pages - Abbaye d'Igny :

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Publié le : mardi 5 juillet 2011
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Art de vivre
3Confiserie Abbaye d’Igny : Merci pour le chocolat
Derrière les hauts murs de l’abbaye, vit une communauté priante et affairée. Une partie de son temps est consacrée à la fabrication de spécialités en chocolat. Incursion dans un monde fermé qui nous donne un avant-goût de Pâques…
3Quoi de plus normal quÕune abbaye nous m
Art de vivre
LÕabbaye dÕIgny est fondÈe en 1128 par Bernard de Fontaines, abbÈ de Clairvaux. Les moniales succËdent aux moines cisterciens dans lÕabbaye en 1929, aprËs la reconstruction de lÕÈdifice. Sur 44 religieuses, 40 sont ÒactivesÓ, certaines ayant une activitÈ proportionnÈe ‡ leur ‚ge. LÕatelier confiserie utilise 4 tonnes de chocolat et 1,5 tonne de sucre par an. Pourtant en progression, la production de bouchons de Champagne, qui fait la rÈputation de lÕabbaye, ne suffit pas ‡ satisfaire la demande. Le chiffre dÕaffaires 2002 de lÕabbaye :150 000 euros LÕabbaye reÁoitentre 10 000 et 20 000 visiteurs par an, et enregistre 1 200 nuitÈes (sÈjours de ressourcement, familles des moniales). Renseignements et vente en ligne des chocolats dÕIgny sur les sites suivants : www.catholique-reims.cef.fr www.monastic-euro.org www.chambarand.com
, plus bas dans le giron de la terre, lÕabbaye dÕIgny ferait oublier quÕelle fut si souvent prise dans la tourmente, trois fois abattue et trois fois relevÈe.
3La devise de lÕabbaye : ÒPaix, LabeurÓ.
 . Comme si un ange passait, et un autre aprËs lui, et encore un, en une lente et infinie procession. Le silence est du mÍme or derriËre les hauts murs o˘ vivent quarante-quatre
 e, sÕinscrivent deux mots en forme de devise : ÒPaix, LabeurÓ. Pour ce qui est de la paix, elles doivent avoir en ce moment beaucoup de gr‚ces et de saluts ‡ demander. Quant au labeur, il a toujours reprÈsentÈ le plus s˚r moyen dÕassurer la subsistance de la communautÈ et lÕentretien de lÕabbaye.
L’alimentaire, un créneau intéressant
´On a les pieds sur terre dans les couvents,confie avec malice mËre Marie-Rose, lÕactuelle supÈrieure. On ne peut pas vivre que dÕamour et dÕeau fraÓche ! LÕalimentaire est un crÈneau intÈressant car les consommateurs peuvent renouveler souvent leur acte dÕachat.ª Longtemps, la fabrication du fro-mage fut lÕactivitÈ principale des religieuses qui ont occupÈ Igny ‡ partir de 1929. ´Cela ne suffisait pas,raconte mËre Marie-Rose. Nous nous sommes peu ‡ peu lancÈ dans la reliure dÕart, la couture, la confiserie. Le chocolat nÕest apparu quÕen 1961.ªVingt ans plus tard, il sÕest substituÈ au fromage, dont le travail sÕavÈrait plus dur et soumis ‡ des contraintes plus fortes.
3Les sÏurs travaillent avec une concentration extrÍme et un soin mÈticuleux.
3Comment concilier une vie hors du temps et les impÈratifs de la production ? Les moniales de lÕatelier portent toutes une montreÉ
Dans le secret de leur atelier, trois ÒMalgrÈ ou quatre sÏurs ‡ la fois sÕaffairent autour des tempÈreuses qui amËnent la production le chocolat ‡ la tempÈrature souhaitÈe ( 3 4 ∞ ) .P r o t Èg È e sp a ru ng r a n d de 70 000 tablier, elles vont le couler dans des moules ‡ formes, le lisser et le bouchons de refroidir, ou en chemiser dÕautres moules, avant dÕintroduire Champagne rage et de le celler. Dans par an, une salle v o i s i n e , nous avons les sÏurs plus ‚gÈes, du ma eureuses de e Ïuvre utile, ‡ satisfai ent en charge llage, ‡ leur les beso
3Les produits de l'abbaye, et ceux d'autres monastËres, peuvent Ítre achetÈs sur place, dans la boutique.
ordées par la emande
Selon un programme Ètabli ‡ la s e m a i n e , entre les laudes, la
messe, les vÍpres et les complies, les sÏurs vont transformer la matiËre premiËre que leur procure Valrhona en diverses spÈcialitÈs prÍtes ‡ la vente : sujets de P‚ques, macarons, rochers, nougatines, barres, tonneaux fourrÈs, b˚chettes coco, et bien s˚r bouchons. Le succËs des fameux bouchons de Champagne de lÕabbaye, dont la recette est protÈgÈe, ne se dÈment pas, au contraire. En 2001, il sÕen est vendu 69 000 ; en 2002, plus de 70 000. ´Nous avons du mal ‡ suivre la demande,dÈplore sÏur AgnËs-Lucie, responsable de la confiserie.Nous devons mÍme renoncer ‡ innover par manque de temps.ª 44 % des ventes sÕeffectuent sur place, dans la boutique tenue par sÏur Gabriel. Le restant est ÈcoulÈ dans les monastËres cisterciens et bÈnÈdictins (41 %), via le rÈseau de distribution de lÕAide au Travail des CloÓtres, chez quelques revendeurs comme Fossier ‡ Reims, par corres-pondance (9 %) et mÍme sur Internet. 6 % de la production sont exportÈs dans lÕUnion europÈenne (Allemagne, Suisse, Belgique).
Autosuffisance
Au total, la fabrication des confiseries gÈnËre un chiffre dÕaffaires de 150 000 euros. Ce qui reprÈsente lÕessentiel des revenus de la communautÈ, mais pas les seuls : reconnue comme section de maison de retraite, lÕabbaye reÁoit Ègalement du conseil gÈnÈral de la Marne un prix de journÈe pour les moniales les plus ‚gÈes. LÕensemble permet ‡ lÕabbaye de se suffire ‡ elle-mÍme et dÕÍtre solidaire avec les couvents moins prospËres, notamment en Afrique. Tout en Ètant autonome, Igny est reliÈe ‡ un autre monastËre, en lÕoccurrence CÓteaux, qui a vis-‡-vis dÕelle un ´devoir de vigilanceª. Peut-on parler de tutelle ? ´DÕun lien de filiation, dÕun regard fraternelª, prÈfËre sÏur Christine, responsable du service commercial, qui tient les comptes avec soin. A prÈsent, son souhait le plus vif serait de pouvoir financer la rÈnovation de lÕatelier de confiserie afin de disposer dÕun outil plus fonctionnel. Dieu lÕentende !
Catherine Rivière
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