Le mysticisme, ce fléau

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1
Le mysticisme, ce fléau
Richard Bennett
Je garde, du temps où j'étais prêtre, des souvenirs saisissants des pratiques vaudoues.
A Trinidad, cela s'appelle le Shango; à Cuba par exemple, on l'appelle "Santeria", et au Brésil,
le Candomble Jege-Nago. Quoiqu'il en soit, il s'agit essentiellement des mêmes pratiques
païennes recouvertes d'un vernis catholique. C'est une tradition qui se transmet de génération
en génération à Haïti, dans les Antilles, et dans bien des pays d'Amérique du Sud. Dans les
paroisses que je desservais, j'ai rencontré des sorciers qui savaient faire descendre des esprits
méchants sur un sujet. Une de leurs méthodes consistait à faire usage de la célèbre "bougie
noire", pour "mettre la lumière sur la tête de quelqu'un". Le but était de nuire à un ennemi,
parfois même de le tuer. Demander qu'on "mette la lumière" sur un ennemi, c'était mettre une
malédiction sur cette personne au nom des dieux païens de l'Afrique, auxquels venaient se
mêler certains "saints" catholiques. Les sorciers attiraient aussi des esprits méchants sur
certaines personnes au moyen d'une effigie masculine ou féminine, représentant l'ennemi
auquel ils voulaient nuire par une malédiction. Le sorcier piquait la statuette avec des
aiguilles, tout en appelant les esprits à venir tourmenter la personne dont le nom était inscrit
sur le front de la figurine. Cette pratique était relativement courante dans les paroisses rurales
où je travaillais.
L'occultisme au grand jour
Quand j'ai eu connaissance de l'efficacité de ces pratiques, j'ai craint pour les membres
de ma
paroisse. Quand j'étais prêtre de paroisse à Gasparillo dans le sud de Trinidad, j'ai
appris que certains membres de la chorale faisaient partie du groupe de Shango. Je leur ai fait
part de mes craintes. Ils m'ont dit de ne pas m'inquiéter; que cela faisait partie intégrante de
leur catholicisme, et que les prêtres qui m'avaient précédé n'y avaient vu aucun inconvénient.
Je n'ai pas insisté, mais j'ai continué à m'informer sur les séances de Shango et les rendez-
vous entre les sorciers et leurs clients. J'ai découvert que le Shango était efficace et
destructeur. Le jour où un jeune homme est venu me demander la permission d'assister à une
séance de Shango, Route de la Bonne Aventure à Gasparillo, je lui ai fait part de mes craintes
et lui ai dit de ne pas y aller. Il m'a donné l'adresse de la maison où l'on organisait le festin.
L'heure venue, je suis allé sur place. J'ai observé des personnes qui entraient dans la
maison. Elles commençaient par tremper la main dans une grande vasque de verre remplie de
sang de bouc. Certains ne faisaient que tremper la main dans le sang. D'autres trempaient la
main, puis faisaient un signe de croix exactement comme quand ils se signaient avec l'eau
bénite en entrant dans l'église. Traversant la maison, les participants ressortaient dans la cour
à l'arrière. J'étais placé de manière à voir tout ce qui se faisait dans cette cour. Les participants
ont formé un cercle. Une demi-douzaine de percussionnistes a commencé à jouer du bongo,
puis les sorciers se sont mis à faire des incantations. Les bongos jouaient de plus en plus fort.
A la tombée de la nuit, on a allumé des lanternes et des bougies, si bien que j'ai pu continuer à
observer ce qui se passait. Les incantations s'intensifiaient: leur ton était de plus en plus aigu.
Quelques personnes se sont levées et se sont livrées à une danse frénétique. J'ai eu peur quand
j'ai vu des hommes et des femmes tomber par terre et se tordre comme des serpents, en
poussant des cris stridents. Alors je suis parti. A mon insu, le jeune homme à qui j'avais dit de
ne pas aller dans cette maison était venu quand même.
Deux jours plus tard, la mère de ce jeune homme est venue me voir. Elle m'a dit que
selon le médecin, son fils avait complètement perdu la raison. On l'avait interné dans la
2
clinique psychiatrique Ste. Anne à Port d'Espagne. Je suis allé voir le jeune homme, et j'ai été
bouleversé de le trouver totalement hors de sens. J'ai essayé de parler avec lui, mais
apparemment il avait des hallucinations. Pour finir, les gardiens l'ont emmené. Ma deuxième
visite a été encore plus pénible que la première. Complètement déchaîné, le jeune homme
tempêtait et tenait des propos incohérents. Je n'ai pas pu communiquer avec lui, et suis reparti
navré.
L'occultisme sous couvert de "culture"
A la suite de cet incident je me suis sérieusement inquiété devant l'infiltration de nos
paroisses rurales par le "Shango". J'ai parlé de la question à l'un des professeurs du Séminaire
catholique, en relatant les incidents dont j'avais été témoin, ainsi que d'autres horreurs
concernant le Shango. Il a répondu que j'étais mal informé, et que je ne comprenais pas la
culture de Trinidad. Je lui ai fait remarquer qu'il avait surtout vécu à Port d'Espagne et non à
la campagne, et que c'était lui qui connaissait mal la culture locale. J'ai fait de mon mieux
pour exposer clairement le problème, mais il a refusé de m'écouter. Par la suite j'ai continué à
dénoncer le Shango, mais chez les autres prêtres je me heurtais constamment à l'ignorance, à
l'indifférence, et à une complaisance générale envers toutes ces manifestations qualifiées de
"culturelles".
L'occultisme aux Etats-Unis et en Europe
Ce pouvoir occulte qui sous-tend le Shango ou Vaudou, et dont j'ai pris conscience au
temps où j'étais prêtre, opère encore aujourd'hui dans le catholicisme des pays en voie de
développement. Il nous faut étudier la réalité qui se cache derrière ces pratiques qui
envahissent progressivement les Etats-Unis et l'Europe. Dans nos pays, on connaît mal les
formes les plus manifestes de l'occultisme: mais il règne en occident un esprit qui s'emploie à
mêler l'occultisme aux réalités de la vie ordinaire. En occident comme dans les pays en voie
de développement, l'Eglise catholique cherche inlassablement à attirer tous les hommes à elle.
Une des ses principales stratégies consiste à "vendre" le mysticisme sous des emballages
variés. En effet, à l'heure où les diverses religions du monde commencent à se dire qu'elles
doivent collaborer pour sauvegarder la civilisation, Rome croit véritablement que cette
sauvegarde ne peut se faire qu'en union avec elle, puisqu'elle dit être "la mère de tous les
croyants" (1). Au travers des crises provoquées par la famine, la guerre, le racisme, la lutte
pour les droits humains, les problèmes écologiques et la pauvreté, Rome appelle les uns et les
autres à se rassembler dans une même foi.
Dans d'autres articles nous avons montré comment Rome cherche à mettre la main sur
les Evangéliques et à entraîner les autres églises dans un faux oecuménisme afin de
promouvoir son propre "évangile". Mais en général, les efforts de Rome pour établir un lien
avec les religions païennes du monde passent inaperçus; or ils sont particulièrement
dangereux. Le point commun entre le catholicisme et toutes ces autres religions est le
mysticisme, ce qui permet à Rome d'avoir un impact sur l'Hindouisme, sur le Bouddhisme et
sur l'Islam. On voit maintenant un raz de marée de mysticisme séculier qui procède tant du
mysticisme catholique que de ces religions païennes, et il envahit à présent les pratiques
médicales, les activités éducatives, les spectacles et les divertissements. Tout autour de nous,
dans les programmes publics comme dans les services privés, les pratiques mystiques font la
une de l'actualité, et notre société commence à en subir les conséquences. Depuis toujours, le
mysticisme est une voie royale vers l'occultisme: nombreux sont ceux qui recherchent une
identité en "prenant conscience de leur divinité" de diverses manières. Cette conscience
3
mystique d'une prétendue "identité divine" est une tentative pour rejeter la rédemption et le
salut dans le Seigneur Jésus-Christ.
L'infiltration par le mysticisme catholique
Le mysticisme cherche la connaissance suprême de Dieu au travers d'une expérience
directe, court-circuitant les facultés mentales. L'influence considérable du mysticisme
catholique a énormément contribué à faire passer la mouvance du "Nouvel Age" de l'état de
contre-culture un peu marginale à celui de source nouvelle de spiritualité planétaire. Avec
beaucoup de subtilité mais aussi d'efficacité, le mysticisme catholique a envahi, incognito, de
nombreux aspects de notre existence sans faire l'objet du moindre examen critique. C'est là le
fait de nombreux programmes médicaux, éducatifs ou psychologiques visant au
développement personnel. Les moyens utilisés sont la méditation, la programmation
philosophique, les pratiques contemplatives, et l'autohypnose. Le mysticisme catholique, qui
allie la confiance en soi occidentale à la spiritualité subjectiviste orientale, a grandement
contribué à subvertir les valeurs fondamentales et les croyances de l'occident.
Le catholicisme épouse les religions païennes et le panthéisme
Siècle après siècle, l'Eglise catholique romaine a fait siens les mystères des religions
païennes. L'expérience religieuse subjective, c'est-à-dire le mysticisme, demeure le point de
rencontre entre le catholicisme et ces religions païennes, surtout depuis le Concile de Vatican
II, où Rome a adopté une nouvelle stratégie pour ramener les Protestants dans le bercail papal.
Certaines déclarations officielles de Rome font état de ce mariage entre foi romaine et foi
païenne:
"Ainsi, dans l'hindouisme, les hommes scrutent le mystère divin et l'expriment par la
fécondité inépuisable des mythes et par les efforts pénétrants de la philosophie; ils
cherchent la libération des angoisses de notre condition, soit par les formes de la vie
ascétique, soit par la méditation profonde, soit par le refuge en Dieu avec amour et
confiance.
Dans le bouddhisme, selon ses formes variées, l'insuffisance radicale de ce monde
changeant est reconnue et on enseigne une voie par laquelle les hommes, avec un coeur
dévot et confiant, pourront soit acquérir l'état de libération parfaite, soit atteindre
l'illumination suprême par leurs propres efforts ou par un secours venu d'en haut…
L'Eglise catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions." (2)
Un prêtre Jésuite, William Johnston, explique ce revirement.
"Puis ce fut le Deuxième Concile du Vatican (1962-1965). Du jour au lendemain,
l'Eglise catholique, jusque là une institution occidentale exportant ses produits vers
l'orient, est devenue une communauté mondiale. Des évêques et des théologiens d'Asie
et d'Afrique, réunis à Rome avec leurs confrères européens, reconnurent que l'Esprit de
Dieu est à l'oeuvre dans tous les peuples et dans toutes les religions. Depuis lors, la
plupart des théologiens reconnaissent que les religions non chrétiennes constituent des
'voies valides'."
(3)
Tel est le bourbier au sein duquel le catholicisme est en train d'accueillir à bras ouverts
le bouddhisme et l'hindouisme. De ce bourbier sortent des mystiques catholiques bien connus,
comme Johnston et Thomas Keating. Ecoutons Johnston décrire les effets de "l'illumination":
"La réalisation de soi est le coeur même du bouddhisme. Dans cette réalisation de soi, je
deviens un avec Dieu, tout comme l'objet ne fait qu'un avec le miroir dans lequel il se reflète,
4
et tout comme Jésus est un avec son Père." (4) Thomas Merton, moine et mystique, a
également cultivé cette identification panthéiste avec Dieu, de même que son disciple actuel,
William Shannon. Th. Merton déclare:
"… à présent je réalise ce que nous sommes tous. Si seulement tous pouvaient parvenir
à cette réalisation !… Soudain j'ai vu la secrète beauté de leurs coeurs, les profondeurs
de leurs coeurs, ces profondeurs inaccessibles au péché, au désir, et à la connaissance
de soi. J'ai vu le coeur même de leur réalité, la personne qu'est chacun aux yeux de
Dieu. Si seulement tous pouvaient se voir tels qu'ils
sont
réellement, si seulement nous
pouvions constamment porter les uns sur les autres ce regard-là! Il n'y aurait plus de
guerres, plus de haine, plus de cruauté, plus de cupidité… Je suppose que le problème
numéro un serait alors que nous nous prosternerions les uns devant les autres pour
nous adorer réciproquement" (5).
Shannon approuve cette identification idolâtre de soi-même avec Dieu, et cite son
mentor, Thomas Merton:
"Celui qui a la foi véritable s'approche, non sans difficultés, du coeur du mystère.
Celui-là, comme le dit Merton, 'se fraye un chemin au travers de l'obscurité de son
propre mystère, jusqu'au jour où il découvre que son propre mystère et le mystère de
Dieu se confondent
en une seule et même réalité, qui est l'unique réalité'…" (6).
Typiquement, ces citations décrivent le mythe panthéiste, selon lequel sous sommes
tous en Dieu.
Dans leur pensée personnelle, Merton et Shannon ont littéralement changé Dieu
en leur propre image. Cela ne revient-il pas, comme le déclare Romains 1:23, à remplacer
"la
gloire du Dieu incorruptible par des images représentant l'homme corruptible…" ?
D'éminents Bouddhistes reconnaissent cette unité avec le catholicisme
D'éminents Bouddhistes reconnaissent que Rome a épousé le paganisme. D'après
Thich Nhat Hanh,
"Bouddhistes et Chrétiens savent que le nirvana, ou Royaume de Dieu, est au-dedans
de leur coeur. Les Evangiles disent que le Royaume de Dieu est comme un grain de
sénevé planté dans le sol de la conscience. Les sutras bouddhistes affirment que la
nature de Bouddha est une semence d'illumination, déjà présente dans la conscience de
chacun. Par la pratique de la prière et de la méditation, nous établissons le contact avec
les semences les plus précieuses qui sont en nous, et elles nous mettent en contact avec
le fondement de notre être." (7)
Quand il est allé sur la tombe de Thomas Merton à l'Abbaye de Gethsémané, le Dalai
Lama a prié ainsi: "A présent nos esprits ne font qu'un…" (8) C'est un blasphème
épouvantable de déclarer, au sujet du Dieu trois fois Saint, que Son Royaume est "comme un
grain de sénevé enfoui dans le sol de la conscience", et que par la méditation, "nous
établissons le contact avec les semences les plus précieuses qui sont en nous", et qu'ainsi
"elles nous mettent en contact avec le fondement de notre être." Le message de notre
Rédempteur est clair comme de l'eau de roche:
"Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut
voir le Royaume de Dieu"
(Jean 3:3). Le ministère du Saint-Esprit seul est de conduire les
croyants dans toute la vérité en les convainquant
"de péché, de justice, et de jugement"
(Jean
16:8). De ténébreuses méditations sur "le fondement de notre être" ne nous feront jamais
entrer dans le Royaume de Christ: l'Ecriture nous dit au contraire que c'est le Père
"qui nous a
rendus capables d'avoir part à l'héritage des saints dans la lumière. Il nous a délivrés du
pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le Royaume de son Fils bien-aimé"
(Colossiens 1:12-13).
5
Des Evangéliques qui avalisent le panthéisme
Richard Foster, un "Evangélique" très en vue, cautionne cette identification panthéiste
avec Dieu. Il écrit: "La prière contemplative nous immerge dans le silence de Dieu. Dans
notre monde moderne, nous avons éperdument besoin de ce baptême sans parole! …
Progresser dans l'intimité avec Dieu, c'est progresser vers le silence." (9)
Pour la forme, il
pose cette question: "Quel est donc le but de la Prière Contemplative?", et il donne la réponse
suivante: "A cette question, les écrivains d'autrefois répondent unanimement: 'l'union avec
Dieu'… Bonaventure, disciple de Saint François,
déclare que notre but ultime est 'l'union
avec Dieu', c'est-à-dire une relation pure dans laquelle nous voyons le 'rien'." (10) Parler de
'voir le rien' ou de recevoir 'un baptême sans parole', c'est proposer une version "évangélique"
d'un vieux mythe catholique, d'une superstition. Ecoutons plutôt II Corinthiens 4:3:
"Si notre Evangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent; pour les
incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé les pensées, afin qu'ils ne voient pas
resplendir le glorieux Evangile du Christ, qui est l'image de Dieu. Nous ne nous
prêchons pas nous-mêmes; c'est Christ Jésus, le Seigneur, que nous prêchons… Car
Dieu, qui a dit: la lumière brillera du sein des ténèbres! a brillé dans nos coeurs pour
faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ."
Thomas Keating, un prêtre catholique, a la même pensée que Foster: "La prière
contemplative consiste en une ouverture du coeur et de la pensée, de notre être tout entier, à
Dieu, qui est le Mystère Suprême, et qui transcende les pensées, les mots, et les émotions"
(11). Keating dépersonnalise Dieu, en Le présentant comme un "Mystère Suprême" dépourvu
de nom. Cet auteur du vingt-et-unième siècle est-il plus avancé que les hommes de
l'Aréopage, auxquels Paul parlait de leur autel
"avec cette inscription: Au dieu inconnu… que
vous vénérez sans le connaître"
?
(Actes 17:23). Ce "Mystère Suprême" de Keating a-t-il
quelque exigence morale? Ainsi Keating, Merton, et Shannon, par cette identification
panthéiste avec Dieu, ont tenté de détruire l'autosuffisance de Dieu en tant que Créateur et
Seigneur Dieu Tout-Puissant. Il se sont efforcés de faire de Dieu un clone de l'homme. N'ont-
ils pas, comme l'affirme Romains 1:25,
"remplacé la vérité de Dieu par un mensonge, et
adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement"
? Faut-il s'étonner
quand Merton avoue: "Si seulement tous pouvaient se voir tels qu'ils
sont
réellement… Je
suppose que le problème numéro un serait alors que nous nous prosternerions les uns devant
les autres pour nous adorer réciproquement." A la place d'une adoration véritable de Dieu, ces
auteurs s'efforcent de promouvoir une idolâtrie panthéiste.
Des formes spectaculaires du mysticisme
Le mouvement pentecôtiste "Parole de Foi" constitue une variante spectaculaire du
mysticisme. Dans un de ses sermons enregistrés sur cassette audio, Kenneth Copeland
déclare: "Ce n'est pas que vous avez un dieu en vous: vous en êtes un" (12).
Il est établi que
lors d'une de ses croisades en 1987, Copeland a déclaré: "Je le dis et je le répète, que ça vous
trouble pas trop [sic]. Quand je lis la Bible où Il [Jésus] dit: 'Je suis', alors moi, je dis, 'Oui,
moi aussi, je suis'." (13).
Kenneth Hagin, du mouvement "Parole de foi" déclare: "Vous êtes
une incarnation de Dieu tout autant que l'était Jésus-Christ. Tout homme qui est né de
nouveau est une incarnation, et le christianisme est un miracle. Le croyant est une incarnation
tout autant que Jésus de Nazareth." (14) Casey Treat, on le sait, a prononcé cette affirmation
écoeurante: "Quand Dieu se regarde dans une glace, c'est moi qu'Il voit! Et quand je me
regarde dans une glace, c'est Dieu que je vois!" (15).
Sur son site Internet, Casey Treat
6
proclame: "Dieu habite en vous. Dieu marche en vous. Quand vous marchez, Dieu marche.
Quand vous arrivez quelque part, Dieu arrive. Quand vous débarquez quelque part, c'est un
vainqueur qui débarque. Vous ne serez pas perdant" (16).
Pour ne nommer que quelques-uns, signalons que Paul Crouch, Benny Hinn, Charles
Capps, Robert Tilton, Paul Yonggi Cho, Marilyn Hickey, Morris Cerullo, T.L. Osborn, et
Jerry Savelle
mettent en scène des manifestations mystiques. Comme on pouvait s'y attendre,
beaucoup de ces gourous du mysticisme spectaculaire poussent à la communion fraternelle
avec le catholicisme. Le réseau TBN, avec ses émissions télévisées et radiodiffusées, est
aujourd'hui l'un des plus grands du monde; il encourage la communion fraternelle avec les
Catholiques romains, faisant la promotion du mysticisme dans un grand tourbillon de
débordements émotionnels divers.
Les Catholiques charismatiques puisent dans beaucoup de sources différentes: dans le
mysticisme traditionnel des sacrements romains, dans le mouvement "Parole de foi", chez les
mystiques catholiques, et dans le mysticisme bouddhiste zen.
Pour parler en termes bibliques,
ceux qui font cela sont trois fois morts dans leurs
séductions, car les citations figurant ci-
dessus ne sont qu'insolence, blasphème, et mensonge. Les Copeland, les Crouch, les Hinn, les
Hagin et ceux qui leur ressemblent voudraient vous voir "vous réjouir de la lumière
intérieure" en clamant qu'au-dedans de vous-même, vous êtes un dieu. Mais le Dieu Tout-
Puissant proclame:
"Je suis l'Eternel, c'est là mon nom; et je ne donnerai pas ma gloire à un
autre, ni mon honneur aux statues"
(Esaïe 42:8). La Parole du Seigneur ne passera point:
"A
la loi et au témoignage! Si l'on ne parle pas ainsi, c'est qu'il n'y aura point d'aurore pour le
peuple."
(Esaïe 8:20).
Le Pape cautionne officiellement la tradition mystique
Dans une "Lettre Apostolique" officielle, le Pape Jean-Paul II cautionne la tradition
mystique propre au catholicisme ainsi que "la grande tradition mystique de l'Eglise, aussi bien
en orient qu'en occident". Dans son enseignement officiel, il déclare:
"… une aide sérieuse peut nous venir du grand patrimoine qu'est la
"théologie vécue"
des Saints
. Ceux-ci nous offrent des indications précieuses… et cela en fonction des
lumières particulières que certains d'entre eux ont reçues de l'Esprit Saint, ou même à
travers l'expérience qu'ils ont fait de ces états terribles d'épreuve que la tradition
mystique appelle 'la nuit obscure'. Bien souvent, les saints ont vécu
quelque chose de
semblable à l'expérience de Jésus sur la Croix
, dans un mélange paradoxal de
béatitude et de douleur. Dans le
Dialogue de la Divine Providence
, Dieu le Père
montre à Catherine de Sienne que dans les âmes saintes peuvent être présentes à la fois
la joie et la souffrance: 'Et l'âme est bienheureuse et souffrante: souffrante pour les
péchés du prochain, bienheureuse par l'union et l'affection de la charité qu'elle a reçue
en elle. Ceux-là imitent l'Agneau immaculé, mon Fils unique, lequel sur la Croix était
bienheureux et souffrant.'… C'est un témoignage lumineux!...
Le fait qu'on enregistre aujourd'hui, dans le monde, malgré les vastes processus de
sécularisation,
une exigence diffuse de spiritualité,
qui s'exprime justement en grande
partie dans
un besoin renouvelé de prière
, n'est-il pas un 'signe des temps'?
Les autres
religions, désormais amplement présentes dans les territoires d'ancienne
chrétienté, proposent aussi leurs réponses à ce besoin, et elles le font parfois avec
des modalités attrayantes
La grande tradition mystique de l'Eglise, en Orient comme en Occident, peut exprimer
beaucoup à ce sujet.
Elle montre comment la prière peut progresser, comme un
7
véritable dialogue d'amour, au point de rendre la personne humaine totalement
possédée par le Bien-aimé divin
…" (17)
Ce brillant discours papal favorise une politique du rapprochement. En citant les expériences
des "saints" il veut faire de ces expériences le critère universel de la spiritualité profonde et
authentique. Ensuite il accorde son approbation aux autres religions en déclarant qu'elles
répondent "à un besoin renouvelé de prière", avec "des modalités attrayantes", et en affirmant
que la progression dans la prière peut "rendre la personne humaine totalement possédée par le
Bien-aimé divin". Mais s'il était effectivement possible de "progresser", comme "dans un
véritable dialogue d'amour", jusqu'au point où une personne devient "totalement possédée par
le Bien-aimé divin", alors nous n'aurions nul besoin du salut accompli par le Rédempteur. Ce
que déclare l'Ecriture est authentique et vrai:
"Il nous a sauvés, non parce que nous aurions
fait des oeuvres de justice, mais en vertu de sa propre miséricorde"
(Tite 3:5).
La vérité face à une mythologie fabriquée
La foi chrétienne authentique est unique en son genre parmi les religions du monde car
elle repose sur des faits historiques que la raison peut appréhender. Le salut chrétien repose
sur des réalités totalement extérieures à l'homme. Le salut se trouve dans la fidélité du Christ
historique, et dans le sacrifice parfait qu'Il a accompli. Les mystiques catholiques et orientaux
prétendent trouver Dieu dans les profondeurs de leur être. Le chrétien véritable ne porte pas le
regard sur lui-même, mais sur la justice de Jésus-Christ. Devant Dieu, l'expiation du péché
accomplie par Jésus-Christ est entièrement suffisante. Elle ne requiert pas le moindre
supplément. La justification accordée par Dieu ne repose nullement sur quelque état intérieur
chez le pécheur croyant, mais sur Jésus-Christ seul. Le principe selon lequel un homme peut
se sauver par quelque expérience, par quelque élément tenant à sa propre vie, voilà le
fondement de toutes les religions païennes, et aussi celui du catholicisme. Le pire, dans cette
communion qu'entretient Rome avec le paganisme, c'est qu'elle contamine toute notre société.
Les séductions fatales et arrogantes du mysticisme donnent à croire qu'il existe une
possibilité d'accès direct au Dieu Très Saint, qui annule notre besoin du Seigneur Jésus-Christ,
unique Médiateur entre Dieu et les hommes. Le chrétien doit s'approcher de Dieu et L'adorer
comme l'a dit le Seigneur Lui-même:
"de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta
pensée"
(Matthieu 22:37). Comme l'a dit l'apôtre Paul:
"Je prierai par l'esprit, mais je prierai
aussi par l'intelligence"
(1 Corinthiens 14:15). Ce même Apôtre avertissait les chrétiens en
ces termes:
"Que personne… ne vous conteste à son gré le prix de la course; un tel homme
s'abandonne à des visions, il est enflé d'un vain orgueil par ses pensées charnelles…"
(Colossiens 2:18). Le blâme du Seigneur demeure sur ceux qui publient des mensonges:
"Malheur aux prophètes insensés, qui suivent leur propre esprit sans avoir rien vu!"
(Ezéchiel
13:3). L'antidote à cet avilissement de Christ et de Son Evangile, c'est une présentation des
points essentiels de la foi historique.
Un salut objectif, dans le Seigneur de gloire
En tant que Médiateur, le Seigneur Jésus-Christ est le seul trait d'union entre Dieu et
l'homme, pour exécuter le dessein bienveillant de Dieu
"quand les temps seraient accomplis:
réunir sous un seul chef, le Christ, tout ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre"
(Ephésiens 1:10). Jésus-Christ a été élevé
"à la droite de la majesté divine dans les lieux très-
hauts"
(Hébreux 1:3) et Il est l'unique Sauveur. Lui et Son Evangile sont objectifs et vrais. Cet
Evangile n'est pas une fable quelconque, ni une idée mystique incompréhensible: ils
proclament au contraire une oeuvre rédemptrice prodigieuse, accomplie par Dieu Lui-même,
8
et inscrite dans l'histoire. Le Père a désigné Jésus-Christ pour qu'il soit le garant du salut
véritable. Jésus-Christ s'est glorifié en menant à bien l'oeuvre souveraine du Père. Comme
Christ l'a dit Lui-même:
"Je t'ai glorifié sur la terre; j'ai achevé l'oeuvre que tu m'avais
donnée à faire"
(Jean 17:4). En accomplissant toute la volonté du Père, Jésus-Christ L'a
glorieusement honoré. Lui, le Sauveur, est élevé bien au-dessus
"de toute principauté,
autorité, puissance, souveraineté, au-dessus de tout nom qui se peut nommer, non seulement
dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir"
(Ephésiens 1:20). Lui seul (et non
quelque charme mystique émanant de Rome ou du Bouddha) a reçu toute autorité au ciel et
sur terre. Il a reçu pouvoir sur toute chair, afin de donner, comme Il le dit Lui-même,
"la vie
éternelle à tous ceux que Dieu lui a donnés".
Lui seul a reçu le Nom qui est au-dessus de tout
autre nom,
"afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre, et sous
la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le
Père"
(Philippiens 2:10-11). Dieu nous commande de mettre toute notre confiance en Christ:
"Et voici son commandement: Que nous croyions au nom de son Fils Jésus-Christ"
(1 Jean
3:23).
La foi véritable nous demande de répudier les voies illusoires par lesquelles
l'expérience mystique voudrait nous mettre en contact avec Dieu,
"Car il y a un seul Dieu, et
aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus homme"
(1 Timothée 2:5).
Le Seigneur Jésus est prêt à accueillir tout pécheur qui renonce à sa rébellion et à son orgueil,
et à se confier en Lui seul pour être sauvé. L'antidote au message obscur et inepte de Rome et
des mystiques oecuméniques, c'est la proclamation du Christ véritable, du Christ historique et
de Son Evangile. Ainsi seulement le peuple de Dieu, l'Eglise véritable pourra avancer,
"belle
comme la lune, resplendissante comme le soleil, mais terrible comme des troupes sous leurs
bannières"
(Cantique des Cantiques, 6:10). L'Evangile délivre puissamment du subjectivisme
asservissant de Rome et des maîtresses païennes de cette dernière. Pour le chrétien, connaître
Dieu, c'est la vie même.
"Or la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu,
et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ"
(Jean 17:3). C'est par la connaissance de Dieu et par la
foi en Lui que le véritable croyant reçoit toute sa nourriture spirituelle, toute sa consolation.
"Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, en nous faisant
connaître celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu"
(1 Pierre 1:3).
Faut-il emboîter le pas aux aspirations du Nouvel Age?
La mouvance du Nouvel Age a toujours eu pour but d'introduire "l'Ere du Verseau" en
amenant tous les hommes à reconnaître "la divinité au-dedans d'eux". D'après Alice Bailey, la
prophétesse du Nouvel Age,
un pas essentiel dans cette direction doit être "la régénération
des églises" (18).
La vision d'A. Bailey était de parvenir à faire jouer à "l'Eglise chrétienne,
avec ses nombreuses ramifications, le rôle d'un St. Jean-Baptiste, telle une voix criant dans le
désert, un noyau au travers duquel s'accomplira l'illumination du monde" (19).
Bref, elle
aspirait à voir le jour où les "églises chrétiennes" adopteraient la pensée du Nouvel Age sur
l'illumination et le développement personnel. Le projet du Nouvel Age pour la paix mondiale
ne peut aboutir pleinement à "l'Age d'or", à "l'Ere du Verseau" que si la foi chrétienne
biblique est déclarée hors la loi ou détruite.
Maintenant que l'Eglise de Rome s'est liée au paganisme, elle a oeuvré avec succès,
une fois de plus, en faveur du syncrétisme. En raison de ses effectifs, de son organisation, et
de son influence, le catholicisme est bien la religion de l'Union Européenne. Les désirs des
leaders du Nouvel Age semblent se réaliser. D'après William Shannon, même au niveau des
paroisses locales, "la spiritualité contemplative" a largement remplacé le catholicisme
9
d'autrefois (20). Maintenant que des Catholiques et des Evangéliques en vue expriment des
convictions conformes à celles du Nouvel Age, il semble bien que le but désiré soit en vue. Le
Nouvel Age aspire à un nouvel ordre planétaire, sous la direction d'un "Christ Conducteur": le
Pape et son Eglise répondent à ce voeu. Aucun chrétien ne devrait s'en étonner, car la Bible
nous avertit avec insistance au sujet de cet énorme système ecclésial apostat, qui avec ses
filiales ne cesse de croître, et qui finira par prévaloir.
La puissance de l'Evangile et la destruction finale du royaume apostat
L'Apôtre Paul annonce la ruine du royaume de l'Antichrist:
L'avènement de l'impie…
se produira… avec toutes les séductions de l'injustice pour ceux qui périssent, parce qu'ils
n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie une puissance
d'égarement, pour qu'ils croient au mensonge, afin que soient jugés ceux qui n'ont pas cru à
la vérité, mais qui ont pris plaisir à l'injustice"
(2 Thessaloniciens 9-11). Mon article intitulé
"The Antichrist Unveiled" (L'Antichrist dévoilé)
(21) met en lumière les "signes et les
prodiges mensongers" du système papal. Cependant ses machinations ne seront accomplies
que lorsqu'il aura rejeté le Christ historique pour accueillir "le christ de Satan", le "christ de
l'illumination", du "Mystère Suprême", et de "la réalisation de soi". Le Seigneur a prédit la
destruction du règne de l'Antichrist,
"l'impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de
sa bouche et qu'il écrasera par l'éclat de son avènement"
(2 Thessaloniciens 2:8). Dès
maintenant, la victoire de l'Evangile est à la portée de ceux qui s'attendent à Lui. Sa puissance
a toujours été la plus grande dans les moments où le besoin est le plus immense. Dans son
Evangile de grâce, Dieu se manifeste par Son Esprit, "le souffle de sa bouche". Cet Evangile
est "la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit": voilà ce que le vrai croyant
comprend et vit. Nous voyons oeuvrer la puissance de Dieu et proclamons hardiment Sa grâce:
et tous ceux qui sont sauvés
"sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la
rédemption qui est dans le Christ Jésus"
(Romains 3:24).
Conclusion et application
Cet article montre comment le courant évangélique a été envahi par le mysticisme
catholique et comment il s'est approprié la panoplie du Nouvel Age, le discours du Nouvel
Age. Ces pages devraient pousser tout lecteur sérieux à examiner avec soin le fondement sur
lequel il a bâti son espérance. Il ne suffit pas de dire: "J'espère que je suis sauvé". Seule la
pleine assurance de la foi fondée sur le Roc inébranlable, le Seigneur Jésus-Christ, est
suffisante. C'est par la lumière de Dieu et par elle seule que
"nous voyons la lumière"
.
Le vrai
chrétien interprète toute expérience religieuse à la lumière de la révélation divine consignée
dans la Sainte Bible. Les méchants aiment les ténèbres, mais le peuple de Dieu aime la
lumière! Sans scrupules, les mystiques ont déclaré que le vrai Dieu était "le dieu au-dedans de
l'homme". Cette pensée les a conduits à abandonner Dieu Lui-même pour se tourner vers la
réalisation de soi et l'illumination. Mais ils se fondent sur des valeurs telles que leurs
sentiments personnels intimes, incompatibles avec la moindre explication raisonnée; sans
doute n'ont-ils pas pris la véritable mesure de leur propre méchanceté.
"Le coeur est tortueux
par-dessus tout, et il est incurable: qui peut le connaître? Moi, l'Eternel, j'éprouve le coeur, je
sonde les reins pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses agissements"
(Jérémie 17:9-10). L'Evangile est diamétralement opposé à la voie mystique: il est le message
historique de la croix de Christ en faveur d'un monde perdu. L'Evangile proclame Christ Lui-
même, et le Dieu et Père de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, qui dans Son amour a
envoyé Son Fils pour mourir pour les pécheurs.
10
Le croyant véritable n'a pas d'excuse valable s'il se laisse berner par de "faux apôtres"
se faisant passer pour des "apôtres de Christ", car il sait bien que
"Satan lui-même se déguise
en ange de lumière"
(Voir 2 Corinthiens 11:13-14). Beaucoup de faux prophètes sont venus
dans le monde, mais si nous étudions diligemment les paroles que Dieu a consignées par écrit
pour nous garder des séductions subtiles de Satan, nous pouvons éviter de nous laisser égarer
et d'égarer autrui. Le vrai disciple de Christ doit prendre à coeur les avertissements solennels
de l'Apôtre Paul:
"Ne formez pas avec les incroyants un attelage disparate. Car quelle
association y a-t-il entre la justice et l'iniquité? Ou quelle communion entre la lumière et les
ténèbres? Et quel accord entre Christ et Bélial?... Séparez-vous, dit le Seigneur, ne touchez
pas à ce qui est impur, et moi je vous accueillerai"
(2 Corinthiens 6:14,15 et 17).
"N'ayez rien
de commun avec les oeuvres stériles des ténèbres, mais plutôt dénoncez-les"
(Ephésiens 5:11).
"Choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir"
En 1986, le Pape Jean-Paul II s'est approprié le mouvement interreligieux en
réunissant cent soixante leaders des religions du monde pour une rencontre de prière au
sommet, à Assise en Italie. Ils sont venus de partout dans le monde: des mollahs de neuf
nations différentes, le Dalaï Lama (que la tradition bouddhiste tient pour un dieu vivant), des
shamans amérindiens, des adeptes de sectes indiennes, des animistes africains, des hindous,
des zoroastriens, des catholiques, et bien sûr, des protestants. "Nous nous tiendrons côte à côte
pour demander à Dieu de nous accorder la paix" a dit le Pape (22). Le deuxième épisode de
cette grande manifestation d'unité luciférienne a eu lieu en janvier 2002, quand le Pape Jean-
Paul II a réuni à nouveau deux cents responsables des diverses religions du monde, toujours à
Assise. Par des manifestations publiques, par une sanction officielle, par d'innombrables livres
et séminaires, par de nombreux sites Internet, et avec un large soutien oecuménique, la papauté
a mis en place un programme mystique que le monde aime et accepte. Tout croyant, tout
groupe ecclésial qui garde le silence face à un blasphème aussi insolent ne fait qu'ajouter foi à
cette duperie papale. Rome assume toujours que son antique principe demeure valide: "Qui ne
dit mot consent" (23).
"Nos convoitises charnelles"
par lesquelles nous exécutons
"les
volontés de notre chair et de nos pensées"
(Ephésiens 2:3) sont des forteresses sataniques
dans de nombreuses âmes, car ces prétentions orgueilleuses se dressent contre la connaissance
de Dieu. Or le Seigneur Dieu Tout-puissant commande à chacun de nous de renverser
"les
raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu"
, pour amener
"toute pensée captive à l'obéissance de Christ".
Notes:
1.
Catéchisme de l'Eglise Catholique, §181. Editions Centurion/Cerf/Fleurus-
Mame/Librairie Editrice Vaticane, Paris, 1998.
2.
"Nostra Aetate", Déclaration sur l'Eglise et les religions non chrétiennes:
http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-
ii_decl_19651028_nostra-aetate_fr.html
3.
William Johnston,
The Mirror Mind
(New York: Fordham University Press, 1990), p.
7. Pour mieux comprendre les racines hindouistes et les méthodes de la mouvance
Nouvel Age, car Merton et Johnston appartiennent bien à cette tendance, consulter
l'auteur chrétien Tal Brooke,
Riders of the Cosmic Circuit
, (Batavia, Illinois, Lion
Publ. Corp., 1986; ISBN 0 7459 1217 6). Quoique Brooke ne distingue pas entre
"chrétien" et "catholique", il explique les buts des manifestations actuelles des
"maîtres célestes", montrant comment elles tirent leur origine de l'antique Babylone.
11
4.
Ibid., pp. 33 et 39.
5.
Thomas Merton,
Conjectures of a Guilty Bystander,
Image edition, décembre 1989
(Garden City, New York, NY: Editions Doubleday, 1966), pp. 157-157. Cet ouvrage a
reçu l'approbation officielle de l'Eglise catholique.
6.
William Shannon,
Seeds of Peace: Contemplation and Non-Violence
(New York:
Crossroad Publ. Co., 1996) p.73.
7.
Thich Nhat Hanh, Introduction de l'ouvrage
Contemplative Prayer
de Thomas Merton,
Image Book Edition (NY: Editions Doubleday, 1996) p. 5.
8.
Voir
http://americancatholic.org/Messenger/Jan1997/feature1.asp
8/10/2002.
D'après
ce site, Merton est décédé à Bangkok en Thaïlande an 1968, sans doute électrocuté
dans sa chambre par un ventilateur défectueux.
9.
Foster, Richard J.,
Prayer, Finding the Heart's True Home
(San Francisco: Harper,
1992) p. 155
10.
Ibid., p.159.
11.
Thomas Keating,
The Method of Centering Prayer
,
http://thecentering.org/centering
22/10/2002
12.
Kenneth Copeland,
The Force of Love
, (Fort Worth, Texas: Kenneth Copeland
Ministries, 1987) cassette audio N° 02-0028.
13.
www.watchman.org/reltop/unbiblcl.htm
11/11/2002
14.
www.watchman.org/reltop/unbiblcl.htm
11/11/2002
15.
Michael Horton,
The Agony of Deceit
(Chicago, Moody Press, 1990) p. 91.
16.
www.caseytreat.org/godswordBeing_In_Christ
11/11/2002
17.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/apost_letters/documents/hf_jp-
ii_apl_20010106_novo-millennio-ineunte_fr.html
Caractères gras ajoutés.
18.
Alice Bailey,
Problems of Humanity
(New York, NY: Lucis Publ. Co., 1964), p. 152.
19.
Alice Bailey,
The Externalization of the Hierarchy
(New York, NY: Lucis Publ.
Co.,1957), p. 510.
20.
Shannon,
Seeds of Peace,
p. 25.
21.
http://www.bereanbeacon.org/articles_new.htm
(article disponible en anglais
seulement.)
22.
Voir
L'Osservatore Romano,
édition anglaise du quotidien officiel
du Vatican, 27
octobre 1986, p. 1.
23.
En latin: "Qui tacet consentire videtur".
_________
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Pour consulter la rubrique française de notre site Internet "Berean Beacon":
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