Pélagie Cohort, Brittany, France The Pélagie cohort has included ...

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Pélagie Cohort, Brittany, France The Pélagie cohort has included ...

Publié le : lundi 11 juillet 2011
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Pélagie Cohort, Brittany, France
The Pélagie cohort has included almost 3500 pregnant women between 2002 and 2006 from three departments in the Brittany region, particularly concerned by agricultural activities (Ille et Vilaine, Finistère and Côtes d’Armor). Women were enrolled by gynaecologists or ultrasonographers during their medical consultation at their beginning of pregnancy (<19 weeks of amenorrhea). They were informed of the purpose and protocol of the study and they were asked to participate by providing informed consent. During the medical consultation, participants were provided with a questionnaire and material to collect first-morning urine samples. Women completed at home the questionnaire that asked about social and demographic characteristics of the family, obstetric history, occupational activity, nutrition and lifestyle, and sent it with urine samples to our laboratory witha provided pre-stamped letter. At birth, medical information about pregnancy, delivery and the newborn's health was obtained from midwives, pediatricians and hospital medical records and a piece of placenta, cord blood and maternal hair were collected.
A total of 3421 pregnant women were included (64% from Ille-et-Vilaine). Urinary samples were collected for 95% of the cohort. Placenta, cord blood and maternal hair samples were collected respectively for 63%, 62% and 58% of the cohort. Only 22 women (0.6%) could not be followed at birth. Among the liveborn singletons (n=3322), we observed 126 premature births (<37WA; 3.7%), 180 children with intrauterine growth restriction (5%) using definition taking into account anthropometric parameters of the mother and 105 children with small-head for gestational-age (3.2%). The prevalence of prematurity is comparable to that observed from the national survey organised in 1998 in the Brittany region, and is lower than the national prevalence. At the age of 2 and 4-year, questionnaires were sent to participants. They collected data on growth, health and cognitive and motor development of the children as well as data on activities of the child and lifestyles of families. A total of 70% of the cohort with a known residential address (n=1506) participated to the 2-year-old follow-up. The follow-up at 4-year old was realized only in the Ille-et-Vilaine department from preschool medical examinations.
Our first results related to fish and shellfish consumption during pregnancyshowed opposite associations for these two categories of seafood with duration of gestation and birth weight (Guldner et al. 2007). Occupational exposure to solvents during pregnancy was also investigated and we showed an increased risk of major congenital malformations, especially oral clefts, urinary tract defects, musculoskeletal anomalies and male genital birth defects, in association with this exposure (Garlantezec et al., 2009). Urinary metabolites of solvents are also measured. Pesticide exposure assessment was realised from questionnaire (domestic use, organic diet, residence history), environmental data (surveys on land crop use; estimates of air drifts). Biological makers were analyzed in urine for 52 main compounds and metabolites (triazines, amide herbicides, organophosphorous insecticides, propoxur)(Chevrier et al., 2009) and in serum for quantification of organochlorine insecticides (DDT, lindane, …), polychlorobiphenyls and brominated flame retardants. All biomarkers determinations were performed according to a nested case-control design. Assessment of exposure to water disinfection by-products during pregnancy is on going.
e erences - Guldner L, Monfort C, Rouget F, Garlantezec R, Cordier S. Maternal fish and shellfish intake and pregnancy outcomes: a prospective cohort study in Brittany, France. Environmental Health 2007, 6:33 http://www.ehpjournal.net/content/6/1/33 - Garlantézec R, Monfort C, Rouget F, Cordier S. Maternal occupational exposure to solvents and congenital malformations: a prospective study in the general population. Occupational Environmental Medicine(in press) - Chevrier C, Petit C, Limon G, Monfort C, Durand G, Cordier S. Urinary biomarkers for pesticide exposure in pregnant women of the Pelagie cohort study conducted in Brittany (2002-2006). Bulletin épidémiologique hebdomadaire BEH special edition, june 2009
L’étude Pélagie
Etude PELAGIE Environnement-Grossesse-Enfance, en Bretagne
3421 femmes enceintes incluses
L ’étude PELAGIE est une enquête épidémiologique, dite mère-enfants. Elle a été mise en place en Bretagne à partir de 2002 pour étudier l’impact des polluants environnementaux sur lagrossesse et le développement de l’enfant.
Les enfantsL’étude continue D es questionnaires sont envoyés au domicile des enfants lorsqu’ils ont atteint 2 ans puis 4 ans. Nous remercions les familles pour le temps qu’elles continuent à consacrer à l’étude PELAGIE.
D’autres résultats Bientôtà venir… L es expositions professionnelles aux solvants pendant la grossesse et la santé du nouveau-né. L es expositions aux pesticides pendant la grossesse et la santé du nouveau-né.
Les premiers résultats
Lettre d’information mai 2008
La consommation de poissons, coquillages et crustacés et l’impact sur la grossesse
Un bénéfice ?Les produits de la mer sont essentiels pour la santé: ils contiennent des protéines de bonne qualité, des vitamines (A, B6 et D), des minéraux (calcium, fer, zinc) et des acides gras essentiels (oméga-3)
Mais il existe des polluants (dioxines, métaux lourds…) qui contaminent et se stockent dans certains poissons, coquillages et crustacés.Existe-t-il un risque pour la santé du bébé ?
Quels résultats avons-nous observés dans l’étude PELAGIE ?
D’après l’étude Pélagie, une consommation depoissonspendant la grossesse d’au moins 2 fois par semaine diminue le risque d'avoir un bébé avec un petit poids de naissance.
Le bénéfice de la consommation de poissons sur le développement intra-utérin est aussi observé dans d’autres pays européens comme le Royaume-Uni et le Danemark.
Dans l’étude Pélagie, des résultats contraires sont observés pour la consommation decoquillages et crustacés(et en particulier pour les gros crustacés: comme les crabes, araignées de mer et homards). Une consommation de coquillages et crustacés d’au moins 2 fois par semaine pendant la grossesse semble augmenter légèrement le risque d'avoir un bébé avec un poids de naissance plus petit que la moyenne.
Les polluants contenus dans les gros crustacés pourraient être mis en cause. Nous estimons que cela doit être confirmé par d’autres études avant de formuler des recommandations précises envers les futures mamans.
Pour en savoir plus:Maternal fish and shellfish intake and pregnancy outcomes: A prospective cohort study in Brittany, France. Guldner L, Monfort C, Rouget F, Garlantezec R, Cordier S. Article disponible à http://www.ehjournal.net/content/6/1/33
CONTACT: U625 Inserm Campus de Beaulieu, Université de Rennes I, 35042 Rennes cedex. Tel: 02 23 23 58 17 Mèl: pelagie@rennes.inserm.fr Site Web: www.u625.rennes.inserm.fr
Rappels des recommandations officielles (www.afssa.fr)
L’ Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments encourage la consommation de poissons et recommande à titre de précaution pour les femmes enceintes de: - diversifier les espèces de poissons consommées - limiter la consommation des espèces prédatrices susceptibles d’être les plus contaminées (espadon, marlin, thon, dorade, bar, …).
Lettre d’information n°2 Etude PELAGIE Juin 2009 EnvironnementGrossesseEnfance, en Bretagne Résultats
L ’étude PELAGIE a été mise en place en Bretagne en 2002 pour étudier l’impact des polluants environnementaux sur lagrossesse et le développement de l’enfant.
D es questionnaires ont été envoyés au domicile des enfants lorsqu’ils ont atteint 2 ans.
6 ansL’étude continue D e nouveaux questionnaires sont envoyés à votre domicile pour les 6 ans de votre enfant « Pélagie ». Nous vous incitons à répondre même si vous n’avez pas pu le faire lorsque votre enfant avait 2 ans. L ’objectif est d’évaluer s’il existe un rôle des expositions à des contaminants pendant la grossesse sur la santé et la croissance des enfants.
Autre Résultat
Dans la prochaine lettre d’information
L es premiers résultats de l’étude de l’impact de l’exposition professionnelle aux solvants pendant la grossesse suggèrent un lien avec certaines anomalies à la naissance. D’autres analyses sont en cours afin de préciser ces résultats et leur implication. Pour en savoir plus: visitez notre site Web
Des traces de pesticides dans les urines
Si aujourd’hui, les pesticides sont essentiellement utilisés par le secteur agricole, ils sont également présents dans certains produits à usages professionnels (entretien des routes, voies ferrées, parcs, sites industriels) et à usage domestique (traitement des jardins et des maisons).
Une fois déposées dans notre environnement, les molécules de pesticides se déplacent et se dégradent en quelques heures, semaines ou mois. Toutefois, de nombreuses enquêtes font état régulièrement ou ponctuellement de traces de pesticides et de leurs produits de dégradation dans notre environnement: sol, air, eau des rivières, eau du robinet, air intérieur…
A partir de l’analyse de 600 prélèvements recueillis en début de grossesse dans l’étude Pélagie, des traces de pesticides ont été décelées dans les urines. Deux classes de pesticides « potentiellement toxiques pour la reproduction et le développement neuropsychologique » ont fait l’objet de recherches dans les urines de 600 femmes enceintes participantes: les herbicides de la famille des triazines (atrazine et simazine) et les insecticides organophosphorés Les résultats de l'étude Pélagie mettent en évidence de rares traces d'exposition à l'atrazine et à la simazine et, plus fréquemment, la présence de leurs formes dégradées dans les urines. Ces deux herbicides utilisés dans la culture du maïs sont interdits en France depuis fin 2003. Toutefois, leurs produits de dégradation se déplacent dans les eaux et sont encore présents dans l'environnement. Dans le monde, l'atrazine est encore actuellement un des herbicides les plus utilisés. Des traces d’insecticides organophosphorés, et notamment de certaines formes dégradées, sont retrouvées chez la majorité des femmes. Bien que certains d’entre eux soient interdits aujourd’hui, d’autres sont utilisés sur diverses cultures et sont contenus dans quelques produits domestiques. Les niveaux de pesticides mesurés dans l’étude Pélagie sont inférieurs à ceux mesurés chez des femmes enceintes récemment aux PaysBas et aux EtatsUnis. A l’heure actuelle, nous ne connaissons pas les conséquences de ces niveaux faibles de pesticides sur la santé des enfants. C’est pourquoi la poursuite de l’étude Pélagie, et notamment le suivi des enfants à 6 ans, est particulièrement importante pour répondre à ces questions.
Pour en savoir plus Biomarqueurs urinaires d’exposition aux pesticides des femmes enceintes de la cohorte Pélagie réalisée en Bretagne, France (20022006). Page 23. Article disponible sur http://www.invs.sante.fr/beh/2009/hs160609/ beh_bs_la.pdf
Droit d’accès aux données Il y a 1 chance sur 5 pour que vous fassiez partie des femmes dont l’échantillon d’urine a été analysé. Ces résultats font l'objet d'analyses anonymes conformément à la Loi du 6 Janvier 1978 Informatique et Liberté. Cependant, vous pouvez avoir accès aux résultats individuels vous concernant par l'intermédiaire d'un médecin de votre choix qui est invité à prendre contact avec nous.
Nous remercions les familles pour le temps qu’elles continuent à consacrer à l’étude PELAGIE.
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