. J.-C.), pouvait faciliter les calculs administratifs. La vie du couple est soigneusement contrôlée par l’Etat qui, en cas dedivorce, choisit le second conjoint. Quand la population excède 5040, la création d’une nouvelle cité est prévue. On a donc ici un modèle assez curieux de duplication à l’identique de petites cités, évitant ainsi par avance tous les problèmes d’encombrements urbains et d’externalités négatives que ces encombrements engendrent aujourd’hui. L’attrait pour un chiffre quelque peu « magique » (5040 habitants) tient sans doute à l’influence de PYTHAGORE (-580 à -490) et des pythagoriciens. Les terres sont réparties en lots identiques entre toutes les familles de la cité. Les récoltes sont rassemblées par l’Etat et redistribuées égalitairement. Une part est prévue pour faire le commerce avec les étrangers. Enfin, la production et les métiers sont réglementés, de même que l’héritage.La cité idéale, archétype de toutes les utopies L’idée de reconstruire la société et l’économie sur des bases idéales, lancée par PLATON, connaîtra une longue postérité. On la retrouve à laRenaissancedans les utopies deMOREetCAMPANELLA, par exemple, ainsi quau dix-neuvième siècle, chezCharles FOURIER,SAINT-SIMON etJoseph PROUDHON, entre autres. À la période contemporaine, peut déconomistes se rattachent à ce courant, bienque le manque de réaliste des thèses soutenues par certains pourrait faire quon les y agrège. Retour à la liste des principaux économistes
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