- S'identifier

- S'inscrire

- Connexion
Finance Islamique en Tunisie Cas de la Banque Zitouna
« Proposition «Finance Islamique en Tunisie : Cas de la Banque Zitouna » 11/ Aujourd’hui, la Banque Zitouna reconnait faire face... »
Proposition «Finance Islamique en Tunisie : Cas de la Banque Zitouna » 11/ Aujourd’hui, la Banque Zitouna reconnait faire face
... »
Proposition
«Finance Islamique en Tunisie : Cas de la Banque
Zitouna »
11/ Aujourd’hui, la Banque Zitouna reconnait faire face « à une crise de
confiance de certains acteurs économiques ».
vAlors que les rapports de la Banque Mondiale et du FMI soulignent
aux autorités tunisiennes la nécessité d’opérer des concentrations et
des fusions des institutions bancaires vu qu’il y a trop de banques par
rapport aux besoins de l’économie, les autorités monétaires ont délivré
une licence à une banque islamique ‘‘Banque Zitouna’’.
vAu fait, ces autorités n’ont pas prévu des solutions pour l’introduction
de telles banques en tant qu’autorités de régulation et aussi un organe
qui encourage et développe le cadre propice pour que le secteur
bancaire soit enrichi par l’apport du finance islamique. Aussi, faut-t-il
signaler que l'un des derniers conseils des ministres de l'ancien
gouvernement n’a pas encore voté une loi qui a été proposée touchant
aux produits spécifiques aux banques islamiques.
22/ Alors la finance islamique est-elle un problème ou une solution aux
problèmes de crise de confiance pour les autorités monétaires?
vMalgré que l’activité de la banque Zitouna est placée sous la supervision et
le contrôle de la BCT, et malgré que les ratios de liquidité et de solvabilité de
la banque sont aujourd’hui largement supérieurs aux normes prudentielles
requises, cette banque a une réputation sulfureuse qui remet en cause le
principe même de l'exercice de la finance islamique.
vEn effet, la Banque Zitouna constitue à un double titre un problème : de part
le contexte et l’origine de sa création, elle a suscité de vives critiques comme
un moyen de recouvrir un système bancaire classique d'un vernis d'économie
islamique.
vDe ce fait, la situation de la Banque Zitouna est paradoxale puisque la
finance islamique d’après les développements récents a montré qu’elle a le
potentiel de constituer à un double titre une solution, au moins partielle, à
cette crise de confiance: de part son interdiction du transfert de risque qui
était à l'origine de la crise des subprimes, un refus qui lui a permis de bien
résister à cette crise, la finance islamique génère 2,3 trilliards de $ par an de
par le monde.
33/ Le programme de refonte de la régulation financière classique
devrait-il être l’occasion pour la finance islamique de s’attaquer à aux
problèmes de dispositifs de surveillance ?
vAuparavant, il est nécessaire d'établir des dispositifs appropriés de
gouvernance, de réglementation et de gestion des risques:
• tant interne par les gestionnaires de cette banque
‘’dispositifs particuliers’’
• qu’externe par les autorités monétaires ‘’dispositifs
généraux’’ qui permettrait au système bancaire et même
aux banques conventionnelles d'élargir l'éventail des
produits offerts à leurs clientèles et s’assurer que les
organes de gouvernance et de conformité (le Comité
Chariaa et tous les organes de Bâle II) soient mis en place.
4La proposition
vDans ce cas, le gouvernement de transition peut accélérer la mise
en place d’une nouvelle législation mais qui permet à la finance
islamique de travailler dans les mêmes conditions que la finance
classique et les autorités de surveillance tunisiennes peuvent
s’inspirer de ce principe « pas de faveur, pas d’obstacle » en
mettant en place un cadre juridique et réglementaire adéquat qui ne
pénalise pas ce secteur, en se familiarisant avec l'application des
normes IFSB des banques islamiques
vdonc l’instauration par la Banque Centrale d’une unité de
réflexion sur l’intégration de la finance islamique dans le
programme de refonte de la régulation financière, sur la
supervision spécifique des institutions islamiques, et surtout sur le
sort de la banque Zitouna est de pleine nécessité.
5la finance islamique en Tunisie a un rôle à jouer
Par conséquence, la finance islamique en Tunisie a un rôle à jouer, qui pourrait
bénéficier à la fois aux investisseurs islamiques et à l’économie tunisienne et
qui constituera un signal fort afin de rétablir la confiance, tracer le chemin de
la reprise et donner une novelle chance pour Zitouna banque mise sous tutelle
de la Banque Centrale tunisienne et dont le sort n’est pas encore tranché,
sachant qu’une cession à des investisseurs parait une des options les plus
évoquées avec la possibilité d’adhésion de la Banque Islamique de
Développement (BID) au capital de Zitouna et aussi la participation Banque Al
Baraka à travers ses produits off shore. Ceci permettrait d’établir un cadre de
conformité et une réputation à la banque et à ce secteur à la fois.
6conclusion
Ainsi, les choses pourraient rapidement changer pour
la Banque islamique Zitouna, aussi al Baraka Bank et
les autres banques désireuses de diversifier leurs
produits, par la mise en place des mécanismes
nécessaires et équitables pour le développement du
secteur selon la loi du marché.
7
Intégrer cette publication à votre blog ou à votre site Internet Signaler un abus
Informations & Statistiques
Langue : Français
Exprimez-vous
