Marius berliet lyon 1866 1949

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Marius Berliet Marius est né en 1866. Père entrepreneur de la soie et la dentelle, associé avec M. Bellet. (maison Berliet-Bellet). Marius est allé au lycée Ampère, anc.t collège de la Trinité. Il est l’aîné de 7 enfants. Sa famille pratiquait le culte de la Petite Eglise, et n’est donc pas catholique romaine. Marius apprend le métier de canut pendant un an. Il adore la mécanique, le vélocipède. Son cousin, Claude Geay, a un rôle important dans le financement et le soutien de ses premières expérimentations automobiles. Marius développe l’entreprise familiale, en multiplie le chiffre d’affaires par 10. Il invente de nouvelle machines. 1887 : le marquis de Dion et monsieur Bouton organisent une course automobile au bois de Boulogne. En 1893, à 27 ans, il se distingue pour une nouvelle machine à découper le ruban qui transforme le métier. En 1893 encore, c’est le tournant de sa vie. La revue « La Nature » publie un plan de moteur « à pétrole », qui fascine Marius au point qu’il consacre tous ses efforts à le reproduire. A cette époque, Citroën, de 10 ans son cadet, prépare Polytechnique. 1899 : mort du père de Marius Berliet ; ce dernier se consacre EXCLUSIVEMENT à l’automobile. Louis Renault construit sa première voiture : Berliet a lancé la sienne 6 ans plus tôt. 1901 : Berliet fabrique 3 voitures par mois, en 1902, 10 par mois. Berliet est célèbre pour essayer ses prototypes Montée de la Grande Côte, sur une pente à 23°.
Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Marius Berliet
Marius est né en 1866. Père entrepreneur de la soie et la dentelle, associé avec M. Bellet.
(maison Berliet-Bellet).
Marius est allé au lycée Ampère, anc.t collège de la Trinité. Il est l’aîné de 7 enfants.
Sa famille pratiquait le culte de la Petite Eglise, et n’est donc pas catholique romaine.
Marius apprend le métier de canut pendant un an. Il adore la mécanique,
le vélocipède.
Son cousin, Claude Geay, a un rôle important dans le financement et le soutien de ses
premières expérimentations automobiles.
Marius développe l’entreprise familiale, en multiplie le chiffre d’affaires par 10. Il invente de
nouvelle machines.
1887 : le marquis de Dion et monsieur Bouton organisent une course automobile au bois de
Boulogne.
En 1893, à 27 ans, il se distingue pour une nouvelle machine à découper le ruban qui
transforme le métier. En 1893 encore, c’est le tournant de sa vie. La revue « La Nature »
publie un plan de moteur « à pétrole », qui fascine Marius au point qu’il consacre tous ses
efforts à le reproduire. A cette époque, Citroën, de 10 ans son cadet, prépare Polytechnique.
1899 : mort du père de Marius Berliet ; ce dernier se consacre EXCLUSIVEMENT à
l’automobile. Louis Renault construit sa première voiture : Berliet a lancé la sienne 6 ans plus
tôt.
1901 : Berliet fabrique 3 voitures par mois, en 1902, 10 par mois.
Berliet est célèbre pour essayer ses prototypes Montée de la Grande Côte, sur une pente à
23°.
Berliet n’est pas un grand commercial, il doit embaucher des collaborateurs qui se
débrouillent mieux que lui : Egerton Banks.
1904 : Berliet vend le brevet d’une de ses voitures à l’American Locomotive Corporation pour
100.000 $. Finance sa nouvelle usine. Sigle de Berliet : une locomotive en souvenir.
1905 : Edouard Herriot maire de Lyon.
1906 : une auto Berliet termine deuxième d’une course en Grande-Bretagne, derrière Rolls.
1907 : étudie les premiers camions et autocars, suite au ralentissement du marché
automobile. C’est le début de la grande tradition de Berliet dans les camions, mais ce dernier
a commencé dans l’automobile comme les autres.
1908 : Ford en Amérique : la Ford T. Berliet est à Monplaisir.
Veille de 1914 : 25 000 m² d’usines, les plus vastes de Lyon, 1000 ouvriers. Grande famille
lyonnaise, mais elle n’est pas catholique romaine. Habite 39 avenue Esquirol, au milieu de
ses usines : pas indifférent. Herriot fait construire la halle Tony Garnier où Berliet est en
bonne place.
1914 : mobilisation des usines Berliet pour la production d’obus.
1916 : Bataille de Verdun ; épisode de la Voie Sacrée, où la majorité des camions sont des
Berliet. 300 véhicules par heure, 3500 camions au total, alors que l’armée Française en
possédait 150 en 1914.
1917 : grèves ; Berliet refuse de nommer des délégués ouvriers : origine d’un antagonisme
de 30 ans. Réputation de tyran pour Berliet, qui est plus ou moins fondée. Berliet était
paternaliste, autoritaire et exigeant, mais a eu consacré beaucoup d’énergie dans des
oeuvres sociales, des écoles de formation technique.
Prototype Renault de char construit en 1917 : Berliet en produit la moitié. Reconnaissance
de la France à ce titre. Important pour l’offensive finale, en 1918.
1921 : à 55 ans, Berliet est évincé de la Présidence du Conseil d’Administration de son
entreprise par la Chambre de Commerce ; l’entreprise ne fait plus face à ses créanciers,
malgré le soutien de Herriot (commandes de la ville de Lyon) et d’Edouard Michelin, qui n’a
pas exigé le remboursement de ses créances auprès de la maison Berliet.
1929 : redressement de l’entreprise, Berliet à nouveau à la tête.
1934 : Raoul Dautry, Polytechnicien (SNCF en 1937) à l’origine des décrets-lois qui
interdisent l’achat de nouveaux camions pour soutenir la politique ferroviaire française.
1935 : Berliet rachète le brevet Ricardo (un Anglais) pour les moteurs Diesel appliqués aux
camions. Auparavant moteur essence = grosse consommation & usure prématurée.
Guerre de 1940 : Renault produit 28% des véhicules livrés aux Allemands, Citroën 9%,
Peugeot 15%, Berliet 2%. Pourtant on fait un procès à Berliet pour « enrichissement durant
l’Occupation ».
1945 : Yves Farge, commissaire de la République, de tendance communiste sans être
membre du Parti, fait emprisonner Berliet. Farge est un idéaliste exalté, qui se destinait aux
Beaux Arts, a été journaliste très pacifiste, a applaudi l’Armistice de 1940. Il veut faire chez
Berliet une expérience d’autogestion qu’il appelle « démocratie ouvrière ».
Décembre 1949 : Berliet est réhabilité par le Conseil d’Etat, ses usines reviennent à la
famille, le Parlement approuve un texte qui permet la voie de recours en cas d’abus de
pouvoir des Commissaires de la République à la Libération. Hélas Berliet est mort depuis
plusieurs mois, en avril 1949.
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