La Pastorale du Baptême des petits enfants, lieu d'évangélisation ...

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La Pastorale du Baptême des petits enfants, lieu d'évangélisation ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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LA PREPARATION DU BAPTEME DES PETITS ENFANTS UNE ORIENTATION NOUVELLE ? JOURNEE DIOCESAINE DU DIMANCHE 21 JANVIER 2007 Avec Sr Odette SARDA, Dominicaine du Service National de Pastorale Liturgique et SacramentelleNotes La Pastorale du Baptême des petits enfants, lieu d’évangélisation à quelles conditions ?Des documentsessentiels ! Le rituel du baptême des petits enfantsde 1984 (voir notes doctrinales et pastorales) Points de repère en pastorale liturgique(commission épiscopale de liturgie 1994) Lettre aux catholiques de France (1996)Importance de la proposition de la Foi. Introduction: Accueillir celles et ceux qui demandent le baptême : passionnant et difficile. Ouvrir à une dimension spirituelle, au sens de la vie. L’Église offre un espace (un don de Dieu). Beaucoup de parents viennent solliciter l’Eglise tout en se sentant étrangers. Ils portent une demande, quelque chose qu’ils attendent de l’Eglise et qui les dépasse. Ils portent en eux un grand désir qu’ils ont du mal à exprimer. Proposition et accueil Il ne suffit pas d’accueillir mais de proposer (voir le tract édité par le diocèse de Toulouse : le prénom, parrain/marraine) La première génération des chrétiens : en majorité, c’était des adultes que l’on baptisait Deuxième génération : les nouveaux chrétiens ont envie que leurs enfants soient baptisés Depuis 40 ans, pastorale missionnaire d’Evangélisation. Ceux qui accueillent : prêtres et laïcs. Le premier contact est déterminant :d’où l’importance d’avoir de bonnes équipes d’accueil.(attention de ne pas faire du premier contact un interrogatoire) Tout couple qui a un enfant a le droit de demander le baptême. Il y a trois sortes de demandes : .Les croyants: ce ne sont pas les plus nombreux : ils ont la foi, ils demandent le baptême en toute connaissance de cause. Ils sont moteurs et on leur demande de prendre la suite. .Ceux qui viennent en disant que la foi est très difficile(ex : « je ne crois pas mais mon mari y tient ») .Ceux qui ne savent pas trop…. Les plus nombreux. Aujourd’hui, si une personne prend date pour le baptême, c’est qu’elle a quelque chose à dire.Il est important d’accueillir et d’écouter :qu’est-ce qui a déclenché cette demande (peut-être une participation à un baptême qui s’est bien passé). La pression sociale est proche de zéro. Pourquoi accueillir : D’abord à cause de l’Evangile.Ce premier accueil est déjà une mise en route. Il est riche d’une promesse parce qu’il est signe de l’accueil de Jésus. Jésus accueille toute demande. Souvent il la dépasse ; il s’émerveille de la Foi qui demande quelque chose ; il accepte des gestes qui peuvent nous paraître étranges.
L’accueil c’est déjà le sacrement qui commence.Il révèle le visage de l’Eglise, signe de l’amour de Dieu. er L’accueil : 1temps dans le rituel. Question dangereuse : pourquoi est-ce que vous voulez faire baptiser votre bébé ? On ne sait pas répondre ou l’on utilise des clichés Meilleure question :mais comment vous est venue cette bonne idée de faire baptiser ? Il faut encourager la demande des parents : ils ont leur histoire, leur culture, leurs expressions propres, leurs craintes, leurs questions. Comment leur permettre d’expérimenter leur rapport à Dieu ? Il faut prendre au sérieux la démarche du moment.La joie de l’Eglise doit être montrée.Accueillir c’est informer, c’est équilibrer la relation. Il y a des situations diverses, situations matrimoniales, problèmes de logements, de travail, de recherche d’emploi, des problèmes d’insertionpour les étrangers. Accueillir c’est se donner les moyens de connaître les personnes. Nous devons êtres pauvres selon l’Evangile. Nous allons vers le Seigneur ensemble. Nous nous enrichissons de ces rencontres (travail en équipe régulièrement) Accueillirsuppose quel’on se laisse accueillir soi-même Attention à l’accueil à domicile (différence de milieu) il vaut mieux rencontrer les parents chez eux. Accueillir suppose que l’on accepte l’échec (il y a peut être des parents qui vont retirer leur demande). Aujourd’hui on ne refuse jamais le baptême mais on peut différer (exemple : les parents qui n’acceptent pas de donner une éducation chrétienne). Il faut favoriser une progression spirituelle. 90% des baptêmes sont préparés et bien préparés. La plupart des parents se trouvent en insécurité. C’est une soirée : ça les dérange un peu ; ils n’ont pas l’habitude de participer à une réunion. « Qu’est ce qu’on va nous demander ? » Donc les mettre en sécurité : il y a un certain décalage entre ce qu’ils viennent demander et ce que l’Eglise leur offre. Ils viennent parce que (etils ont raison) cet enfant c’est une merveille. Ils veulent que tout le monde le reconnaisse mais ils ne veulent pas que ça aille plus loin.Les parents veulent un rite de passagealors que nous,nous voulons qu’ils s’approprient la Foi de l’Eglise. Nous trouvons souvent que leur motivation est ambiguë. . « moi je veux que mon bébé connaisse l’amour de Dieu ». c’est venu sur les lèvres d’une personne. Mais nous aussi on est dépassé par ce que l’on dit. . « on a toujours fait comme ça ». Ce n’est pas nul. « ça va faire tellement plaisir à sa grand-mère » « qu’il ait de bons principes ». Nous voulons qu’ils découvrent la lumière du Christ. « et puis s’il lui arrivait quelque chose » « il sera protégé » (ce n’est pas faux mais il y a beaucoup plus) « on veut faire une belle fête » (on va la faire avec vous cette fête). Il y a des personnes qui parlent timidement et puis il y a un blanc. Il y a du non-dit : ils n’ont pas les mots Il ne faut pas remplir à tout prix, l’Esprit est au travail. Que faire ? prendre au sérieux ce qui est vécu par chacun De la souplesse : qualité d’écoute et empathie (être avec) Favoriser un pas ou des pas vers l’Evangile, l’Eglise, acte de Foi. La foi est d’ordre relationnel : initiation chrétienne, aspect catéchétique. Initiateur accompagnateur.
Le baptême est le sacrement du salut (à ne pas dire comme ça aux parents) Quand on est parents, mettre un enfant au monde c’est la joie qui domine. Ils sont heureux. Mais les parents savent bien plus ou moins consciemment,quand ils donnent la vie humaine,que ce petit enfant un jour mourra et les parents viennent demander le baptême pour la vie éternelle. Avec le Christ, il passera la mort. A aborder avec les parents :mais de quoi Dieu sauve-t-il notre enfant ? Évangile, grâce, miséricorde vont ensemble : le Seigneur est avec vous ;joie de croire en un Dieu qui nous aime, qui nous sauve. La vie avec le Christ, elle est belle. Témoins : articuler la fête familiale et religieuse. Aujourd’hui on a plus de courage à inviter à venir à l’Eucharistie (mais ne pas oublier de les accueillir). On peut inviter les gens à visiter l’église :une richesse extraordinaire. Elle est riche parce que l’on s’y rappelle les pierres vivantes. Le lieu du baptême, l’autel de l’Eucharistie, expérience d’ordre spirituelle, on les sécurise et ils sont plus en confiance le jour du baptême. Comment on va se débrouiller pour que ce petit enfant reçoive une éducation chrétienne ? le sacrement du baptême est une source, un commencement. Faire des propositions aux familles. Parrains et marraines, question délicate (voir feuillet diocésain) Favoriser une expérience spirituelle dans un temps de préparation : il y a normalement un temps de prière. Proposition de participer à une messe d’action de grâce. Remercier le Seigneur pour le don de l’enfant. Beaucoup de parents ne savent pas le Notre Père : carte à donner au moment de la préparation. On peut aussi prendre un texte de la Parole de Dieu, faire un bout de commentaire. LA CELEBRATION On a mieux découvert l’importance de la célébration. Il nous faut soigner la qualité de la liturgie. La préparationc’est faire de la catéchèse, la liturgie est d’un autre ordre. Elle joue en nous sur des quantités de points de notre personnalité. La liturgie baptismale est extrêmement riche. Elle n’a presque pas bougée depuis 2 000 ans. C’est un trésor formidable. Qualité de la liturgie : sommet du dispositif. Belle célébration. Qu’est-ce que c’est qu’une liturgie réussie ? que les parents sortent et qu’ils disent « vous nous avez fait une belle Messe ! ». Ils sont prêts à rencontrer l’Eglise dans d’autres circonstances. Le chemin est ouvert. La qualité du lieu du baptême : il faut que ce soit beau. A soigner aussi la propreté. L’Église a toujours baptisé par immersion. C’est moins difficile qu’avec des adultes. Il faut déployer les signes. Le baptême à plusieurs enfants est plus difficile. Penser une célébration autrement. Prêtre et laïcs, ensemble c’est magnifique. Pourquoi on n’accueille pas des servants pour le baptême ? Il faut déployer la vie baptismale, le baptême étant la source qui donne la rivière puis le fleuve. Tertullien nous dit que « l’on ne naît pas chrétien, on le devient ». Qu’est-ce qu’on peut faire avant trois ans ? fête de l’anniversaire du baptême, messe d’action de grâce. Aujourd’hui on est trop court (3 mois) Les photos, la bénédiction des enfants. Il existe un livre de bénédictions que l’on n’utilise pas assez. Exemple : on vous invite à une célébration au cours de laquelle on bénira les enfants. Inviter à la fête patronale, aux grandes fêtes liturgiques. CONCLUSION 1) qualité du premier accueil (tout découle de cette qualité) 2) qualité de la célébration (il se passe beaucoup de choses qui nous dépassent) 3) n’hésitons pas à allonger le parcours de préparation.
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