République d'Albanie I. La lutte contre le trafic et la ...

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République d'Albanie I. La lutte contre le trafic et la ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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République d’Albanie I. La lutte contre le trafic et la consommation de drogue en Albanie1.Cadre législatifL’Albanie est dotée d’un cadre législatif relatif aux mesures de lutte contre la drogue et figure parmi les pays signataires des instruments internationaux antidrogue suivants: Relative aux substances narcotiques et auxLoi nr.795, du 26.07.1995, « produits psychotropes ». Loi nr.8722, du 26.12.2000, «Relative à l’adhésion de la République d’Albanie à la Convention des Nations Unies contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes » de l’année 1988. Loi nr.8723, du 26.12.2000, «Relative à l’adhésion de la République d’Albanie à la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 telle que modifiée par le Protocole de 1972portant amendement de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 » ; Loi nr.8750, du 26.03.2001, «Relative à la prévention et la lutte contre le trafic des substances narcotiques et psychotropes ». substances qui servent àLoi nr.8874, du 29.03.2002, «Pour le contrôle des la fabrication illicite des produits narcotiques et psychotropes» (les précurseurs ). Les services du gouvernement ont préparé les projets suivants : Projet de Décret commun des Ministres de l’Ordre Public, de la Justice, de la Santé et le Procureur Général de la République «Concernant la protection, l’administration et les techniques de destruction des substances narcotiques et psychotropes séquestrées». Projet de Décret commun du Ministre de l’Ordre Public, celui des Finances et le Procureur Général de la République «Concernant les opérations spéciales de la police dans la lutte contre la drogue (opération de livraison contrôlée et l’achat stimulé) Projet de Règlement et de fonctionnement du Comité National de la Coordination de la Lutte contre la drogue. Le Code pénal albanais sanctionne tout usage, ainsi que la production, le traitement, le magasinage, la détention, le transport, la livraison et la commercialisation des stupéfiants.
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2. Structures Les institutions compétentes de la lutte contre la drogue sont le Ministère de l’Ordre public (Service Central d’Antidrogue) et le Ministère des Finances (Direction Générale des Douanes). Les institutions qui s’engagent dans le cadre de la baisse de la demande de drogue sont le Ministère de l’Education, le Ministère de la Culture, la Jeunesse et des Sports, le Ministère du Travail et des Affaires Sociales et le Ministère de l’Agriculture. Le traitement de réhabilitation est assuré par l’Hôpital Central Militaire de Tirana (service de toxicologie) et un Centre de réinsertion caritative, près de Tirana (l'église catholique italienne). Le plus haut organe de coordination de la lutte antidrogue est le Comité National de la Coordination de la lutte contre la drogue, dirigé par le Premier Ministre. Le Service Central Antidrogue auprès du Ministère de l’Ordre Public a été créé le 19.02.1998. Il est divisé en deux secteurs: celui de la lutte contre la production et le trafic des stupéfiants végétariens et celui de la lutte contre le trafic des drogues les plus fortes. Ils existent également, attachés aux 12 Directions de Police Nationale auprès des Préfectures, des services régionaux de la lutte contre la drogue. 3. Phénoménologiede la drogue en Albanie Dès le début de la dernière décennie du siècle dernier, l’Albanie a parfois servi de « territoirede transit» des drogues dures. Des plantations visant la production de cannabis sativa ont été remarquées et ont engagé l’action de la force publique. L’héroïne arriveraiten Albanie à travers la soidisant «Nouvelle route balkanique de la drogue », dont l’itinéraire est Turquie – Bulgarie – Macédoine  Albanie pour être acheminée ensuite vers l’Italie ou la Grèce. Lacocaïneen Albanie principalement par voie aérienne, par des passagers arrive en provenance des Etats Unis d’Amérique ou par la poste ( des colis ) provenant de la Bolivie et le Pakistan. Elle est ensuite acheminée vers l’Italie ou la Grèce. Drogues synthétiques :cette catégorie de stupéfiants ne circule pas en Albanie. Cannabis Sativa:La culture du cannabis a été remarquée sur les régions de Vlora, Shkodra et Fier, et des cas isolés, sur de petites superficies, à Tirana, Korça, Devoll, Saranda, Delvina et Gjirokastra. La destination de ce produit est principalement le marché des pays voisins et peutêtre au delà. Lapolice albanaise a pu identifier récemment par des moyens aériens, des superficies cultivées de cannabis, et elle s’est engagée à en détruire la plantation. Cette opération a connu une vaste ampleur dans le pays ce qui devrait en réduire de manière très substantielle la « récolte" de cette plante en Albanie.
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Usage de la drogue en Albanie Vu le niveau très bas d’achat, la consommation de la drogue en Albanie ne constitue pas une préoccupation majeure. Malgré une absence de chiffres officiels de toxicomanes dans le pays, de diverses sources d’information et des ONGs, il est estimé que le nombre des consommateurs se situe autour de 25 000 personnes. Les spécialistes albanais pensent que le nombre des utilisateurs de drogues devrait augmenter dans les années à venir. Selon les observations, les consommateurs se trouvent le plus souvent parmi la jeunesse universitaire et les lycéens, dans les milieux artistiques ainsi que parmi les hommes d’affaires.  Surle marché intérieur un kilo de cocaïne coûte aux environs de 60 mille US$, tandis qu’une dose d’utilisation personnelle s’élève à 85 US$. L’héroïne est vendue à 20 mille US$ le kilo et une dose (0,4 gr) coûte 35 US$. Le cannabis est vendu par les producteurs 7 US$ le kilo et revendu aux trafiquants autour de 160 US$. Le prix de vente sur le marché italien varie entre 600700 US$ le kilo alors que sur le marché grec il ne dépasse pas les 350 US$ le kilo. Coopération institutionnelle et internationale  Desliens et une coopération de plus en plus efficace ont été établis entre diverses structures albanaises telles que le Ministère de l’Ordre public, le Parquet de la République, le Service de Renseignement d’Etat, les Douanes, etc., dans la lutte contre le trafic et la consommation de la drogue dans le pays.  Surle plan international, il existe également une coopération très efficace avec les polices italiennes, grecques, monténégrines, l’UNMIK, mais également avec la Suisse, la France, les Etats Unis, la Grande Bretagne, l’Allemagne, etc. L’UNDCP dispose d’un programme particulier pour l’équipement et l’entraînement des structures qui agissent contre la drogue, essentiellement en véhicules, ordinateurs, radio de communication, valise de testes chimiques etc. Toutefois l’entraînement du personnel spécialisé contre la drogue, la connaissance des techniques de sa détection, la mise à disposition des moyens nécessaires de détection et d’investigation ( microcaméras, GPS ) et les chiens antidrogue, continuent de demeurer une nécessité prioritaire de ces structures.  Lesrésultats de la lutte contre le trafic de drogue en Albanie Lors de l’année 2002, 135 opérations ont été menées contre des plantations de cannabis, dont les résultats enregistrés sont les suivants : 115678 plantes ont été détruites, 44 groupes criminels de trafic de l’héroïne ont été démantelés, 72 kg d’héroïne et 13717 kg de cannabis ont été saisis, 261 individus font l’objet de procédures pénales, dont 230d’entre eux ont été pris en flagrant délit.
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***  II.Plan prioritaire des actions visant le contrôle des méfaits provoqués  parl’usage de la drogue en Albanie.LacourbedelévolutionduphénomènedeladroguedanslespacedunedécennieenAlbanie (période suffisante à la configuration du phénomène), se révèle constante. Actuellement il est possible de le représenter tel qu’il se profile, sous ses aspects contemporains et dans ses dimensions. A présent l’Albanie se trouve devant une situation, où la toxicomanie a atteint les niveaux épidémiologiques d’une propre nosologie. Selon des données approximatives de nombreuses sources, notamment celles provenant du Service de Toxicologie,estimées comme les plus fiables, il résulte que le nombre des consommateurs de la drogue (y sont incluses les personnes qui abusent de la drogue et celles qui en dépendent) a approximativement atteint le chiffre de 25 000 personnes. De toute évidence il est clair que le niveau réel est bien plus élevé, compte tenu du contingent non déclaré des toxicomanes qui ne figurent nulle part, faute des moyens et des conditions d’identification. Ce phénomène, avec tout ce qui l’accompagne, est en train de sepropager dans les conditions d’une apathie et d’une absence de réaction appropriée de la part des mécanismes institutionnels, techniques, financiers etc, considérés comme leviers indispensables dans la lutte contre la drogue. La réaction sociale face àce phénomène apparaît sur deux fronts:celui de la baisse de lademande de drogueet laréduction de l’approvisionnement en drogue, dont le premier concerne en grande partie le Secteur de la Santé Publique. Dans le cadre des efforts inscrits dans ce sens, incités et motivés à un niveau maximal par la réalité, les spécialistes des secteurs intéressés, orientés par les Ministères concernés et dirigés par le Ministère de la Santé Publique, ont rédigé le projetde la Stratégie Nationalede la baisse de la demande de drogue en Albanie. Cette stratégie comprend également celle du Ministère de la Santé Publique, dont les priorités sont mentionnées ci dessous. En premier lieu, il est à souligner quel’approbationpar le Gouvernement albanaisla de « StratégieNationale de la baisse de la demande de drogue», constitue un moment très important. Cette stratégie, élaborée avec le Conseil de l’Europe soutenue par le Ministère de l’Education Nationale, le Ministère du Travail et des Affaires sociales, ainsi que le Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, comporte toutes les mesures nécessaires à prendre par les organismes publics, en vue de prévenir et de mettre sous contrôle les conséquences liées à l’usage des stupéfiants. Le Comité national de la Lutte contre la Drogue, présidé par le Premier Ministre doit adopter formellement le document, ce qui mènerait les structures adéquates des ministères concernés, à commencer la mise en application des mesures à long terme.
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 Lespriorités: 1. Lacréation d’unConseil Technique Interdisciplinaire, qui agira sous la direction du Ministère de la Santé Publique. Son rôle principal sera l’implantation de la Stratégie et la coordination des actions entre les acteurs concernés. 2.La création d’un service modèle, spécial de la narcologie, dans l’enceinte duCentre Hospitalier Universitaire de Tirana, constitue l’une des mesures prioritaires qui mérite toute l’attention. La mise en œuvre de ce Service est envisagée sur l’extension et la consolidation des activités du service national de la toxicologie clinique déjà existant. Ses activités toucheront le traitement résidentiel ou hospitalier, de courte ou de moyenne duré des toxicodépendants. Il est prévu qu’un service ambulatoire y soit attaché également, sans parler de la thérapie substitutive à méthadone, en tant que méthode intervenante efficace dans le traitement de la dépendance de la drogue, et le maintien sous contrôle de l’individu toxicomane. Ce Service aura pour tâche de collaborer avec d’autres centres d’ expertises à l’intérieur de CHU, afin d’aider et d’œuvrer pour la création de nouveaux centres dans les autres régions du pays, en vue d’assurer une extension du réseau, mis au service de la population. 3.L’approvisionnement rapide et suffisant des services d’émergence à Tirana etdans les autres districts avec des traitements spécifiques, afin de rendre possible une intervention médicale en cas de crises et d’overdoses, ce qui serait un moyen efficace pour pouvoir prévenir les décès éventuels des patients. 4. Dansle but de faire une évaluation de la situation de l’usage et des consommateurs Des stupéfiants en Albanie, ainsi que de superviser les résultats attendus par l’application de la Stratégie,les systèmes d’information à l’intérieur du Ministère seront renforcés. Ces systèmes auront pour objectif une évaluation rapide, perçue actuellement comme la méthodologie la plus appropriée.  Tirana,le 12 mai 2003
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