La ruée vers l'or

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La ruée vers l'or

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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La ruée vers l’or
Un récit de Véronique Vidalou illustré par Cyrille Meyer
tats-Unis, 1848. Des pépites d’or sont découvertes au fond d’une moÉnde et des milliers de personnes rêvant rivière. La nouvelle fait le tour du de faire fortune accourent vers cette fabuleusecontréeDeuxjeunesFrançais,Armand et Jules, vont tenter l’aventure.
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Chronolo ie
:Janvier 1848découverte de pépites d’or en Californie. La nouvelle se propage vite, d’abord en Californie, puis dans l’ensemble des États-Unis et, enfin, dans le monde entier…
• Février 1848:le Mexique vend la Californie aux États-Unis.
Dès 1848:les migrants arrivent aussi par bateau, en contournantlecapHornouparles jungles du Panamá (dont le canal n’est pas encore percé).
Fin 1849:plus de 80 000chercheurs d’or ont déjà atteint la Californie, triplant la population du territoire.
1850 :la Californie devient un État américain.
1855 :fin de la ruée vers l’or.
Personnages
Jules
Nat et son père, Russell
1/ Lafièvre de l’or
’or de la Californie: à Paris, en 1849, on ne parlait L plus que de ça. – Arrête, Armand, avec ces histoires! C’est impossible, ils exagèrent, ce sont des inventions. Si papa était encore là, il te le dirait. – Mais c’est écrit dans tous les journaux! répondait mon frère. Et une nouvelle fois, il me lisait ses articles préférés, en butant un peu sur les mots, car ce rêveur un peu casse-cou n’avait jamais trop aimé l’école. – Écoute ça, Jules:terre est mélangée à de l’or sur« La une étendue de plusieurs centaines de milles*. Il faudra des siècles et des millions de travailleurs pour épuiser les gisements.»encore : Etrécitsmer veilleux« Les précédemmentfaitsausujetdesmines,loindêtreexagérés, sont au-dessous de la réalité.»entends ? Tu Au-dessous de la réalité!cite des exemples de« On fortunes merveilleuses réalisées en quelques jours.»Lis toi-même si tu ne me crois pas! Dans le journal d’hier, on parle d’un docteur qui a vu un morceau d’or de *482 mètres.000 pas, soit 1Unité de mesure ancienne qui équivaut à environ 1
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quatre kilos. Tu te rends compte? Un coup de pelle, trois coups de pioche, et voilà quatre kilos d’or! Ça n’arrangerait pas nos soucis, quatre kilos d’or, par hasard, Monsieur-je-suis-prudent? Là, mon frère avait raison. Notre père venait de mourir. Il ne nous restait que son échoppe de menuisier et ses outils. J’avais 14 ans et mon frère, à peine plus. L’idée d’Armand était de tout vendre et d’acheter deux billets pour la Californie, en trichant un peu sur notre âge. Même en passant par le cap Horn* – le parcours le plus long mais le moins cher –, la traversée coûtait un *Pour se rendre sur la côte ouest de l’Amérique, les navires venus d’Europe contournaient le cap Horn, à la pointe de l’Amérique du Sud (voir carte, p. 4). 8
prix faramineux. Toutes nos économies! Mais une fois là-bas, d’après mon frère, nous ne pouvions pas manquer de faire fortune. J’en étais moins certain. À la longue, pourtant, les récits fabuleux commençaient à me tourner la tête à moi aussi. Des milliers de gens avaient déjà abandonné leur maison, leur travail, souvent leur famille, pour filer en Californie. Pourquoi pas nous? Voilà comment un beau matin, au Havre, nous avons embarqué à bord d’un voilier baptiséLa Meuse, en compagnie d’une cinquantaine d’autres aventuriers:le premier convoi de chercheurs d’or français!
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