Note d'opportunité activités de randonnées version finale 19 05 06

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Note d'opportunité activités de randonnées version finale 19 05 06

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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0 - Introduction  0.1. Les travaux préparatoires à la rédaction de la note  Une réflexion autour d’un projet de création d’une nouvelle spécialité de brevet professionnel a été initiée dès novembre 2001 à l’occasion du début de la mise en place du brevet professionnel JEPS devant remplacer progressivement de nombreux brevets d’Etat sportifs ou socio-éducatifs.  Un premier groupe de travail a été mis en place à l’initiative de la DEF autour notamment de la FFRP et de deux fédérations généralistes, la FFEPMM et la FFEPGV. A ce groupe, se sont joints progressivement l’UCPA, le SNAM, le MCF et deux CREPS (Rhône-Alpes et Franche-Comté). D’autres partenaires ont accompagnés cette réflexion : le Ministère du Tourisme, le Ministère de l’Agriculture, le CNOSF, la FFME, la FFCT, la FFC, la Conférence permanente du tourisme en milieu rural, etc.  En décembre 2004, un projet de note d’opportunité intitulé « loisirs sportifs et culturels de nature » a été présenté à la commission professionnelle consultative. Celle-ci a souhaitée que l’argumentaire développé soit complété. Pour ce faire un comité de pilotage a été constitué par la DVAEF (cf. Annexe 3)  Depuis cette date différents travaux ont été engagés sur lesquels la note d’opportunité ici présentée s’appuie.  0.2. Les sources d’informations et la méthode de travail   Enquête sur les éducateurs déclarés en sports de nature  Une enquête a été réalisée par le PRNSN durant l’été 2005 à partir des fichiers des éducateurs déclarés en préfecture auprès de la totalité des directions départementales. Elle permet de connaître l’offre potentielle d’encadrement contre rémunération et la répartition géographique des 63 certifications concernant les sports de nature.    Analyse comparative des études emplois en sports de nature  Au vu de l’éventail, non exhaustif, des questions se posant dans la perspective de la création d’un nouveau BPJEPS et de l’hétérogénéité des sources de données, le MJSVA a souhaité établir une synthèse à partir des données statistiques mobilisables et des études déjà effectuées. Ce travail confié au cabinet Versant Sud s’est déroulé de juin 2005 à avril 2006. Il s’agissait de balayer quelques-unes des études disponibles afin d’en dégager les principaux éléments de connaissance, si possible convergents, en matière d’emploi dans le domaine des sports de nature. Après sélection par le Pôle Ressources National Sports de Nature et le Groupe Ressources Emploi Formation du MJSVA, 11 études au total ont finalement été retenues pour servir de base à l’analyse transversale :  Organisme Titre Année CARIF-OREF Les métiers et les formations des sports de nature à 2004   La Réunion La Réunion OREQF Les activités de pleine nature en Languedoc- 1998 Languedoc-Roussillon Roussillon CRTPN Millau Les activités de pleine nature en Midi-Pyrénées 2000 Analyse et conditions de développement d’une filière d’emplois CRTPN Millau Analyse et conditions de développement des 2005 entreprises et des emplois de la filière pleine nature sur le Massif Central Contrat Territorial d’Objectifs et de Structure et dynamique de l’emploi des APPN en 2004 Progrès Corse DRDJS Rouen Besoins de formation dans le secteur des APPN en 2005 Haute Normandie DDJS Tarbes Etat des lieux des sports de nature sur le 2004 département des Hautes Pyrénées DRDJS Dijon Etude sur l’employabilité des structures sportives en 2005 Bourgogne  Analyse du secteur sportif de nature en lien avec le développement des territoires
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DRDJS Amiens Sports de nature : mieux connaître les emplois 2005 rémunérés en Picardie Ministère de la Jeunesse et des Sports Le tourisme actif dans l’espace rural 1998 Ministère de la Jeunesse et des Sports, Etude relative à l’opportunité de la création d’un BP 2001 CNOSF spécialité nautisme
  Les études sélectionnées ont donc été exploitées de manière transversale en cherchant à tenir compte de la validité des données recueillies, c’est-à-dire de leur représentativité au regard d’une situation d’ensemble. Cette représentativité peut découler à la fois de l’échelle de travail, de la méthodologie mise en œuvre, et de la valeur statistique des résultats quand des modalités d’enquête quantitative ont été utilisées.  C’est pourquoi une grille récapitulative (cf. annexe1) a été constituée afin de résumer les conditions de recueil des données pour chaque étude : - de production, année -champ d’étude (périmètre géographique, activités prises en compte, exclusions éventuelles ou extensions  aux métiers non relatifs à l’encadrement,…), - type de document (enquête statistique ou étude),  sources mobilisées, -- méthodologie pour la partie quantitative, - indices de validité des données quantitatives (taille des échantillons globaux exploités).  Le travail mené pour cette analyse comparative a également permis de repérer les principaux intérêts méthodologiques ou carences de données de ces études, il a permis d’orienter les travaux de la phase 2. Parmi les 11 études retenues dans la phase 1 : -du terme (dont La Réunion, pour laquelle 7 relèvent d’une échelle régionale stricte, au sens administratif région et département se confondent), -la base de données MJSVA d’un seul département, celui des 1 étude est basée sur l’exploitation de Hautes-Pyrénées, -l’une polarisée sur le seul secteur du nautisme, concernent le territoire national dans son ensemble,  2 l’autre plus généraliste, extrapolant à l’échelle nationale des résultats recueillis sur 7 régions-tests,  Enfin, une étude sort de la logique de « périmètre administratif » en s’intéressant au Massif Central en tant que territoire pertinent, ce qui l’amène à agglomérer les résultats de 5 régions administratives, dont 3 prises en compte partiellement. Elle a été retenue pour une analyse plus approfondie des données en phase 2.   Approfondissement de l’analyse des données de l’étude « Filière pleine nature dans le Massif Central »  Les informations ont été recherchées par une exploitation spécifique des données collectées dans le cadre de l’enquête réalisée auprès des structures employeuses de la filière des sports et loisirs de nature dans le Massif Central (été 2004) en utilisant les deux clés d’entrée de cette enquête : les « structures » et les « emplois ». Cette analyse a été confiée au cabinet EMC en mars et avril 2006. Les résultats sont reproduits en annexe 2  0.2.1 L’exploitation au niveau des structures :   Les structures « cibles » Compte tenu des spécificités du futur diplôme, l’analyse a portée sur les structures qui remplissaient les deux conditions suivantes : - Proposer, entre autres, desprestations d’encadrement - Etre positionné sur au moins uneactivitérelevant du champ du futur BP à savoir :  La randonnée pédestre[01] La randonnée avec âne[02] Les autres formes de randonnées terrestres[04] La course d’orientation[05] Le vélo tout terrain[06] Le cyclotourisme[07]   L’analyse comparative Pour chacun des points analysés, les résultats observés au niveau de cet échantillon ont été comparés à ceux obtenus auprès des structures d’encadrement qui ne sont positionnées sur aucune des activités concernées par le BP.  L’ensemble des autres activités sportives et de loisirs a été pris en compte ici (roche, neige, air, eaux vives, nautisme, chasse et pêche, activités terrestres motorisées) à l’exception des randonnées équestres.  En effet, en raison des fortes particularités de la filière équestre (qualifications spécifiques, poids de la mono-activité, singularité des structures…) et de son poids dans l ’offre des sports et loisirs de nature (1/3 des structures), la présence
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des structures équestres risquait de biaiser les analyses comparatives et de contrarier la mise en évidence des spécificités des structures cibles.  Toutefois, l’ensemble des structures de la filière équestre n’a pas été isolé. Les structures positionnées sur la randonnée équestre mais qui proposaient, dans le même temps, des activités relevant du futur Brevet ont été intégrées dans l’échantillon des structures comparatives.    La taille des échantillons 
   Niveau de précision statistique : Ces tailles d’échantillon, même sensiblement inférieures à celle de l’échantillon global, ont permis l’identification de tendances statistiquement représentatives.   Les questions traitées L’analyse concernant les structures a été réalisée aux niveaux suivants : - Statut juridique - Répartition chiffre d’affaires  - Taille des structures - Dynamique d’emploi - Typologie des structures - Métiers exercés autres que les prestations LSN - Prestations LSN proposées (encadrement, location…) - Combinaison des prestations - Nombre d’activités - Combinaison d’activités les plus courantes - Niveau de pratique par activité  0.2.2 L’exploitation au niveau des emplois  Les emplois « ciblés »  Concernant les emplois, l’analyse a porté plus précisément sur les personnes exerçant, entre autres, une fonction d’encadrement dans une structure proposant au moins une activité entrant dans le champ du futur diplôme. Les responsables des structures n’ont pas été pris en compte.   L’analyse comparative Comme pour l’étude réalisée auprès des structures, les résultats observés auprès de cet échantillon de personnel ont été comparés à ceux enregistrés auprès des personnels d’encadrement travaillant dans des structures non positionnées sur les activités entrant dans le cadre du futur diplôme.  La logique d’intégration des personnels d’encadrement exerçant dans des structures proposant des randonnées pédestres est identique à celle adoptée pour l’enquête auprès des structures. Ont ainsi été retirés de l’étude les personnels d’encadrement travaillant dans les structures de la filière équestre qui ne proposent aucune activité entrant dans le cadre du BP.
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  La taille des échantillons
   Les questions traitées La recherche des spécificités des emplois concernés par le BP a été effectuée à partir des questions portant sur les points suivants : - La durée du travail - Les fonctions exercées - Les relations entre les fonctions exercées et les activités - Le contenu des postes de travail (combinaison de fonctions) - Les taux de qualification - Les demandes en matière de formation  0.3. Les choix effectués dans l’analyse  Le périmètre d’étude défini par le comité de pilotage  Le comité de pilotage a balisé le champ de l’étude comme suit : Dans un souci de cohérence avec les travaux de rénovation des certifications du MJSVA effectués ou en cours, le périmètre de l’analyse exclut à ce stade l’encadrement contre rémunération des sports nautiques, équestres, ou liés au milieu vertical (escalade, spéléologie).  De la même manière pour ne pas déstabiliser la lisibilité des professionnels de la montagne, l’encadrement contre rémunération des activités sportives de montagne (ski, raquette à neige, alpinisme, canyonisme) n’est pas pris en compte dans le périmètre de l’analyse.  Par conséquent, l’objet d’étude de la note d’opportunité qui suit est : l’encadrement contre rémunération des pratiques sportives et de loisirs de randonnées terrestres aussi dénommées pratiques « d’itinérance ».  Elles se caractérisentpar « un déplacement non motorisé, avec ou sans engins, en milieu rural et/ou périurbain sur un itinéraire »  Elles se composent entres autres des sports et loisirs suivants : randonnée pédestre, cyclisme, activités et course d’orientation, randonnée avec animaux de bâts…  Une consultation d’experts disciplinaires  Le PRNSN a été chargé par le comité de pilotage d’analyser l’adéquation des certifications existantes avec la dynamique d’emploi dans les trois filières de la randonnée pédestre, du cyclisme et de la course d’orientation. Pour ce faire, trois notes de cadrage ont été rédigées pour chaque discipline par des groupes d’experts composés de l’inspecteur coordonnateur de la discipline, des fédérations délégataires et des organismes professionnels. Les préconisations ont été validées par le comité de pilotage le 1erfévrier 2006 (cf. annexe 3,4 et 5).  La construction d’un argumentaire basé sur des données statistiquement fiables et représentatives d’un territoire  L’examen croisé des différentes études citées en annexe 2 devait permettre de permettre de présenter une note d’opportunité bien argumentée. Différents facteurs relatifs aux études et à leur hétérogénéité limitent la portée de l’exercice :  
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¨ des données L’ancienneté  Une forte amplitude chronologique caractérise les différentes études retenues : L’échelonnement de 1996 à 2005 des dates de mise en œuvre et de publication des études ne favorise pas le rapprochement des données.  On repère néanmoins 3 points d’appui potentiels : - un « peloton de tête » centré sur 2003-2005 - un point de repère initial en 1997-98 (« Tourisme actif en espace rural ») -et qui jalonnent 1997, 2000 et 2005 (Languedoc-Roussillon, Midi- 3 études dont la méthodologie est analogue Pyrénées, Massif Central)  ¨ des champs d’étude Disparité  D’une étude à l’autre, les champs sur lesquels portent les investigations peuvent différer très sensiblement : - différentes leséchelles géographiquesqu’aucune étude systématique à une échelle locale utilisées (et le fait donnée -département ou région- n’ait été menée pour l’instant) n’autorisent pas une compilation de données en vue d’obtenir une vision nationale du phénomène, avec ses variantes locales. Par ailleurs, des recoupements de périmètres d’études peuvent interférer occasionnellement, comme dans le cas de l’étude Massif Central qui prend en compte une partie de Midi-Pyrénées et du Languedoc-Roussillon.  - lesactivités sportives retenues ne sont pas systématiquement les mêmes, ou pas organisées selon la même logique/nomenclature. L’éventail va ainsi de 10 à 58 activités listées, avec au passage une étude sectorielle qui concerne uniquement le nautisme (mais à l’échelle nationale).
 Remarquons également que si certaines activités génériques comme les randonnées ont été systématiquement retenues dans le « noyau dur » des activités  génériques, d’autres ont logiquement été intégrées ou non, selon les spécificités territoriales (activités de montagne par exemple), ou en fonction de leur évidence pour les commanditaires d’après la problématique posée (activités motorisées par exemple).   - les« métiers » pris en compte assez sensiblement selon les objectifs, partenaires ou sources de diffèrent données relatifs aux études.  
 Ainsi, les exploitations se cantonnant aux seuls fichiers « éducateurs » du MJSVA ignorent logiquement les métiers des sports de nature qui ne sont pas directement reliés à la notion d’encadrement. Or, un certain nombre d’études élargissent leur champ aux métiers ou prestations que l’on pourrait qualifier (encore faut-il définir une terminologie commune) de « connexes » (location par exemple), voire aux prestations « périphériques » (restauration, hébergement,…) au sens marketing du terme.      
  ¨ Des méthodologies variées  Une première ligne de séparation méthodologique (cf. annexe 2) laisse d’un côté les travaux qui relèvent de l’enquête statistique dont l’objectif est de dégager des données quantitatives et de les interpréter, et de l’autre des démarches qui ne mettent pas en œuvre d’outil statistique particulier, ou seulement de manière accessoire, voire utilisent des chiffres déjà produits par ailleurs.
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 En matière d’enquêtes statistiques ensuite, le mode d’administration de l’enquête (exhaustive ou par sondage, avec ou sans relance, questionnaire auto administré ou par enquêteur), mais surtout la taille et la représentativité de l’échantillon, doivent être pris en compte afin de juger de la validité des chiffres obtenus. On constate ainsi fréquemment des échantillons de trop faible taille pour offrir une précision statistique propre à rendre les valeurs chiffrées obtenues représentatives. Cette remarque, déjà valable pour quelques-uns des échantillons globaux, l’est d’autant plus pour les segments d’échantillons. Ces derniers sont néanmoins parfois interprétés sans précaution par rapport à la faible validité statistique qu’ils offrent.  Par ailleurs, les objectifs et questionnements de départ de chaque étude pouvant sensiblement varier, l’exploitation des données et les tris découlant de ces divers questionnements ne sont pas facilement comparables. Quant aux études qui mixent le « quantitatif » et le « qualitatif » - ce dernier généralement sur la base d’entretiens individuels ciblés ou de tables rondes - elles ne donnent pas toutes le même poids à l’outil statistique et déterminent le ciblage de leurs interlocuteurs en fonction de questionnements différents ou de partenariats qui orientent le champ d’investigation.  Plus généralement, on peut d’ailleurs constater que le champ d’investigation des études envisage principalement l’emploi qui relève plutôt d’une logique marchande et touristique. En effet, si les fichiers de base de recensement/ciblage recoupent selon les cas des sources MJSVA, CROS/CDOS, CRT/DRT, CCI, voire Chambres d’Agriculture ou URSSAF, nombre d’études ignorent ou excluent la prise en compte des emplois présents au sein des collectivités locales. C’est encore plus le cas de celles dont le ciblage se limite aux fichiers « éducateurs » du MJSVA, dans lesquels n’apparaissent pas les éducateurs sportifs des collectivités locales.  Au final, les méthodologies les plus convergentes parmi les 11 études prises en compte sont celles des 3 études Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Massif Central, qui présentent aussi l’intérêt d’offrir une précision statistique correcte.  C’est pourquoi les tableaux comparatifs de l’argumentaire qui suit sont principalement tirés de ces 3 études. Les chiffres extraits des autres études appuient par ailleurs les constats effectués. Concernant l’analyse plus poussée des rapports existants entre l’encadrement contre rémunération des randonnées terrestres et celui des autres sports de nature, seule l’étude « Massif Central » rendait celle-ci statistiquement possible.  L’ensemble des tableaux comparatifs « randonnées/autres sports de nature » est donc tiré de cette étude.                           Le périmètre géographique de cette étude limité au Massif Central (selon la définition de la DATAR), englobant 4 régions, dont 2 partielles et 19 départements dont 7 partiels, nous a paru être un échantillon pertinent et représentatif de la zone rurale principalement concernée par ce brevet professionnel.   
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1-Présentation des pratiques concernées  1.1. Histoire et structuration des pratiques de « randonnées »  D’une pratique élitiste juste après-guerre, les adeptes de la randonnée pédestre se sont multipliés à partir des années 1980 pour atteindre des millions de pratiquants. C’est bien la création d’un réseau dense de chemins et de sentiers due à la volonté farouche de visionnaires après-guerre au sein du CNSGR (Comité National des Sentiers de Grande Randonnée), qui permit 30 ans plus tard à des milliers de passionnés de se mettre en marche, fédérésau sein de la Fédération française de Randonnéeà partir de 1978 Pédestre (FFRP)  Si la montagne fut le terrain privilégié des découvertes et des pratiquants des années 1950 à 1980 - Tour du Mont-blanc, GR5®(Alpes), GR10®(Pyrénées), GR 20®territoire qui est devenu le terrain de jeu :(Corse) – depuis, c’est l’ensemble du littoral, sentier des douaniers, les Saint Jacques (4 itinéraires principaux qui sillonnent la France), tous les parcs naturels régionaux.  Aujourd’hui, chaque département, chaque communauté de communes, chaque pays a son réseau de chemins et sentiers et souhaite le valoriser, constituant ainsi un patrimoine de 180 000 km de sentiers balisés.  Le vélo quant à lui constitua un moyen de transport très apprécié dès la fin du 19e siècle. L’industrie du cycle prit rapidement de l’ampleur. Dès sa naissance, ce sport est reconnu comme un sport populaire.L’ancêtre de la Fédération Française de Cyclisme (FFC) fut créée en 1881 sous le nom d’Union Vélocipédique de France. Au début du 20 e siècle, seules les disciplines de la route et de la piste existent. Jusqu'à la fin des années 50, le vélo est principalement utilisé à des fins utilitaires. La pratique compétitive ne concerne que quelques centaines de professionnels ou d’amateurs. La pratique de loisirs ou cyclotouriste est encore marginale mais commence à émerger :la Fédération Française de Cyclotourisme (FFCT) est créée en 1945.  Dans les années 1960, la pratique du cyclisme comme moyen de déplacement va s’estomper au profit d’un instrument de loisirs, appelé plus communément « vélo ». Les années 70 voient alors un fort développement de la randonnée cyclotouriste qui grossit les rangs des structures associatives de la FFCT. Au début des années 80, venant tout droit des Etats-Unis, de nouvelles pratiques plus « fun », inspirées des sports de glisse, arrivent sur notre territoire : le VTT et le BMX intègreront la FFC en 1988.  D’une utilisation exclusivement sportive notamment dans la première moitié du 20 e siècle, le vélo a évolué vers une pratique plus ouverte sur le loisir et le tourisme avec l’apparition des congés payés et plus généralement avec le développement du cyclotourisme dans les années 70. De nos jours, ces pratiques sportives et de loisirs connaissent des prolongements éducatifs aux déplacements urbains (sécurité routière ; plans de déplacement) et en milieu naturel (VTT, VTC) qui s’accompagnent de nouvelles formes d’aménagements des lieux de pratique.  La maîtrise de techniques d’orientation quant à elle concerne tous les modes de déplacement humains dans les différents milieux terrestres, nautiques et aériens. Aux fondements de toutes les pratiques sportives de pleine nature, elle s’est progressivement construite comme une discipline sportive à part entière. D’abord utilisée à des fins militaires, elle s’est affranchie de ce cadre pour investir les champs de la compétition, puis de l’éducation physique et sportive.  En France, la pratique de la course d’orientation débute réellement en 1960, par des "cross orientation" mis sur pied par la Fédération Française de Culture Physique. En 1970, est créée la Fédération Française de Course d’Orientation.Sa structuration va se faire progressivement en établissant un calendrier national et des calendriers régionaux, un règlement sportif, et en organisant des formations de cadres fédéraux et d’enseignants.  Ces activités de randonnée sont celles qui, parmi les activités sportives en Europe, mobilisent le plus les populations, en tant que sport et loisir de proximité en milieu urbain ou rural, comme sport passion pour des périples sur des itinéraires mythiques, ou tout simplement hygiène de vie, remise en forme ou phénomène comportemental. La randonnée est présente dans notre quotidien et séduit des milliers d’adeptes.  Ces trois activités qui, comme de nombreux autres Sports de Nature, ont trouvé leurs origines dans des pratiques socio-éducatives largement développées par le secteur associatif, évoluent aujourd’hui dans un contexte de mise en marché des services sportifs et touristiques des SN. Ainsi elles contribuent largement au développement socio économique des territoires.    1.2 Effectifs des pratiquants  
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Ces chiffres extraits de l’enquête INSEE 2003 sur « Les pratiques sportives et culturelles des français » soulignent l’importance des activités de randonnées : la randonnée pédestre et le vélo sont deux des trois activités les plus citées (hors pratique en montagne). 
e une surreprésentation de ersonnesâgées de 15 à 75 u diplômées et aux revenus
 L’e  Au pe La an m A im On su  En 2000, toujours d’après cette enquête de l’INSEP, 12,3 millions de personnes en France entre 15 et 75 ans déclarent faire du vélo avec une répartition dans la pyramide des âges très différente selon les familles d’activités.Les pratiquants de « vélo » (route, cyclotourisme, VTC, vélo loisir, vélo comme moyen de transport) un âge ont moyen élevé, 42 ans, et représententprès de 8 millions de pratiquants. Par contre les pratiquants de VTT et Bi-cross sont beaucoup plus jeunes, 32 et 23 ans en moyenne, et représentent4,5 millions de pratiquants VTTet presque 200 000 bi-crosseurs (données enquête MJS/INSEP, juillet 2000).
nant les dénominations qui ntagne, trekking. édents : plus masculin que médiaires ou intellectuelles
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 Enfin, le vélo est le sport le plus pratiqué par les enfants - 30 % d’entre eux s’y adonnent - (source : IFOP pour Equipe Magazine, n° 906). Par comparaison, la même enquête donne un taux de pratique de 29% pour l’activité football dans cette même tranche d’âge.  La course d’orientation n’est pas mentionnée dans les études statistiques précédemment citées, néanmoins elle apparaît largement dans les pratiques scolaires.  1.3 Diversité des publics et des pratiques   
    Ces chiffres tirés de l’enquête INSEE de 2003 montrent une parfaite répartition entre :  - une pratique régulière  tout au long de l’année que l’on qualifiera desportive»,  - une pratique occasionnelle regroupant les «loisirs de proximité»  - une pratique vacancière qualifiée de «loisirs touristiques»       Cette même enquête montre par ailleurs qu’à la diversité des modes de pratique s’ajouteune grande variété de profils de pratiquants tant sur les différentes catégories d’âge, que sur les niveaux de diplôme et les niveaux de vie. Sur ce dernier aspect, les activités de randonnée touchent plus particulièrement les catégories les plus aisées (3e et 4e quartile). Cesévolutions vers des pratiquants plus solvables sont récentes tout particulièrement pour le vélo, longtemps étiqueté comme le sport des classes populaires.     Dans son étude de 1996 intitulée « Pratique du en France », l’AFIT évalue à 20 millions l’ensemble des pratiquants de vélo, qui se répartissent comme suit :          
vélo
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1.3.1. Les pratiques en séjours touristiques et loisirs de proximité  L’activité économique liée aux pratiques de randonnées s’est essentiellement développée à partir des territoires de montagne où elles sont devenues aujourd’hui incontournables dans l’économie locale. Or la récente étude interministérielle (DIACT, MJSVA, MEDD, ministère de l’Agriculture et ministère du Tourisme) réalisée en 2005 par le cabinet GEM.ORCA sur les « Activités, métiers et dispositifs de formation en tourisme rural », montre très clairement quela majorité de la consommation touristique s’effectue sur des territoires hors zone de montagne.  
 Le faible taux de pénétration de ces territoires par les professionnels de l’encadrement des activités de randonnée (cf. 3, 4) au regard de ces dépenses touristiques met en évidence unfort potentiel de développement économique lié à l’encadrement professionnel en zone péri urbaine, littoral et campagne.  L’offre d’activités sportives de nature est un critère essentiel dans le choix des destinations touristiques, ainsi l’enquête des Stations Vertes sur les Loisirs sportifs de Nature menée en 2004 repère la randonnée essentiellement pédestre (près de 90% des répondants) mais aussi VTT/cyclo (1 personne sur 2), comme étant l’activité sportive dominante des touristes dans ces destinations ;  Pratique de la randonnée pédestre en séjour touristique (AFIT, 2003)  Les chiffres qui suivent sont tirés de l’étude clientèle publiée par l’AFIT intitulée « La pratique de la randonnée pédestre en France en séjour touristique »  Cette étude à été réalisée à partir du «Suivi de la Demande Touristique »,de 1995 à 1998, pour le compte de l’AFIT. Le Suivi de la Demande Touristique est une étude réalisée chaque mois par voie postale auprès d’un échantillon représentatif de la population des Français âgés de 15 ans et plus. Cet échantillon est issu de METASCOPE, base de sondage de l’institut Taylor Nelson Sofres. Cette étude permet de recenser et de décrire l’ensemble des séjours comportant au moins une nuit passée hors du domicile (séjours dont la raison est personnelle).  En moyenne : -24% des séjours touristiquess’effectuaient en intégrant promenade et/ou la randonnée la(toutes destinations confondues) - 12,7 %, des Français de 15 ans et plus déclaraient pratiquer la randonnée pédestre. Soit 5,59 millions de personnes Ce chiffre n’incluait pas ceux qui randonnent uniquement à partir de chez eux, ni les 500 000 personnes qui randonnaient à l’étranger. (p. 100 de l’étude précitée)  Pratique du vélo en séjour touristique  Il n’existe malheureusement pas à ce jour d’étude du même type que celle mentionnée ci-dessus qui embrasse tout le champ de la pratique du vélo en séjour touristique. Cependant les travaux mentionnés ici permettent d’avoir quelques éclairages sur des secteurs de cette pratique touristique (Vélo routes Voies Vertes / AFIT, 2003 et Le Tourisme des jeunes / AFIT, 2005) ; Depuis le début des années 70, la randonnée à vélo a connu un réel engouement nettement relayé par le boom du VTT à partir du milieu des années 80 qui a permis de dépasser les 2 millions de vélos vendus par an en France depuis maintenant 15 ans.
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Ces pratiques de randonnées vélo se diversifient pour toucher tous les types de publics et notamment les familles. La plus récente illustration est le développement du VTC (Vélo Tout Chemin) qui permet d’alterner routes goudronnées et pistes carrossables avec un vélo offrant des caractéristiques de confort proches de celles d’un VTT.  Le phénomène des Voies Vertes (étudié en 2003 par Altermodal pour le compte de l’AFIT) révèle « une nouvelle clientèle pour le vélo : plus familiale, plus féminine, plus jeune, moins sportive et à plus haut pouvoir d’achat». Quatre segments de clientèle ont été identifiés : - les Résidents : habitent < 5km et viennent directement sur site à pied ou à vélo, - les Excursionnistes : résident <1h, randonnée à la journée sur les périodes mai, juin, septembre, les Touristes en séjour : pratique découverte, utilitaire et loisirs, -- les Itinérants : 2% des usagers à 83% étrangers, fort impact économique. Cette étude montre aussi que ces nouveaux aménagements Véloroutes Voies Vertes répondent tant à des besoins de loisirs de proximité que de pratique tou stique ri .  Un autre aspect, attirant plus particulièrement les jeunes pratiquants, est le fort engouement pour les activités « fun » où ces derniers recherchent des sensations fortes et gardent un esprit de liberté. Dans un récent ouvrage (janvier 2005) sur « Le Tourisme des Jeunes », l’AFIT identifie le VTT comme une des rares activités qui progresse chez les jeunes en séjour touristique à la montagne. Cette évolution de la pratique du VTT en montagne chez les jeunes est fortement corrélée avec l’accroissement des aménagements des stations alpines en faveur duVTT de descente l’adaptation des remontées mécaniques à la et pratique de cette activité d’été. Ce développement de la descente VTT est encore récent et largement tributaire de la mise en place d’aménagements spécifiques dans les stations.  Cette pratique de descente VTT connaît unevariante beaucoup plus douce d’itinéraires descendants permettant d’effectuer des parcours de découverte à la demi journée ou à la journée sur des terrains peu accidentés et physiquement peu coûteux. La pratique de VTT ludique évoquée plus haut et l’augmentation du nombre de participants aux manifestations cyclistes semblent corrélées avec l’évolution qualitative du parc de vélos français et confirment le sentiment des acteurs institutionnels du vélo sur l’augmentation de la part de randonneurs sportifs (15% en 1996 selon l’AFIT) sur ces dernières années.   1.3.2 . La pratique au sein des structures associatives  
Pour la randonnée, trois fédérations principales (FFME, FFCAF, FFRP) recouvrent le champ avec des orientations différentes. D’autres fédérations proposent aussi des activités dans ce secteur (FF EPMM, FF Retraite sportive, FF EPGV, UFOLEP…).  La répartition des adhérents de la FFRP (délégataire de la randonnée pédestre) montre un développement de l’activité sur tout le territoire : 175 000 adhérents pour 3 000 associations (chiffres FFRP – janvier 2006). Il est important de noter qu’il n’existe pas de diplôme homologué délivré par l’une de ces fédérations permettant l’encadrement contre rémunération de la randonnée     
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