Communiqué de presse - Infarctus du myocarde : au-delà de la crise ...

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Communiqué de presse - Infarctus du myocarde : au-delà de la crise ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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Communiqué de presse
Paris, le 11 janvier 2011
Infarctus du myocarde : au-delà de la crise, une maladie à soigner
Si le terme "infarctus” est une notion connue des Français comme le confirme une récente
enquête d’opinion Ipsos-AstraZeneca (novembre 2010), les facteurs de risque qui lui sont associés
sont bien souvent sous-estimés, les gestes à adopter en cas de crise parfois hésitants voire
inappropriés.
Vingt millions de personnes en France seraient à risque de maladies cardiovasculaires (dont
l’infarctus du myocarde) ; et environ 100 000 nouveaux cas d’infarctus surviennent chaque
année.
1,2
Après un premier infarctus, nombreuses sont les personnes qui continuent à fumer et/ou
ne changent pas leurs habitudes alimentaires. Et pourtant, près d’1 patient sur 7 pris en charge
pour un infarctus décède dans l’année qui suit.
3
Dans ce contexte, l'ensemble des acteurs de la cardiologie française a décidé de se mobiliser au
travers d'une campagne,
"Infarctus : une question de vie",
qui sera lancée le 12 janvier 2011. Elle
doit permettre de sensibiliser le grand public aux facteurs de risque à éviter, aux bons réflexes à
adopter lors des signes annonciateurs de l’infarctus et à la prise en charge de cette pathologie non
seulement en phase aiguë mais aussi après l’événement afin de prévenir les risques de récidives.
Regards croisés sur l’infarctus : Une enquête de perception des Français sur l’infarctus
Infarctus : un manque d’information des Français confirmé par les médecins
L’image spontanée de l’infarctus se cristallise sur sa phase aiguë, c’est-à-dire la crise cardiaque
(53%). Et pourtant, ils sont moins d'1 Français sur 2 à identifier la douleur dans la poitrine comme
un signe d’alerte. Ils ignorent également une fois sur deux qu’une douleur digestive peut être
annonciatrice d’un infarctus.
Seuls 30 % d'entre eux citent spontanément le 15 (SAMU) comme premier recours alors qu’il s’agit
du premier réflexe à adopter. Les médecins confirment ce manque d'information, en particulier
concernant la prise en charge de l’infarctus une fois l’accident survenu.
L’infarctus : une maladie à forte charge émotionnelle
Les Français n’ont pas trop envie d’y penser (69 %) mais ils le craignent pour eux (31%) et
davantage encore pour leurs proches (47%). Même si 18 % pensent encore qu’il est rare de nos
jours de mourir d’un infarctus, cette maladie leur fait peur, à la fois parce qu’elle est perçue comme
grave (74 % pour l’infarctus contre 86 % pour le cancer) et fréquente : 65 % des Français pensent
pouvoir en être atteints (vs 80% pour le cancer).
Des difficultés de prise en charge exprimées par les médecins, notamment post-infarctus
Ce qui préoccupe les médecins avant tout, c’est le long cours, la récidive en matière d’événements
cardiovasculaires dépendant notamment de l’éducation en post-infarctus, de l’information du
patient en sortie d’hôpital, et plus particulièrement de l’observance du traitement.
Infarctus, au-delà de l'événement : une maladie récidivante
L’infarctus : un événement grave associé à des complications sévères à court terme
L’infarctus peut engendrer de nombreuses complications graves qui mettent en jeu le pronostic
vital. Les plus fréquentes et les plus graves des complications sont les troubles du rythme
cardiaque.
Une fois passée la phase aiguë de l’infarctus du myocarde, il reste des séquelles de l’événement
passé dont l’importance est variable d’une personne à l’autre.
Post-infarctus: une surveillance étroite pour éviter les récidives
En dépit des progrès accomplis durant ces dernières années et d’une réduction de la mortalité
cardiovasculaire de 15 % entre 2000 et 2004, 7 % des personnes prises en charge pour un
infarctus du myocarde meurent dans le premier mois, 14 % au cours de la première année.
4,5
Six mois après l’hospitalisation pour un premier infarctus, 4 patients sur 10 ne suivent pas les
recommandations de la Haute Autorité de Santé en matière de traitement.
6
Contrairement à ce qu'imagine l'opinion publique et ce que pensent certains patients, l'infarctus est
une maladie récidivante qui nécessite une surveillance adaptée. La récidive, souvent plus grave
que l’événement initial et source de séquelles sévères, est donc à éviter par un contrôle strict des
facteurs de risque cardiovasculaire, un traitement médicamenteux optimal et le dépistage de
l’apparition de nouvelles lésions coronaires.
Avant, pendant, après un infarctus : Quelle prise en charge pour quels enjeux ?
La prévention primaire : améliorer la prise de conscience et corriger les facteurs de risque
L’âge des artères, et des coronaires en particulier, est très fortement influencé par certains
facteurs de risque et par nos comportements. On sait par exemple que fumer multiplie le risque
d’avoir un infarctus du myocarde environ par 3, un diabète environ par 2,5 et une hypertension
par 2.
7
“ Les Français ont à l’évidence un gros travail de prévention à accomplir… Primaire et secondaire.
Ainsi, seulement les 2/3 des hypertendus en France reçoivent un traitement et environ la moitié
d’entre eux est contrôlée.
8
L’obésité androïde, le diabète, la sédentarité et le tabagisme (avec une
augmentation de la consommation de 1,8 % en 5 ans
9
) gagnent encore du terrain…”
note le Pr
Jacques Beaune, Président de la Fédération Française de Cardiologie (FFC).
"Il s'agit là d'un véritable défi puisqu’il faut convaincre le plus grand nombre de personnes, a priori
saines et inconscientes du risque et de la maladie“
précise le Dr Maxime Guenoun, Président du
Collège National des Cardiologues Français (CNCF).
En phase aiguë : un geste vital, l’appel du 15 (SAMU)
“La France est un modèle, exportable, pour la prise en charge préhospitalière médicalisée de
l’infarctus”
affirme le Dr Patrick Goldstein, Past-Président de la Société Française de Médecine
d’Urgence (SFMU).
“À condition de passer dans la bonne filière, les Français bénéficient en effet
des meilleurs soins en urgence”,
complète le Dr Marc Giroud, Président de SAMU-Urgences de
France.
Cependant, seul un quart des patients qui présente un infarctus du myocarde nécessitant une
reperfusion en extrême urgence bénéficie du parcours optimal recommandé (prise en charge par
le SAMU avec un délai de reperfusion inférieur à 90 minutes).
10
En cas de douleur intense à la
poitrine, le message est pourtant simple : appeler immédiatement le 15 (SAMU).
La prévention secondaire des complications et récidives
Un patient ayant eu un infarctus qui reste sédentaire, continue à fumer et à avoir une hygiène
alimentaire inadaptée présente un risque multiplié par 3,8 de récidiver dans les six mois.
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Au-delà du traitement qui sera initié, la correction des différents facteurs de risque (hypertension
artérielle, diabète, dyslipidémie, tabagisme) est indispensable. Elle permet une prévention des
récidives, notamment chez les personnes à haut risque vasculaire.
“C’est sur l'axe de la lutte contre les facteurs de risque, dont les résultats sont aujourd’hui
décevants, en particulier pour le tabagisme, le diabète ou le surpoids, que nous devons concentrer
nos efforts de pédagogie"
insiste le Dr Michel Hanssen, Président du Collège National des
Cardiologues des Hôpitaux Généraux (CNCHG).
Et vous, vous en êtes où côté coeur ? :
Une question au centre de la campagne
"Infarctus : une question de vie
"
Les Français : prêts à entendre et mieux faire.
L'enquête Ipsos-AstraZeneca confirme que trois quarts des Français évoquent les médias
(journaux, télévision et radio) comme principale source d'information. L’entourage est cité par
environ 2/3 d’entre eux, la sphère médicale par ¼ de la population.
Une campagne pour interpeller :
« Et vous, vous en êtes où côté coeur ? »
Une campagne d’information et de sensibilisation du grand public sur l’infarctus sera lancée début
janvier 2011 à la fois "on et off-line” :
Diffusion de spots radio et TV respectivement en janvier et mars 2011
Affichage publicitaire urbain en janvier
Annonce publicitaire par voie de presse, de janvier à mars
Campagne web de janvier à mars
Des documents d’information sur la maladie et ses récidives
Une brochure d’information de 8 pages décrivant la campagne
"Infarctus, une question de vie",
étayée par l’engagement des différents
partenaires, destinée aux 7 000 cardiologues et 56 000 médecins
généralistes français.
Un magazine d’information, “
Infarctus, une question de vie“,
comportant
des informations sur les facteurs de risque, des conseils de mode de vie
et des témoignages.
Un site Internet dédié à la campagne et à l’information sur
l’infarctus du myocarde
.
Références bibliographiques :
1
Programme National de réduction des risques cardio-vasculaires 2002-2005. Ministère de l’emploi et de la solidarité
2
Programme infarctus 2007-2010. Ensemble, améliorons la prise en charge de l’infarctus du myocarde. HAS. Bilan 2009
3
Société Française de Cardiologie. Bulletin des registres N°8. Avril 2010
4
Surveillance épidémiologique des causes de décès en France. INVS. BEH 18 septembre 2007 / n°35-36
5
Société Française de Cardiologie. Bulletin des registres N°8. Avril 2010
6
Tuppin P. et al. Combined secondary prevention after hospitalization for myocardial infarction in France: Analysis from a large
administrative database. Archives of cardiovascular disease (2009) 102, 279-292
7
Yusuf S et al. Effect of potentially modifiable risk factors associated with myocardial infarction in 52 countries (the INTERHEART
study): case-control study. Lancet 2004 ; 364:937-52.
8
Enquête FLAHS 2009 (French League Against Hypertension Study). Disponible à l’adresse : www.comitehta.org
9
Baromètre santé 2010 de l'Institut de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes)
10
Programme infarctus 2007-2010. Ensemble, améliorons la prise en charge de l’infarctus du myocarde. HAS. Bilan 2009
11
Clara K. Chow et al. Association of diet, exercise and smoking modification with risk of early cardiovascular events after acute
coronary syndromes. Circulation 2010;121:750-758
Contact presse
Laurence Jacquillat
Camille Journet
Tél. : 01 45 03 57 66
c.journet@ljcom.net
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