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Le texte du professeur Vaillancourt au format PDF - “Cinq papes ...

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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   Jean-Gu Vaillancourt  Sociolo ue, dé artement de sociolo ie, Université de Montréal 1990      “Cin a es modernes, le concile Vatican II et la aix mondiale”       Un document roduit en version numéri ue ar Jean-Marie Trembla , bénévole, Professeur sociologie au Cégep de Chicoutimi Courriel: ac.caean-marie trembla u   Dans le cadre de "Les classiques des sciences sociales" Site web:htt ://classi ues.u ac.ca/  Une bibliothè ue fondée et diri ée ar Jean-Marie Trembla , sociolo ue  Une collection dévelo ée en collaboration avec la Bibliothè ue Paul-Émile-Boulet de l'Université du Québec à Chicoutimi Site web:th/:ptbib/cac..equehuqiltoa/
 J.G. Vaillancourt, “Cinq papes modernes, le concile Vatican II et la paix mondiale” (1990) 2  
Cette édition électronique a été réalisée Jean-Marie Tremblay, bénévole, pro-fesseur de soins infirmiers retraitée de l’enseignement au Cégep de Chicoutimi  Courriel:jean-marie_tremblay@uqac.ca   à partir de l’article de :  Jean-Guy Vaillancourt,“Cinq papes modernes, le concile Vatican II et la paix mondiale”Un article publié dans la revue. Sociologie et sociétés, vol. XXII, no 2, octobre 1990, pp. 49-64. Montréal: Les Presses de l'Université de Montréal.  L’auteur est sociologue au département de sociologie de l’Université de Mon-tréal.  [Autorisation formelle accordée, le 23 mai 2005, par M. Jean-Guy Vaillan-court de diffuser cet article.]  Courriel :jean.guy.vaillancourt@umontreal.ca   Polices de caractères utilisée :  Pour le texte: Times New Roman, 14 points. Pour les citations : Times New Roman 12 points. Pour les notes de bas de page : Times New Roman, 12 points.  Édition électronique réalisée avec le traitement de textes Microsoft Word 2004 pour Macintosh.  Mise en page sur papier format : LETTRE (US letter), 8.5’’ x 11’’)  Édition numérique réalisée le 14 mai 2006 à Chicoutimi, Ville de Sague-nay, province de Québec, Canada.  
 
 J.G. Vaillancourt, “Cinq papes modernes, le concile Vatican II et la paix mondiale” (1990) 3  
  
Jean-Guy Vaillancourt  Sociologue, département de sociologie, Université de Montréal  “Cinq papes modernes, le concile Vatican II et la paix mondiale”.  
  Un article publié dans la revue Sociologie et sociétés, vol. XXII, no 2, octobre 1990, pp. 49-64. Montréal: Les Presses de l'Université de Montréal.
 
 
J.G. Vaillancourt, “Cinq papes modernes, le concile Vatican II et la paix mondiale” (1990)  
   
Table des matières 
   Introduction  BENOÎT XV(1914-1922) PIE XII(1939-1958) JEAN XXIII(1958-1963) ET VATICAN II (1962-1965) PAUL VI(1963-1978) JEAN-PAUL II(1978-2005)  Conclusion  Résumé
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Introduction 
   Jean-Guy Vaillancourt “Cinq papes modernes, le concile Vatican II et la paix mondiale”.  Un article publié dans la revueSociologie et sociétés, vol. XXII, no 2, octobre 1990, pp. 49-64. Montréal: Les Presses de l'Université de Montréal.          Retour à la table des matières  Dans presque toutes les grandes religions orientales et abrahami-ques, le thème de la paix est une des questions fondamentales mises de l'avant, tant au niveau des enseignements officiels des dirigeants qu'au niveau des pratiques éthiques des fidèles. Dans le catholicisme, nous pourrions examiner les positions et les actions des groupes de fidèles sur cette question, mais nous avons préféré nous arrêter ici au plus haut sommet de la pyramide hiérarchique, c'est-à-dire aux ni-veaux de la papauté et du concile Vatican Il. Ceux-ci, en effet, jouent un rôle central dans l'Église pour ce qui est de l'élaboration des ensei-gnements officiels. En fait, nous examinerons surtout l'enseignement de Vatican Il et les textes de cinq papes des dernières 75 années, ceux qui ont gouverné l'Église depuis le début de la Première Guerre mon-diale, étant donné que celle-ci constitue un point tournant crucial dans l'histoire récente de l'humanité.  La Grande Guerre fut particulièrement meurtrière, survenant après un siècle d'accalmie relative en ce qui concerne les conflits entre les nations. Il y a eu, bien sûr, plusieurs révolutions et quelques guerres durant les cent ans s'échelonnant après le Congrès de Vienne de 1815,
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qui mit fin aux sanglantes guerres napoléoniennes et assura pour un temps à la papauté une base territoriale1, mais on peut dire en somme que ce fut là un siècle de paix, particulièrement en Europe, à quelques exceptions près.  Nous parlerons donc de Benoît XV, pape de 1914 à 1922, de Pie XII, pape de 1939 à 1958, de Jean XXIII, pape de 1958 à 1963, du concile Vatican II, qui eut lieu entre 1962 et 1965, de Paul VI, pape de 1963 à 1978 et de Jean-Paul II, pape de 1978 à nos jours. Nous laisse-rons de côté Pie XI, pape de 1922 à 1939 et Jean-Paul I, pape éphé-mère dont le pontificat n'a duré que 33 jours en 1978. Il va sans dire que pour être plus complet, cet essai aurait pu les inclure et commen-cer avec Pie X (1903-1914), voire avec Léon XIII (1878-1903) ou en-core avec Pie IX (1846-1878) mais nous avons préféré commencer avec le pape peu connu qui a commencé son règne au début de la Première Guerre mondiale, et nous limiter aux cinq figures les plus marquantes.  Nous regarderons surtout ce que ces cinq papes ont dit et écrit, plu-tôt que leurs actions concrètes (activités diplomatiques et interven-tions de médiation) qui sont moins publiques et par conséquent plus difficiles à cerner. Les encycliques et les messages sur la paix consti-tuent des éléments essentiels de l'enseignement des papes depuis Be-noît XV, et la constitutionGaudium et Spesest un des textes clés de Vatican Il. A cause de leur importance dans l'enseignement social de l'Église catholique, ceux-ci méritent une attention toute particulière de la part des sociologues de la religion et de la paix.
                                          1 Cette base territoriale, les États pontificaux, s'est amenuisée considérablement lors du Risorgimento italien et suite à la loi des Garanties de 1871, et elle est restée stable après les Accords du Latran de 1929 entre Pie XI et Mussolini.
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BENOÎT XV (1914-1922)
     Retour à la table des matières  Benoît XV est certainement le pape le moins connu parmi tous ceux qui ont gouverné l'Église catholique depuis environ un siècle et demi. Et pourtant, c'est probablement, à l'exception de Jean XXIII dont le pontificat fut encore plus bref que le sien, le pape le plus pro-gressiste de toute cette période, surtout si l'on tient compte de toutes ses interventions en faveur de la paix. Ancien protégé du cardinal Rampolla, le secrétaire d'État de Léon XIII (1878-1903), Benoît XV ne fut pas un pape réactionnaire comme ses prédécesseurs Pie IX (1848-1878) et Pie X (1903-1914), mais plutôt un libéral comme Léon XIII et comme Rampolla. Pie X le tint à l'écart et ne le nomma cardi-nal qu'à la mort de Rampolla, un an avant son propre décès. Benoît XV fut élu pape en remplacement de Pie X, un mois après le début de la Première Guerre mondiale. Pie X avait pressenti l'éclatement d'une guerre de grande envergure, et il avait tenté à diverses reprises d'em-pêcher que cette catastrophe ne se produise. Bien qu'il fût un pape ex-trêmement conservateur dans une foule de domaines, son action en faveur de la paix fût plutôt avant-gardiste. Malgré ses efforts pour évi-ter un désastre qu'il considérait comme imminent, la guerre éclata et il mourut en laissant à son successeur un lourd héritage. Immédiate-ment, le nouveau pape adopta une position neutraliste à l'égard de ce conflit et il consacra toutes ses énergies à essayer de stopper la guerre entre l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie d'une part, et les alliés fran-çais, anglais et italiens, puis américains, d'autre part. Pour avoir tenté d'empêcher l'entrée en guerre de l'Italie à côté des alliés, il fut accusé par ces derniers d'être favorable aux Allemands, alors même que les Allemands l'accusaient d'être un pape pro-français. Il faut dire que, pour diverses raisons, ce pape ne tenait pas à ce que les empires cen-traux, où le catholicisme était très présent, s'effondrent. Aucun des deux camps ne réussit à se l'annexer, ce qui les conduisit tous les deux à l'accabler de sarcasmes, alors que lui ne cherchait qu'à bâtir une paix durable, sans favoriser l'un ou l'autre des belligérants.
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 Dans son premier message au monde, le 8 septembre 1914, il qua-lifie la guerre de « fléau de la colère de Dieu ». Il encourage les diri-geants des pays en conflit « à entrer dans la voix de la paix et à se ten-dre la main ». Dans sa première encycliqueAd Beatissimi,le 1er no-vembre 1914, il parle de l'horreur que lui inspire cette effroyable tue-rie et il brosse un portrait extrêmement négatif de la guerre et de ses causes morales, à savoir la haine, le mépris de l'autorité, les luttes de classes, et la cupidité. Enfin, il préconise un prompt rétablissement de la paix.  À Noël de la même année, il propose une trêve entre les belligé-rants, mais celle-ci n'est pas acceptée par ces derniers. Au début de 1915, il compose une prière pour la paix, qu'il ordonne de réciter par-tout dans le monde. Le 28 juillet 1915, jour anniversaire du début du conflit, il décrit la guerre comme un « carnage horrible qui déshonore l'Europe ». Selon lui, la victoire ne fera que semer la haine et la ran-cune et préparera de nouvelles guerres. Il intervient même pour es-sayer d'empêcher les États-Unis d'envoyer des armes aux puissances de l'Entente. A Noël, en 1915, il parle de la terre entière devenue un hôpital et un charnier. L'année suivante, le 4 mars 1916, il compare la guerre à un suicide de l'Europe civilisée et le 31 juillet 1916, il im-plore les belligérants de renoncer à leurs desseins de destruction mu-tuelle.  Dans sa célèbre note du 14 août 1917 aux chefs d'États en guerre, il propose un plan de paix négociée, que ceux-ci s'empressent de reje-ter du revers de la main. Il y énumère les trois conditions requises pour rétablir une paix durable et équitable : 1- l'arrêt des combats, 2-la réduction simultanée et réciproque des armements, et 3- l'établisse-ment d'un arbitrage avec sanctions pour les récalcitrants. Il veut que les belligérants reconnaissent la force morale du droit et démobilisent graduellement leurs années. Il fait aussi une série de demandes concrètes en exigeant : 1- la proclamation du principe de la liberté des mers, 2- la renonciation complète et réciproque à toute indemnité de guerre, 3- le retour austatu quo pour ce qui est des d'avant-guerre contestations et des conquêtes territoriales, 4- un compromis raison-nable sur les revendications françaises et italiennes, et 5- la pleine in-dépendance de la Belgique.
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 Quelques semaines plus tard, par l'intermédiaire du cardinal Gas-parri, son secrétaire d'État, il suggère d'abolir de façon simultanée et réciproque le service militaire obligatoire et de créer un tribunal d'ar-bitrage, mais ces suggestions ne rencontrent pas davantage de succès. Après la fin de la guerre, dans son encycliquePacem Dei munusdu 23 mai 1920, il déplore le fait que le traité de Versailles2et la Ligue des Nations ne supprimeront pas les racines de la rivalité entre États et n'assureront pas une paix durable. Il prévoit même en quelque sorte une autre guerre, à cause de la haine qui subsiste et de l'absence d'une société des nations vraiment fraternelle. Finalement, en 1921, il donne son appui à la création dePax Romana,un organisme catholique qui continue encore aujourd'hui à oeuvrer pour la paix dans le monde.  En somme, on peut dire que malgré la brièveté de son pontificat, Benoît XV reste, à cause de ses nombreuses et vigoureuses interven-tions en faveur de la paix, un des papes modernes dont la contribution à la paix est la plus importante. Tous ses successeurs se sont inspirés largement de ses écrits dans la formulation de leur propre enseigne-ment, spécialement de son encycliquePacem Dei munus(La paix comme don de Dieu). Le Congrès de Spolète en 1962 a rendu un vi-brant hommage au travail pour la paix de ce pape méconnu.   PIE XII (1939-1958)   Retour à la table des matières  Eugenio Pacelli fut souvent appelé le pape de la paix. Sacré évêque le 13 mai 1917, année de sa nomination comme nonce à Munich, il fut nommé nonce à Berlin trois ans plus tard. Quand Benoît XV mourut en 1922, année de l'arrivée au pouvoir des fascistes en Italie, le nou-veau pape Pie XI (1922-1939) maintint Pacelli dans ses fonctions et                                           2 Français et les Italiens s'étaient opposés à la participation officielle du Les Vatican au traité de Versailles, mais un représentant du pape y fut présent of-ficieusement quand même. (Eric O. HANSON,The Catholic Church in World Politics,Princeton University Press, Princeton, New Jersey, 1987, p. 42).
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lui confia plusieurs missions importantes. Pie XI fut tout d'abord assez favorable à Mussolini, avec lequel il signa un concordat en 1929. Mais durant les années 30, il tint tête à Mussolini et il entra souvent en conflit avec lui après que s'établirent des liens étroits entre Hitler et ce dernier. En 1937, Pie XI condamna le nazisme et le communisme dans deux encycliques vigoureuses,Mit Brennender SorgeetDivini Redemptoris.Après sa mort au début de 1939, il fut remplacé par Pa-celli, qui avait lui-même succédé au cardinal Gasparri comme secré-taire d'État en 1930. L'élection de Pacelli comme pape à la veille de la Seconde Guerre mondiale ne fut une surprise pour personne. Comme pour Benoît XV, la grande préoccupation de Pie XII durant les pre-mières années de son pontificat fut la paix mondiale. Déjà, à la fin du mois d'août 1939, il envoya une note diplomatique à plusieurs gou-vernements européens, les conjurant au nom de Dieu de faire tout leur possible pour éviter la catastrophe : « Rien n'est perdu avec la paix, tout peut l'être avec la guerre », écrivait-il. Mais le 1er septembre, Hi-tler envahissait la Pologne, et le conflit engloutissait toute l'Europe, puis graduellement la terre tout entière ou presque.  Dans sa première encyclique intituléeSummi Pontificatusà l'au-tomne de 1939, Pie XII manifeste sa sympathie au peuple polonais et s'attaque aux causes profondes de la guerre, que ses prédécesseurs Léon XIII et Benoît XV avaient déjà énumérées avant lui. Le rejet de la moralité et de la loi naturelle et divine, l'agnosticisme et le rejet de la solidarité humaine qui en découle, la déification de l'État, le natio-nalisme outrancier, l'égoïsme collectif et individuel, le rejet de la jus-tice, de la vérité et de la charité, sont quelques-unes des causes qu'il identifie, en insistant tout particulièrement sur l'orgueil national.  En mai 1940, après l'invasion de la Hollande, de la Belgique et du Luxembourg, Pie XII envoie des télégrammes de sympathie aux sou-verains de ces États. Le pape refuse toutefois de prononcer une condamnation morale et politique radicale de l'agression allemande, préférant sympathiser avec les victimes et rester au-dessus de la mê-lée, pour ne pas nuire aux catholiques vivant sous le joug nazi et pour ne pas troubler la conscience des catholiques allemands. Mais le 23 septembre 194 1, Pie XII indique, sans toutefois nommer explicite-ment quelque pays que ce soit, qu'il est parfois moralement nécessaire de résister à l'envahisseur : « L'esprit de l'Évangile ne doit pas être
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confondu avec un pacifisme sans limites. Il arrivera qu'il soit non seu-lement permis mais encore obligatoire de résister par la force à une invasion injustifiée ».  C'est surtout dans ses divers radio-messages de Noël que Pie XII livre ses idées sur la paix et ses appels au désarmement et qu'il déve-loppe une véritable doctrine des relations internationales. Dans son message de Noël 1941 par exemple, Pie XII parle des prérequis pour un nouvel ordre international, comme il avait parlé des prérequis pour un nouvel ordre européen à Noël de 1939 et comme il parlera des pré-requis pour une nouvelle paix à Noël de 1945. Ses discours sont la plupart du temps plutôt abstraits et théoriques mais ils ne restent pas toujours cantonnés dans les généralités. En décembre 1944, par exem-ple, il se décide finalement à condamner explicitement la guerre d'agression. Dans ce même discours, il recommande la création d'un organisme international pour le maintien de la paix « investi d'une au-torité suprême... [et qui peut] au besoin user de l'intervention armée ». Il exige aussi une répartition équitable des matières premières et de la richesse.  Pie XII a souvent été accusé d'être demeuré silencieux ou d'avoir parlé de façon trop abstraite ou trop vague, alors que les nazis massa-craient des centaines de milliers de victimes. Tous reconnaissent que le Vatican a fait beaucoup dans la pratique pour sauver la vie de nom-breux juifs, en les cachant dans des monastères et en les aidant à fuir les nazis. Mais il semble bien que Pie XII aurait pu faire montre de plus d'audace pour dénoncer les atrocités quand elles commencèrent à être connues. L'action diplomatique et l'action caritative furent réelles, mais le pape aurait pu être un peu plus prophétique, en dénonçant pu-bliquement et fortement les agressions et le génocide commis par les nazis. On ne peut pas l'accuser d'avoir été complaisant envers les puis-sances de l'Axe, mais on peut s'interroger sur sa prudence excessive et sur sa peur de troubler la conscience des catholiques italiens et alle-mands. S'il est vrai qu'il a tenté sans arrêt de stopper la guerre et d'em-pêcher son extension, on peut dire aussi qu'il restait un peu trop au-dessus de la mêlée. Il aurait pu, et probablement il aurait dû, condam-ner plus clairement Hitler et le nazisme, mais il ne l'a pas fait, se contentant de prononcer des discours plutôt généraux sur la nécessité de la paix.
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