La Chandeleur

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La Chandeleur

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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La Chandeleur La présentation de Jésus au Temple, célébrée le 2 Février, soit 40 jours après Noël, est plus connue sous le nom de la Chandeleur autrefois chandeleuse ( vient de chandelle)un autre nom de la bougie. 40 jours après la naissance de Jésus, Marie et Joseph se soumettent fidèlement aux rites prescrits par la loi de Moïse: la purification de la mère et la consécration du fils premier-né. Auprès de l'enfant se tiennent deux vieillards : Anne et Syméon. Bouleversés, tous deux annoncent que c'est en cet enfant que se dévoile la lumière des nations et que s'accomplit par là même la vocation d'Israël. Siméon a reconnu dans ce bébé le Messie, le Sauveur du monde entier. Qu'a dû en penser Marie, la jeune mère, à qui est également annoncé qu'elle sera transpercée par un glaive ? Incompréhension, déchirement, angoisse... A l'époque romaine On fêtait à cette date, vers le 15 février, le dieu de la fécondité Lupercus au cours des Lupercales, Lupercalia, jours de la fertilité, car c'était le début de la saison des amours chez les oiseaux.Toute la nuit, les croyants parcouraient les rues de Rome en agitant des flambeaux. On trouvait un rite lié à la purification chez les Celtes qui craignaient tant le noir et le froid au soir de la grande nuit d'Halloween. A l'inverse, l'hiver tire à sa fin en février. La fête d'Imbolc le 1er février était fête de la purification de l'eau, pour s'assurer fertilité et fécondité avec le retour de la vie en cette fin d'hiver. A la naissance de Jésus Tout se complique car le 2 février est officiellement aujourd'hui la "Purification de la Vierge". Mais Dieu a préservé Marie du péché originel, alors pourquoi cette purification ? En fait Marie se sait simple mère et elle est juive. Elle se conforme donc tout simplement à la loi de Moïse, car selon les rites hébraïques, la mère doit se présenter au temple avec son enfant nouveau-né. Jésus, enfant juif, est présenté au Seigneur au temple par ses parents 40 jours après sa naissance. On fait le sacrifice de tourterelles ou de petits pigeons. Quoi qu'il en soit, Marie rencontre Saint Siméon qui prophétise devant elle le destin tragique de son fils. Lui qui jusque là n'était que la lumière du monde, le messie tant attendu. Un défilé de chandelles L'église avait entrepris dès la fin de l'empire romain un vaste chantier de remplacement des rites païens par des fêtes religieuses. Ainsi en 472, le pape Gélase Ierremplaça le vieux rite païen des lupercales, rite de la lumière hérité des romains par une fête religieuse, la fête de la Chandeleur, où l'on commémore 40 jours après Noël un rite…hébraïque.Car dans la loi de Moïse, il était écrit que tout enfant premier-né de sexe masculin devait être présenté au Seigneur au Temple 40 jours après sa naissance, et que la mère devait se purifier en même temps. Il décida de christianiser cette fête qui deviendra la célébration de la présentation de Jésus au temple.
A Rome, les chrétiens prirent l’habitude de faire un défilé pour célébrer cette présentation de Jésus au temple. La procession débutait à l’aube, à la lumière des chandelles. Puis, à l’église, ils écoutaient le récit de cet évènement. Chandeleur vient précisément de candela - la chandelle - reprise dans l'expression Festa candelarum, fête des chandelles. Car dans les églises, les torches sont remplacées par des chandelles bénies que l'on conserve allumées, autant pour signifier la lumière que pour éloigner le malin, les orages, la mort,etc… et invoquer les bons augures à veiller sur les semailles d'hiver qui produiront les bonnes moissons de l'été prochain. Les cierges bénis sont emportés dans les foyers pour le protéger.
Dicton :Celui qui la rapporte chez lui allumée  Poursûr ne mourra pas dans l’année
Ce cierge béni est censé avoir d’autres pouvoirs. On dit que quelques gouttes de sa cire versée sur des œufs à couver en assurent une bonne éclosion. Et aussi que sa flamme protège de la foudre si on l’allume pendant l’orage.Aujourd'hui, on bénit les cierges pour rappeler que Jésus est lumière du monde.
C'est pourquoi de nombreux dictons sont nés de ce jour de février, sur le même thème :"Rosée à la Chandeleur, Hiver à sa dernière heure." "A la Chandeleur, L'hiver s'apaise ou reprend vigueur" "A la Chandeleur le jour croît de deux heures". Car les jours allongent sérieusement, la végétation du blé en herbe prend de l'importance, et une offensive de l'hiver serait alors particulièrement cruelle. Une histoire de crêpes A l’occasion de la fête de la présentation au temple, le pape Gélase Ierfaisait distribuer aux pèlerins des galettes ou oublies. Ces galettes qui symbolisaient auparavant le soleil et le retour des beaux jours, qui ressemblaient à des soleils comme Jésus, la lumière du Monde... sont devenues les crêpes d'aujourd'hui. Les crêpes étaient entourées de superstitions. Si l’on arrivait à faire sauter sa première crêpe en tenant une pièce d’or dans la main gauche, cela portait bonheur. On posait aussi une crêpe sur l’armoire à linge pour éloigner le malheur. On sait aujourd’hui que le bonheur n’est pas une histoire de crêpe. En revanche, une crêpe fait toujours le bonheur des gourmands. En Bretagne, les crêpes portent le nom de krampouezh [-poué] et un krampoueshour [-sour], c'est un amateur de crêpes. En Corse, les nicci désignent des crêpes à base de pisticcina (farine de châtaigne): mettez un peu de pisticcina dans vos crêpes : c'est un régal ! (environ 1/4 de farine de châtaigne et 3/4 de farine de blé) A Marseille, on fête la Candélouse! (en provençal:Candelouso) et on mange des navettes de Saint-Victor (naveto de Sant-Vitou) petites pâtisseries en forme de barque...
La pâte à crêpe
ProportionsPour une quinzaine de crêpes : 250 g de farine, 50 cl de lait, 25 g de beurre, 3 oeufs, 1 c à café de sel fin, 2 c à soupe de sucre en poudre (facultatif).PréparationMettre la farine dans un saladier. Creuser au centre un trou formant un puits. Y verser la moitié du lait. Mélanger en ramenant peu à peu la farine, depuis les bords vers le milieu. Battre les oeufs en omelette. Les verser petit à petit sur la farine en remuant sans arrêt pour les incorporer au fur et à mesure. Ajouter le beurre que l'on a fait fondre à feu doux. Puis le sel et, éventuellement, le sucre. Continuer à remuer jusqu'à obtenir une pâte parfaitement homogène.Verser progressivement le reste du lait sans cesser de remuer pour éviter la formation de grumeaux. La pâte doit être lisse et fluide, mais non liquide. Couvrir. Laisser reposer 2 heures à température ambiante. Cuire les crêpes à feu vif dans une crêpière pendant 1 mn environ de chaque côté. Astuces et conseil On peut éliminer les éventuels grumeaux en versant la pâte à travers une passoire dans un autre récipient. On peut enrichir la pâte en augmentant la quantité de beurre jusqu'à la doubler et en rajoutant un oeuf.La finesse des crêpes dépend du temps de repos de la pâte et de sa consistance. Pour apprécier cette dernière, tremper la louche dans la pâte, puis la retourner et y passer le doigt : il doit rester une trace bien nette. Si la pâte est trop liquide, diminuer la quantité de lait. Si elle est trop épaisse, la délayer avec un peu d'eau ou de lait (jusqu'à 10 cl) avant la cuisson. Utiliser une poêle à revêtement antiadhésif : le beurre contenu dans la pâte suffira sans qu'il soit nécessaire de rajouter de la matière grasse.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc(2, 2240) Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premierné de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. L’Esprit lui avait révélé qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l’Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l’enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient.
Syméon prit l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix, selon ta parole, car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d’Israël ton peuple.» Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qu’on disait de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : «Vois, ton fils, qui est là, provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. — Et toimême, ton cœur sera transpercé par une épée. — Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d’un grand nombre. » Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l’âge de quatrevingtquatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. S’approchant d’eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. une icône du XVIème siècle. Ecole de Novgorod. La Présentation de Jésus auDerrière eux se trouve l’autel du Temple est la manifestation dusacrifice. salut, « lumièreour illuminer les Agauche de la scène sont nations et gloire de ton peuple re résentésJose h,ui aorte Israël » (Luc 2/32),ue les l’offrande votive des tourterelles, et vieillards Siméon et Anne la prophétesse Anne, qui symbolise reconnaissent dans l’enfant Jésus. l’humanité uiattend le salut. Les deux figures centrales de la Au centre de la composition, le Vierge et de Siméon sont inclinées Christ bénit et porte le rouleau de dans la contemlation et la Loi dans la mainauche : l’adoration de l’Enfant, que la Sauveur miséricordieux etuste Mère a confié au vieuxrêtre. Juge. Tous deux ont les mains voilées, en sine d’adoration de la divinitéprésente.
Poésie de Robert DESNOS
Le Perce-neige
@ Consulter ces sites pour avoir d’autres informations : http://www.teteamodeler.com/dossier/carnaval/carnavchandeleur.asp
http://www.momes.net/dictionnaire/c/chandeleur.html
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