Consommation Durable: les perspectives Consumption Opportunities

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Consommation Durable: les perspectives Consumption Opportunities

Publié le : jeudi 21 juillet 2011
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UNEP
Consommation Durable:
les perspectives
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Consumption
Opportunities
Stratégies pour le changement Rapport à l’intention des décideurs
Consommation Durable
Ce rapport a été conçu et rédigé par John Manoochehri pour le Bureau régional pour l’Europe (BRE) et la Division technologie, industrie et économie (DTIE) du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), avec les précieux conseils de Frits Schlingemann, directeur du BRE et représentant régional, Bas de Leeuw, administrateur du Programme Consommation durable de la DTIE, Jacqueline Aloisi de Larderel, directrice de la DTIE, et Adrea Mach. Il a été révisé par un groupe international d’experts qui s’est réuni à Genève le 12 décembre 2000. Les commentaires des membres du groupe international et d’autres correspondants ont également été pris en compte dans la réalisation de ce rapport. Le PNUE et l’auteur de ce rapport tiennent à adresser leurs vifs remerciements aux personnes suivantes pour leurs conseils : Erik Brandsma, Eva Charkiewicz, Miroslav Chodak, Ali Dehlavi, Marjana Dermelj, Rosalie Gardiner, Elaine Geyer-Allelely, Romilly Greenhill, Paul Hofseth, Miranda Jenkins, David Jensen, Martin Koen, Margers Krams, Bernard Kuiten, Valdur Lahtvee, Janna Lehmann, Lukas Lehmann, Duncan Maclaren, Caroline Meunier, Laurie Michaelis, Christine Ransley, Nick Robins, Catherine Rubbens, Janek Schmidt, Anne Solgaard, Jason Switzer, Brandon Turner, et Katharine Vincent. L’auteur tient également à remercier Lukas Lehmann, Janek Schmidt, Katharine Vincent, David Jensen, Brandon Turner, Janna Lehmann, Caroline Meunier et Katharine Vincent pour leur participation à la mise au point et à l’élaboration de ce rapport. La rubriqueConsommation durable : documents et événementset les notes en fin d’ouvrage ont été rédigées par Katharine Vincent. N’hésitez pas à nous faire part de vos éventuels commentaires sur ce document et à participer aux activités qui y sont présentées à l’adresse e-mail consumption@unep.chISBN : 92-807-2071-6 PNUE, Genève, 2001
Préface
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La consommation durable est devenue l’un des plus grands défis de la durabilité pour la première fois au Sommet de la Terre à Rio en 1992. Depuis, les progrès accomplis pour encourager de nouveaux modes de consommation et mettre au point des instruments pour les modifier ont été malheureusement très lents. Ce rapport présente les réponses politiques que le PNUE a pu apporter au défi de la consommation durable. Il a en partie été élaboré dans le cadre de l’application du Chapitre 4 d’Action 21 à l’intention de tous les décideurs des pouvoirs publics, du secteur privé et de la société civile.
Depuis que le Programme Consommation durable du PNUE a été créé en 1998, il n’a cessé de promouvoir la diffusion de l’information, l’éducation, la formation et la communication. De plus, il a amené de nouveaux participants au débat sur la consommation durable et les a invités à identifier leurs propres défis et perspectives. Depuis trois ans, les jeunes, les consommateurs, le monde de la publicité et des affaires sont des secteurs qui ont activement contribué au travail du PNUE sur la consommation durable.
Si l’on sait déjà à quoi la consommation durable devrait ressembler et qui devrait agir, alors comment doit-on s’y prendre pour y parvenir ? Une des raisons qui explique la lente introduction de l’enjeu de la consommation durable dans les débats internationaux est un manque de clarté, de compréhension et de crédibilité du concept. En effet,?qu’est-ce que la consommation durable Comment ses divers aspects se combinent-ils ? La clé d’une consommation durable n’est-il pas tout simplement de consommer moins ?Voilà le type de questions auxquelles ce rapport s’efforce de répondre.
Consommation durable : les perspectivesprésente la consommation durable comme une possibilité d’améliorer la qualité de la vie pour tous. En se concentrant sur l’étude des principaux défis qui se présentent pour chaque groupe concerné, ce rapport invite les pouvoirs publics, les entreprises, les consommateurs et les citoyens à considérer la consommation durable comme une solution majeure pour parvenir à la durabilité. Il pose également le problème de la répartition des responsabilités et des changements spécifiques nés des différences dans les habitudes de consommation des pays développés et des pays en développement.
Ce rapportservira de document de base pour toute une série d’ateliers et de réunions sur la consommation en Europe, qui se concentreront sur les besoins et les défis spécifiques aux économies en transition de l’Europe de l’Est. J’invite donc toutes les personnes concernées à adhérer au message politique stratégique que lance ce rapport afin de relever le défi de la consommation durable.
Klaus Töpfer
Directeur Exécutif du PNUE
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Note de synthèse Consommation durable : les perspectives // Objectifs, public visé et attentes Objectifs
Ce rapport vise à :
récapituler l’évolution du débat sur la consommation durable depuis le Sommet de la Terre à Rio en 1992 ;
donner un aperçu des problèmes de fond liés à la consommation durable ;
problèmes cruciaux » qui ont entravé les progrès en matière deidentifier certains « consommation durable ;
passer en revue les instruments, les mesures et les actions qui ont été suggérées pour parvenir à une consommation durable ;
montrer combien la consommation durable mise en pratique peut être synonyme d’avantages économiques, sociaux, culturels et environnementaux.
Ce rapport met essentiellement en avant une stratégie capable de surmonter certains des problèmes soulevés par le débat sur la consommation durable et de rapprocher les différentes politiques élaborées. Il donne une approche de la consommation sous différents angles, incite au changement et répartit la responsabilité de ce changement entre les principaux groupes concernés.
Public visé
Ce rapport est destiné :
aux décideurs des pouvoirs publics et du secteur industriel ;
aux responsables de l’élaboration des politiques à tous les niveaux ;
aux chercheurs et aux universitaires ;
aux chefs de file de la société civile.
Le but deConsommation durable : les perspectivesn’est pas de proposer une solution miracle à la consommation durable, ni d’attribuer la responsabilité des actions à un seul groupe, mais plutôt de faire que les acteurs les plus concernés s’engagent et poussent plus avant leur bienveillance et leur engagement à promouvoir une consommation durable.
Attentes
L’objectif de ce rapport est :
d’inviter les pouvoirs publics, le secteur industriel, les consommateurs et la société dans son ensemble à conjuguer leurs efforts pour proposer de nouvelles solutions pour consommer durablement ;
d’encourager la société tout entière à s’engager dans un débat sur la consommation durable et les changements qu’elle entraîne qui soit dense et qui s’inscrive dans la durée ;
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de fournir une plate-forme stratégique à la fois précise et flexible quant aux mesures et aux actions à prendre en faveur de la consommation durable ;
de donner un point de départ à des recherches axées sur l’action de la part de tous les acteurs concernés.
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Première partie // Aperçu des enjeux consommation durable
La première partie donne un aperçu des enjeux de la consommation durable. Elle souligne le contexte de la politique intergouvernementale élaborée par la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) créée en 1992, plus connue sous le nom de « Sommet de la Terre » de Rio et qui présente les objectifs mondiaux à atteindre pour une consommation durable.
Par la suite, cette partie résume les questions de définition, de perception et de conception de la consommation durable desquelles sont nés cinq problèmes majeurs. Ceux-ci ont d’ailleurs représenté de sérieux obstacles à l’orientation intégrée vers des modes de consommation davantage durables. Le cadre stratégique du document se fonde sur ladématérialisation et l’optimisation des modes de consommation et sur un système de répartition de responsabilités entre les différents intervenants. Le moment opportun pour agir, les perspectives et les avantages potentiels, ainsi qu’un repositionnement de la qualité de la vie apparaissent comme les objectifs fondamentaux de la consommation durable.
Au vu des conséquences de la consommation actuelle au niveau social et environnemental, on comprend mieux la nécessité grandissante d’ouvrir ce débat. Ce rapport s’attache, à cet égard, à identifier les partisans du changement de comportement de consommation et la suite à donner à Rio.
La fin de cette première partie, quant à elle, est consacrée à l’analyse de deux problèmes spécifiques au cœur du défi de la consommation durable :
les divergences et les convergences entre la consommation des pays occidentaux et les pays du Sud, et les nouveaux modes de consommation des économies « en transition » de l’Europe de l’Est.
les liens entre consommation et commerce international.
Deuxième partie //Stratégie
La deuxième partie propose une stratégie de nature à s’attaquer au grand défi qu’est la consommation durable et un cadre stratégique modulaire capable d’évaluer et d’appliquer les mesures relatives à la consommation durable. Ce cadre est bâti autour de deux principes :
ladématérialisationdes biens et des services
l’optimisationdes modes de consommation.
Ladématérialisationconcerne :
l’estimation chiffrée des matériaux et de l’énergie utilisée dans les processus de production et de consommation ;
l’internalisation des coûts afin d’augmenter l’efficacité économique ;
une productivité des ressources accrue;
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les besoins et la fonctionnalité plutôt que le produit seul.
La portée des gains pour le secteur industriel étant significative, il ne convient pas de bouleverser complètement les modes de consommation dans le processus dedématérialisation.
Ladématérialisationbiens et des services a des limites, à la fois théoriques et pratiques, et des cela implique de mettre au point un éventail d’approches et de techniques d’optimisation. Celles-ci passent par plusieurs réalignements du comportement de consommation pour une efficacité économique accrue, une meilleure sécurité environnementale et une meilleure qualité de la vie.
L’optimisation,quant à elle, encourage :
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une consommation différente grâce à des changements d’infrastructures et des choix essentiellement dirigés par les actions et les investissements des pouvoirs publics ;
une consommation conscientese traduirait par une qualité de vie accrue et des coûts qui environnementaux moindres grâce à des « choix et des utilisations » plus judicieuses de la part de consommateurs mieux informés et plus confiants ;
une consommation appropriée, qui suppose un vaste et profond débat dans les milieux sociaux sur les types et les niveaux de consommation pratiqués, et pour savoir si la qualité de la vie (notamment en termes civiques, culturels et religieux) évolue favorablement ou si elle est au contraire entravée par le comportement des consommateurs et ses conséquences.
Dans un souci de transparence et de flexibilité, l’approche stratégique de ladématérialisationet de l’optimisationété synthétisée en quatre questions pour lesquelles une répartition de la a responsabilité entre les principaux groupes concernés est proposée. Ces éléments stratégiques sont donc présentés dans le tableau suivant : Eléments stratégiquesActeurs principaux
Troisième partie // Politiques et perspectives
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La troisième partie se présente sous forme d’un tableau qui fait état des instruments, des mesures et des actions proposées dans le débat politique visant à mettre en valeur la consommation durable comme le fait le cadre stratégiquedématérialisation/optimisation. Cette partie traite donc de ces propositions et de la ou des façons dont elles pourraient entrer en jeu, des défis qui pourraient être anticipés, des pratiques actuelles et de la répartition de la responsabilité entre les principaux groupes concernés. Enfin, cette troisième partie, à travers de courtes descriptions-type, montre comment la consommation durable pourrait fonctionner dans les principaux secteurs économiques. En fin de partie, avant le résumé du rapport et les recommandations pour de futures étapes, est donné un résumé des perspectives réalisables par une quête constante de modes de consommation durables.
Abréviations et acronymes
ACV
BRE
CAP/IE
CDD
CNUED
CP5
DPCSD
DTIE
IBES
IDH
IIED
MIPS
OCDE
PNUD
PNUE
REP
Analyse du cycle de vie
Bureau régional pour l’Europe
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Centre d’activité du programme pour l’industrie et l’environnement du PNUE
Commission des Nations Unies pour le développement durable
Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement
Cinquième séminaire international de haut niveau sur la production plus propre
Département des Nations Unies pour la coordination politique et le développement durable
Division technologie, industrie et économie du PNUE
Indicateur du bien-être économique soutenable
Indice de développement humain
Institut international de l’environnement et du développement
Matières naturelles indispensables par unité de service ou de fonction
Organisation pour la coopération et le développement économique
Programme des Nations Unies pour le développement
Programme des Nations Unies pour l’environnement
Responsabilité élargie du producteur
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