DIO_PLAQUETTE FLÈCHES

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DIO_PLAQUETTE FLÈCHES

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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>La conférence du 10 décembre Un jubilé, c’est aussi fait pour s’instruire. Les conférences s’articuleront autour de trois axes : d’où nous venons, où nous sommes, où nous allons. Pour cette première conférence, Gabriel de Broglie, Chancelier de l’Institut de France et paroissien de Sainte-Clotilde, analysera le contexte historique, social et spirituel dans lequel a été conçu le projet de construction de la basilique. Le même soir, Adrien Goetz, docteur en histoire de l’art et romancier, s’attachera à analyser quelques oeuvres exemplaires dans l’église, montrant que Sainte Clotilde, en dépit d’un certain dénigrement du néo-gothique, contient des trésors.
>Le chemin de Croix des Académiciens, le 19 février Notre basilique a la chance de posséder un chemin de croix particulièrement intéressant composé de quatorze haut reliefs de Pradier et Duret. À l’occasion du jubilé, une vingtaine d’Académiciens ont accepté de rédiger un texte sur la station de leur choix. Placé sous le patronage de Maurice Druon, de Gabriel de Broglie et du défunt Cardinal Lustiger, la lecture publique de ces textes sera un moment inoubliable. Un rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte !
>Le pèlerinage aux Andelys, le 6 avril Lieu de pèlerinage traditionnel de Sainte Clotilde pendant des décennies, le petit village des Andelys, situé à une centaine de kilomètres à l’ouest de Paris, dans le département de l’Eure, sera, en cette année jubilaire, la destination d’une journée paroissiale. Auprès des restes de l’abbaye fondée par sainte Clotilde et de la source qui porte son nom tous ceux qui le souhaitent – notamment les enfants – seront invités à approfondir la démarche du jubilé.
Prière du jubilé
Seigneur, béni sois-tu pour sainte Clotilde et les premiers témoins de la foi dans notre pays ! Béni sois-tu pour sainte Valère et tous les baptisés qui ont persévéré jusqu’au martyr dans l’espérance et dans l’amour ! Béni sois-tu pour ceux qui ont construit la basilique Sainte-Clotilde il y a cent cinquante ans ! Béni sois-tu pour ceux qui y ont reçu le baptême, la confirmation, l’eucharistie le mariage, l’ordre, le sacrement de réconciliation et l’onction des malades ! Béni sois-tu pour tous ceux qui, à Sainte-Clotilde, ont découvert ou redécouvert ton amour ! Béni sois-tu pour ceux qui viennent y prier et chercher la force d’espérer ! Donne à chacun de se désaltérer à la source vive de ta miséricorde. Donne à chacun de se laisser illuminer par ta vérité. Donne à chacun d’accueillir la grâce de ce jubilé. Par l’intercession de sainte Clotilde, veille sur les catéchumènes et les nouveaux baptisés, sur les enfants, les familles, les personnes âgées, les malades, ceux qui se dépensent au service de leur pays. Par l’intercession de sainte Clotilde, délivre-nous de toute résignation et de tout désespoir. Seigneur, tu es la source de la joie, donne-nous d’y puiser et de savoir y inviter !
Je me souviens…
Tous les mois, un(e) paroissien(ne) nous livre ses souvenirs de Sainte-Clotilde. Si vous voulez nous raconter une anecdote insolite, un épisode amusant ou un fait marquant, n’hésitez pas à contacter la rédaction.
François de Waresquiel dirige une belle maison d’éditions de livres d’art, Citadelles et Mazenod. Fier que sa famille fréquente la paroisse depuis six générations, il se souvient de la messe du centenaire, en 1957 : « j’ai été marqué par l’arrivée majestueuse du cardinal Feltin. Il arborait la capa magna, une cape en hermine qui nécessitait la peau d’au moins soixante dix animaux, ainsi qu’une gigantesque traîne longue de plusieurs dizaines de mètres. »
À l’époque, la messe dominicale était un rendez-vous incontournable. « Toute la famille se devait d’y assister. Je me rappelle un chanoine, replet comme il se doit, qui avait l’habitude de monter en chaire pour interpeller ses ouailles. Un jour, il a pointé du doigt l’assistance et s’est écrié : je connais des familles, et non des moindres, qui ne donnent pas assez au denier du culte. Certains se sont mis à lire leur missel de très très près ! »
Renseignements :Paroisse Sainte-Clotilde 23 bis, rue Las Cases – 75007 PARIS – 01 44 18 62 60 –www.sainte-clotilde.com
ÉDITION SPÉCIALE JUBILÉ «Flèches» Venez à la source rquoi un jubilé?
ilique Sainte-Clotilde, inaugurée le 30 novembre est sur le point d’avoircent cinquante ans. uoi donner de l’éclat à cet anniversaire ? llerà la sourcede notre histoire paroissiale, ussià la sourced’où jaillit cette histoire – le me de Clovis grâce au rayonnement de e –, et plus encore à la source de toute vie enne :le baptême. essentiel de notre « jubilé » –temps de joie onversion– est de nous enraciner dans la ns l’espérance et dans l’amour, au point de ir entémoigneravec une fécondité renouvelée. , paroissiens et visiteurs, sera proposé un raire jubilaire»dans la basilique (avec une à la chapelle Sai nte-Clotilde, de la chapelle la statue de Marie à l’autel et au tabernacle, c acunsera nva revers le Seigneur.un pas en avanA date fixe ou sur demande, en groupe ou seul, chacun aura ainsi une occasion, qui pourra s’avérer décisive, de renouveler l’engagement de son baptême. Une série de concerts spirituels,qui feront honneur à la tradition musicale de Sainte-Clotilde depuis César Franck, seront une autre manière d’inviter un public très large à s’approcher de la grâce jubilaire. Troisgrandes conférencesnous aideront à regarder le chemin parcouru pour contribuer, à notre mesure mais avec enthousiasme, à l’avenir de la foi chrétienne dans notre pays. Plusieursgrands événements– la messe du 2 décembre présidée par le Cardinal Vingt-Trois, la veillée jubilaire de Noël et la messe de minuit présidée par Mgr Beau, le chemin de croix des Académiciens, le pèlerinage aux Andelys, le dîner de paroisse et de quartier du 6 juin, la messe finale du 8 juin – chercheront à conjuguerla joie de la célébration et le sérieux de la conversion. Je crois profondément queDieu peut accomplir de grandes choses par ce jubilé paroissial. Je lui demande de nous combler de grâces de réconciliation, de ferveur, d’attention à ceux qui souffrent, d’inventivité apostolique. Allons d’un seul cœur à la source qui fait vivre ! Désaltérons-nous au point d’inviterceux qui ont soif, parfois sans le savoir, à goûter la délicatesse et la force de l’amour de Dieu.
P. Matthieu Rougé Curé de Sainte-Clotilde
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ème À l’heure de fêter son 150anniversaire, la basilique Sainte-Clotilde se porte comme un charme. De concerts en conférences, d’itinéraires de découvertes en chemins de croix, de messes en pèlerinages, vous aurez de nombreuses possibilités de revenir aux sources de votre foi et de redécouvrir votre église. Alors demandez le programme !
er >et 2 décembreL’ouverture du jubilé, les 1 er La grande messe d’ouverture du jubilé sera précédée, le samedi 1décembre, par une veillée de prière qui commencera à 21h par des chants de louange et une procession du Saint Sacrement. Animée par le groupe Génération Jean-Paul II, les Jeunes professionnels et des étudiants, elle se prolongera toute la nuit.
En présence du Nonce Apostolique, d’anciens prêtres de la paroisse et de nombreuses personnalités, la messe du 2 décembre marquera le début solennel du jubilé. Elle sera célébrée par Mgr André Vingt-Trois, Archevêque de Paris, tout nouveau Cardinal. À cette occasion, le nouvel autel, œuvre du sculpteur et orfèvre Goudji, sera consacré.
>Les Messes du 24 décembre, du 6 et du 20 janvier Venez passer un Noël féerique à la basilique ! À 19h, ce sera la traditionnelle messe des familles avec chants, orgues et trompettes. Quelques heures plus tard, à 23h, ce sera le temps de la veillée jubilaire de Noël, « aux sources de la joie », avec chœur, trompettes et orgue. Enfin, la messe de minuit sera célébrée par Mgr Jérôme Beau, évêque auxiliaire de Paris.
Quinze jours plus tard, nous aurons la chance d’accueillir Mgr Brincard. Originaire de la paroisse, l’évêque du Puy en Velay célébrera la messe de l’Epiphanie. Deux semaines plus tard, la messe aura lieu une heure plus tôt que d’habitude. A cela une bonne raison : elle sera retransmise en direct sur France Culture.
>Les parcours jubilaires Tout au long du jubilé, un parcours jubilaire sera proposé pour permettre à ceux qui le souhaitent d’unir découverte la basilique et démarche spirituelle. Conçu comme une invitation à se remettre en marche à la suite du Christ, le parcours jubilaire insistera sur les trois vertus théologales : la foi reçue au baptême, la charité exercée dans le service des autres et l’espérance dans l’amour indéfectible de Dieu pour chacun d’entre nous. Il s’articulera autour de cinq lieux significatifs (le baptistère, les chapelles Sainte Clotilde, Saint Louis et Sainte Valère, ainsi que la statue de la Vierge Marie) pour aboutir à l’autel, l’adoration eucharistique et la possibilité de se confesser.
>Le concert du 16 décembre Parce que notre basilique a été marquée par le grand répertoire français de la fin du 19ème siècle, plusieurs concerts seront organisés tout au long du jubilé. Dès le 16 décembre (à 16h.), Jean-Philippe Sarcos, directeur musical du Palais royal et de l’Académie de Musique, proposera un concert avec des noëls traditionnels et l’Oratorio de Noël de Saint-Saëns.
Une balade historique à Sainte-Clotilde : de Cologne à Canton.
Les Pénitentes de Sainte-Valère ème Au début du 18siècle, le faubourg Saint Germain n’est encore qu’un vaste champ où se sont implantées un grand nombre de communautés religieuses. Le quartier est placé sous l’autorité de l’église Saint-Sulpice. Financée par une « personne charitable » qui préfère garder l’anonymat, la Communauté des Filles Pénitentes de Sainte-Valère est fondée en 1706. Établie face aux Invalides, elle vient compléter le vaste réseau de maisons de relèvement institué à l’époque dans les divers quartiers de Paris. Cette communauté tire l’essentiel de ses revenus du travail de lingères des jeunes femmes pour le compte de l’École militaire et des grandes familles du quartier.
D’autres ressources proviennent également des fondations de messes, des aumônes, de la location de certains terrains à des jardiniers et fleuristes et des tribunes dans la chapelle louées à l’année par certaines grandes dames du quartier. La Révolution française aura raison de cette communauté séculière, aisée à défaut d’être florissante. Les sœurs quittent les lieux à l’automne 1792.
La paroisse de Sainte-Valère et du Gros Caillou Pendant la révolution, le vicaire de la paroisse du Gros-Caillou, l’abbé Thélu, maintient un semblant de vie religieuse dans le quartier. Mais dès la fin des persécutions, il apparaît que c’est autour de l’ancienne chapelle de Sainte-Valère que peut renaître le culte. Le service religieux y est célébré à partir du 4 mars 1800. A la suite du Concordat la chapelle Sainte-Valère devient paroisse succursale de Saint-Thomas d’Aquin. Son premier curé est l’abbé Leclerc du Bradin.
Assez rapidement, des tensions se font jour entre le quartier du Gros-Caillou, plus pauvre mais bien plus peuplé et le Faubourg Saint Germain, chacun revendiquant la paroisse tout en refusant le démembrement du territoire. Ces crispations sont ravivées en 1838 par l’achat de la chapelle par William Williams Hope, un riche banquier hollandais. Les fidèles sont obligés de se contenter d’une petite chapelle de trois cent places, rue de Bourgogne. Après de nombreux débats, l’église Saint-Pierre du Gros Caillou est érigée en paroisse à l’été 1843. Parallèlement, la décision est prise de construire une nouvelle église dans le secteur de la rue de Belle-Chasse. Née en 1803, la paroisse est définitivement scindée en deux quarante ans plus tard.
La construction de l’église Naturellement, on n’avait pas attendu 1843 pour songer à agrandir la petite chapelle Sainte-Valère. Le 16 février 1827, le Conseil municipal de Paris décide l’érection d’une église dédié à Saint Charles, en hommage au roi Charles X. A l’époque, l’art grec ancien est au goût du jour. Pour un peu, Sainte-Clotilde aurait pu ressembler au Panthéon ou à la Madeleine ! Mais le projet n’aboutit pas. Quinze ans plus tard, le dossier ressort sous l’impulsion du préfet Rambuteau. On parle alors de l’église Sainte-Amélie, en hommage à l’épouse du roi Louis-Philippe. Cette fois-ci, c’est le gothique qui est à la mode : c’est l’époque des restaurations de Saint Germain l’Auxerrois, de la Sainte-Chapelle et de Notre-Dame.
Les travaux commencent en septembre 1846. Ils dureront onze ans, sous la direction de deux architectes. D’abord, François-Christian Gau, né à Cologne en 1790, si marqué par la cathédrale de son enfance que Sainte Clotilde lui ressemble étrangement. À la mort de ce dernier, en 1853, c’est Théodore Ballu, auteur de l’église de la Trinité et de la reconstruction de l’Hôtel de Ville, qui prend la relève. Dans cette église où les deux saintes patronnes sont bien loties, les arts majeurs tiennent une place d’importance. Nous y reviendrons dans un prochain numéro. Une curiosité : c’est à partir des plans de Sainte-Clotilde qu’a été construite la cathédrale de Canton, en 1861 !
L’inauguration, le 30 novembre 1857 Finalement, l’église est inaugurée et bénie par le Cardinal Morlot, archevêque de Paris, en présence du nonce apostolique, Mgr Sacconi, du baron Haussmann, préfet de la Seine et des cinq ministres (sur neuf que comptait le gouvernement de l’époque) dont les ministères se trouvaient sur le territoire de la paroisse. L’abbé Hamelin est son premier curé.
Et l’église devint basilique ème En 1897, à l’occasion du 14centenaire du baptême de Clovis, le pape Léon XIII l’érige en basilique mineure, ce qui lui confère les droits, privilèges, honneurs, prérogatives et insignes des basiliques mineures de Rome. Par exemple, les basiliques (majeures et mineures) se distinguent par le droit de porter l’ombrellino - ou pavillon - pontifical (sorte de parasol à demi ouvert, aux couleurs papales rouge et or) près de l’autel et lors des processions.
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