Introduction - L'ENSEIGNEMENT SOCIAL DE L'EGLISE EN BREF

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Introduction - L'ENSEIGNEMENT SOCIAL DE L'EGLISE EN BREF

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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1
L’ENSEIGNEMENT
SOCIAL
DE
L’EGLISE
EN
BREF
L
ES VALEURS FONDATRICES D
'
UNE SOCIETE HUMAINE
Justice, Liberté, Vérité et Amour
Les valeurs de Bien Commun, de Subsidiarité, de Solidarité, de Participation ne sauraient construire la
société humaine si elles ne se vivaient pas dans la Justice, la Vérité, la Liberté et finalement l’Amour :
«
L’amour – caritas – sera toujours nécessaire, même dans la société la plus juste. Il n’y a aucun ordre juste de
l’État qui puisse rendre superflu le service de l’amour. Celui qui veut s’affranchir de l’amour se prépare à
s’affranchir de l’homme en tant qu’homme. Il y aura toujours de la souffrance, qui réclame consolation et aide. Il y
aura toujours de la solitude. De même, il y aura toujours des situations de nécessité matérielle, pour lesquelles une
aide est indispensable, dans le sens d’un amour concret pour le prochain. (…)Cet amour n’offre pas uniquement aux
hommes une aide matérielle, mais également réconfort et soin de l’âme, aide souvent plus nécessaire que le soutien
matériel.
Benoît XVI, DCE 28
La Participation
L’Eglise veut redire son attachement au principe de la participation de tous aux décisions, y compris
notamment des plus défavorisés. L’Eglise appelle à ne pas avoir peur de l’implication du plus grand
nombre dans les affaires publiques :
«
Il faut louer la façon d'
agir des nations où, dans une authentique liberté, le plus grand nombre possible de
citoyens participe aux affaires publiques.
» GS 31-3
Le principe de Subsidiarité
Le principe de subsidiarité engage chaque élément de la société humaine à reconnaître les éléments
dont il a la responsabilité comme ayant une capacité d’autonomie propre qui doit être favorisée et
défendue :
«
Dieu n'
a pas voulu retenir pour Lui seul l'
exercice de tous les pouvoirs. Il remet à chaque personne les fonctions
qu'
elle est capable d'
exercer, selon les capacités de sa nature propre. Ce mode de gouvernement doit être imité dans
la vie sociale. Le comportement de Dieu dans le gouvernement du monde, qui témoigne de si grands égards pour la
liberté humaine, devrait inspirer la sagesse de ceux qui gouvernent les communautés humaines. Le principe de
subsidiarité (…) trace les limites de l'
intervention de l'État. Il vise à harmoniser les rapports entre les individus et
les sociétés
» CEC 1883-1885
La Solidarité
Conséquence directe du principe de la destination universelle des biens, l’Eglise appelle tous les hommes
à la solidarité envers tous les membres de la famille humaine :
«
La solidarité n'
est pas un sentiment de compassion vague ou d'
attendrissement superficiel pour les maux subis par
tant de personnes proches ou lointaines. Au contraire, c'
est la détermination ferme et persévérante de travailler
pour le bien commun, c'
est-à-dire pour le bien de tous et de chacun parce que tous nous sommes vraiment
responsables de tous.
» Jean-Paul II, SRS 38
La Destination Universelle des Biens
Afin de promouvoir une approche équilibrée de la propriété privée, qui n’est pas absolue, et de fonder la
solidarité entre les hommes, l’Eglise pose le principe de la destination universelle des biens :
«
Le récent Concile l'
a rappelé: "Dieu a destiné la terre et tout ce qu'
elle contient à l'
usage de tous les hommes et de
tous les peuples, en sorte que les biens de la création doivent équitablement affluer entre les mains de tous, selon la
règle de la justice, inséparable de la charité. " Tous les autres droits, quels qu'
ils soient, y compris ceux de propriété
et de libre commerce, y sont subordonnés : ils n'
en doivent donc pas entraver, mais bien au contraire faciliter la
réalisation, et c'
est un devoir social grave et urgent de les ramener à leur finalité première.
»
Paul VI, Populorum Progressio,1967, n° 22
L'importance des valeurs
Une démocratie vivante se doit d’avoir des valeurs :
2
«
Il faut observer que, s'
il n'
existe aucune vérité dernière qui guide et oriente l'
action politique, les idées et les
convictions peuvent être facilement exploitées au profit du pouvoir. Une démocratie sans valeurs se transforme
facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois, comme le montre l'
histoire.
» Jean-Paul II, CA 46
Les valeurs sont également la source du monde de demain :
«
On peut légitimement penser que l'avenir est entre les mains de ceux qui auront su donner aux
générations de demain des raisons de vivre et d'espérer.
» GS 31-3
3- Vie associative et corps intermédiaires
Etre bénévole auprès d'associations
:
« Continuent à surgir et à se répandre, en particulier dans les sociétés organisées, différentes
formes de
bénévolat,
qui s'expriment en une multitude de services et d'oeuvres. Bien vécu dans sa vérité de service
désintéressé en faveur des personnes, spécialement des plus nécessiteuses et des plus négligées par
les services sociaux eux-mêmes, le bénévolat doit être considéré comme une expression importante
d'apostolat où les fidèles laïcs, hommes et femmes, ont un rôle de premier plan. » Jean-Paul II, FC 41
V
IE POLITIQUE
La responsabilité du citoyen chrétien
Les chrétiens en particulier sont appelés à la responsabilité :
« Tous les chrétiens doivent prendre conscience du rôle particulier et propre qui leur échoit dans la
communauté politique: ils sont tenus à donner l'exemple en développant en eux le sens des
responsabilités et du dévouement au bien commun; ils montreront ainsi par les faits comment on peut
harmoniser l'autorité avec la liberté, l'initiative personnelle avec la solidarité et les exigences de tout le
corps social, les avantages de l'unité avec les diversités fécondes. En ce qui concerne l'organisation des
choses terrestres, qu'ils reconnaissent comme légitimes des manières de voir par ailleurs opposées entre
elles et qu'ils respectent les citoyens qui, en groupe aussi, défendent honnêtement leur opinion. » Vatican
II, GS 75-5
Importance du vote
En conséquence, l’Eglise appelle chacun à prendre sa part au « jeu démocratique » notamment par
l’exercice du droit de vote :
« Que tous les citoyens se souviennent donc à la fois du droit et du devoir qu'ils ont d'user de leur libre
suffrage en vue du bien commun. » Vatican II, GS 75-1
La nécessité de l'engagement citoyen
L’Eglise considère que les dérives souvent constatées au sein de la vie politique ne sauraient justifier une
démission du rôle citoyen, notamment de la part des chrétiens :
«
Pour une animation chrétienne de l'ordre temporel, dans le sens que nous avons dit, qui est celui de servir la
personne et la société,
les fidèles laïcs ne peuvent absolument pas renoncer à la participation à la «politique», à
savoir à l'action multiforme, économique, sociale, législative, administrative, culturelle, qui a pour but de
promouvoir, organiquement et par les institutions, le bien commun.
Les
Pères du Synode l'ont affirmé à plusieurs
reprises: tous et chacun ont le droit et le devoir de participer à la politique; cette participation peut prendre une
grande diversité et complémentarité de formes, de niveaux, de tâches et de responsabilités. » Jean-Paul II, FC 42
La valeur de l'engagement politique
De la même façon, l’Eglise considère avec la plus grande estime les responsables politiques:
« L'Eglise tient en grande considération et estime l'activité de ceux qui se consacrent au bien de la chose
publique et en assurent les charges pour le service de tous. » Vatican II, GS 75-1
La nécessaire probité des responsables politiques
L’Eglise appelle ces mêmes responsables politiques à s’engager dans un véritable esprit de service :
« L'exercice du pouvoir politique doit se baser sur l'esprit de service qui, joint à la compétence et à
l'efficacité nécessaires, est indispensable pour rendre «transparente» et «propre» l'activité des hommes
politiques, comme du reste le peuple l'exige fort justement. Cela requiert la lutte ouverte et la victoire
contre certaines tentations, comme le recours à des manoeuvres déloyales, au mensonge, le
détournement des fonds publics au profit de quelques-uns ou à des fins de «clientélisme», l'usage de
procédés équivoques et illicites pour conquérir, maintenir et élargir le pouvoir à tout prix. » Jean-Paul II,
CFL 42
3
P
AUVRETE
,
S
OLIDARITE ET
C
HARITE
Un appel à la responsabilisation des plus démunis eux-mêmes !
« La pratique de la solidarité
à l'intérieur de toute société
est pleinement valable lorsque ses membres se
reconnaissent les uns les autres comme des personnes. Ceux qui ont plus de poids, disposant d'une part
plus grande de biens et de services communs, devraient se sentir
responsables
des plus faibles et être
prêts à partager avec eux ce qu'ils possèdent. De leur côté, les plus faibles, dans la même ligne de la
solidarité, ne devraient pas adopter une attitude purement
passive
ou
destructrice
du tissu social, mais,
tout en défendant leurs droits légitimes, faire ce qui leur revient pour le bien de tous. Les groupes
intermédiaires, à leur tour, ne devraient pas insister avec égoïsme sur leurs intérêts particuliers, mais
respecter les intérêts des autres. (...) En vertu de son engagement évangélique, l'Eglise se sent appelée
à être aux côtés des foules pauvres, à discerner la justice de leurs revendications, à contribuer à les
satisfaire, sans perdre de vue le bien des groupes dans le cadre du bien commun. » Encyclique
Sollicitudo Rei Socialis, Jean Paul II, 1987, 39
Un appel à changer son regard sur les personnes en situation de précarité
!
L'Eglise invite chacun à considérer celui qui est dans le besoin non pas comme un gêneur mais comme
un être égal en dignité et en humanité :
« La promotion de la justice (..) ne pourra jamais être pleinement mise en oeuvre si les hommes ne voient
pas celui qui est dans le besoin, qui demande un soutien pour vivre, non pas comme un gêneur ou un
fardeau, mais comme un appel à faire le bien, la possibilité d'une richesse plus grande. (..) En effet, il ne
s'agit pas seulement de donner de son superflu mais d'apporter son aide pour faire entrer dans le cycle
du développement économique et humain des peuples entiers qui en sont exclus ou marginalisés. »
Jean-Paul II, CA 58.
L’attention aux plus démunis : critère d’authenticité de l’humanité d’une société
Pour l'Eglise, le respect et l'attention des plus faible est ce qui donne le véritable caractère humain de
toute société ou groupe social. Par son enseignement social, l'Eglise
« désire seulement promouvoir un
Etat humain. Un Etat qui reconnaisse que son premier devoir est la défense des droits fondamentaux de
la personne humaine, spécialement les droits du plus faible ». Jean-Paul II, EV 101
L’Eglise se positionne du côté des plus démunis
Consciente que son enseignement social n'aura de valeur que si il se traduit pas les actes, l'Eglise se
positionne clairement en faveur des plus démunis :
« Plus que jamais, l'Eglise sait que son message social sera rendu crédible par le témoignage des
oeuvres plus encore que par sa cohérence et sa logique internes. C'est aussi de cette conviction que
découle son option préférentielle pour les pauvres, qui n'est jamais exclusive ni discriminatoire à l'égard
d'autres groupes. Il s'agit en effet d'une option qui ne vaut pas seulement pour la pauvreté matérielle : on
sait bien que, surtout dans la société moderne, on trouve de nombreuses formes de pauvreté,
économique mais aussi culturelle et religieuse. L'amour de l'Eglise pour les pauvres, qui est capital et qui
fait partie de sa tradition constante, la pousse à se tourner vers le monde dans lequel, malgré le progrès
technique et économique, la pauvreté menace de prendre des proportions gigantesques. Dans les pays
occidentaux, il y a la pauvreté aux multiples formes des groupes marginaux, des personnes âgées et des
malades, des victimes de la civilisation de consommation et, plus encore, celle d'une multitude de
réfugiés et d'émigrés ; dans les pays en voie de développement, on voit poindre à l'horizon des crises qui
seront dramatiques si l'on ne prend pas en temps voulu des mesures coordonnées au niveau
international. » Jean-Paul II
4
R
ESPECT DE L
ENVIRONNEMENT
Pour une véritable écologie humaine
Cependant l’Eglise appelle à une véritable écologie humaine qui ne renverserait pas l’ordre des priorités :
« Alors que l'on se préoccupe à juste titre, même si on est bien loin de ce qui serait nécessaire, de
sauvegarder les habitats naturels des différentes espèces animales menacées d'extinction, parce qu'on
se rend compte que chacune d'elles apporte sa contribution particulière à l'équilibre général de la terre,
on s'engage trop peu dans la sauvegarde des conditions morales d'une « écologie humaine »
authentique. (..)La première structure fondamentale pour une « écologie humaine » est la famille, au sein
de laquelle l'homme reçoit des premières notions déterminantes concernant la vérité et le bien, dans
laquelle il apprend ce que signifie aimer et être aimé et, par conséquent, ce que veut dire concrètement
être une personne.(..) Dans ce domaine, le génie de l'homme semble s'employer plus à limiter, à
supprimer ou à annuler les sources de la vie, en recourant même à l'avortement, malheureusement très
diffusé dans le monde, qu'à défendre et à élargir les possibilités de la vie elle-même. » Jean-Paul II, CA
38-39
Respect de l'environnement : la mesquinerie du regard de l'homme !
Sans l'ombre d'une hésitation, l'Eglise appelle à respecter le milieu naturel dans lequel nous vivons et
appelle à la responsabilité envers les générations futures :
« A côté du problème de la consommation, la question de l'écologie, qui lui est étroitement connexe,
inspire autant d'inquiétude. L'homme, saisi par le désir d'avoir et de jouir plus que par celui d'être et de
croître, consomme d'une manière excessive et désordonnée les ressources de la terre et sa vie même. A
l'origine de la destruction insensée du milieu naturel, il y a une erreur anthropologique, malheureusement
répandue à notre époque. L'homme, qui découvre sa capacité de transformer et en un sens de créer le
monde par son travail, oublie que cela s'accomplit toujours à partir du premier don originel des choses fait
par Dieu. Il croit pouvoir disposer arbitrairement de la terre, en la soumettant sans mesure à sa volonté,
comme si elle n'avait pas une forme et une destination antérieures que Dieu lui a données, que l'homme
peut développer mais qu'il ne doit pas trahir.
(...)
En cela, on remarque avant tout la pauvreté ou la
mesquinerie du regard de l'homme, plus animé par le désir de posséder les choses que de les considérer
par rapport à la vérité, et qui ne prend pas l'attitude désintéressée, faite de gratuité et de sens esthétique,
suscitée par l'émerveillement pour l'être et pour la splendeur qui permet de percevoir dans les choses
visibles le message de Dieu invisible qui les a créées. Dans ce domaine, l'humanité d'aujourd'hui doit
avoir conscience de ses devoirs et de ses responsabilités envers les générations à venir.
»
Jean-Paul II,
CA 38
5
L
ES DROITS DE L
HOMME
Tout forme de discrimination est contraire au dessein de Dieu !
L'Eglise veut rappeler encore une fois son refus de toute forme de discrimination :
« Toute forme de discrimination touchant les droits fondamentaux de la personne, (...) doit être dépassée
et éliminée, comme contraire au dessein de Dieu.» Vatican II, GS 22-9
La dignité de la femme est égale à celle de l'homme
L'Eglise, au contraire de ce que l'on voudrait souvent faire croire, se positionne explicitement pour la
promotion de la femme au sein de la société :
« En vérité, il est aflligeant de constater que les droits fondamentaux de la personne ne sont pas encore
partout garantis. Il en est ainsi lorsque la femme est frustrée de la faculté de choisir librement son époux
ou d'élire son état de vie, ou d'accéder à une éducation et une culture semblables à celles que l'on
reconnaît à l'homme. » Vatican II, GS 29-2
L'Eglise invite chacun à renouveler son regard sur la dignité de la femme :
« Il y a encore tant d'efforts à faire, en de nombreuses parties du monde et en divers milieux, pour que
soit détruite la mentalité injuste et délétère qui considère l'être humain comme une chose, une
marchandise, un instrument mis au service de l'intérêt égoïste et de la recherche du plaisir, d'autant plus
que, de pareille mentalité, c'est la femme qui est la première victime. La reconnaissance franche et nette
de la dignité personnelle de la femme constitue le premier pas à faire pour promouvoir sa pleine
participation tant à la vie de l'Eglise qu'à la vie sociale et publique. » Jean-Paul II, CFL 49
La liberté religieuse, un droit inaliénable en public comme en privé
« Laïcité » ne veut pas dire que la pratique de la religion doive relever de la sphère privée uniquement. Pour l’Eglise,
tous doivent avoir le droit de vivre librement leur religion en public et en privé :
« Cette liberté [religieuse] consiste en ce que tous les hommes doivent être soustraits à toute contrainte
de la part soit des individus, soit des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle
sorte qu'en matière religieuse nul ne soit forcé d'agir contre sa conscience, ni empêché d'agir, dans de
justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d'autres. » Vatican II, DH
L'Eglise dénonce toutes les atteintes à la dignité de l'homme
Dès lors, consciente de la valeur inestimable de tout homme, de toute vie humaine, l’Eglise rappelle sans
ambages toutes les violations de la dignité humaine qu’elle dénonce et réprouve :
«
Tout ce qui s'
oppose à la vie elle-même, comme toute espèce d'
homicide, le génocide, l'
avortement, l'
euthanasie et
même le suicide délibéré : tout ce qui constitue une violation de l'
intégrité de, la personne humaine, comme les
mutilations, la torture physique ou morale, les contraintes psychologiques; tout ce qui est offense à la dignité de
l'
homme, comme les conditions de vie sous-humaines, les emprisonnements arbitraires, les déportations, l'
esclavage,
la prostitution, le commerce des femmes et des jeunes; ou encore les conditions de travail dégradantes qui réduisent
les travailleurs au rang de pur, instruments de rapport, sans égard pour leur personnalité libre et responsable :
toutes ces pratiques et d'
autres analogues sont, en vérité, infâmes. Tandis qu'
elles corrompent la civilisation, elles
déshonorent ceux qui s'
y livrent plus encore que ceux qui les subissent et insultent gravement à l'
honneur du
Créateur.
» Vatican II, GS 27-3
6
L
ES ENCYCLIQUES
«
SOCIALES
»
D
AVANT
C
ONCILE
V
ATICAN
II
Auteur
Année
Titre
Présentation
Jean XXIII
1963
Pacem In Terris
Le pape aborde, en pleine guerre froide, le Concile
étant lancé, la question de la paix dans le monde, de
l’ordre dans et entre les nations.
Jean XXIII
1961
Mater et Magistra
Le pape traite ici de la mission de l’Eglise en tant que
Mère et Maîtresse, notamment dans le domaine social.
Cette encyclique fut écrite à l’occasion des 70 ans de
l’encyclique Rerum Novarum de Léon XIII.
Pie XI
1931
Quadragesimo Anno
Dans cette encyclique anniversaire de « Rerum
Novarum », le pape réaffirme clairement son droit à
parler et à traiter de la « question sociale ».
Léon XIII
1891
Rerum Novarum
Considérée comme la première Encyclique Sociale à
proprement parler : dans ce texte la pape Léon XIII
s’engage
sur
la
« question
ouvrière ».
Un
texte
prophétique par bien des aspects !
L
E
C
ONCILE
V
ATICAN
II
Auteur
Année
Titre
Présentation
Concile
Vatican II
1965
Constitution Pastorale
« Gaudium et Spes »
Un texte essentiel adopté avec 96,5% des voix sur
près de 2300 évêques votants, venant du monde entier,
ce qui lui donne un poids tout particulier ! Ce texte
aborde de nombreux aspects de la doctrine sociale,
venant ainsi valider l’engagement des papes précédents
sur cette question et posant les bases de l’enseignement
développé
ensuite
par
les
papes.
Un
texte
incontournable
et
qui
constitue
une
excellente
introduction à la doctrine sociale de l’Eglise.
7
L
ES ENCYCLIQUES
«
SOCIALES
»
D
APRES
C
ONCILE
V
ATICAN
II
Auteur
Année
Titre
Présentation
Jean-
Paul II
1995
Evangelium
vitae
Sur la valeur et l'inviolabilité de la vie humaine. Bien que centrée sur un thème
spécifique, cette encyclique doit être considérée comme une encyclique
sociale : de nombreux jugements moraux sont portés sur les avancées les plus
récentes des biotechnologies médicales notamment. Au total, le pape Jean-
Paul II aura donc écrit 4 encycliques à portée sociale (sur 14).
Jean-
Paul II
1991
Centesimus
Annus
Sur la question sociale, à l’occasion du centenaire de l’encyclique «
Rerum Novarum ». Cette encyclique a été écrite à l’occasion des 100
ans de l’encyclique « sociale » « Rerum Novarum » de Léon XIII à
propos de la question ouvrière (1891). Le pape relit l’état du monde
après la chute du mur (1989) : un texte exceptionnel de lucidité.
Jean-
Paul II
1987
Sollicitudo
Rei Socialis
Sur la question sociale et le développement. Cette encyclique a été
écrite à l’occasion des 20 ans de l’encyclique sociale « Populorum
Progressio » de Paul VI à propos du développement des peuples,
notamment du Tiers-monde (1967). L’occasion pour Jean-Paul II de
rappeler toute l’actualité de l’appel à la responsabilité des nations plus
développées. Une encyclique très forte ! (A conseiller pour une première
lecture )
Jean-
Paul II
1981
Laborem
Exercens
Sur le travail de l’homme. Sur le travail humain à l'occasion du 90e
anniversaire de l'encyclique Rerum Novarum. Dès le début de son
pontificat, Jean-Paul II donne toute son importance à la question sociale
en y consacrant sa 3
e
encyclique.
Paul VI
1967
Populorum
Progressio
Le pape, dans la droite ligne du Concile Vatican II (Gaudium et Spes)
« enfonce le clou » : les pays développés ne peuvent rester indifférents
aux souffrances du tiers-monde ! Paul VI affirme le « devoir de
solidarité », remet en cause le libéralisme sauvage, demande des
changements en profondeur du système économique international…. Un
texte fort, facile à lire, qui garde toute son actualité !
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