Le chocolat…

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Le chocolat…

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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KESSTUMAGES ? alimentation et plaisir 9 - 12 mars 2009 ENIL de Mamirolle & ENILBIO de Poligny
Prisé pour sa saveur et ses vertus stimulantes, le chocolat est aujourd'hui un élément
essentiel de notre alimentation. Ce documentaire propose de revenir sur l'histoire de ces
petites fèves qui font la folie des hommes.
Qui aurait cru que cet arbre qui pousse dans les forêts tropicales donnerait des fruits riches d'un or
d'un genre à part ? Qui aurait cru que les fèves contenues dans ces cabosses seraient si convoitées ?
Il a fallu que les Mayas découvrent, voici plusieurs siècles, les cacaoyers et utilisent leurs graines pour
que l'histoire du chocolat commence.
Il y a deux mille ans, les peuples de Méso-Amérique ont d'abord apprécié cette denrée pour ses
vertus dynamisantes et fortifiantes et lui ont rapidement accordé une place de choix dans leur vie
spirituelle et dans leurs cérémonies rituelles. Les fèves de cacao servaient ainsi d'offrande aux dieux
mayas, pour qu'ils envoient la pluie et permettent des récoltes abondantes. Elles étaient aussi offertes
pour aider les défunts à affronter les difficultés de l'au-delà.
Aujourd'hui encore, le jour des morts, les Mexicains disposent sur un autel un breuvage chocolaté
pour leurs disparus. Un petit clin d'oeil aux éternels gourmands ou un petit coup de pouce pour aider
les âmes dans leur voyage au coeur des limbes? Les fèves de cacao trouvent pourtant bientôt une
autre utilité : elles revêtent une valeur marchande, et deviennent monnaie d'échange. Lorsque Cortés
pose le pied sur le Nouveau Continent, il mesure très vite son intérêt à se servir lui aussi de ce moyen
de paiement...
C'est l'arrivée des conquistadors, à la fin du XVe siècle, qui va changer le destin du chocolat. Bien que
Colomb déclare que "cette boisson est destinée aux cochons plus qu'aux hommes", des fèves sont
exportées en Espagne. Des recettes chocolatées font leur apparition dans les cuisines royales.
Mais il faut attendre le mariage de Louis XIV avec Marie-Thérèse, grande amatrice de chocolat, pour
que la cour, puis toute l'Europe, soit initiée aux valeurs gustatives de ce nouvel aliment. Les
importations s'intensifient. La France et l'Angleterre plantent des cacaoyers dans leurs colonies.
L'Eglise proclame que manger du chocolat n'est pas un péché. Les chocolatiers travaillent à rendre le
mets encore plus savoureux. La suite, on la connaît... Aujourd'hui, le chocolat est un élément
incontournable de notre alimentation !
Isabelle Ducrocq
A savoir
L'Européen achète du chocolat pour 51,70 euros en moyenne par an. Aujourd'hui, le marché global du
chocolat représente 21,6 milliards d'euros.
(sur le site de France 5)
Le marché du chocolat en bref
(Sources : Syndicat du chocolat, Credoc. (2007))
2,262 milliards d'euros :
Chiffre d'affaires du marché français du chocolat en 2006 (production,
import et export).
445 000 tonnes
Volume de produits finis : 32,1 % en bonbons, bouchées, rochers, 24,1 % en tablettes, 18,6 % en pâte
à tartiner, 15,9 % en cacao en poudre, 9,4 % en barres
10 g par jour. Consommation moyenne d'un enfant.
3,8 g par jour. Consommation moyenne d'un adulte.
85 %. Part des grandes surfaces
dans les modes de distribution.
http://www.aquadesign.be/news/article-3125.php
Le chocolat est un délice ancestral qui remonte au temps des Aztèques, mais bien entendu son goût a
évolué et ses saveurs sont aujourd'hui plus variées.
Le chocolat…
au fil du web, quelques
informations
KESSTUMAGES ? alimentation et plaisir 9 - 12 mars 2009 ENIL de Mamirolle & ENILBIO de Poligny
Au début le chocolat était consommé en boisson, mais son goût amer ne faisait pas sa popularité
actuelle.
En effet, les Aztèques préparaient ce breuvage divin avec du piment, du gingembre et
du miel
. Fort heureusement, les «conquistadores» (conquérants) espagnols (et surtout Cortès en
1519) ont modifié cette boisson divine qui devint plus savoureuse, en introduisant du sucre de canne
au mélange de fèves de cacao.
La boisson chocolatée se répandit alors et, sa consommation alla au-delà des frontières. Utilisés à
l'origine, par les indigènes en tant que monnaie d'échange, les fèves de cacao devinrent très vite
l'élément de base de cette boisson chocolatée reconnue pour ses vertus thérapeutiques (le chocolat
fait disparaître la fatigue, le stress et stimule la pensée) et aphrodisiaques.
http://www.danoneetvous.com/nutrition-magazine/moments-
plaisir/chocolat___un_concentre_de_plaisir-5735.php
(source, site Danone)
Chocolat : un concentré de plaisir
Nourriture divine chez les Mayas, mode passionnelle à la cour du Roi-Soleil, remède contre la
neurasthénie au 19e siècle… Aujourd’hui classé au rang des plaisirs gustatifs les plus convoités, cet
or noir nous fait tous craquer. Et les scientifiques nous donnent raison.
Un succès inégalé
Les études menées au cours des deux dernières décennies semblent prouver que le chocolat a
décidément de nombreuses qualités. Et le public ne s’y trompe pas ! 44% des Français en
consomment en effet quotidiennement, tandis que 73% se déclarent plus heureux après en avoir
mangé un carré. Un plaisir qui évolue avec l’âge et les envies : de 4 à 7 ans, les enfants aiment le
chocolat blanc et le chocolat au lait ; de 8 à 10 ans, ils penchent pour le chocolat au lait et noisettes
hachées ; les 12-13 ans aiment le chocolat avec du riz soufflé ; les femmes adultes sont fans des
chocolats fourrés ; les hommes enfin sont adeptes du chocolat noir amer.
Pourquoi nous fait-il tant de bien ?
Une formule étonnante. Le chocolat contient des substances dynamisantes et euphorisantes,
stimulantes sur le système nerveux central et cardiaque. Il renferme aussi une substance qui a un
effet anti-dépresseur, de la caféine aux propriétés tonifiantes et, enfin, de la sérotonine aux vertus
anti-stress.
Des sensations uniques. Objet de gourmandise et de satisfaction, le chocolat est un cadeau que l’on
se fait à soi-même, une petite récompense qui provoque la production par le cerveau de dopamine et
d’endorphines, substances impliquées dans la sensation de plaisir. Sans compter sa teneur
intéressante en magnésium (relaxant), phosphore, potassium, fer et vitamines du groupe B…
Tous fondus !
Alors, le chocolat sera-t-il « l’aspirine » de demain ? A suivre ! En attendant, il est apprécié en France
pour ses qualités gustatives, anti-dépressives et apaisantes, tandis que nos voisins transalpins
l’associent à la sensualité et lui prêtent des vertus aphrodisiaques. Il est le plus souvent lié à de doux
souvenirs d’enfance et de fête : goûters, Noël, Pâques, desserts généreux… Autant de raisons de se
faire du bien et de ne pas tenter de lutter contre nos envies de chocolat. Comme le disait joliment un
médecin, le chocolat est « un modèle de l’addiction efficace et sans danger », à condition bien sûr de
ne pas en abuser !
http://www.cosmetic-bio.com/b/index.php/Tendances-cosmetiques/Le-chocolat-un-produit-de-beaute-
tendance.html
Le chocolat, un produit de beauté tendance
En matière de produit de beauté, la recherche est constante et innove en permanence. Au cours de
ces dernières années on a vu apparaître une toute nouvelle cosmétique gourmande avec des produits
formulés à base de chocolat ! Et si la fève de cacao, découverte par Christophe Colomb en 1502 était
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l'un des principes actifs phares de la cosmétologie moderne du deuxième millénaire ? On connaît
depuis bien longtemps les vertus du chocolat sur l'amélioration du moral, grâce au grand plaisir
gustatif qu'il nous procure par l'intermédiaire de nos papilles, mais quels sont ses réels bienfaits pour
notre beauté ? Esbroufe ou efficacité des soins pour la peau au cacao, tâchons d'en savoir plus...
Origine et botanique
Le cacaoyer est originaire d'Amérique centrale. C'est un arbre qui peut atteindre dix mètres de haut. Il
fructifie dés sa troisième ou quatrième année. C'est une plante forestière typique des régions
tropicales. Ses petites fleurs régulières d'un blanc rosé, naissent sur des bourrelets cicatriciels des
bourgeons tombés, sur les branches et : même sur le tronc. Les fruits du cacaoyer sont les cabossent
qui se récoltent général deux fois par an, au début ou à la fin de la saison des pluies. Les fruits
doivent être cueillis à maturité complète. Les cabosses sont ouvertes et les fèves, mises en tas,
subissent une fermentation alcoolique puis acétique. La pulpe qui entoure la fève disparaît ; la fève
perd alors de son accreté et sa couleur se modifie.
Petite histoire du chocolat
Christophe Colomb a découvert l'Amérique...et le chocolat ! Quelques années après la conquête du
Mexique par les Espagnols, les Européens qui s'y installent développent la plantation des cacaoyers
et de la canne à sucre. Pour réduire l'amertume naturelle du cacao certains ont l'idée d'y ajouter du
sucre, le chocolat est né. La mode du chocolat se répand alors en Espagne. C'est l'infante Anne
d'Autriche qui l'introduit à la Cour de France, après son mariage avec Louis XIII en 1615. Au départ la
consommation du chocolat est réservée aux privilégiés de l'aristocratie t de la grande bourgeoisie.
Puis au 19ème siècle s'est ouvert l'ère industrielle du chocolat. Ce qui permet de passer à d'un
fabrication artisanale, visant un public restreint et élitiste, à une consommation plus large et
abondante, pour le plaisir de tous.
Qualités gustatives et nutritives du chocolat
Le chocolat est un plaisir divin pour bien des amateurs, sous toutes ses formes, crèmes, gâteaux, il
séduit en général...Le goût chocolaté procure des bienfaits sur le mental indéniables. Une recherche
faite à l'université d'Oxford a montré que le cacao activerait la production d'endorphines, hormones du
plaisir. Des médecins le préconise même aux résidents âgés de certaines maisons de retraite, à
raison d'un carré à chaque repas, pour améliorer leur bien être ! Quel bon remède... Les français l'ont
bien compris et sont de grands consommateurs de chocolat puisqu'ils en mangent 4,8 kilos par an et
par habitant...Ce chiffre ne fait d'ailleurs pas d'eux les plus gros mangeurs de chocolat puisque les
Suisses en consomment, pour leur part, 10,3 kilos par habitant et par an !
Vertus cosmétiques et thérapeutiques du chocolat
Les peuples Mayas et Aztèques avaient appris les propriétés hydratantes du beurre de cacao. Ce
baume devint partie intégrante de leur pharmacopée notamment pour cicatriser les gerçures et les
brûlures. En Europe, les vertus thérapeutiques du cacao furent reconnues pour la première fois en
1579, dans le Traité du médecin à la Cour de Philippe II, Augustin Farfan.
Le chocolat est riche en différentes vitamines A, B, C et E et également en sels minéraux tels que le
magnésium, le potassium et le fer. C'est sa haute teneur en ses différents éléments, combinés aux
phospholipides qu'il contient, qui lui confère ses vertus restructurante anti-âge de l'épiderme,
adoucissante et assouplissante des peaux les plus sèches. Le cacao est aussi un puissant anti-
oxydant capable de neutraliser les radicaux libres responsables du vieillissement cutané car il contient
des polyphénols ralentissant ainsi le vieillissement de la peau. Riche en beurre de cacao, le chocolat
prévient la déshydratation de la peau et réhydrate l'épiderme. En outre, il contient de la caféine
réputée pour raffermir la peau et gommer l'aspect peau d'orange, c'est donc un principe actif tout à fait
recommandé pour atténuer la cellulite. Enfin, par sa réelle action régénérante, il est capable de
prévenir et de lutter très efficacement contre les vergetures. On peut donc compter sans réserve sur le
beurre de cacao pour soigner et embellir notre peau, l'aider à retrouver son élasticité, l'adoucir et la
protéger. Ce pécher de gourmandise cosmétique ne viendra pas se déposer sur nos hanches !
Usage du chocolat comme produit de beauté
L’odeur suave et gourmande du cacao, utilisé dans les soins de la peau, aide à la détente et à la
bonne humeur. Par son effet réchauffant et sensuel, le parfum du chocolat, amène tout l'organisme au
bien être. Les peuples Mayas et aztèques s'en servaient pour hydrater leur peau fragilisée par le
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soleil. De nos jours on peut appliquer les produits cosmétiques formulés à base de cacao en massage
sur la nuque, les épaules ou le dos pour procurer détente et apaisement des tensions quotidiennes. Il
va de soi que pour bénéficier de toutes les vertus embellissantes du cacao, on orientera son choix
vers des produits naturels (pas d’arôme de synthèse) et de préférence biologiques.
Les fondus de chocolat trouveront leur bonheur avec l’huile 100% bio au chocolat de la marque
Clairjoie. La marque propose une huile de massage corporelle bio au délicieux parfum de chocolat, à
utiliser quotidiennement après la douche, sur tout le corps, pour les accros du cacao, ou
ponctuellement en massages relaxants.
Par ses vertus euphorisantes et son parfum suave, elle augmente la sensation de bien-être. Sa
composition totalement naturelle à base d’huiles végétales pures de sésame et de jojoba biologiques
et son extrait de cacao bio obtenu à partir de cacao issu du commerce équitable, en fait un produit de
premier choix pour la beauté de la peau. Il est également possible de jouer les alchimistes dans sa
cuisine en se concoctant un masque de beauté 100% chocolat et bio ! Poudre de cacao noir plus
huiles végétales et huiles essentielles et le tour est joué…
http://cozop.com/florian_saffer_agoravox/sante_les_bienfaits_du_chocolat_faites_vous_plaisir
Santé, les bienfaits du chocolat : faites-vous plaisir !
«Gourmand» est un mot de la langue française d’origine incertaine, alors que «chocolat» vient
d’un mot indien du Mexique de l’époque des conquistadors et veut dire «nourriture des Dieux».
Il fut longtemps difficile de croire que le délicieux mélange de beurre de cacao, de sucre et de lait, qui
fond dans la bouche et stimule tellement nos sens, puisse également nous être bénéfique. Et
pourtant, de récentes recherches démontrent que, contrairement à l’opinion trop longtemps répandue
selon laquelle tout ce qui a bon goût doit forcément être mauvais pour la santé, le chocolat serait un
cocktail de substances potentiellement protectrices pour l’organisme.
Source d’antioxydants :
On a décelé un groupe de «polyphénols» (antioxydants) - connus sous le nom de «catéchines», par
ailleurs composants majeurs du thé - dans le chocolat noir comme dans le chocolat au lait. Il apparaît
qu’ils joueraient un rôle dans la prévention des maladies cardio-vasculaires, amélioreraient le système
immunitaire, voire participeraient à la diminution des risques de certains cancers.
Chocolat et cholestérol :
Toutes les études récentes ont mise en évidence que le chocolat ne faisait pas augmenter le
cholestérol et qu’une consommation raisonnable aurait même tendance à faire baisser le cholestérol
sanguin.
Chocolat et magnésium :
Le chocolat noir remporte la palme de la richesse en magnésium ! Avec 110 mg pour 100 g, il fait
d’ailleurs partie des aliments qui en sont le plus riche. Une barre de 30 g couvre plus de 10 % des
Apports Journaliers Recommandés.
Antidépresseur naturel
Le chocolat est un antidépresseur avéré ! Le chocolat est un "aliment plaisir" par excellence. Chaque
bouchée de chocolat provoque dans notre cerveau la libération de dopamine ; la dopamine est
l’hormone du plaisir. Cette molécule active les circuits de la récompense ; une zone du cerveau qui
provoque un plaisir intense.
Chocolat et ligne
Beaucoup s’interdisent ce divin met par peur de grossir. Il faut garder à l’esprit que seul "trop" de
chocolat est néfaste. Or si l’on prend le temps de le déguster, de petites quantités suffisent à nous
satisfaire.
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Ce sont les 2 ou 3 premiers carrés qui nous apportent beaucoup de plaisir. Déguster, apprécier, prêter
attention au plaisir en bouche permet donc de ne pas en abuser.
Vous l’avez compris, le chocolat est un aliment magique qui stimule nos sens, nous procure un plaisir
intense et en plus nous apporte un véritable bénéfice santé. Beaucoup pensent que les "aliments
plaisir" sont forcement mauvais, dangereux, à bannir si l’on veut garder la ligne. Or un comportement
alimentaire sain est avant tout un comportement alimentaire axé sur le plaisir. Si vous apprécier le
chocolat ne vous en privé surtout, apprenez juste à le manger par plaisir.
Sources :
Chocolate is very good for you. Arts. I. The Lancet, 7 août 1999.
Stimulating thoughts : caffeine and food . Chan W . British Nutrition Foundation, Bulletin sur la nutrition
n 85, Volume 23, 226 - 233.
Chocolate and Cocoa Health and Nutrition , révisé por Ian Knight, Blackwell Science, 1999.
Chocolat et cholestérol
, E-Santé
Chocolat et magnesium
, Doctissimo
Chocolat et antidepresseur
, Doctissimo
Florian Saffer
Diététicien Nutritionniste Titulaire d’une licence « sécurité et prévention du risque alimentaire »
Spécialisé en obésité de l’enfant et de l’adolescent (Diplômé de l’hôpital Trousseau - Paris)
http://www.strategies.fr/etudes-tendances/tendances/r46458W /le-design-fond-pour-le-chocolat.html
Le design fond pour le chocolat ( Marketing alimentaire)
08/11/2007 - Le dernier Salon du chocolat a été l'occasion de célébrer les noces de
l'alimentation et du packaging, et de lancer des pistes d'innovation.
le chocolat offre une chance aux designers de toucher à l'excellence créative. Il a une histoire dans
laquelle on peut puiser. Il renvoie une image bienveillante, comme une récompense ou un
médicament. Il revêt la couleur emblématique du luxe, le noir. Il a un format de rêve, à la fois plat et
en volume. Il permet de travailler le cartonnage, l'or à chaud. Il est sublimé par la photo... » N'en jetez
plus. Cet éloge du mariage du design et du chocolat est signé Émeric Semin, enseignant à l'Académie
Charpentier, une école de création, et intervenant lors du dernier Salon du chocolat, qui s'est tenu du
20 au 22 octobre à la porte de Versailles, à Paris.
Cette année, la manifestation organisée par Event International invitait des agences de design à
sensibiliser les chocolatiers à l'innovation. Les intitulés des conférences étaient éloquents : «
Comment les marques de chocolat peuvent-elles innover et se différencier par le design ? » (Dragon
rouge), « Peut-on réinventer les codes du premium en chocolat ? » (Landor), « Un packaging
délicieusement sophistiqué pour sublimer le sublime » (P'Référence), « La polysensorialité en quête
de sens » (Carré noir). Si les tendances dans le chocolat recoupent celles observées dans
l'alimentation en général (traçabilité, bio, luxe, personnalisation, régression, etc.), la force d'évocation
de la précieuse fève est exceptionnelle.
Quel autre aliment serait capable d'inspirer LG pour son fameux téléphone portable Chocolate,
Whirlpool pour un micro-ondes couleur chocolat fondu ou Sephora pour une gamme de soins
pour le corps ?
Et si le lien entre design et chocolat fait immanquablement penser à La Cerise sur le gâteau, création
du designer Yan Pennor's pour Pierre Hermé, la grande consommation n'est pas en reste. L'oeuf
Kinder, le lapin Lindt, le triangle Toblerone ou le mauve de Milka sont autant d'exemples de produits
indissociables de leur forme et de leur couleur. Tour d'horizon des différents modes d'expression de la
folie chocolat.
Gourmand, mais responsable
C'est l'une des grosses tendances du moment, surtout au Royaume-Uni : mêler plaisir du palais et
engagement sociétal. Green&Black's et Divine se positionnent sur ce territoire, avec un discours sur
l'origine des ingrédients et l'agriculture biologique, sans négliger l'esthétisme de leurs packagings.
Divine, en particulier, arbore des arabesques baroques qui la rapprochent de l'univers du luxe, mais
insiste sur son engagement dans le commerce équitable. Son slogan résume sa philosophie : «
Heavenly chocolate with a heart » (« Un chocolat divin qui a du coeur »). Attention au retour de bâton
pour les marques qui négligent cet aspect citoyen. Nestlé a essuyé une vive polémique en Suisse
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avec son chocolat Cailler, dont le packaging conçu par Jean Nouvel était accusé d'être peu
recyclable.
« Le pur plaisir du graphisme »
L'expression est d'Oriane Tristani, directrice commerciale chez Landor, qui a déniché à Barcelone la
marque Xocoa, dont les packagings se déclinent en une multitude de visuels pop. Son site Internet est
lui-même très riche, avec un indicateur d'attente en forme de tablette. Ces expérimentations
graphiques sont également visibles chez l'écossaise Kshocolât, la belge Neuhaus ou la suisse Alice
Chocolate.
Les codes du luxe
Le chocolat, objet de fantasme s'il en est, n'échappe pas à la tendance « bling-bling ». La britannique
Divine, déjà évoquée, fait ainsi ressembler ses packagings à des tapisseries richement ornementées.
Lenôtre poursuit ses collaborations avec des couturiers en confiant sa bûche de Noël 2007 à
l'omniprésent Karl Lagerfeld. Mais la marque qui se taille la part du lion dans ce domaine est Gü,
récemment arrivée en grande distribution, qui présente les pâtisseries en majesté sur fond noir. Un
appel au péché de gourmandise.
La régression
Le chocolat est l'un de ces produits capables de plaire autant aux enfants qu'aux adultes, trop
heureux de s'adonner à un plaisir régressif. La britannique Prestat et ses boîtes de couleurs vives ou
la l'artiste chocolatière française Virginie Duroc-Danner et ses friandises dessinées comme des bijoux
fantaisie sont de dignes représentantes de cette tendance « girly ». Du côté de la distribution, les
chocolatiers pourraient s'inspirer de Happy Pills, un magasin de bonbons de Barcelone pensé comme
une pharmacie antimorosité.
La personnalisation
Autre tendance transversale de la consommation, la personnalisation s'applique bien évidemment au
monde du chocolat, comme le montre le succès des M&M's à messages que l'on peut commander sur
le site Mymms.fr. En Grande-Bretagne, Thorntons propose aussi de composer un petit mot à base de
lettres en chocolat. En France, Jadis et Gourmande offre le même service sur Jadisetgour mande.fr.
L'incarnation dans un lieu
De Jeff de Bruges à La Maison du chocolat en passant par Jean-Paul Hévin, les chocolatiers soignent
leur apparence pour immerger les acheteurs dans un environnement opulent. Le nouvel
aménagement de Jeff de Bruges, signé Saguez&Partners, s'est traduit dans certains magasins par
une augmentation de 30 % des ventes. Oriane Tristani, de Landor, déplore cependant le manque
d'imagination des distributeurs, qui pourraient davantage développer l'aspect communautaire à la
manière de Nespresso, ou créer une expérience unique comme l'Absolut Bar en glace, à Londres.
À New York, elle relève notamment un Chocolate Bar, tout entier consacré aux accros du cacao, « où
l'on mange, boit et discute chocolat ».
Au-delà de la tablette
Si la créativité semble infinie en matière de packaging, on ne peut pas en dire autant des tablettes, qui
restent invariablement rectangulaires. Les industriels ont beau invoquer des contraintes de fabrication,
rien n'oblige le consommateur à briser des carrés.
Les Sismo, duo de designers produit, ont imaginé une forme triangulaire, dont les portions sont de
plus en plus petites jusqu'à atteindre une noisette centrale. Ce projet attend encore d'être
commercialisé.
Il y a quelques années, Côte d'or avait lancé un chocolat dessert prédécoupé en portions de 100 g,
avant d'abandonner.
C'est Nestlé, leader sur les chocolats pâtissiers, qui a récupéré l'idée. Pour de vraies innovations, il
faut chercher du côté des artisans : Richart et son Soloïst en tube, ou Jean-Paul Hévin et son Sein
chocolat au lait d'amande ou de coco.
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